29 avril 2007

Problèmes de téléchargement ?

Le serveur du groupe Ebooks libres & gratuits semble rencontrer quelques problèmes ces jours-ci. Et les liens de téléchargement du catalogue dans la colonne de droite ne fonctionnent pas. La Bibliothèque malgache reste néanmoins accessible grâce à un site miroir, à l'adresse http://www.ebooksgratuits.org/index.php.
Les plus attentifs d'entre vous auront peut-être remarqué qu'il existe une seule différence entre les deux adresses: "org" au lieu de "com". Et cette différence est la même dans les liens ci-contre: s'ils ne fonctionnent pas: remplacez "com" par "org" dans le lien.

24 avril 2007

Bibliothèque malgache / 21 : Bulletin du Comité de Madagascar

Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits ayant pris quelques congés ces derniers temps (ce que personne ne songerait à lui reprocher), j'ai continué à préparer des ouvrages en attendant que reprenne leur mise à disposition des lecteurs. Deux autres sont donc sur le point de surgir et je vous préviendrai bien entendu au fur et à mesure.
Voici déjà le onzième numéro du Bulletin du Comité de Madagascar: 2ème année, n° 2, février 1896. A l'intention de ceux qui prennent le train en marche, petite piqûre de rappel: le Comité s'est créé au moment où la France décidait d'envoyer un corps expéditionnaire à la conquête de Madagascar dans le but "d'éclairer le public sur le pays que nous allons conquérir et ses ressources ainsi que sur ses habitants." Il s'agit donc d'un point de vue colonial, perceptible même dans les études historiques et scientifiques toujours mises au service de la présence française dans la Grande Ile. Vous découvrirez, dans le 23e volume de la Bibliothèque malgache électronique (les Lettres de Madagascar de Gallieni), les échanges permanents entre le Gouverneur général de Madagascar et le Comité, preuve de l'influence constante de celui-ci sur l'organisation de la colonie.
Chaque livraison du Bulletin écrit une page d'histoire immédiate et apporte des informations précieuses sur ce qui se passe à Madagascar. Simplement, il ne faut jamais oublier d'où viennent ces informations...
Tous les liens de téléchargement des numéros précédents se trouvent dans la colonne de droite. Quant à ce volume, vous y trouverez une analyse du Livre jaune dans lequel le gouvernement français fait le bilan de la longue histoire des relations entre la France et Madagascar, les commentaires de Gabriel Hanotaux sur le Traité de Tananarive, et une étude sur les mouvements dans le port de Tamatave. Et, toujours, les événements de Madagascar, submergés par de longues listes de promotion et de décorations. À noter la présence de correspondances particulières de plusieurs grandes villes du pays.

18 avril 2007

La Bibliothèque malgache électronique : 20 titres, 6000 exemplaires et des projets

En six mois d’existence, la Bibliothèque malgache électronique (BME) s’est constitué un catalogue de vingt titres, bientôt vingt-deux : les numéros 21 et 22 de la collection sont prêts et seront disponibles avant la fin du mois sur le site Ebooks libres et gratuits qui accueille l’ensemble de ces livres électroniques.
Les principes posés depuis le début n’ont pas varié : il s’agit de mettre gratuitement à la disposition du public, sous forme de livres électroniques, des textes libres de droit (autrement dit : tombés dans le domaine public) concernant Madagascar. Par la force des choses, et puisque les droits couvrent une période de 70 ans après la mort de l’auteur, les ouvrages répondant à ces critères appartiennent à l’époque coloniale et précoloniale. Ils écrivaient alors des choses qui, aujourd’hui, choquent souvent. Mais il ne faut surtout pas se voiler la face : les points de vue de ces temps heureusement révolus appartiennent, qu’on le veuille ou non, à l’histoire de ce pays. Et les connaître se révèle précieux.
Il semble en tout cas que les lecteurs partagent cet avis puisque plus de 6.000 exemplaires des titres disponibles ont été chargés à ce jour (6.412 exactement à ce moment). Avec un intérêt très marqué pour les récits de voyage : les quatre volumes appartenant à ce genre ont un « tirage » moyen de plus de 600 exemplaires chacun. En tenant compte d’un cas particulier : le récit de Désiré Charnay, Madagascar à vol d’oiseau, jamais édité en volume papier, a fait l’objet d’un engouement sans précédent. Il a bénéficié, il est vrai, de circonstances favorables. D’une part, une exposition de photographies de ce voyageur du 19e siècle se tient à Paris, au musée du quai Branly, depuis le 13 février et jusqu’au 13 mai. D’autre part, une petite polémique a suivi, en février, la première édition de ce texte. A tel point qu’après plus de 1.000 téléchargements, la BME l’a réédité avec les illustrations qui l’accompagnaient lors de sa publication, en 1864, dans Le Tour du Monde.
Signalons que les deux titres les plus récents (numéros 19 et 20) sont également des récits de voyage. Avec eux, la BME entre en concurrence avec le monde de l’édition traditionnelle puisque les livres d’Ida Pfeiffer et d’André Coppalle sont disponibles en librairie. Cette concurrence n’en est cependant pas vraiment une. D’abord parce que les publications électroniques gratuites proposent les textes bruts, sans commentaires, au contraire des éditions papier payantes, annotées par des spécialistes. Ensuite parce que rien ne remplace encore un livre, un vrai, le toucher du papier, le plaisir de tourner les pages comme on veut et d’emporter un volume partout avec soi.
La suite très prochaine des publications de la BME poursuivra le travail entamé, avec notamment un autre récit de voyage, celui de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Ce magicien toulousain a exercé son art devant Ranavalona III et s’est attribué, dans les souvenirs de son séjour, des activités diplomatiques dont le lecteur jugera. Il s’agira, pour la première fois, d’un ouvrage qu’il est impossible de trouver ailleurs que chez des collectionneurs ou dans des ventes de livres anciens (à un prix généralement prohibitif). Jusqu’à présent en effet, les rééditions de la BME se limitaient à des textes dont on trouve des versions « image » sur le site de la Bibliothèque nationale de France ou de Google Books. Il y en aura d’autres, et la BME fait appel aux collectionneurs de livres anciens sur Madagascar afin de permettre la reproduction d’ouvrages leur appartenant.
Par ailleurs, puisque des ouvrages sont désormais achetés afin d'élargir le catalogue, et que le budget disponible n'est pas vraiment extensible, il est maintenant possible de contribuer financièrement à la BME grâce au bouton magique ci-contre: Faire un don. Et comment le dire autrement?

