19 octobre 2007

30 et presque-lire : nuit de l’écrit – coordonnée par Kouam Tawa

Dans le cadre de l’exposition « 30 et presque-songes », le Centre Culturel Albert Camus organise une grande nuit de l’écrit, « 30 et presque-lire ».

AU PROGRAMME
:
- à partir de 14h :
Des enfants des écoles tiendront une scène ouverte.

- à partir de 19 h :
* Hommage à Rabearivelo : lecture proposée et coordonnée par Kouam Tawa, dramaturge camerounais actuellement en résidence d’écritue à Antananarivo. Auteur et animateur d’ateliers d’écriture, il consacre sa vie à la littérature, et est lauréat de nombreux prix. Son travail circule aussi bien en Afrique qu’en Europe. Son parcours a été très influencé par les auteurs malgaches.
Cette lecture verra la participation de Christiane Ramanantsoa (metteur en scène et comédienne), Fela Razafiarison (comédienne) et Josoa Harilalaina (comédien).
* « 30 personnalités pour 30 textes » : des écrivains, mais pas seulement…, pour partager des moments d’émotion, dont Rado, Solofo José, Charlotte Rafenomanjato, Noro Rabearivelo...
* « 30 et quelques autres » : la parole est donnée au public. Slameurs, poètes, auteurs ou amoureux de la langue sont invités à faire en sorte que la nuit soit la plus longue possible !

A la section Jeunesse de la médiathèque du CCAC,
« Le Tour de la bibliothèque en 30 romans ».
Durent tout le mois d’octobre, les jeunes lecteurs sont invités à analyser 30 titres. Les 3 meilleures critiques seront publiées en coups de cœur sur le site www.ccac.mg
Fin octobre, au CCAC, atelier d’écriture dirigé par Kouam Tawa.

17 octobre 2007

Un livre majeur pour le centenaire d'Albert Rakoto Ratsimamanga


Faut-il présenter Albert Rakoto Ratsimamanga? Non, probablement. Né le 26 Décembre 1907 à Antananarivo, il aurait eu cent ans à la fin de cette année.
La Bibliothèque malgache contemporaine est fière de publier, à cette occasion, le premier volume des entretiens que Suzy Andrée Ramamonjisoa a eus avec lui.
Albert Rakoto Ratsimamanga, par ses travaux scientifiques comme par sa présence sur la scène nationale et internationale, mérite le beau titre de « Malgache du XXe siècle » décerné en 1999 par ses compatriotes. Sa personnalité a marqué l’histoire de Madagascar avant et après l’Indépendance.
Suzy Andrée Ramamonjisoa s’était longuement entretenue avec lui. Ses questions ont favorisé une mémoire sensible sur le passé malgache, l’héritage, et des réflexions pour une culture d’enracinement et d’ouverture.
Dans ce premier volume, le dialogue respire l’intelligence sensible et la joie de vivre dans une recherche constante d’harmonie. Il propose aux nouvelles générations une vision prospective utilisant leur héritage pour avancer avec optimisme dans la construction de leur efficacité dans le XXIe siècle.
Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage est un ouvrage de 242 pages disponible dès maintenant sur commande. Le lien donne accès à la fiche technique du livre et permet de lire quelques pages.

5 octobre 2007

A lire (probablement) : Dictionnaire de la France coloniale


A force de rééditer des textes datant de l'époque coloniale, non, je ne crois pas que je perds la distance nécessaire à laquelle il faut les tenir, ni le regard critique avec lequel je les lis. Et j'espère que c'est pareil pour vous.
Car je ne suis pas prêt, comme certains le réclament pour Tintin au Congo, à faire précéder chaque ouvrage d'un avertissement prévenant que le contexte de l'époque, et ceci, et cela, etc. Vous m'avez compris.
En revanche, il n'est jamais inutile de compléter l'information brute, livrée à chaud par des auteurs qui étaient dans le bain de la colonisation, "oeuvre de civilisation" (n'est-ce pas?), sans se poser la moindre question.
Donc, se tourner vers des historiens contemporains à la documentation exhaustive et à l'analyse pointue ne peut pas faire de tort, au contraire. C'est pourquoi je signale la parution, le 11 octobre, d'un Dictionnaire de la France coloniale sous la direction de Jean-Pierre Rioux (Flammarion, 944 pages, 59 €), sur lequel je viens de lire un article dans Le Figaro.
Il s'y trouve probablement bien des choses intéressantes sur Madagascar...

4 octobre 2007

Bibliothèque malgache / 31 : L'expédition de Madagascar, par Edouard Hocquard

Voici le 31e titre de la Bibliothèque malgache électronique: le journal de campagne d'Edouard Hocquard, intitulé L'expédition de Madagascar.

Charles-Edouard Hocquard (1853-1911) était médecin militaire. C'est à ce titre qu'il passa un peu plus de deux ans au Tonkin, de 1884 à 1886. Il en ramena un livre, Une campagne au Tonkin, et des photographies.
Fin 1894, il fut chargé de trouver à Madagascar un endroit d'implantation pour le sanatorium destiné à accueillir les malades du corps expéditionnaire. Et il accompagna ensuite celui-ci, de Majunga à Tananarive, d'avril à décembre 1895. Son journal de la campagne militaire a été publié en 1897 dans Le Tour du Monde (et en volume la même année).
Ce témoignage de première main ne s'embarrasse pas de questions humanitaires: la mission est de conquérir Madagascar, sans états d'âme. C'est dire que les Malgaches, comme dans l'ensemble de la littérature liée à la conquête française, ne sont pas souvent envisagés sous le meilleur angle.

27 septembre 2007

Roman Vrac, une autre voix du Sud malgache

Attention : chef-d'oeuvre !

Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et se consacre dorénavant à l’écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il a posé son sac depuis une quinzaine d’années.

Certains s'en souviennent peut-être, L'Express de Madagascar avait publié en feuilleton, il y a quelques années, une première version de Roman Vrac. Depuis, l'auteur a continué à travaillé son texte pour en faire un triple roman achevé. Une voix forte traversée par toutes les voix des personnages. Un livre qui approche la perfection dans son écriture fébrile, son mouvement incessant, sa gaieté parfois obscurcie de colère. C'est doux et râpeux à la fois, peut-être comme du rhum en vrac.

Bref, un moment de littérature inoubliable.

Il faut les voir ces perdus de l’existence, Tai Be, l’Archi, L.R., Caca Citron, le narrateur et tant d’autres… les voir pour croire en leur destinée au fin fond de nulle-part-sur-rien dans le sud squelettique de Madagascar.
En prise directe avec le quotidien de leurs amis autochtones et la réalité abrupte d’un pays à la fois magique et désespérant.
Une relation passionnelle.
Ces trois courts romans réunis sous le titre générique de Roman vrac, drôles, mordants, tragiques, reflètent les affres mais aussi les joies que connaissent les étrangers du monde entier.
Et comme dit l'autre, si on n'est pas entrés dans l'histoire on reste becs et ongles bien ancrés dans la vie.
Et qu'on se marre !

Pour en savoir plus, on peut lire quelques pages sur la page Internet Roman Vrac où cette trilogie romanesque (204 pages) peut aussi être commandée (13,56 € + frais de port).

P.S. On pourrait penser que l'éditeur abuse des superlatifs afin de vendre le livre publié. Non. Je suis tout simplement fier, très fier, de donner vie à ce texte.

20 septembre 2007

Le trentième titre de la Bibliothèque malgache électronique

La Bibliothèque malgache électronique aura un an à la fin du mois prochain. J'ai la grande joie de vous en annoncer le trentième titre. Cela commence à faire, me semble-t-il, une jolie collection.
En réalité, je vous ai déjà présenté le texte, puisqu'il a été disponible en version papier payante avant de l'être en version électronique gratuite. Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée est un roman signé Léo Dex (Edouard Debureaux, en fait) et Maurice Dibos. Je vous renvoie donc à un message précédent pour la description.
Ce trentième titre me donne envie de faire un petit bilan des téléchargements, au nombre total de 13.900 ce matin, depuis la création de la BME.
Les récits de voyage y ont la cote, en particulier celui de Désiré Charnay, Madagascar à vol d'oiseau, chargé 1.186 fois dans sa première édition, et 820 dans la seconde (avec les illustrations). Un ouvrage vient donc, pour la première fois, de franchir le cap honorable des 2.000 exemplaires.
Le récit d'Ida Pfeiffer a été chargé 857 fois. Celui de Louis Catat, 716 fois. De Marius Cazeneuve, 661. D'André Coppalle, 632.
Un roman se trouve aussi dans le groupe de tête des chargements: La coutume des ancêtres, de Charles Renel (772 fois).
Et je note avec intérêt que les 13 numéros actuellement réédités du Bulletin du Comité de Madagascar, susceptibles d'intéresser un public moins large, totalisent 4.239 chargements, soit 326 par livraison.
Assez de chiffres, pensons à la lecture: voici le lien pour charger le dernier ouvrage paru.
Pour rappel, tous les autres liens se trouvent dans la liste ci-contre, à droite, ainsi que dans le catalogue (rubrique "Fichiers") du groupe Yahoo Bibliothèque malgache dont toute personne intéressée par le projet peut devenir membre.

