25 août 2017

Il y a 100 ans - Cri d’alarme : allons-nous manquer de riz?

À ce sujet, nous avons reçu la note ci-après que nous nous faisons un devoir de publier :
Le Gouvernement de la Colonie et les Corps constitués ne paraissent pas s’émouvoir outre mesure de la crise du riz. Cette denrée de première nécessité atteint non seulement des prix absolument anormaux, mais, ce qui est plus grave, menace de manquer totalement d’ici deux ou trois mois.
Or le manque de riz entraînerait l’arrêt immédiat des usines productrices de fécule, tapioca ou autres et de toutes nos exploitations de graphite au moment où la métropole aura le plus grand besoin de ces produits.
Cette situation déplorable aurait pu être évitée si l’Administration avait fait preuve de quelque prévoyance. Il eût été en effet d’une élémentaire prudence de prohiber les exportations depuis le jour où on a commencé les opérations de recrutement, lesquelles nous ont enlevé une grande partie des producteurs de riz.
Il est de toute urgence cependant que nous soyons fixés exactement et à bref délai sur les stocks existants, tant chez les commerçants que chez les producteurs. Il faut que nous sachions si nous pourrons étaler jusqu’à la prochaine récolte.
Ce recensement du riz devra être fait d’une façon méticuleuse et, s’il rencontrait la moindre difficulté, le Gouvernement de la Colonie ne devra pas hésiter à réquisitionner purement et simplement tout le riz existant.
La situation est critique. Nous en indiquons le remède. Nous voulons espérer que notre haute administration n’hésitera pas à prendre de suite les mesures indispensables.
S. B.
En même temps que la note ci-dessus, nous avons reçu La Revue Agricole et Vétérinaire du mois de juillet, dont M. Carle, le zélé chef du service de colonisation, est le Directeur. Ce numéro contient précisément des études et recherches qui tendent à donner une solution aux problèmes posés dans la note ci-dessus. Ces études et recherches, marquées au coin du plus pur bon sens, dénotent autant d’expérience que de science et de perspicacité.
Nous en recommandons chaudement la lecture, surtout à nos dirigeants. Elles touchent à cette question de main-d’œuvre, si importante pour la colonie, et qui, tôt ou tard, et plutôt tôt que tard, doit recevoir une solution.
Nous y reviendrons incessamment.

Le Tamatave

Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont maintenant disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 66 titres parus à ce jour.

24 août 2017

Il y a 100 ans : Torpillage du «Calédonien»

Télégramme officiel n° 312
Tananarive, dépôt le 4 juillet 1917 à 4 h. 30 soir.
Gouverneur Général à toutes circonscriptions.
Le Gouvernement Général a regret porter connaissance public que suivant deux câblogrammes reçus par Agent Général Messageries Maritimes à Tamatave et provenant l’un Consul de France Aden l’autre Agen Général Messageries Maritimes Port-Saïd le paquebot Calédonien destiné à Madagascar a été torpillé en Méditerranée Orientale le 30 juin. Les passagers sauvés ont été transportés à Port-Saïd. Confirmation de cette nouvelle a été demandée par câblogramme à M. le Ministre des Colonies. Elle sera dès réception portée connaissance public.

M. Merlin

Un câblogramme rectificatif fait connaître que M. Merlin, le nouveau gouverneur général de Madagascar qui était attendu le 15 à Tamatave, n’arrivera dans notre port que vers le 18 courant.
Au sujet de cette arrivée, les corps constitués de Tamatave sont invités à se réunir ce soir à 16 heures à la résidence, pour se concerter sur la réception à faire à ce haut fonctionnaire.

Messageries Maritimes

Le Caucase, ce steamer-tortue qui a quitté la France à destination de Madagascar vers le 28 mai dernier, est signalé comme devant arriver à Tamatave vers le 19 courant.
Il justifie le proverbe : Chi va piano, va sano.