4 avril 2007

A votre bon coeur, messieurs dames !

Le temps que je passe à préparer les livres de la Bibliothèque malgache est totalement bénévole et le restera. Je l'ai déjà dit, il s'agit de mettre à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent des ouvrages anciens sur Madagascar. Il s'agit aussi pour moi de rendre à ce pays un peu de ce qu'il me donne: le bonheur d'y vivre.
Mais l'élan que je me suis donné au début de cette initiative, encouragé par les chargements des ouvrages publiés (presque 6.000 exemplaires à présent), a un peu débordé du but initial qui consistait à traiter des textes déjà disponibles ici ou là (surtout chez Gallica).
D'une part, je travaille maintenant aussi sur des ouvrages que je déniche dans des blbiothèques, publiques ou privées.
D'autre part, je me suis mis à acheter des livres afin de proposer des rééditions de textes presque totalement introuvables. Je ne cherche pas des éditions luxueuses, tout ce que je leur demande est dêtre en assez bon état pour être reproduites. Il n'empêche: ça coûte de l'argent et j'ai déjà investi 250 euros, environ, dans l'achat de cinq volumes. Avec l'intention de continuer, bien que j'arrive au bout de mes économies.
Pour aller plus loin, j'ai besoin de votre aide. Vous trouvez ci-dessous un bouton "Faire un don" qui restera affiché à droite. Il vous permet, si vous désirez soutenir la Bibliothèque malgache, de verser quelques euros par l'intermédiaire de PayPal (pas moins de 4, en raison d'une ponction effectuée par cette société entre votre compte et celui de la Bibliothèque malgache, pas plus de 10 puisque, je le rappelle, je ne cherche pas à gagner de l'argent - seulement à poursuivre le travail). Ce système de paiement sécurisé est très répandu, notamment auprès des vendeurs et acheteurs d'Ebay - lieu où je fouine pas mal pour trouver des livres.
Ma démarche peut paraître déplacée, surtout en ce moment où j'entends autour de la maison le souffle du cyclone Jaya, entré hier sur la terre de Madagascar du côté de Sambava. Où les besoins immédiats sont très éloignés de l'existence des livres électroniques que je propose. Mais je crois, au plus profond de moi, que la Bibliothèque malgache apporte sa contribution à la culture de Madagascar en présentant des visions anciennes sur la Grande Ile. Et que son existence est, d'une certaine manière et sur un autre plan, aussi importante que la reconstruction des maisons et des routes.
Ceci étant dit, la participation n'a rien d'obligatoire, et c'est à vous de voir. Merci d'avance à celles et ceux qui jugeront utile d'offrir leur brique à cet édifice.





3 avril 2007

Bibliothèque malgache / 20

A quelques jours près, il aura donc fallu cinq mois pour que la Bibliothèque malgache, créée le 27 octobre dernier, compte 20 titres. Celui qui vient de paraître se situe dans la ligne d'autres récits de voyage déjà publiés comme ceux de Désiré Charnay ou Ida Pfeiffer.
Il s'agit du Voyage dans l'intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radama, par André Coppalle.
André Coppalle enseignait le dessin à l'île Maurice quand il proposa ses services pour faire le portrait du roi Radama. Il débarque à Madagascar en mai 1825 et va y rester plus d'un an, dont une bonne partie à la cour. Il semble que le roi apprécia modérément ses qualités de peintre. Mais les notes qu'il a laissées sous forme manuscrite, et qui ont été publiées au début du siècle dernier par l'Académie malgache font la relation vivante de son séjour. Soucieux de ne pas tomber dans la généralisation, qu'il n'évite cependant pas toujours, Coppalle se tient au plus près de ce qu'il voit et de ce qu'il peut vérifier. Et son esprit plus ouvert que celui d'autres voyageurs lui permet de voir de la beauté là où la plupart des commentateurs y demeurent imperméables.
Je signale que ce texte a aussi été publié l'an dernier à Besançon par La Lanterne magique, mais je n'ai pas eu cette édition devant les yeux. J'ai utilisé la réédition, sans date (vers 1960), du récit publié dans le Bulletin de l’Académie malgache de 1909 et 1910. (Copie faite en 1909 d’un manuscrit autographe de A. Coppalle, appartenant à la bibliothèque de M. de Froberville, à La Pigeonnière, commune de Chailles, Loir-et-Cher). Cette réédition comporte une présentation, des annotations et une carte de Christian G. Manteaux – non reprises ici. L’ouvrage m’a été confié par Christine Ratsimiebo, que je remercie.