17 septembre 2007

Le Voyage à Madagascar de Louis Catat, un classique



Voici le plus volumineux, à ces jour, des volumes papier de la Bibliothèque malgache. 370 pages pour un voyage hors du commun qui reste, aujourd'hui, un classique du genre. Le Voyage à Madagascar de Louis Catat relate presque deux ans de pérégrinations à travers la Grande Ile. Sa mission, comme il l'expliquait lui-même dans une conférence, consistait à « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d’une manière générale, faire connaître cette grande île ». Mission menée à bien dans un périple d’environ 8.000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l’est par la « route de Radama », le nord et l’ouest en traversant l’île dans toute sa largeur jusqu’à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est.
Ce texte est disponible gratuitement en livre électronique à cette adresse, sur le site Ebooks libres & gratuits. Mais, comme il n'avait jamais, à ma connaissance, été réédité depuis la fin du dix-neuvième siècle, peut-être des lecteurs seront-ils désireux d'acquérir pour 15€ (frais de port en sus) un ouvrage dont l'édition originale se vend entre 150 et 300€ - avec, il est vrai, des illustrations que je n'ai pu utiliser dans l'édition de la Bibliothèque malgache.
Suivez le lien pour voir la fiche du Voyage à Madagascar.
Pour rappel, l'ensemble des ouvrages publiés sur papier est visible sur la page de la Bibliothèque malgache.
Bonnes lectures.

6 septembre 2007

A travers Madagascar insurgée, le roman d'un voyage en ballon réédité


Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits étant en congés pour quelques jours encore, les publications de la Bibliothèque malgache électronique sont en attente de son retour.
Mais le prochain e-book (le trentième de la collection) est déjà disponible sous forme de livre.

C'est le roman de Léo Dex et Maurice Dibos, Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée. (228 pages, 12,16 € + frais de port.)

Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Ile.
Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894.
Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.

L'ouvrage est le septième de la collection papier de la Bibliothèque malgache, à quoi il faut ajouter un titre (et d'autres en préparation) de la Bibliothèque malgache contemporaine. Toute la collection est visible dans ma "boutique".
Pour tous les détails concernant ce titre en particulier, voir ici.

27 août 2007

Revue de presse

Les Nouvelles publient, ce matin, un article consacré à la Bibliothèque malgache. J'ignore si cet article est illustré et comment, la version papier ne m'arrivera que tout à l'heure.
C'est en tout cas la première fois que paraît, dans la presse malgache, autre chose que les communiqués rédigés par moi-même. C'est bien. Même si cela m'oblige, pour que les choses soient claires, à préciser certains points, après l'article. Que voici, tel quel.

La bibliothèque malgache version papier

Depuis le 25 juillet, Pierre Maury, journaliste et critique littéraire, s'est mis à l'édition. L'affaire ne date pas de ce jour. En octobre 2006, il crée l' «e-book», sur Internet ; Entendez par là, la possibilité pour un lecteur assidu et intéressé par les publications sur Madagascar, de lire ou de télécharger des livres qui se font rares, voire introuvables. Il a pu réaliser ce concept grâce à des éditions «libre de droit», c'est-à-dire exempt de tout droits d'auteur. Une dizaine de titres étaient proposés aux lecteurs. Après des mois et 3000 visiteurs demandeurs, il décide de passer à la vitesse supérieure.
Une demande croissante
Le prix du papier a appauvri le marché du livre. Or un vrai lecteur tient à tenir dans ses mains un vrai livre. Pour eux, Pierre Maury décide de poser ces romans et études sur papier. Pour ce faire, il étudie avec un éditeur de renom basé aux Etats-Unis et ayant des représentations en Europe le coût de cette opération. Cette société d'édition répondant au nom de Lulu.com, est capable d'éditer des livres à moindre coût de par la masse de ses commandes (15 euros au lieu de 190)
Les auteurs contemporains aussi
Par cette initiative, c'est une réédition d'ouvrages écrits par des auteurs souvent méconnus que Pierre Maury veut défendre. Encore en cours d'évaluation pour savoir si les imprimeries locales peuvent produire à moindre coût, il souhaite aussi favoriser la production d'auteurs contemporains malgaches et espère participer à sa manière à la redynamisation de l'industrie du livre. Tout auteur intéressé par cette relance peut taper le site bibliothèque malgache.com, pour de plus amples informations. «Les Nouvelles» participe à sa façon à cette entreprise en publiant tous les jours à ses lecteurs quelques lignes d'un ouvrage intitulé «Magie et diplomatie à la cour de Madagascar» écrit par Marius Cazeneuve, dès ce jour.
Renée Raza
Les Nouvelles, lundi 27 août 2007.

Et voici les indispensables mises au point:
La Bibliothèque malgache électronique compte actuellement 29 titres téléchargés, au total, 12721 fois. Le prix de revient d'un ouvrage papier chez Lulu.com est, en réalité, variable. J'ai payé en effet 15 euros le volume en moyenne, frais de port compris, pour les six premiers titres commandés et envoyés ensemble à Madagascar. J'ignore d'où vient le chiffre de 190...? Quant au site "bibliothèque malgache.com", à ma connaissance, il n'existe pas. La véritable adresse est celle où vous vous trouvez.

KoolSaina.com

26 août 2007

Marius Cazeneuve en feuilleton dans "Les Nouvelles"


Le rôle de la Bibliothèque malgache consistant à faire circuler des textes oubliés et/ou difficiles à trouver, j'ai donné au quotidien malgache (de langue française) Les Nouvelles le récit de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar, magie et diplomatie.
C'est à mon sens un des ouvrages les plus savoureux de la collection. J'en avais d'ailleurs fait le premier volume papier d'une série qui compte maintenant sept volumes, tous récemment revus et corrigés. Le caractère des livres me semblait en effet un peu petit pour les yeux fatigués des grands lecteurs (Garamond corps 11) et je suis passé en corps 12, ce qui m'a contraint à revoir la mise en page. Pour, autant que possible, ne pas augmenter l'épaisseur des volumes, j'ai dû renoncer à débuter tous les chapitres en "belle page", comme on dit (sur une page de droite). Le plus grand confort de lecture méritait bien, je crois, ce sacrifice.
Il existe donc maintenant trois moyens de lire ce livre:

1. Toujours gratuitement sous forme d'ebook (format PDF ou Word) dans la Bibliothèque malgache électronique hébergée par Ebooks libres & gratuits. Suivez ce lien pour ouvrir la page de téléchargement. Il reste malheureusement quelques coquilles dans le texte. Peu. Trop quand même à mon goût. Mais il faudrait remplacer les fichiers sur un site que je ne gère pas, et j'ai quelques scrupules à donner du travail supplémentaire aux animateurs d'Ebooks libres & gratuits qui en font déjà tellement pour la littérature...

2. A partir de ce lundi 27, on peut donc lire aussi A la cour de Madagascar sous forme de feuilleton, à partir du texte revu et corrigé. Chaque parution sera, je suppose, mise en ligne quotidiennement sur le site des Nouvelles. Mais je ne saurais trop vous conseiller de vous abonner (toujours gratuitement) à ce journal. Vous bénéficierez ainsi, en même temps et pour le même prix, de la totalité des articles du jour - ceux qui concernent Madagascar, du moins. Dans la bannière en haut de page d'accueil, à droite, vous trouvez la mention: "Gratuit - Journal électronique". Immédiatement dessous, le bouton "S'abonner!" conduit à un formulaire. Après avoir rempli celui-ci, vous recevrez tous les matins, très tôt (en moyenne, 3 heures du matin heure malgache), le journal dans votre boîte. C'est encore mieux que le facteur! Le fichier ZIP (à décompresser, donc) "pèse" aux environs de 300 Ko, ce qui est bien peu pour la quantité d'informations fournie.

3. Pour les impatients qui aiment en outre posséder un livre sur papier, A la cour de Madagascar est disponible, sur commande, à cette adresse. Il coûte 14$87, à quoi il faut ajouter les frais de port. Le prix me paraît raisonnable pour un ouvrage de 267 pages.

Et, si la formule du livre imprimé vous séduit, tous les titres disponibles sont groupés sur une même page. C'est, si on veut, ma "boutique". Six titres actuellement dans la Bibliothèque malgache proprement dite, un dans la Bibliothèque malgache contemporaine. Et des tas, des tas, en préparation. Affaire à suivre, donc.

10 août 2007

Bibliothèque malgache / 29 : Bulletin du Comité de Madagascar, avril 1896

Entre les «vrais» livres, je poursuis la réédition du Bulletin du Comité de Madagascar. Une mine d'informations sur les premiers temps de la colonisation française. Voici déjà le treizième numéro publié dans la Bibliothèque malgache électronique (le 29e de la collection), celui d'avril 1896.
L'essentiel du sommaire est constitué par le début d'un long compte-rendu d'un débat sur Madagascar au Parlement français. Le 19 mars, les députés Charmes, Develle et Turrel interpellent le gouvernement sur «l'arrangement» de Tananarive du 18 janvier, et revendiquent le passage devant eux d'une loi qui précise le statut de Madagascar.
Entre autres informations de ce numéro, signalons que le prix de l'absinthe Pernod est sensiblement en hausse. Et que le tarif des porteurs rend toutes les marchandises trop chères...