Le buste du général Galliéni

Suivant le Petit Parisien nous dit havas, le paquebot Calédonien coulé dans la Méditerranée emportait à Tamatave le buste du général Galliéni.
Si le paquebot a coulé en eaux profondes, Tamatave peut faire son deuil de ce buste.
Le Tamatave

Santé et assistance médicale

Par arrêté du 9 juillet 1917, l’interdiction absolue de l’exercice de la médecine est prononcée contre les nommés Ravalion et Ratompoarivony, médecins libres établis : le premier, à Antanety, et le second, à Ambohimanana (district de Betafo, province du Vakinankaratra), pour manquement grave au devoir professionnel.

Journal officiel de Madagascar et dépendances

Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont maintenant disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 66 titres parus à ce jour.

23 août 2017

Il y a 100 ans : La taxe du pain (2)

(Suite et fin.)
Pour être logiques que n’oblige-t-on les marchands de toiles et autres marchandises à les vendre aussi au prix de revient ?
Mais n’oublions pas qu’il n’y a de taxe que pour les petits industriels et les petits commerçants aux dépens desquels certains personnages – toujours les mêmes – voudraient vivre à bon compte.
Une dernière observation.
Le pain de ménage en pays de France – et il y a lieu de supposer que Madagascar est une continuation de cette terre de France –, le pain de ménage, dis-je, est un long et gros pain pesant plusieurs kilos que l’on débite par tranches au gré du consommateur. Mais il n’existe pas de pain de ménage pesant moins de 750 grammes.
Du reste le pain livré par l’Intendance ne pèse pas moins de 1 k. 500.
I. M.
Le Tamatave

M. Merlin

Suivant un câblo arrivé avant-hier à Tamatave, M. Merlin, notre nouveau Gouverneur Général, doit arriver dans la colonie vers le 15 juillet, présent mois.
Contrairement à ce qui était prévu, M. Merlin n’est pas allé prendre contact avec le Ministère, avant de venir rejoindre son poste. Il vient directement de Brazzaville à Tamatave sur un bateau de guerre, probablement le Du Chayla. Il aura ainsi évité de parcourir, sur un bateau de commerce, la zone on ne peut plus dangereuse qui avoisine l’Espagne, et le parcours non moins périlleux de la Méditerranée. Qu’il soit le bienvenu.

Le scandale de Nossi-Bé

Par paquebot, le Président du Tribunal de Diégo-Suarez débarqua, le 29 février 1917, à Nossi-Bé pour enquêter sur une affaire appelée depuis deux mois le scandale de Nossi-Bé : 3 magistrats et plusieurs experts étaient l’objet de plaintes de la part de plusieurs commerçants.
Cette enquête n’aurait donné que la preuve d’une véritable mystification dont le Gouverneur général aurait été victime.

Pour Madagascar et la Réunion

L’administration nous apprenant que les courriers pour Madagascar et la Réunion contenant la correspondance mise à la poste du 3 mai au 8 juin ont été coulés, nous informons nos abonnés de ces colonies que nous enverrons volontiers – dans les limites de nos disponibilités – les numéros manquants, à ceux d’entre eux qui nous en feront la demande.

Les Annales coloniales

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22 août 2017

Il y a 100 ans : La taxe du pain (1)