26 mars 2007

Demandez le programme

La Bibliothèque malgache se porte bien, merci pour elle. Avec plus de 5200 volumes chargés pour 19 titres disponibles, elle est très présente dans le paysage de l'édition sur Madagascar.
Il n'est évidemment pas question de s'arrêter là. Puisque je viens de rassembler l'ensemble des titres actuellement à ma disposition pour la suite, puisque aussi je suis incapable de garder quelque chose pour moi, voici à quoi vous pourrez vous attendre dans les mois, les années qui viennent. Dans quel ordre? Je ne sais pas, on verra. Et d'autres titres s'ajoueront entre-temps à cette liste provisoire.

M. Ackerman. Histoire des révolutions de Madagascar, depuis 1642 jusqu’à nos jours. Librairie Gide, 1833

Lieutenant Ardant du Picq. Une peuplade malgache. Les Tanala de l’Ikongo. Le Tour du Monde, 1905

Carpeau du Saussay. Voyage de Madagascar. Nyon, 1722

Docteur Louis Catat. Voyage à Madagascar (1889-1891). D’après la prépublication dans Le Tour du Monde, 1893-1894 (en volume : Hachette, 1895)

Marius Cazeneuve. À la cour de Madagascar. Magie et diplomatie. Delagrave, 1896

E. Colin et P. Suau, S.J. Madagascar et la mission catholique. Sanard et Derangeaon, 1895

Comité de Madagascar. Bulletin du Comité de Madagascar.
1896, 2e année : numéros 2 à 8 (février à août), sauf le n° 6 (juin) manquant
1897, 3e année : numéros 1 à 6 (juillet à décembre), après une interruption de la publication
1898, 4e année : 12 numéros
1899, 5e année : 6 numéros (janvier à juin), avant la transformation en Revue de Madagascar

Comité de Madagascar. Revue de Madagascar. Bulletin du Comité de Madagascar. 1899 à 1911 (quelques numéros manquants)

André Coppalle. Voyage dans l’intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radame pendant les années 1825 et 1826. Bulletin de l’Académie malgache, 1909

Léo Dex et M. Dibos. Voyage et aventure d’un aérostat à travers Madagascar insurgée. Mame, 1901

Adrien Domergue. Simples notes de voyage. Gabon. Madagascar. Guyane. Dupont, 1893

Henry Douliot. Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (1891-1892). André et Cie, 1895

Lieutenant Victor Duruy. Mission dans le nord-Ouest de Madagascar (1897). Le Tour du Monde, 1899

Gabriel Ferrand. Les musulmans à Madagascar et aux îles Comores. 3 volumes, Leroux, 1891, 1893 et 1901

Etienne de Flacourt. Histoire de la grande isle Madagascar. Clouzier, 1661

Georges Foucart. Le commerce et la colonisation à Madagascar. Challamel, 1894

Gallieni (et capitaine X.). Cinq mois autour de Madagascar. Le Tour du Monde, 1899 (en volume : Hachette, 1901)

Gallieni. Lettres de Madagascar (1896-1905). Société d’éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1928

Gallieni. Neuf ans à Madagascar. Le Tour du Monde, 1906 (en volume : Hachette, 1908)

Henri Gindre. En Afrique australe et à Madagascar. Challamel, 1897

M. Guillain. Documents sur l’histoire, la géographie et le commerce de la partie occidentale de Madagascar. Imprimerie royale, 1845

Docteur Édouard Hocquard. L’expédition de Madagascar. Journal de campagne. Le Tour du Monde, 1897

Louis Lacaille. Connaissance de Madagascar. Dentu, 1862

Honoré Lacaze. Souvenirs de Madagascar. Berger-Levrault, 1881

Désiré Laverdant. Colonisation de Madagascar. Société maritime, 1844

Le Faure. La cantinière du 13e. Charavay, Mantoux et Cie, fin 19e ou début 20e siècle

B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823-1830). 2 volumes, Desessart, 1840

Lyautey. Lettres du Tonkin et de Madagascar (1894-1899). Armand Colin, 1921 (je ne reprendrai, de cet ouvrage, que les Lettres de Madagascar)

Macé Descartes. Histoire et géographie de Madagascar. Depuis la découverte de l’île, en 1506, jusqu’au récit des derniers événements de Tamatave. Bertrand, 1846