3 août 2007

Bibliothèque malgache / 28 : Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar, de Henry Douliot

Les volumes de la Bibliothèque malgache électronique se suivent et ne se ressemblent pas. Après l'ouvrage assez fantaisiste de Lapanne, voici le Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar de Henry Douliot, 28e titre de la collection.
Un voyage interrompu, malheureusement, car il est de très grande qualité.
De juin 1891 à mai 1892, Henry Douliot (1859-1892) herborise dans la région de Morondava, puis de Maintirano. Il fait beaucoup plus que cela, en réalité: il vit avec la population et il maîtrise suffisamment le sakalava pour tenir des conversations pleines d'informations.
On peut rêver à ce qu'aurait été ce récit si son auteur n'avait pas été frappé par la fièvre qui allait avoir raison de lui à Nosy Be, où il avait été transporté pour y être hospitalisé.
Moins connu que le voyage de Louis Catat (également disponible dans la Bibliothèque malgache électronique), celui-ci est du même niveau d'intérêt. Il est vrai qu'au contraire du récit de Catat, celui de Douliot n'est jamais paru dans une édition illustrée, ce qui excite donc beaucoup moins les collectionneurs. Mais les lecteurs vont se régaler.

31 juillet 2007

Bibliothèque malgache / 27 : Six semaines à Madagascar, de C.R. Lapanne

Le 27e titre de la Bibliothèque malgache électronique vient de paraître. (Il y a quelques jours, en fait, mais j'étais à Toliara.)
C'est un curieux récit, d'un auteur dont nous ne savons rien (même pas la date de la mort, et c'est par hypothèse que je le suppose tombé dans le domaine public).
Six semaines à Madagascar se présente comme un voyage effectué dans le but de prendre des contacts pour une société qui veut investir à Madagascar. Mais aucun détail de ce projet n'est fourni.
Le sujet de l'ouvrage est le voyage lui-même, de Majunga à Tananarive avec quelques détours, situé dans le temps, immédiatement après l'expédition française de 1895. Mais les détails semblent nourris davantage par la fantaisie que par l'observation, à tel point qu'on se demande si ce Lapanne a vraiment mis les pieds à Madagascar. Il prend Ranavalona III pour «Ranavalo II», pour ne donner qu'un exemple. Par ailleurs, il fait un usage très personnel des virgules.
Ce petit livre, illustré par quelques gravures, est néanmoins révélateur de l'intérêt porté à Madagascar à la fin du 19e siècle.
Bonne lecture.

12 juillet 2007

Bibliothèque malgache / 26 : Louis Catat - Voyage à Madagascar


Voici le 26e titre de la Bibliothèque malgache électronique, une lecture assez copieuse (296 pages) qui mérite une attention toute particulière en raison de sa qualité : le Voyage à Madagascar de Louis Catat, publié en 1893 et 1894 dans Le Tour du Monde, puis édité dans un volume devenu aujourd'hui très coûteux. J'ai suivi le texte de la première édition en revue, sans pouvoir malheureusement en reprendre les illustrations, trop mal reproduites dans la copie que j'ai utilisée. Un jour, peut-être pourrai-je donner de ce texte une édition illustrée. (L'image ci-dessus est une photo prise par Louis Catat lui-même, dont la reproduction vient du Fonds Grandidier.)
Chargé d'une mission scientifique, le Dr Louis Catat (1859-1933) débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu'à la fin de l'année suivante pour (je le cite) : « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d'une manière générale, faire connaître cette grande île. »
Mission menée à bien dans un périple d'environ 8000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l'est par la « route de Radama », le nord et l'ouest en traversant l'île dans toute sa largeur jusqu'à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.

2 juillet 2007

10.000 téléchargements de la Bibliothèque malgache électronique

Ce matin, la Bibliothèque malgache électronique a franchi le cap honorable des 10.000 téléchargements. Je sais bien, nous savons tous, que la qualité d'une telle entreprise ne se juge pas au nombre de fois qu'un ouvrage a été chargé. Mais quand même, je ne vois pas pourquoi je cacherais le plaisir que j'ai à annoncer cette nouvelle.
Pour rappel, 25 volumes de textes anciens sur Madagascar sont disponibles sur le site Ebooks libres & gratuits. Deux autres sont prêts et ne devraient pas tarder à y faire leur apparition, pendant que je travaille au 28ème. Une affaire à suivre, donc. Pour celles et ceux qui s'intéressent aux listes de best-sellers, voici le "top 5" des titres les plus téléchargés:
1. Désiré Charnay. Madagascar à vol d'oiseau : 1871 fois (1137 pour le texte seul, 734 pour l'édition illustrée)
2. Ida Pfeiffer. Voyage à Madagascar : 771
3. Charles Renel. La coutume des ancêtres : 699
4. André Coppalle. Voyage à la capitale du roi Radama : 577
5. Bulletin du Comité de Madagascar, 1ère année, n° 9, décembre 1895 : 566
Pour rappel, l'ensemble du catalogue, comprenant les autres formes de publication de la Bibliothèque malgache et une liste de titres en préparation, est disponible dans la rubrique Fichiers du groupe. Si vous n'en êtes pas membre, on vous demandera probablement de vous inscrire et vous pourrez choisir de recevoir ou non les messages, voire même de ne recevoir que les annonces importantes - généralement les nouveautés.

27 juin 2007

Un 25e e-book pour la Fête de l'Indépendance

Enfin! diront ceux qui s'impatientaient. Il n'y avait eu aucune nouvelle parution de la Bibliothèque malgache électronique (BME) depuis plus d'un mois. Comme vous le savez, l'étape finale de publication des ouvrages ne dépend pas de moi mais du groupe Ebooks libres & gratuits . Dont la plupart des membres ignorent probablement que le 26 juin est le jour de la Fête de l'Indépendance. C'est pourtant ce jour-là qui a été choisi pour mettre en ligne le 25e volume de la BME: le Bulletin du Comité de Madagascar - 2ème année - n°3 - mars 1896.
Au sommaire de ce numéro, le début d'une étude sur la culture du caféier. Le Comité est toujours attentif à fournir des renseignements pratiques aux colons et futurs colons. On y trouve aussi les statistiques du mouvement commercial de «Nossi-Bé» (orthographe d'époque) en 1894. Parmi les événements notables de Madagascar, qui s'étendent à la Réunion et jusqu'à Maurice, on relève l'arrivée du nouveau résident général, M. Laroche, tandis que le général Duchesne, son prédécesseur, quitte la Grande Île et reçoit un accueil triomphal à Marseille.
Tout cela reste à suivre, bien entendu, puisque je publierai les numéros suivants du Bulletin et que, déjà, deux autres e-books sont prêts. Je vous informerai, au fur et à mesure, de leur arrivée sur Internet.

21 juin 2007

Wikisource se nourrit de la Bibliothèque malgache électronique

En attendant la publication prochaine des deux nouveaux titres de la Bibliothèque malgache électronique (ils sont prêts) par Ebooks libres & gratuits , je continue à transférer certains ouvrages chez Wikisource. Pour compenser, comme promis, la fiction de Gabriel de La Landelle inspirée par la vie de Benyowszky (un nom à l'orthographe variable), je viens de rendre disponible l'ouvrage plus sérieux de Prosper Cultru, Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle : Benyowszky.
J'ai découvert en même temps l'existence d'un autre ouvrage consacré au même personnage, beaucoup plus récent (et dont je ne suis responsable en rien). Il s'agit d'un travail universitaire réalisé par Paule Vacher en 1970 à la Faculté des lettres et Sciences Humaines de Tananarive, et publié l'an dernier par Clio en @frique, bulletin de recherches en anthropologie et en histoire de l'Afrique édité par le Centre d'Étude des Mondes Africains-site d'Aix-en-Provence. Ce livre peut être consulté en ligne ou téléchargé au format PDF.
Par ailleurs, pour en finir avec les nouvelles fraîches de Wikisource, deux ouvrages de la Bibliothèque malgache électronique y ont également été mis en ligne par d'autres contributeurs. Les Chansons madécasses de Parny n'utilisent cependant pas la version que j'ai donnée d'après l'édition originale mais a été recopiée sur une édition de 2001. En revanche, Madagascar, de Saint-Amand a été repris de mon édition Ebook . C'est donc bien, en principe, le même texte - je n'ai pas vérifié.

15 juin 2007

Un troisième titre de la Bibliothèque malgache sur Wikisource

Le dernier des flibustiers, de Gabriel de La Landelle, paru en 1884, est le troisième titre de la Bibliothèque malgache disponible sur Wikisource .
Béniowski, pour reprendre l'orthographe du livre, était un aventurier du 18e siècle. D'origine polonaise, il a connu bien des tribulations en Europe et en Asie avant de débarquer à Madagascar où il s'est lancé dans une grande entreprise conquérante. «Roi des rois» de Madagascar, il a lui-même raconté sa vie dans des Mémoires que Gabriel de La Landelle (1812-1886) pille allègrement. C'est loin d'être un chef-d'oeuvre mais le livre est intéressant en montrant ce qu'un auteur français pensait de Madagascar comme territoire riche en potentiel - avant la véritable colonisation.
Ce n'est pas le meilleur de la Bibliothèque malgache. Mais le personnage est pour le moins curieux, et il vaut la peine de le lire en comparaison avec l'ouvrage de Prosper Cultru, Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle: Benyowszky. A charge pour moi de le transférer prochainement aussi sur Wikisource.

