20 juillet 2018

Il y a 100 ans : Les automobiles administratives


Chaque fois que des personnages de marque viennent nous visiter, comme dernièrement les officiers anglais du Minerva, l’Administrateur-Maire n’a, pour leur faire visiter la ville et ses environs, que quelques pousse-pousse à sa disposition.
Trouvant que ce mode de locomotion est un peu rococo, surtout depuis que les habitants de Tamatave possèdent des automobiles, l’Administrateur-Maire va quémander une auto pour ses visiteurs, tantôt chez les uns, tantôt chez les autres, qui ne lui refusent jamais mais qui, somme toutes, ne sont nullement obligés de faire la charité à la ville ou à la colonie.
Connaissant cet état de choses, le Gouverneur Général a résolu de mettre à la disposition des Administrateurs de Majunga, Diégo et Tamatave une automobile pour chacun de ces derniers ports. Mais en ce moment ces voitures sont si rares qu’il a été impossible à la colonie de se les procurer. Et le projet a donc été remis après la guerre.
Donc, si par hasard un autre bateau de guerre ou quelque personnage des nations alliées débarque dans notre ville, on les promènera dans Tamatave, au jardin d’essai, voire même aux courses en pousse-pousse, pendant que des particuliers les croiseront en automobile. Ce qui sera très flatteur pour la commune et pour Madagascar.

Départ des troupes

On nous fait connaître de Tananarive que les départs pour France d’Européens et d’indigènes vont recommencer bientôt. On a déjà fait la révision des engagés pour la durée de la guerre qui étaient inaptes pour la France et ils ont tous rejoint Tananarive.
On a fait de même pour les Européens.

La quinine pour les pauvres

Les personnes nécessiteuses trouvent que la quinine ainsi que les médicaments se vendent très cher dans nos pharmacies, et que les objets de pansement font complètement font complètement défaut à Tamatave. Quant à la quinine, l’hôpital indigène en est complètement dépourvu et nous sommes menacés d’en manquer tout à fait. La Colonie en a demandé en France depuis plusieurs mois, mais n’a encore rien reçu.
Le Tamatave


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