Evariste Parny. Chansons madécasses. 1787

Louis Pauliat. Madagascar. Calmann-Lévy, 1884

Jean-Baptiste Piolet. De la colonisation à Madagascar. Challamel, 1896

Jean-Baptiste Piolet. Douze leçons à la Sorbonne sur Madagascar. Challamel, 1898

Jean-Baptiste Piolet. Madagascar et les Hova. Delagrave, 1895

Jean-Baptiste Piolet. Madagascar, sa description, ses habitants. Challamel, 1895

Jean Joseph Rabearivelo. Presque-Songes, suivi de Traduit de la nuit. Imprimerie de l’Imerina, 134 ; Mirage, 1935 (à paraître en 2008)

Charles Renel. Contes de Madagascar. Troisième partie : contes populaires. Leroux, 1930

Octave Sachot. Voyages du docteur William Ellis à Madagascar. Sarlit, 1860

Urbain Souchu de Rochefort. Relation du premier voyage de la Compagnie des Indes orientales en l’isle de Madagascar ou Dauphine. Pierre-Aubouin, 1648

Capitaine Tam. À Madagascar. Carnet de campagne d’un officier. Gaillard, fin 19e siècle

23 mars 2007

La littérature malgache contemporaine en direct avec le Salon du Livre

On en parle bien peu à Antananarivo et je m'en désole. Demain a lieu à 11h30 au CCAC une "première" dans l'histoire des forums littéraires. Si tout se passe bien (et je l'espère vivement, puisque j'anime ce débat), nous serons par visioconférence en duplex avec le Salon du Livre de Paris pour un double plateau où prendront place, en principe, dix participants. (Si certains d'entre vous se demandent comment je vais réussir à contrôler cela, qu'ils se rassurent: je me le demande aussi.)
Le groupe le plus nombreux sera à Tana avec sept invités prévus: Elie Rajaonarison, Nestor Rabearizafy, Solofo José, Henri Rahaingoson, Bao Ralambomanana et Charlotte Rafenomanjato pour les écrivains, accompagnés de Marie Michelle Razafintsalama qui représentera en quelque sorte les libraires et les éditeurs.
A Paris, il y aura aussi un éditeur, Claude Rabenoro, la responsable de la médiathèque du CCAC, Dominique Chélot, et l'écrivain Jean-Luc Raharimanana, qui sort chez Vent d'Ailleurs Madagascar, 1947, dont j'ai extrait l'illustration ci-dessus.
Nous aurons deux heures pour bavarder. La littérature mérite bien cela, non?

Bibliothèque malgache / 19

Je vous l'annonçais depuis quelque temps, ça y est. Le Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer (1797-1858) est disponible dans la Bibliothèque malgache.
Grande voyageuse, la Viennoise avait accompli deux tours du monde, qu'elle a d'ailleurs racontés dans des livres à succès. Mais elle rêvait de voir Madagascar et, à l'approche de la soixantaine, elle aborde enfin la Grande Île après avoir cru devoir y renoncer. De Tamatave à Antananarivo, elle découvre un pays qu'elle trouve magnifique mais presque laissé à l'abandon. À ses yeux, la reine Ranavalona est responsable de tous les malheurs du pays en raison de sa cruauté. Les persécutions contre les chrétiens la renforcent dans son opinion. Et sa proximité avec un complot visant à destituer la reine pour faire monter son fils sur le trône n'arrange rien. Avec d'autres Européens, elle est expulsée. Entre-temps, elle a contracté une fièvre dont les conséquences se révéleront mortelles.
Son récit de voyage à Madagascar (1856-1857), un classique du genre, a été traduit en français dès 1862 par W. de Suckau. Notre édition de référence, publiée en 1881, contient aussi une notice historique sur Madagascar et une biographie d'Ida Pfeiffer par Francis Riaux.
Cela en fait, avec ses 356 pages, le plus épais des ouvrages publiés dans la Bibliothèque malgache.

22 mars 2007

Poésie, grandes voix du Sud

Notre librairie a changé de nom, bien que l'intitulé soit toujours présent en sous-titre de Culture Sud, comme la revue s'appelle maintenant. C'est bien, une publication qui commence au numéro... 164, preuve que la continuité est de mise, au moins pour l'instant. On peut toujours télécharger les derniers numéros au format PDF, et en particulier celui qui vient de paraître, Poésie, grandes voix du Sud. Quatorze poètes y font l'objet d'une présentation souvent accompagnée d'inédits, et deux Malgaches trouvent place parmi eux. Sans surprise: ils étaient déjà présents dans l'anthologie de Senghor en 1948. Qui avait d'ailleurs retenu un troisième nom avec Flavien Ranaivo.
Jean Joseph Rabearivelo est présenté par Claire Riffard, qui prolonge son texte par une introduction aux célèbres et en partie toujours mystérieux (puisque inédits pour leur plus grande partie) Calepins bleus, dont elle donne des extraits. Khal Torabully consacre aussi un article à la récente édition bilingue de Presque-Songes / Sali-Nofy, que l'on doit à la même Claire Riffard et dont il a déjà été question dans ce blog.
Nivoelisoa Galibert se penche, de son côté, sur Jacques Rabemanjara, tandis que Jean-Luc Raharimanana (récent signataire, avec 43 autres écrivains, du manifeste Pour une littérature-monde en français) revient sur Antsa, le recueil écrit par le poète à la veille du jour où il pensait être exécuté. Le dossier se complète de propos recueillis par Michèle Rakotoson et, pour les deux poètes, d'une bibliographie.
Il va de soi qu'il y a bien d'autres poètes à découvrir dans ce numéro. Mais il allait de soi de mettre l'accent sur Rabearivelo et Rabemananjara.