10 juin 2007

Un groupe Yahoo pour une meilleure communication

Les plus attentifs d'entre vous ont peut-être remarqué un petit changement dans la présentation (ci-contre) de la Bibliothèque malgache. Là où, auparavant, j'invitais à s'abonner à une lettre d'informations, je propose maintenant de rejoindre le groupe Yahoo Bibliothèque malgache.
Ce sera désormais le lieu de tous les échanges et de toutes les informations à propos de mes publications d'ouvrages sur Madagascar. Si vous désirez suivre cette activité de près, je vous y invite également. C'est utile surtout pour ceux qui ne pensent pas à venir régulièrement ici ou qui n'utilisent pas un agrégateur de fils RSS.
Il est par ailleurs plus facile de tenir à jour un catalogue complet de la Bibliothèque malgache dans les fichiers d'un groupe. Vous le trouvez dès maintenant à cet endroit. Certes, toutes les informations qu'il contient ont déjà été diffusées sur ce blog - qui continue sa vie, d'ailleurs. Mais, au fur et à mesure que le temps passe, le contenu d'un catalogue comme celui-là se disperse entre des posts qui vont d'octobre 2006 à maintenant et même... plus tard.
Par ailleurs, chacun gère lui-même son inscription, sa désinscription à un groupe, et jusqu'à la manière de recevoir les messages.
A bientôt, donc, ici et .

6 juin 2007

Wikisource, ça continue !

Un deuxième ouvrage de la Bibliothèque malgache est disponible depuis ce matin sur le site de Wikisource. Il s'agit du roman d'Adolphe Badin, Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l'Expédition, qui était déjà disponible chez Ebooks libres & gratuits où il avait suscité deux commentaires:
Encore merci. Je vais commencer la lecture dès ce soir.
Et:
Depuis longtemps, j'ai attendu de trouver un ouvrage pareil et enfin, en voilà un!
Bonnes lectures, que vous choisissiez l'ebook ou la lecture en ligne telle qu'elle est pratiquée chez Wikisource.

31 mai 2007

La Bibliothèque malgache sur Wikisource

La Bibliothèque malgache poursuit son expansion en adoptant une nouvelle forme de diffusion. Sur proposition d'un de ses membres, les textes déjà disponibles chez Ebooks libres & gratuits commencent à s'installer chez Wikisource.
Qu'est-ce que c'est?
Ou peut-être, d'abord, qu'est-ce que ce n'est pas. Ce n'est pas Wikipédia, voici pourquoi:
"Tandis que Wikipédia est une encyclopédie, Wikisource est une bibliothèque. Où Wikipédia contient des articles à propos de livres, Wikisource contiendra les livres eux-mêmes. Jusqu'à un certain point, les deux projets contiendront des informations bibliographiques à propos des auteurs. Sur ce point pourtant, et particulièrement pour les auteurs dont les œuvres sont dans le domaine public, Wikisource devrait être plus exhaustif."
Dans cette bibliothèque numérique constituée par des contributeurs bénévoles, on trouve actuellement 6500 textes de plus de 1100 auteurs. Tous les textes sont, évidemment, libres de droits et mis gratuitement à la disposition du public - comme la Bibliothèque malgache, comme Ebooks libres & gratuits.
Pourquoi alors ajouter ce mode de diffusion à celui qui existait déjà? Parce qu'on peut avoir envie d'aller voir une page ou un chapitre d'un ouvrage sans avoir besoin de le télécharger complètement. Et Wikisource se prête à cette lecture.
Le premier livre disponible chez Wikisource est aussi celui qui a ouvert la Bibliothèque malgache, le recueil de nouvelles de Charles Renel, La race inconnue.
Au fur et à mesure de l'élaboration de cette variante de la collection, de nouveaux liens seront ajoutés au catalogue que vous trouvez ci-contre, à droite.
Et, pendant les travaux, la maison reste ouverte. C'est-à-dire que de nouveaux textes sur Madagascar feront leur apparition chez Ebooks libres & gratuits, annoncés ici au fur et à mesure, comme d'habitude.
Le prochain, 25ème titre, est prêt: il s'agit d'un nouveau numéro du Bulletin du Comité de Madagascar. Le travail sur le 26ème avance bien et je peux donc annoncer la parution prochaine d'un texte important (et long), le Voyage à Madagascar du Docteur Louis Catat, publié en 1893 et 1894 dans Le Tour du Monde avant de sortir en volume chez Hachette en 1895.

16 mai 2007

Bibliothèque malgache / 24 : Les chansons madécasses de Parny

Quand il publie les Chansons madécasses en 1787, Evariste Désiré de Forges (1753-1814) est déjà le Chevalier de Parny. Il deviendra ensuite vicomte et, en 1803, sera élu à l'Académie française. Né à l'île Bourbon, comme s'appelait alors la Réunion, il a été militaire avant de devenir écrivain. C'est en Inde qu'il écrit ces poèmes qui tranchent avec le ton de l'époque. Ils sont parmi les premiers poèmes en prose de la littérature française.
Et, surtout, ils proposent le regard des Malgaches (les «Madécasses») sur les Blancs. Parny était farouchement opposé à l'esclavage et à la colonisation. Jouant aussi de la supercherie, il présente ces textes comme une traduction en français, ce qu'ils ne sont pas: il en est bien l'auteur. Signalons encore qu'en 1922, Maurice Ravel a composé la musique de trois des Chansons madécasses, provoquant même un scandale.
Voici donc une autre manière de parler de Madagascar, en poèmes, pour apporter un peu de légèreté avec ce vingt-quatrième volume de la Bibliothèque malgache.

11 mai 2007

Bibliothèque malgache électronique / 23 : les lettres de Gallieni

Je prévois de publier plusieurs ouvrages de Gallieni. Voici le premier: Lettres de Madagascar. 1896-1905.
Gallieni (1849-1916) fut Gouverneur général de Madagascar pendant neuf ans. Il est chargé de pacifier la colonie, c'est-à-dire de «la soumettre à notre autorité», ainsi qu'il l'écrit lui-même. Comme il n'a guère d'instructions pour la suite, il cherche alors à développer l'économie et entreprend la construction du chemin de fer qui relie Antananarivo à la côte Est. Soucieux de mener à bien sa mission, il ne s'encombre guère des règlements, ce qu'on lui reprochera souvent. Il ne pense qu'en termes d'efficacité et s'en réfère souvent, tout au long de son séjour, aux spécialistes de Madagascar de l'Union coloniale ou du Comité de Madagascar. Les lettres qu'il leur adresse, et qui forment ce volume, sont un témoignage de première main, du principal acteur de la colonisation pendant près de dix ans.
Un acteur pas toujours tendre, faut-il le rappeler... Mais rien ne peut mieux rendre compte de ses positions que ses propres écrits. Et il me paraît donc important de les donner à lire comme d'autres textes datant de la même époque coloniale, ou des textes antérieurs. Bref, la Bibliothèque malgache électronique poursuit son travail, sur le chemin de la connaissance.

7 mai 2007

Bibliothèque malgache / 22 : Marius Cazeneuve à la cour de Madagascar en 1886

Voilà, cela n'a pas été long. Le 22ème titre de la Bibliothèque malgache est disponible depuis hier soir: A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, par Marius Cazeneuve.
Le magicien toulousain Marius Cazeneuve (1838-1913) débarque à la cour de Madagascar en 1886 pour distraire la reine Ranavalona III. Les relations entre le gouvernement de la Grande Île et la France sont tendues. Les Britanniques sont en première ligne. Mais Marius Cazeneuve se fait fort, en utilisant son art de la persuasion, de redresser la barre et d'offrir à son pays ce qui, croit-il, lui revient de droit: la domination de Madagascar. Puisqu'il raconte lui-même son séjour, il convient de le lire avec une certaine méfiance: il s'y donne en effet un rôle si important que sa version paraît trop belle pour être vraie. Bien qu'il s'en défende, il est probable qu'il a considérablement exagéré les choses dans cet autoportrait flatteur. Mais son récit est toujours agréable à suivre et il permet de découvrir la vie de l'époque dans la capitale malgache.
La version téléchargeable chez Lulu.com a donc été supprimée (c'est beaucoup plus facile chez Ebooks libres & gratuits). Les volumes papier annoncés ci-dessous restent, eux, au catalogue.

6 mai 2007

Et pour les impatients


Après tout, puisque c'est possible, autant le dire, même si je pensais reporter un peu l'annonce de la nouvelle. Pour une véritable promotion, on attendra encore un peu, d'ailleurs. Mais je pense aux impatients - et je les comprends.
Un des trois titres que j'annonçais tout à l'heure (ci-dessous) est en réalité déjà disponible, toujours gratuitement, sous une forme légèrement différente de ce que je propose habituellement. A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, le récit de Marius Cazeneuve est (provisoirement) téléchargeable sur le site de Lulu.com. C'est aussi un peu plus compliqué: bien que ce soit gratuit, il faut pour l'obtenir entrer un certain nombre de renseignements, et en particulier un numéro de carte bleue (comme je n'en possède pas, je n'ai pas pu le charger moi-même, belle ironie!).
Deux qui iront voir la page découvriront que ce livre existe aussi en version papier. C'est la grande nouveauté de la Bibliothèque malgache: elle consiste à proposer de vrais livres. Car certaines personnes n'aiment pas trop lire sur ordinateur, et la présentation des ebooks n'est pas conçue pour l'impression.
Bien entendu, puisque le papier a un coût, cette formule est payante. mais le prix reste, je crois, raisonnable: 11,97 € pour le livre de Cazeneuve (267 pages, broché, format 15,24 x 22,86 cm, couverture en couleur). Il faut y ajouter, bien entendu, les frais d'envoi, variables d'une destination à une autre.
Et, pour ne pas vous laisser sur votre faim, je dis tout. Trois autres titres sont également disponibles dès maintenant sur le même site, au même format:
La race inconnue, de Charles Renel (223 pages, 11,26 €);
Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l'Expédition, d'Adolphe Badin (199 pages, 10,88 €);
La coutume des ancêtres, de Charles Renel (183 pages, 10,62 €).
Je reparlerai plus longuement de cette Bibliothèque malgache sur papier dans peu de temps.

