29 janvier 2019

Il y a 100 ans : L’alcool de manioc


Le manioc de Madagascar, grâce à son haut degré de saccharification (97,5 %), avait attiré quelque temps avant la guerre l’attention des distillateurs français.
Les expériences faites en 1913 avaient été presque toutes concluantes : 100 kilogrammes de matières traitées produisirent de 40 à 50 litres d’un alcool très moelleux à 90°.
Aussi, en raison de son bon marché, plusieurs grands distillateurs de France avaient-ils déjà adopté le manioc comme matière première de leur industrie.
Un d’entre eux, dans le Nord, en avait traité pendant quelques mois des quantités considérables et s’occupait, lorsque la guerre éclata, de transformer une distillerie de betteraves pour n’y traiter que de la racine de manioc.
Des distilleries, dans le Nord, après le passage des boches, il ne doit plus en rester trace, mais elles se reconstitueront, et sous peu nous verrons ces départements du Nord redevenir ce qu’ils étaient il y a quatre ans.
Donc si, la guerre terminée, pour une raison quelconque, le manioc n’était plus aussi demandé, soit sous forme de fécule, soit sous forme de tapioca, on pourra toujours l’utiliser, pour la fabrication de l’alcool.

La sériciculture à Madagascar

L’élevage des vers à soie, à Madagascar, est souvent contrarié par l’excès d’humidité qui fait fermenter les litières où les vers sont placés.
Fréquemment, dans les cases malgaches, les vers sont sur des nattes, par terre, dans la pièce même où couche la famille. Or, ils ne sont jamais changés de litière et celle-ci fermentant répand une odeur infecte.
Pour parer à ces inconvénients, on conseille l’emploi de la tourbe de marais comme litière. La tourbe, en effet, rendrait plus facile et plus rémunératrice aussi l’élevage des vers à soie fait dans des conditions aussi défectueuses, car elle supprimerait cet excès d’humidité et cette fermentation des litières si désagréable. C’est un procédé peu coûteux que le sériciculteur malgache doit appliquer sans retard.
Le Tamatave


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