16 mars 2007

Bibliothèque malgache / 18

Chose promise, chose due: le nouveau volume de la Bibliothèque malgache est une réédition illustrée de Madagascar à vol d'oiseau, le récit de Désiré Charnay dont le texte seul était le 13ème numéro de la collection.
Désiré Charnay était photographe. Mais Le Tour du Monde, la revue où il a publié son texte en 1864, deux ans après son voyage à Madagascar, ne publiait que des dessins. Ce sont ceux-ci, disponibles sur le site du Fonds Grandidier, qui ont été intégrés à cette nouvelle édition.
Vous le savez, les illustrations "pèsent" relativement lourd dans un fichier. Celui-ci est donc sans commune mesure avec les livres électroniques publiés précédemment dans la Bibliothèque malgache. Jugez-en plutôt: 3,8 Mo pour la version Word et 8,4 Mo en PDF. J'en suis désolé pour les internautes qui ne disposent pas d'une connexion rapide, mais il était impossible de faire autrement.
Au passage, je signale un "bug" qui fait de 350 exemplaires du n° 17 de la collection des"collectors". Je me suis aperçu, un peu tard, d'une erreur sur la couverture du volume. Reprenant la mise en page du précédent numéro du Bulletin du Comité de Madagascar, j'avais oublié de modifier les dates. Les premiers à avoir chargé ce volume ont donc le contenu du n° 1 de la 2e année, janvier 1896, sous une couverture qui porte: 1re année, n° 9, décembre 1895. Ceux que cela ennuie peuvent recharger un nouvel exemplaire, la correction a été effectuée il y a quelques jours.
Et la suite ne sera pas longue à venir: j'ai presque terminé la préparation du Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer, une grande voyageuse du 19ème siècle.

9 mars 2007

Bibliothèque malgache / 17

Je suis de retour après deux semaines passées sous d'autres cieux. Deux semaines pendant lesquelles le dix-septième titre de la Bibliothèque malgache a fait son apparition sur le site Ebooks libres & gratuits. Je suis désolé de ne pas vous en avoir accordé la primeur (il s'en est déjà chargé plus de 350 exemplaires depuis le 22 février) mais ce n'était pas possible.
Il s'agit du premier numéro de la deuxième année (1896) du Bulletin du Comité de Madagascar, le dixième au total que je mets à votre disposition. Le lien de chargement est ici et restera disponible dans le catalogue, à droite.
Il s'ouvre sur la relation, parmi les événements survenus à Madagascar fin 1895, d'une révolte sévèrement matée à l'ouest d'Antananarivo, qui ressemble fort à celle que raconte Charles Renel à la fin de La coutume des ancêtres. Un autre document important de ce bulletin concerne l'organisation de la justice et l'installation du personnel français des résidences. Ce pan administratif inquiète d'ailleurs un peu la Comité qui y pressent une coûteuse dérive...
Une fois de plus donc, un document de premier choix sur les orientations de la colonisation française.
Comme promis avant mon départ, je prépare actuellement l'édition illustrée de Madagascar à vol d'oiseau, le récit de voyage de Désiré Charnay déjà publié sans les dessins qui l'accompagnaient à l'origine.
Et j'ajoute au programme proche, outre l'ouvrage d'Ida Pfeiffer déjà annoncé (Voyage à Madagascar), les Lettres de Madagascar de Galliéni dont j'ai fait l'acquisition cette semaine à Paris.
Bref, on continue.