Un peu de patience

Bonne nouvelle: les problèmes de téléchargement sont résolus depuis plusieurs jours déjà.
Moins bonne nouvelle: le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits n'a pas eu le temps, depuis quelques semaines, de faire de nouvelles publications.
Pendant ce temps, j'ai bien entendu continué à travailler pour la Bibliothèque malgache électronique. Si le dernier titre disponible reste actuellement celui qui a été publié le 23 avril, le n° 2 de 1896 du Bulletin du Comité de Madagascar, j'ai préparé trois autres volumes depuis. Comme j'ai la faiblesse de leur trouver un grand intérêt, je vous en dis déjà un mot en espérant que vous pourrez les lire très prochainement.
Il s'agit d'abord du récit de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie. Il raconte un séjour effectué en 1886 à Antananarivo et les spectacles de magie effectués devant la reine. Etonnant et passionnant!
Ensuite, j'ai pensé qu'il était temps de commencer à publier quelques écrits du grand organisateur de la colonie. Gallieni, gouverneur général de Madagascar, a évidemment bien des choses à nous apprendre. J'ai d'ailleurs d'autres livres de lui en projet mais le premier que j'ai terminé est les Lettres de Madagascar. Ou l'administration française vue de l'intérieur...
Enfin, le troisième ouvrage disponible sous peu est un petit recueil de poèmes en prose, très connu parce que Maurice Ravel en a mis trois en musique, mais qu'on ne lit plus guère parce qu'on le trouve difficilement en librairie (bien qu'il ait été réédité en 2001 chez Fata Morgana). Il s'agit des Chansons madécasses d'Evariste de Parny.
Un peu de patience, donc, et vous aurez ces nouvelles lectures de la Bibliothèque malgache électronique à vous mettre sous les yeux.

29 avril 2007

Problèmes de téléchargement ?

Le serveur du groupe Ebooks libres & gratuits semble rencontrer quelques problèmes ces jours-ci. Et les liens de téléchargement du catalogue dans la colonne de droite ne fonctionnent pas. La Bibliothèque malgache reste néanmoins accessible grâce à un site miroir, à l'adresse http://www.ebooksgratuits.org/index.php.
Les plus attentifs d'entre vous auront peut-être remarqué qu'il existe une seule différence entre les deux adresses: "org" au lieu de "com". Et cette différence est la même dans les liens ci-contre: s'ils ne fonctionnent pas: remplacez "com" par "org" dans le lien.

24 avril 2007

Bibliothèque malgache / 21 : Bulletin du Comité de Madagascar

Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits ayant pris quelques congés ces derniers temps (ce que personne ne songerait à lui reprocher), j'ai continué à préparer des ouvrages en attendant que reprenne leur mise à disposition des lecteurs. Deux autres sont donc sur le point de surgir et je vous préviendrai bien entendu au fur et à mesure.
Voici déjà le onzième numéro du Bulletin du Comité de Madagascar: 2ème année, n° 2, février 1896. A l'intention de ceux qui prennent le train en marche, petite piqûre de rappel: le Comité s'est créé au moment où la France décidait d'envoyer un corps expéditionnaire à la conquête de Madagascar dans le but "d'éclairer le public sur le pays que nous allons conquérir et ses ressources ainsi que sur ses habitants." Il s'agit donc d'un point de vue colonial, perceptible même dans les études historiques et scientifiques toujours mises au service de la présence française dans la Grande Ile. Vous découvrirez, dans le 23e volume de la Bibliothèque malgache électronique (les Lettres de Madagascar de Gallieni), les échanges permanents entre le Gouverneur général de Madagascar et le Comité, preuve de l'influence constante de celui-ci sur l'organisation de la colonie.
Chaque livraison du Bulletin écrit une page d'histoire immédiate et apporte des informations précieuses sur ce qui se passe à Madagascar. Simplement, il ne faut jamais oublier d'où viennent ces informations...
Tous les liens de téléchargement des numéros précédents se trouvent dans la colonne de droite. Quant à ce volume, vous y trouverez une analyse du Livre jaune dans lequel le gouvernement français fait le bilan de la longue histoire des relations entre la France et Madagascar, les commentaires de Gabriel Hanotaux sur le Traité de Tananarive, et une étude sur les mouvements dans le port de Tamatave. Et, toujours, les événements de Madagascar, submergés par de longues listes de promotion et de décorations. À noter la présence de correspondances particulières de plusieurs grandes villes du pays.

18 avril 2007

La Bibliothèque malgache électronique : 20 titres, 6000 exemplaires et des projets

En six mois d’existence, la Bibliothèque malgache électronique (BME) s’est constitué un catalogue de vingt titres, bientôt vingt-deux : les numéros 21 et 22 de la collection sont prêts et seront disponibles avant la fin du mois sur le site Ebooks libres et gratuits qui accueille l’ensemble de ces livres électroniques.
Les principes posés depuis le début n’ont pas varié : il s’agit de mettre gratuitement à la disposition du public, sous forme de livres électroniques, des textes libres de droit (autrement dit : tombés dans le domaine public) concernant Madagascar. Par la force des choses, et puisque les droits couvrent une période de 70 ans après la mort de l’auteur, les ouvrages répondant à ces critères appartiennent à l’époque coloniale et précoloniale. Ils écrivaient alors des choses qui, aujourd’hui, choquent souvent. Mais il ne faut surtout pas se voiler la face : les points de vue de ces temps heureusement révolus appartiennent, qu’on le veuille ou non, à l’histoire de ce pays. Et les connaître se révèle précieux.
Il semble en tout cas que les lecteurs partagent cet avis puisque plus de 6.000 exemplaires des titres disponibles ont été chargés à ce jour (6.412 exactement à ce moment). Avec un intérêt très marqué pour les récits de voyage : les quatre volumes appartenant à ce genre ont un « tirage » moyen de plus de 600 exemplaires chacun. En tenant compte d’un cas particulier : le récit de Désiré Charnay, Madagascar à vol d’oiseau, jamais édité en volume papier, a fait l’objet d’un engouement sans précédent. Il a bénéficié, il est vrai, de circonstances favorables. D’une part, une exposition de photographies de ce voyageur du 19e siècle se tient à Paris, au musée du quai Branly, depuis le 13 février et jusqu’au 13 mai. D’autre part, une petite polémique a suivi, en février, la première édition de ce texte. A tel point qu’après plus de 1.000 téléchargements, la BME l’a réédité avec les illustrations qui l’accompagnaient lors de sa publication, en 1864, dans Le Tour du Monde.
Signalons que les deux titres les plus récents (numéros 19 et 20) sont également des récits de voyage. Avec eux, la BME entre en concurrence avec le monde de l’édition traditionnelle puisque les livres d’Ida Pfeiffer et d’André Coppalle sont disponibles en librairie. Cette concurrence n’en est cependant pas vraiment une. D’abord parce que les publications électroniques gratuites proposent les textes bruts, sans commentaires, au contraire des éditions papier payantes, annotées par des spécialistes. Ensuite parce que rien ne remplace encore un livre, un vrai, le toucher du papier, le plaisir de tourner les pages comme on veut et d’emporter un volume partout avec soi.
La suite très prochaine des publications de la BME poursuivra le travail entamé, avec notamment un autre récit de voyage, celui de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Ce magicien toulousain a exercé son art devant Ranavalona III et s’est attribué, dans les souvenirs de son séjour, des activités diplomatiques dont le lecteur jugera. Il s’agira, pour la première fois, d’un ouvrage qu’il est impossible de trouver ailleurs que chez des collectionneurs ou dans des ventes de livres anciens (à un prix généralement prohibitif). Jusqu’à présent en effet, les rééditions de la BME se limitaient à des textes dont on trouve des versions « image » sur le site de la Bibliothèque nationale de France ou de Google Books. Il y en aura d’autres, et la BME fait appel aux collectionneurs de livres anciens sur Madagascar afin de permettre la reproduction d’ouvrages leur appartenant.
Par ailleurs, puisque des ouvrages sont désormais achetés afin d'élargir le catalogue, et que le budget disponible n'est pas vraiment extensible, il est maintenant possible de contribuer financièrement à la BME grâce au bouton magique ci-contre: Faire un don. Et comment le dire autrement?

4 avril 2007

A votre bon coeur, messieurs dames !

