8 janvier 2019

Il y a 100 ans : Les colons de Madagascar se déclarent satisfaits (3)


(Suite.)
Des mesures furent prises sur-le-champ pour l’importation de France de nombreux sujets soigneusement sélectionnés, et pour le développement intensif de la nouvelle race ovine franco-malgache, de façon à vulgariser, chez les indigènes, l’industrie de la laine, arriver à les préserver du froid, et à enrayer ainsi la mortalité qui les décime.
Un jour fut consacré à la visite des usines et plantations de la rive droite du fleuve (concession Vernet, exploitations de la Société nantaise, de la Compagnie lyonnaise) où la culture du café se fait en grand, où des bœufs attelés à des charrues labourent avec méthode et régularité sur des alignements de 2 000 mètres, donnant ainsi au gouverneur général ravi l’impression de nos vastes labours de France.
Le 29, M. Schrameck quittait Mananjary et arrivait le soir à Fianarantsoa où il trouvait chez les colons et les indigènes le même enthousiasme et même accueil empressé qu’aux étapes précédentes. Le lendemain, le 30, il visitait l’hôpital, les haras, les bâtiments publics, assistait à la séance de la Chambre consultative, et recevait les colons avec son affabilité habituelle. Mis au courant de leurs revendications et de leurs desiderata, à peu près semblables à ceux qu’on lui avait déjà soumis ailleurs, il répondait avec même netteté qu’on avait aussi appréciée ailleurs, donnant l’impression d’un homme bien au courant des questions et qui a la ferme volonté de faire au mieux des intérêts de tous.
M. Schrameck était du retour à Tananarive le 1er septembre, satisfait de son voyage et certain, après avoir pris sur place contact avec les colons, d’être en communication d’idées avec eux sur la plupart des points examinés ensemble.
M. Schrameck a pu se rendre compte dans sa première tournée que, si le souvenir du général Gallieni est toujours vivace dans la Grand Île, on n’en peut dire autant de M. Augagneur. Celui-ci, vivant, est certainement plus défunt que le sauveur de Paris dans sa tombe.
(À suivre.)
Un Galliéniste.
Le Courrier colonial



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