20 février 2007

Pour patienter en mon absence


Je m'absente de Madagascar pendant une quinzaine de jours. Il est donc probable que je serai silencieux sur ce blog jusqu'au 8 mars, date de mon retour à Tana. Car je ne serai pas en vacances, loin de là, et j'ouvre d'ailleurs un autre blog pour la durée de la Foire du Livre de Bruxelles, c'est-à-dire du 28 février au 4 mars. Ceux qui m'aiment (?) peuvent m'y suivre.
Dans l'intervalle, il y a aura néanmoins une nouveauté dans la Bibliothèque malgache, le 17ème numéro - et le premier de la deuxième année (1896) du Bulletin du Comité de Madagascar. Je n'aurai sans doute pas l'occasion d'en signaler la disponibilité immédiatement. J'invite donc les impatients à visiter de temps à autre le site Ebooks libres & gratuits où il ne devrait pas tarder à apparaître.
Après mon retour, je reprendrai le récit de Didier Charnay, Madagascar à vol d'oiseau, pour y ajouter des illustrations comme celle que vous pouvez voir ci-dessus. La Bibliothèque universitaire d'Antananarivo a réalisé un travail de reproduction bien plus soigné que celui de Gallica (qui a dit: ce n'est pas difficile!? - il a raison). Et le succès du livre (près de 1000 exemplaires chargés depuis le 17 janvier) me fait croire qu'il y aura des amateurs pour cette nouvelle version améliorée.
Ensuite, je terminerai la préparation du Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer, un classique de la littérature consacrée à la Grande Ile.
Et les autres projets ne manquent pas. D'autant qu'une conversation, samedi dernier, avec Jean-Marie Andrianiaina, le directeur de la Bibliothèque universitaire déjà citée, m'a enfin permis de comprendre le mode d'emploi du Fonds Grandidier dans lequel se trouvent, en mode image, des reproductions de livres anciens auxquels je n'avais pas accès jusqu'à présent.
Il y a donc du pain sur la planche.
Et il faut aussi que je vous reparle des Lettres de Madagascar de Jean Paulhan, un formidable ouvrage présenté et annoté par Laurence Ink aux Editions Claire Paulhan. Ce sera après mon voyage, le temps me manque aujourd'hui.
A bientôt donc, et bonne(s) lecture(s).

15 février 2007

Désiré Charnay dans la presse

L'exposition consacrée à Désiré Charnay est ouverte au Musée du Quai Branly à Paris. Pour rappel, on s'y intéresse tout particulièrement ici en raison de la réédition récente, dans la Bibliothèque malgache, de son Madagascar à vol d'oiseau. La presse parisienne s'y intéresse aussi, la preuve par quelques extraits d'articles.

C’est «un grand photographe très connu des américanistes», indique Christine Barthe, commissaire de l’exposition, mais dont on «publie toujours la même quarantaine d’images». L’exposition, qui entend montrer un aspect plus large du travail de Désiré Charnay, s’attache particulièrement à quelques expéditions réalisées entre 1857 et 1886, au Mexique surtout, mais aussi Madagascar, Java ou l’Australie.
(La Nouvelle République)

Trop longtemps oublié, Désiré Charnay ; et pourtant, en 1862, son album photographique Cités et ruines américaines, publié à l'issue d'un voyage de trois ans au Mexique, est préfacé par Viollet-le-Duc, une caution morale à ce travail « scientifique » selon les normes d'une époque qui voyait des aventuriers archéologues défricher les sites antiques. L'album apporte une reconnaissance immédiate à Charnay qui devient le photographe officiel des ruines mexicaines. Il en offre un exemplaire à l'empereur Napoléon III.
(Le Figaro)

Espion, Charnay ? "Possible", sourit Christine Barthe. Il était un homme bien né, aventurier, explorateur, archéologue, anthropologue, photographe, romancier. Mais aussi agent accrédité par Napoléon III. Adam Sellen le qualifie d'"archéologue romantique, bien de son époque", "un de ceux avec Maler et Maudsley qui ont inventé les Mayas par leurs récits et photos". Et se sont livré une compétition sévère, entre aventures à la Tintin et fouilles hasardeuses sur fond de conquêtes coloniales.
(Le Monde)

13 février 2007

Un p'tit coup de Saint Valentin ?

Une bonne nouvelle pour Nicolas Fargues, qui fut pendant quatre ans, de 2002 à 2006, le directeur de l'Alliance franco-malgache d'Antsiranana (Diégo Suarez): le prix Saint-Valentin 2007 vient de lui être attribué pour son dernier roman, J'étais derrière toi. Au contraire de Rade terminus, qui affichait son contexte malgache, celui-ci n'est pas censé se passer à Diégo. Mais cela y ressemble fort. Comme la fin d'un couple, et le début d'un autre, ressemble fort à son histoire personnelle. Mais cela ne nous regarde pas. Et c'est surtout un livre fort, à l'écriture très maîtrisée, où la fureur côtoie dangereusement la tendresse.
Bravo Nicolas!

9 février 2007

Bibliothèque malgache / 16

Le deuxième livre de Charles Reznel est arrivé dans la Bibliothèque malgache. Après les nouvelles de La race inconnue, le titre qui avait inauguré la collection fin octobre dernier, voici La coutume des ancêtres. Dont je ne parviens pas à vous montrer la couverture, en raison probablement d'une défaillance temporaire de Blogger. Peu importe.
Il s'agit cette fois d'un roman. Dont le thème est l'affrontement entre la tradition et la nouvelle religion importée par les vazaha, le protestantisme. Deux petits villages proches de Tana ont fait des choix différents. Et le jeune Ralahy, dont le père possède une idole sacrée, souffre des deux côtés. La première jeune fille avec laquelle il a fait l'expérience de l'amour, a été chassée selon la coutume parce qu'elle était stérile – elle vivra ensuite dans la capitale avec un vazaha. La seconde, fille du surveillant du temple dans le village voisin, est empêchée par son père de fréquenter un incroyant. À cette trame sentimentale s'ajoutent de multiples péripéties, au cours desquelles Ralahy fera un long voyage vers l'Ouest, ainsi que des fléaux naturels ou humains...
La date de parution de ce livre est incertaine: la notice Gallica indique, en l’accompagnant d’un point d’interrogation, 1913, c’est-à-dire la date de fin de rédaction telle que l’auteur la renseigne lui-même. Sans avoir pu déterminer l’année exacte de la publication, je peux dire en tout cas qu’elle n’est pas antérieure à 1915 : la bibliographie de l’auteur dans ce volume renseigne Les amulettes malgaches, paru à l’Imprimerie officielle de Tananarive, ouvrage sorti en 1915. Celui-ci date donc de la même année, ou un peu après.