Le temps que je passe à préparer les livres de la Bibliothèque malgache est totalement bénévole et le restera. Je l'ai déjà dit, il s'agit de mettre à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent des ouvrages anciens sur Madagascar. Il s'agit aussi pour moi de rendre à ce pays un peu de ce qu'il me donne: le bonheur d'y vivre.
Mais l'élan que je me suis donné au début de cette initiative, encouragé par les chargements des ouvrages publiés (presque 6.000 exemplaires à présent), a un peu débordé du but initial qui consistait à traiter des textes déjà disponibles ici ou là (surtout chez Gallica).
D'une part, je travaille maintenant aussi sur des ouvrages que je déniche dans des blbiothèques, publiques ou privées.
D'autre part, je me suis mis à acheter des livres afin de proposer des rééditions de textes presque totalement introuvables. Je ne cherche pas des éditions luxueuses, tout ce que je leur demande est dêtre en assez bon état pour être reproduites. Il n'empêche: ça coûte de l'argent et j'ai déjà investi 250 euros, environ, dans l'achat de cinq volumes. Avec l'intention de continuer, bien que j'arrive au bout de mes économies.
Pour aller plus loin, j'ai besoin de votre aide. Vous trouvez ci-dessous un bouton "Faire un don" qui restera affiché à droite. Il vous permet, si vous désirez soutenir la Bibliothèque malgache, de verser quelques euros par l'intermédiaire de PayPal (pas moins de 4, en raison d'une ponction effectuée par cette société entre votre compte et celui de la Bibliothèque malgache, pas plus de 10 puisque, je le rappelle, je ne cherche pas à gagner de l'argent - seulement à poursuivre le travail). Ce système de paiement sécurisé est très répandu, notamment auprès des vendeurs et acheteurs d'Ebay - lieu où je fouine pas mal pour trouver des livres.
Ma démarche peut paraître déplacée, surtout en ce moment où j'entends autour de la maison le souffle du cyclone Jaya, entré hier sur la terre de Madagascar du côté de Sambava. Où les besoins immédiats sont très éloignés de l'existence des livres électroniques que je propose. Mais je crois, au plus profond de moi, que la Bibliothèque malgache apporte sa contribution à la culture de Madagascar en présentant des visions anciennes sur la Grande Ile. Et que son existence est, d'une certaine manière et sur un autre plan, aussi importante que la reconstruction des maisons et des routes.
Ceci étant dit, la participation n'a rien d'obligatoire, et c'est à vous de voir. Merci d'avance à celles et ceux qui jugeront utile d'offrir leur brique à cet édifice.





3 avril 2007

Bibliothèque malgache / 20

A quelques jours près, il aura donc fallu cinq mois pour que la Bibliothèque malgache, créée le 27 octobre dernier, compte 20 titres. Celui qui vient de paraître se situe dans la ligne d'autres récits de voyage déjà publiés comme ceux de Désiré Charnay ou Ida Pfeiffer.
Il s'agit du Voyage dans l'intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radama, par André Coppalle.
André Coppalle enseignait le dessin à l'île Maurice quand il proposa ses services pour faire le portrait du roi Radama. Il débarque à Madagascar en mai 1825 et va y rester plus d'un an, dont une bonne partie à la cour. Il semble que le roi apprécia modérément ses qualités de peintre. Mais les notes qu'il a laissées sous forme manuscrite, et qui ont été publiées au début du siècle dernier par l'Académie malgache font la relation vivante de son séjour. Soucieux de ne pas tomber dans la généralisation, qu'il n'évite cependant pas toujours, Coppalle se tient au plus près de ce qu'il voit et de ce qu'il peut vérifier. Et son esprit plus ouvert que celui d'autres voyageurs lui permet de voir de la beauté là où la plupart des commentateurs y demeurent imperméables.
Je signale que ce texte a aussi été publié l'an dernier à Besançon par La Lanterne magique, mais je n'ai pas eu cette édition devant les yeux. J'ai utilisé la réédition, sans date (vers 1960), du récit publié dans le Bulletin de l’Académie malgache de 1909 et 1910. (Copie faite en 1909 d’un manuscrit autographe de A. Coppalle, appartenant à la bibliothèque de M. de Froberville, à La Pigeonnière, commune de Chailles, Loir-et-Cher). Cette réédition comporte une présentation, des annotations et une carte de Christian G. Manteaux – non reprises ici. L’ouvrage m’a été confié par Christine Ratsimiebo, que je remercie.

26 mars 2007

Demandez le programme

La Bibliothèque malgache se porte bien, merci pour elle. Avec plus de 5200 volumes chargés pour 19 titres disponibles, elle est très présente dans le paysage de l'édition sur Madagascar.
Il n'est évidemment pas question de s'arrêter là. Puisque je viens de rassembler l'ensemble des titres actuellement à ma disposition pour la suite, puisque aussi je suis incapable de garder quelque chose pour moi, voici à quoi vous pourrez vous attendre dans les mois, les années qui viennent. Dans quel ordre? Je ne sais pas, on verra. Et d'autres titres s'ajoueront entre-temps à cette liste provisoire.

M. Ackerman. Histoire des révolutions de Madagascar, depuis 1642 jusqu’à nos jours. Librairie Gide, 1833

Lieutenant Ardant du Picq. Une peuplade malgache. Les Tanala de l’Ikongo. Le Tour du Monde, 1905

Carpeau du Saussay. Voyage de Madagascar. Nyon, 1722

Docteur Louis Catat. Voyage à Madagascar (1889-1891). D’après la prépublication dans Le Tour du Monde, 1893-1894 (en volume : Hachette, 1895)

Marius Cazeneuve. À la cour de Madagascar. Magie et diplomatie. Delagrave, 1896

E. Colin et P. Suau, S.J. Madagascar et la mission catholique. Sanard et Derangeaon, 1895

Comité de Madagascar. Bulletin du Comité de Madagascar.
1896, 2e année : numéros 2 à 8 (février à août), sauf le n° 6 (juin) manquant
1897, 3e année : numéros 1 à 6 (juillet à décembre), après une interruption de la publication
1898, 4e année : 12 numéros
1899, 5e année : 6 numéros (janvier à juin), avant la transformation en Revue de Madagascar

Comité de Madagascar. Revue de Madagascar. Bulletin du Comité de Madagascar. 1899 à 1911 (quelques numéros manquants)

André Coppalle. Voyage dans l’intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radame pendant les années 1825 et 1826. Bulletin de l’Académie malgache, 1909

Léo Dex et M. Dibos. Voyage et aventure d’un aérostat à travers Madagascar insurgée. Mame, 1901

Adrien Domergue. Simples notes de voyage. Gabon. Madagascar. Guyane. Dupont, 1893

Henry Douliot. Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (1891-1892). André et Cie, 1895

Lieutenant Victor Duruy. Mission dans le nord-Ouest de Madagascar (1897). Le Tour du Monde, 1899

Gabriel Ferrand. Les musulmans à Madagascar et aux îles Comores. 3 volumes, Leroux, 1891, 1893 et 1901

Etienne de Flacourt. Histoire de la grande isle Madagascar. Clouzier, 1661

Georges Foucart. Le commerce et la colonisation à Madagascar. Challamel, 1894

Gallieni (et capitaine X.). Cinq mois autour de Madagascar. Le Tour du Monde, 1899 (en volume : Hachette, 1901)

Gallieni. Lettres de Madagascar (1896-1905). Société d’éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1928

Gallieni. Neuf ans à Madagascar. Le Tour du Monde, 1906 (en volume : Hachette, 1908)

Henri Gindre. En Afrique australe et à Madagascar. Challamel, 1897

M. Guillain. Documents sur l’histoire, la géographie et le commerce de la partie occidentale de Madagascar. Imprimerie royale, 1845

Docteur Édouard Hocquard. L’expédition de Madagascar. Journal de campagne. Le Tour du Monde, 1897

Louis Lacaille. Connaissance de Madagascar. Dentu, 1862

Honoré Lacaze. Souvenirs de Madagascar. Berger-Levrault, 1881

Désiré Laverdant. Colonisation de Madagascar. Société maritime, 1844

Le Faure. La cantinière du 13e. Charavay, Mantoux et Cie, fin 19e ou début 20e siècle

B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823-1830). 2 volumes, Desessart, 1840

Lyautey. Lettres du Tonkin et de Madagascar (1894-1899). Armand Colin, 1921 (je ne reprendrai, de cet ouvrage, que les Lettres de Madagascar)

Macé Descartes. Histoire et géographie de Madagascar. Depuis la découverte de l’île, en 1506, jusqu’au récit des derniers événements de Tamatave. Bertrand, 1846

Evariste Parny. Chansons madécasses. 1787

Louis Pauliat. Madagascar. Calmann-Lévy, 1884

Jean-Baptiste Piolet. De la colonisation à Madagascar. Challamel, 1896

Jean-Baptiste Piolet. Douze leçons à la Sorbonne sur Madagascar. Challamel, 1898

Jean-Baptiste Piolet. Madagascar et les Hova. Delagrave, 1895

Jean-Baptiste Piolet. Madagascar, sa description, ses habitants. Challamel, 1895

Jean Joseph Rabearivelo. Presque-Songes, suivi de Traduit de la nuit. Imprimerie de l’Imerina, 134 ; Mirage, 1935 (à paraître en 2008)

Charles Renel. Contes de Madagascar. Troisième partie : contes populaires. Leroux, 1930

Octave Sachot. Voyages du docteur William Ellis à Madagascar. Sarlit, 1860

Urbain Souchu de Rochefort. Relation du premier voyage de la Compagnie des Indes orientales en l’isle de Madagascar ou Dauphine. Pierre-Aubouin, 1648

Capitaine Tam. À Madagascar. Carnet de campagne d’un officier. Gaillard, fin 19e siècle

23 mars 2007

La littérature malgache contemporaine en direct avec le Salon du Livre

On en parle bien peu à Antananarivo et je m'en désole. Demain a lieu à 11h30 au CCAC une "première" dans l'histoire des forums littéraires. Si tout se passe bien (et je l'espère vivement, puisque j'anime ce débat), nous serons par visioconférence en duplex avec le Salon du Livre de Paris pour un double plateau où prendront place, en principe, dix participants. (Si certains d'entre vous se demandent comment je vais réussir à contrôler cela, qu'ils se rassurent: je me le demande aussi.)
Le groupe le plus nombreux sera à Tana avec sept invités prévus: Elie Rajaonarison, Nestor Rabearizafy, Solofo José, Henri Rahaingoson, Bao Ralambomanana et Charlotte Rafenomanjato pour les écrivains, accompagnés de Marie Michelle Razafintsalama qui représentera en quelque sorte les libraires et les éditeurs.
A Paris, il y aura aussi un éditeur, Claude Rabenoro, la responsable de la médiathèque du CCAC, Dominique Chélot, et l'écrivain Jean-Luc Raharimanana, qui sort chez Vent d'Ailleurs Madagascar, 1947, dont j'ai extrait l'illustration ci-dessus.
Nous aurons deux heures pour bavarder. La littérature mérite bien cela, non?