7 février 2007

Un problème avec la lettre d'informations

C'est formidable, l'informatique, quand tout va bien. A tel point qu'on en oublie qu'un problème pourrait survenir et qu'on néglige de prendre des précautions élémentaires. Et puis, quand ça arrive, patatras!
Voilà, c'est arrivé. Un gros, un énorme "plantage" de disque dur. Et, si je n'ai pas perdu beaucoup de données, il m'est quand même impossible de retrouver la liste de tous ceux qui m'avaient envoyé un message pour recevoir la lettre d'informations de la Bibliothèque malgache. Je possède toujours la liste des correspondants qui, dans la première vie de cette collection consacrée à la réédition d'ouvrages sur Madagascar, m'avaient demandé de leur faire parvenir des volumes en fichiers attachés. C'était jusqu'au 17 janvier.
Mais, entre cette date et aujourd'hui, les autres ont disparu... J'en suis désolé pour ceux qui vont attendre cette lettre d'informations sans plus jamais la recevoir... à moins d'en refaire la demande - et je promets de sauver la prochaine liste plus fréquemment.
Il existe, évidemment, une autre possibilité d'être averti des nouveautés de ce blog - qui ne se consacre pas tout à fait qu'à la Bibliothèque malgache, même si cela me prend une bonne partie de mon temps et de mon énergie, et qui propose d'autres informations culturelles sur Madagascar: s'abonner au fil RSS signalé par le rectangle orange ci-dessus.
Cela vous permettra de savoir à quel moment le seizième volume de la Bibliothèque malgache sera disponible sur le site Ebooks libres & gratuits. Incessamment sous peu, comme on dit: j'ai terminé l'édition d'un roman de Charles Renel, La coutume des ancêtres.
Pour suivre dans la collection, je vais continuer la publication du Bulletin du Comité de Madagascar. Et attaquer le Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer. En attendant les Ouvrages anciens sur Madagascar, volumes fragiles, précieux et épais dont le traitement est commencé mais qui sera encore long.
En dehors de la collection, je vous promets dans les jours qui viennent d'abondants commentaires sur les Lettres de Madagascar: 1907-1910 de Jean Paulhan. Le volume, publié chez Claire Paulhan, est tout frais sorti de presse. Et Claire Paulhan se trouve à Antananarivo pour une quinzaine de jours au cours desquels une exposition se tient au CCAC.
Une conférence de Laurence Ink, qui a établi, présenté et annoté cette édition, se tient le mardi 13 à 18 heures: Jean Paulhan et Madagascar, une rencontre d'exception.
Le jeudi 15, les hain-teny malgaches seront à l'honneur dans une table ronde (18 heures).
Le lendemain, un cabaret littéraire propose un Voyage dans le monde de Jean Paulhan (19 heures).
Et on terminera le samedi 17 à 10h30 avec un forum littéraire où Laurence Ink et Claire Paulhan seront les intervenantes que je mettrai à la question.
Bon, là, tout de suite, je vous laisse, je me prépare pour aller au vernissage de l'exposition. Et quel journaliste littéraire voudrait manquer une rencontre avec Jean Paulhan?

1 février 2007

Rabearivelo bilingue

Il y a longtemps déjà que Claire Riffard travaille sur les textes de Jean Joseph Rabearivelo, qu'il est je crois inutile de présenter aux visiteurs de ce blog. Elle m'avait montré, il y a quelques années, des photocopies des manuscrits de Presque-Songes et de Traduit de la nuit. Un document d'une valeur littéraire inestimable puisque le travail de Rabearivelo s'y laisse voir à nu.
La grande particularité de ces deux recueils, c'est qu'ils ont été écrits à la fois en malgache et en français. "Ce que le manuscrit dévoile, écrit Claire Riffard dans sa préface, c'est un travail de création conjointe, presque simultanée. Il montre les tâtonnements du texte, son errance dans la forêt des mots, non pas entre les langues mais dans les deux langues à la fois."
Presque-Songes
se voit donc maintenant doublé d'un autre titre tout aussi original: Sari-Nofy. L'ouvrage est paru en coédition entre Sépia, en France, et Tsipika, à Madagascar. Il sera suivi, cette année, de l'autre volume, Traduit de la nuit.
Si je ne me trompe pas, la version malgache de ces poèmes était totalement inédite. Pas question donc d'en faire un livre électronique libre de droits et gratuit. (Pour la version française, c'est une autre histoire, dont nous reparlerons l'année prochaine.) Mais en avant-goût, pour ceux qui achèteront ce livre (ce que je conseille vivement, il s'agit d'une oeuvre essentielle de la littérature malgache), quelques vers qui constituent le premier poème du recueil:
Lire

Ne faites pas de bruit, ne parlez pas :
vont explorer une forêt les yeux, le cœur,
l’esprit, les songes…

Forêt secrète bien que palpable :
forêt.

Forêt bruissant de silence,
forêt où s’est évadé l’oiseau à prendre au piège,
l’oiseau à prendre au piège qu’on fera chanter
ou qu’on fera pleurer.

A qui l’on fera chanter, à qui l'on fera pleurer
le lieu de son éclosion.

Forêt. Oiseau.
Forêt secrète, oiseau caché
dans vos mains.

27 janvier 2007

Bibliothèque malgache / 15

L'année 1895 du Bulletin du Comité de Madagascar est désormais complète. Avec le neuvième numéro, c'est aussi une page d'histoire qui se tourne: l'expédition française a atteint la capitale malgache et le récit des derniers jours est rapporté par le journaliste du Temps qui accompagnait l'avant-garde des troupes.
L'essentiel de ce numéro est d'ailleurs consacré aux événements de Madagascar. Dont l'autre temps fort est, le 27 novembre, le débat à la Chambre sur la question de Madagascar avec le ministre des Affaires étrangères, M. Berthelot.
Faut-il le redire? Comme les quatorze premiers titres de la Bibliothèque malgache, celui-ci relève du point de vue du colonisateur français. A force d'être dedans, cela me semble une telle évidence...
Mais, apparemment, pas pour tout le monde: depuis que la Bibliothèque malgache se trouve sur le site Ebooks libres & gratuits et bénéficie ainsi d'une visibilité accrue, une petite polémique est née autour d'elle. (Pour en savoir plus, voir notamment les commentaires sur la page de chargement du livre de Désiré Charnay, Madagascar à vol d'oiseau.)
On m'a reproché, assez lourdement me semble-t-il, de répandre un point de vue indéfendable. Celui du colonisateur, donc. Afin que les choses soient claires, je le redis haut et fort: il n'est évidemment pas question d'une quelconque révision de l'histoire. Mais, au contraire, il s'agit de montrer quels étaient les discours sur Madagascar dans les ouvrages libres de droits (donc anciens, donc datant de l'époque coloniale ou pré-coloniale). Et à chaque lecteur de se faire son opinion.
La mienne, d'opinion, est faite depuis longtemps: la colonisation était, pour le dire crûment, une belle saloperie.
Que l'on soit curieux de mieux connaître le fonctionnement de cette saloperie me paraît, en revanche, tout à fait légitime. J'en veux pour preuve les 761 chargements du livre de Désiré Charnay depuis une dizaine de jours, et les 588 chargements des autres titres de la collection dans la même période.

22 janvier 2007

Bibliothèque malgache : 536 volumes diffusés en 4 jours

Je veux partager cette joie avec tous ceux que la Bibliothèque malgache intéresse. Depuis jeudi soir, c'est-à-dire depuis que le site Ebooks libres & gratuits accueille la collection des livres anciens consacrés à Madagascar que je réédite, ce sont 536 volumes qui ont été téléchargés à partir de ce serveur. Pas loin, si je compte bien, d'un exemplaire toutes les douze minutes.
Mention spéciale au récit de voyage de Désiré Charnay, Madagascar à vol d'oiseau, qui se trouve depuis ce moment-là en première ligne des nouveautés sur la page d'accueil, et qui a été téléchargé... 366 fois!
La diffusion et la distribution, tous les éditeurs vous le diront, il n'y a que cela pour rendre possible (mais pas assuré) le succès d'un livre!

20 janvier 2007

Petit changement technique pour les téléchargements

Vous savez comment on est: toujours un peu puéril. Ainsi, j'étais frustré de ne pas savoir, depuis que j'avais établi des liens directs de téléchargement pour la Bibliothèque malgache, combien d'ouvrages étaient chargés à partir de cette page. (C'est possible, je sais, mais après avoir bricolé un peu, je me suis dit que le temps passé à y arriver méritait d'être mieux utilisé.)
J'ai donc modifié la procédure en y ajoutant une étape: chaque lien envoie maintenant vers la page du site Ebooks libres & gratuits d'où il faut alors charger le volume désiré en PDF ou DOC compressé.
Je peux donc connaître, au jour le jour si nécessaire, le nombre exact, titre par titre, des volumes chargés. Par exemple, Madagascar à vol d'oiseau, de Désiré Charnay, atteint à l'heure qu'il est le chiffre (qui m'impressionne) de 225 chargements depuis jeudi. Il est vrai qu'il est signalé comme la dernière nouveauté du groupe. Et il faut y ajouter 58 chargements pour les 13 autres titres de la Bibliothèque. Pour ne rien dire d'une belle fréquentation de ce blog ces jours-ci (32 visiteurs jeudi, 43 vendredi, 19 déjà aujourd'hui alors que la moyenne tournait autour de 10 depuis que j'y ai installé un compteur)...
Elle n'est pas belle, la vie?