Bibliothèque malgache / 19

Je vous l'annonçais depuis quelque temps, ça y est. Le Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer (1797-1858) est disponible dans la Bibliothèque malgache.
Grande voyageuse, la Viennoise avait accompli deux tours du monde, qu'elle a d'ailleurs racontés dans des livres à succès. Mais elle rêvait de voir Madagascar et, à l'approche de la soixantaine, elle aborde enfin la Grande Île après avoir cru devoir y renoncer. De Tamatave à Antananarivo, elle découvre un pays qu'elle trouve magnifique mais presque laissé à l'abandon. À ses yeux, la reine Ranavalona est responsable de tous les malheurs du pays en raison de sa cruauté. Les persécutions contre les chrétiens la renforcent dans son opinion. Et sa proximité avec un complot visant à destituer la reine pour faire monter son fils sur le trône n'arrange rien. Avec d'autres Européens, elle est expulsée. Entre-temps, elle a contracté une fièvre dont les conséquences se révéleront mortelles.
Son récit de voyage à Madagascar (1856-1857), un classique du genre, a été traduit en français dès 1862 par W. de Suckau. Notre édition de référence, publiée en 1881, contient aussi une notice historique sur Madagascar et une biographie d'Ida Pfeiffer par Francis Riaux.
Cela en fait, avec ses 356 pages, le plus épais des ouvrages publiés dans la Bibliothèque malgache.

22 mars 2007

Poésie, grandes voix du Sud

Notre librairie a changé de nom, bien que l'intitulé soit toujours présent en sous-titre de Culture Sud, comme la revue s'appelle maintenant. C'est bien, une publication qui commence au numéro... 164, preuve que la continuité est de mise, au moins pour l'instant. On peut toujours télécharger les derniers numéros au format PDF, et en particulier celui qui vient de paraître, Poésie, grandes voix du Sud. Quatorze poètes y font l'objet d'une présentation souvent accompagnée d'inédits, et deux Malgaches trouvent place parmi eux. Sans surprise: ils étaient déjà présents dans l'anthologie de Senghor en 1948. Qui avait d'ailleurs retenu un troisième nom avec Flavien Ranaivo.
Jean Joseph Rabearivelo est présenté par Claire Riffard, qui prolonge son texte par une introduction aux célèbres et en partie toujours mystérieux (puisque inédits pour leur plus grande partie) Calepins bleus, dont elle donne des extraits. Khal Torabully consacre aussi un article à la récente édition bilingue de Presque-Songes / Sali-Nofy, que l'on doit à la même Claire Riffard et dont il a déjà été question dans ce blog.
Nivoelisoa Galibert se penche, de son côté, sur Jacques Rabemanjara, tandis que Jean-Luc Raharimanana (récent signataire, avec 43 autres écrivains, du manifeste Pour une littérature-monde en français) revient sur Antsa, le recueil écrit par le poète à la veille du jour où il pensait être exécuté. Le dossier se complète de propos recueillis par Michèle Rakotoson et, pour les deux poètes, d'une bibliographie.
Il va de soi qu'il y a bien d'autres poètes à découvrir dans ce numéro. Mais il allait de soi de mettre l'accent sur Rabearivelo et Rabemananjara.

16 mars 2007

Bibliothèque malgache / 18

Chose promise, chose due: le nouveau volume de la Bibliothèque malgache est une réédition illustrée de Madagascar à vol d'oiseau, le récit de Désiré Charnay dont le texte seul était le 13ème numéro de la collection.
Désiré Charnay était photographe. Mais Le Tour du Monde, la revue où il a publié son texte en 1864, deux ans après son voyage à Madagascar, ne publiait que des dessins. Ce sont ceux-ci, disponibles sur le site du Fonds Grandidier, qui ont été intégrés à cette nouvelle édition.
Vous le savez, les illustrations "pèsent" relativement lourd dans un fichier. Celui-ci est donc sans commune mesure avec les livres électroniques publiés précédemment dans la Bibliothèque malgache. Jugez-en plutôt: 3,8 Mo pour la version Word et 8,4 Mo en PDF. J'en suis désolé pour les internautes qui ne disposent pas d'une connexion rapide, mais il était impossible de faire autrement.
Au passage, je signale un "bug" qui fait de 350 exemplaires du n° 17 de la collection des"collectors". Je me suis aperçu, un peu tard, d'une erreur sur la couverture du volume. Reprenant la mise en page du précédent numéro du Bulletin du Comité de Madagascar, j'avais oublié de modifier les dates. Les premiers à avoir chargé ce volume ont donc le contenu du n° 1 de la 2e année, janvier 1896, sous une couverture qui porte: 1re année, n° 9, décembre 1895. Ceux que cela ennuie peuvent recharger un nouvel exemplaire, la correction a été effectuée il y a quelques jours.
Et la suite ne sera pas longue à venir: j'ai presque terminé la préparation du Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer, une grande voyageuse du 19ème siècle.

9 mars 2007

Bibliothèque malgache / 17

Je suis de retour après deux semaines passées sous d'autres cieux. Deux semaines pendant lesquelles le dix-septième titre de la Bibliothèque malgache a fait son apparition sur le site Ebooks libres & gratuits. Je suis désolé de ne pas vous en avoir accordé la primeur (il s'en est déjà chargé plus de 350 exemplaires depuis le 22 février) mais ce n'était pas possible.
Il s'agit du premier numéro de la deuxième année (1896) du Bulletin du Comité de Madagascar, le dixième au total que je mets à votre disposition. Le lien de chargement est ici et restera disponible dans le catalogue, à droite.
Il s'ouvre sur la relation, parmi les événements survenus à Madagascar fin 1895, d'une révolte sévèrement matée à l'ouest d'Antananarivo, qui ressemble fort à celle que raconte Charles Renel à la fin de La coutume des ancêtres. Un autre document important de ce bulletin concerne l'organisation de la justice et l'installation du personnel français des résidences. Ce pan administratif inquiète d'ailleurs un peu la Comité qui y pressent une coûteuse dérive...
Une fois de plus donc, un document de premier choix sur les orientations de la colonisation française.
Comme promis avant mon départ, je prépare actuellement l'édition illustrée de Madagascar à vol d'oiseau, le récit de voyage de Désiré Charnay déjà publié sans les dessins qui l'accompagnaient à l'origine.
Et j'ajoute au programme proche, outre l'ouvrage d'Ida Pfeiffer déjà annoncé (Voyage à Madagascar), les Lettres de Madagascar de Galliéni dont j'ai fait l'acquisition cette semaine à Paris.
Bref, on continue.

20 février 2007

Pour patienter en mon absence


Je m'absente de Madagascar pendant une quinzaine de jours. Il est donc probable que je serai silencieux sur ce blog jusqu'au 8 mars, date de mon retour à Tana. Car je ne serai pas en vacances, loin de là, et j'ouvre d'ailleurs un autre blog pour la durée de la Foire du Livre de Bruxelles, c'est-à-dire du 28 février au 4 mars. Ceux qui m'aiment (?) peuvent m'y suivre.
Dans l'intervalle, il y a aura néanmoins une nouveauté dans la Bibliothèque malgache, le 17ème numéro - et le premier de la deuxième année (1896) du Bulletin du Comité de Madagascar. Je n'aurai sans doute pas l'occasion d'en signaler la disponibilité immédiatement. J'invite donc les impatients à visiter de temps à autre le site Ebooks libres & gratuits où il ne devrait pas tarder à apparaître.
Après mon retour, je reprendrai le récit de Didier Charnay, Madagascar à vol d'oiseau, pour y ajouter des illustrations comme celle que vous pouvez voir ci-dessus. La Bibliothèque universitaire d'Antananarivo a réalisé un travail de reproduction bien plus soigné que celui de Gallica (qui a dit: ce n'est pas difficile!? - il a raison). Et le succès du livre (près de 1000 exemplaires chargés depuis le 17 janvier) me fait croire qu'il y aura des amateurs pour cette nouvelle version améliorée.
Ensuite, je terminerai la préparation du Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer, un classique de la littérature consacrée à la Grande Ile.
Et les autres projets ne manquent pas. D'autant qu'une conversation, samedi dernier, avec Jean-Marie Andrianiaina, le directeur de la Bibliothèque universitaire déjà citée, m'a enfin permis de comprendre le mode d'emploi du Fonds Grandidier dans lequel se trouvent, en mode image, des reproductions de livres anciens auxquels je n'avais pas accès jusqu'à présent.
Il y a donc du pain sur la planche.
Et il faut aussi que je vous reparle des Lettres de Madagascar de Jean Paulhan, un formidable ouvrage présenté et annoté par Laurence Ink aux Editions Claire Paulhan. Ce sera après mon voyage, le temps me manque aujourd'hui.
A bientôt donc, et bonne(s) lecture(s).

15 février 2007

Désiré Charnay dans la presse

L'exposition consacrée à Désiré Charnay est ouverte au Musée du Quai Branly à Paris. Pour rappel, on s'y intéresse tout particulièrement ici en raison de la réédition récente, dans la Bibliothèque malgache, de son Madagascar à vol d'oiseau. La presse parisienne s'y intéresse aussi, la preuve par quelques extraits d'articles.

C’est «un grand photographe très connu des américanistes», indique Christine Barthe, commissaire de l’exposition, mais dont on «publie toujours la même quarantaine d’images». L’exposition, qui entend montrer un aspect plus large du travail de Désiré Charnay, s’attache particulièrement à quelques expéditions réalisées entre 1857 et 1886, au Mexique surtout, mais aussi Madagascar, Java ou l’Australie.
(La Nouvelle République)

Trop longtemps oublié, Désiré Charnay ; et pourtant, en 1862, son album photographique Cités et ruines américaines, publié à l'issue d'un voyage de trois ans au Mexique, est préfacé par Viollet-le-Duc, une caution morale à ce travail « scientifique » selon les normes d'une époque qui voyait des aventuriers archéologues défricher les sites antiques. L'album apporte une reconnaissance immédiate à Charnay qui devient le photographe officiel des ruines mexicaines. Il en offre un exemplaire à l'empereur Napoléon III.
(Le Figaro)

Espion, Charnay ? "Possible", sourit Christine Barthe. Il était un homme bien né, aventurier, explorateur, archéologue, anthropologue, photographe, romancier. Mais aussi agent accrédité par Napoléon III. Adam Sellen le qualifie d'"archéologue romantique, bien de son époque", "un de ceux avec Maler et Maudsley qui ont inventé les Mayas par leurs récits et photos". Et se sont livré une compétition sévère, entre aventures à la Tintin et fouilles hasardeuses sur fond de conquêtes coloniales.
(Le Monde)

13 février 2007

Un p'tit coup de Saint Valentin ?

Une bonne nouvelle pour Nicolas Fargues, qui fut pendant quatre ans, de 2002 à 2006, le directeur de l'Alliance franco-malgache d'Antsiranana (Diégo Suarez): le prix Saint-Valentin 2007 vient de lui être attribué pour son dernier roman, J'étais derrière toi. Au contraire de Rade terminus, qui affichait son contexte malgache, celui-ci n'est pas censé se passer à Diégo. Mais cela y ressemble fort. Comme la fin d'un couple, et le début d'un autre, ressemble fort à son histoire personnelle. Mais cela ne nous regarde pas. Et c'est surtout un livre fort, à l'écriture très maîtrisée, où la fureur côtoie dangereusement la tendresse.
Bravo Nicolas!

9 février 2007

Bibliothèque malgache / 16

Le deuxième livre de Charles Reznel est arrivé dans la Bibliothèque malgache. Après les nouvelles de La race inconnue, le titre qui avait inauguré la collection fin octobre dernier, voici La coutume des ancêtres. Dont je ne parviens pas à vous montrer la couverture, en raison probablement d'une défaillance temporaire de Blogger. Peu importe.
Il s'agit cette fois d'un roman. Dont le thème est l'affrontement entre la tradition et la nouvelle religion importée par les vazaha, le protestantisme. Deux petits villages proches de Tana ont fait des choix différents. Et le jeune Ralahy, dont le père possède une idole sacrée, souffre des deux côtés. La première jeune fille avec laquelle il a fait l'expérience de l'amour, a été chassée selon la coutume parce qu'elle était stérile – elle vivra ensuite dans la capitale avec un vazaha. La seconde, fille du surveillant du temple dans le village voisin, est empêchée par son père de fréquenter un incroyant. À cette trame sentimentale s'ajoutent de multiples péripéties, au cours desquelles Ralahy fera un long voyage vers l'Ouest, ainsi que des fléaux naturels ou humains...
La date de parution de ce livre est incertaine: la notice Gallica indique, en l’accompagnant d’un point d’interrogation, 1913, c’est-à-dire la date de fin de rédaction telle que l’auteur la renseigne lui-même. Sans avoir pu déterminer l’année exacte de la publication, je peux dire en tout cas qu’elle n’est pas antérieure à 1915 : la bibliographie de l’auteur dans ce volume renseigne Les amulettes malgaches, paru à l’Imprimerie officielle de Tananarive, ouvrage sorti en 1915. Celui-ci date donc de la même année, ou un peu après.

7 février 2007

Un problème avec la lettre d'informations

C'est formidable, l'informatique, quand tout va bien. A tel point qu'on en oublie qu'un problème pourrait survenir et qu'on néglige de prendre des précautions élémentaires. Et puis, quand ça arrive, patatras!
Voilà, c'est arrivé. Un gros, un énorme "plantage" de disque dur. Et, si je n'ai pas perdu beaucoup de données, il m'est quand même impossible de retrouver la liste de tous ceux qui m'avaient envoyé un message pour recevoir la lettre d'informations de la Bibliothèque malgache. Je possède toujours la liste des correspondants qui, dans la première vie de cette collection consacrée à la réédition d'ouvrages sur Madagascar, m'avaient demandé de leur faire parvenir des volumes en fichiers attachés. C'était jusqu'au 17 janvier.
Mais, entre cette date et aujourd'hui, les autres ont disparu... J'en suis désolé pour ceux qui vont attendre cette lettre d'informations sans plus jamais la recevoir... à moins d'en refaire la demande - et je promets de sauver la prochaine liste plus fréquemment.
Il existe, évidemment, une autre possibilité d'être averti des nouveautés de ce blog - qui ne se consacre pas tout à fait qu'à la Bibliothèque malgache, même si cela me prend une bonne partie de mon temps et de mon énergie, et qui propose d'autres informations culturelles sur Madagascar: s'abonner au fil RSS signalé par le rectangle orange ci-dessus.
Cela vous permettra de savoir à quel moment le seizième volume de la Bibliothèque malgache sera disponible sur le site Ebooks libres & gratuits. Incessamment sous peu, comme on dit: j'ai terminé l'édition d'un roman de Charles Renel, La coutume des ancêtres.
Pour suivre dans la collection, je vais continuer la publication du Bulletin du Comité de Madagascar. Et attaquer le Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer. En attendant les Ouvrages anciens sur Madagascar, volumes fragiles, précieux et épais dont le traitement est commencé mais qui sera encore long.
En dehors de la collection, je vous promets dans les jours qui viennent d'abondants commentaires sur les Lettres de Madagascar: 1907-1910 de Jean Paulhan. Le volume, publié chez Claire Paulhan, est tout frais sorti de presse. Et Claire Paulhan se trouve à Antananarivo pour une quinzaine de jours au cours desquels une exposition se tient au CCAC.
Une conférence de Laurence Ink, qui a établi, présenté et annoté cette édition, se tient le mardi 13 à 18 heures: Jean Paulhan et Madagascar, une rencontre d'exception.
Le jeudi 15, les hain-teny malgaches seront à l'honneur dans une table ronde (18 heures).
Le lendemain, un cabaret littéraire propose un Voyage dans le monde de Jean Paulhan (19 heures).
Et on terminera le samedi 17 à 10h30 avec un forum littéraire où Laurence Ink et Claire Paulhan seront les intervenantes que je mettrai à la question.
Bon, là, tout de suite, je vous laisse, je me prépare pour aller au vernissage de l'exposition. Et quel journaliste littéraire voudrait manquer une rencontre avec Jean Paulhan?

1 février 2007

Rabearivelo bilingue

Il y a longtemps déjà que Claire Riffard travaille sur les textes de Jean Joseph Rabearivelo, qu'il est je crois inutile de présenter aux visiteurs de ce blog. Elle m'avait montré, il y a quelques années, des photocopies des manuscrits de Presque-Songes et de Traduit de la nuit. Un document d'une valeur littéraire inestimable puisque le travail de Rabearivelo s'y laisse voir à nu.
La grande particularité de ces deux recueils, c'est qu'ils ont été écrits à la fois en malgache et en français. "Ce que le manuscrit dévoile, écrit Claire Riffard dans sa préface, c'est un travail de création conjointe, presque simultanée. Il montre les tâtonnements du texte, son errance dans la forêt des mots, non pas entre les langues mais dans les deux langues à la fois."
Presque-Songes
se voit donc maintenant doublé d'un autre titre tout aussi original: Sari-Nofy. L'ouvrage est paru en coédition entre Sépia, en France, et Tsipika, à Madagascar. Il sera suivi, cette année, de l'autre volume, Traduit de la nuit.
Si je ne me trompe pas, la version malgache de ces poèmes était totalement inédite. Pas question donc d'en faire un livre électronique libre de droits et gratuit. (Pour la version française, c'est une autre histoire, dont nous reparlerons l'année prochaine.) Mais en avant-goût, pour ceux qui achèteront ce livre (ce que je conseille vivement, il s'agit d'une oeuvre essentielle de la littérature malgache), quelques vers qui constituent le premier poème du recueil:
Lire

Ne faites pas de bruit, ne parlez pas :
vont explorer une forêt les yeux, le cœur,
l’esprit, les songes…

Forêt secrète bien que palpable :
forêt.

Forêt bruissant de silence,
forêt où s’est évadé l’oiseau à prendre au piège,
l’oiseau à prendre au piège qu’on fera chanter
ou qu’on fera pleurer.

A qui l’on fera chanter, à qui l'on fera pleurer
le lieu de son éclosion.

Forêt. Oiseau.
Forêt secrète, oiseau caché
dans vos mains.