On nous écrit :
Pour donner satisfaction à quelques désœuvrés, qui ne savent pas toujours ce qu’ils veulent, un arrêté municipal du 30 juin dernier est venu taxer le pain de ménage, fourni par les boulangers, à quatre-vingt-dix centimes le kilo pesé.
Pour établir ce chiffre, on a pris sans doute pour base le prix auquel l’intendance livre ses boules de pain de 1 k. 500 aux militaires, pour leur faciliter les moyens d’existence, et ce prix est de quatre-vingt-neuf centimes le kilo. Il est établi suivant le prix de revient net de la farine, sur lequel l’Intendance s’interdit tout bénéfice.
Or cette bonne dame, qui ne trafique d’ailleurs qu’avec les deniers de la princesse, ne paie ni patente, ni contribution d’aucune sorte, ni ses ouvriers, ni location aucune, ni le bois qu’elle brûle, ni l’intérêt de son capital, ni même ses propres émoluments. De plus, si sa farine éprouve des déchets par suite de fermentation, d’insectes, de rats, etc., c’est l’argent du contribuable, notre argent à nous, qui paie le déficit.
Et dans ces conditions on met en parallèle le boulanger civil auquel on croit accorder un centime de bénéfice pour faire face à tous les frais indiqués ci-dessus, en plus, pour vivre, lui et sa famille, combler les pertes que ne manquent pas de lui faire subir des clients peu scrupuleux, et, sans doute, faire aussi des économies pour ses vieux jours.
Il faut encore tenir compte que n’ayant pas dans le pays de meunier chez qui acheter sa farine, il est obligé de s’approvisionner au moins six mois à l’avance, tout en payant sa farine d’avance.
Cet exposé suffit, je pense, pour faire ressortir le bien-fondé de la taxe.
L’Intendance, s’appliquant toujours à livrer ses produits aux prix de revient, donne le litre de vin au prix de 0,92 à 0,97 centimes, alors qu’en ville son prix minimum est de 2 francs le litre, le litre de rhum à 1 f. 30, alors que partout on le paie 3 francs, et ainsi à l’avenant pour les autres produits, sucre, café, etc.
(À suivre.)
I. M.

Le Tamatave

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21 août 2017

Il y a 100 ans : Le riz

On nous écrit :
À quel chiffre s’arrêtera la hausse du riz, car son prix va toujours en augmentant, et la taxe, car il y a, dit-on, une taxe, a toutes les peines du monde à le suivre dans cette voie ascendante. Du reste les accapareurs se moquent royalement de cette taxe qu’ils savent fort bien ne pas devoir leur être appliquée.
Ce n’est pas que le riz fasse défaut ; loin de là. Mais il manque à Tamatave.
Cependant, dans notre propre province, il déborde dans la région du lac Alaotra. Mais on a eu soin, au moyen de tarifs spéciaux, de le détourner sur Tananarive où il va remplir les entrepôts des accapareurs. Ceux-ci, en effet, possèdent dans leurs magasins des quantités considérables de paddy ; cette quantité si nos renseignements sont exacts – et ils proviennent de source absolument sérieuse – va jusqu’à deux mille tonnes chez l’un d’eux et – après entente entre eux – ils ont soin de n’en décortiquer que de petites quantités que le petit commerce se dispute. De cette façon, que je laisse à la conscience publique le soin de qualifier, les prix non seulement se maintiennent élevés, mais vont en augmentant tous les jours.
Je ne dis pas que ces entrepôts se trouvent dans la ville même de Tananarive ni même que les propriétaires en soient exclusivement des Hovas…
Cependant le riz est la base, à peu près unique, de l’alimentation des habitants de l’île entière. Les ouvriers indigènes n’en connaissent pas d’autre, et si tout aujourd’hui est hors de prix, la cause première principale en est dans la hausse exagérée du riz, qui a raréfié la main-d’œuvre et fait doubler le prix de celle qui reste.
Cependant, en France, en dehors des mesures spéciales prises actuellement contre les accapareurs en général, il y a, dans le Code Pénal, certains articles 419 et 420 que l’Administration compétente ferait bien de méditer et surtout d’appliquer. Il serait prudent, pour les accapareurs eux-mêmes, de s’en bien pénétrer afin de s’éviter le désagrément de se voir descendre un peu brutalement du piédestal sur lequel ils se sont placés.

Le Tamatave

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20 août 2017

Il y a 100 ans : Joyeusetés coloniales (2)

(Suite et fin.)
Grande fut la stupéfaction du juge et de l’huissier quand, à l’audience suivante, ils virent arriver une charrette à bœufs, escortée d’une équipe de bourjanes qui tirèrent du véhicule une douzaine de sacs et les portèrent dans la salle d’audience où le cabaretier chinois les vida sur le sol. Il en sortit d’innombrables bouts de planches qu’il entassa sur la table du juge et sur lesquels le magistrat lut avec ahurissement : Bon pour un litre d’oxygénée, bon pour un litre de rhum, bon pour une bouteille de champagne, etc., etc.
Toute l’assistance, y compris le juge et l’huissier, fut prise d’un fou rire ; les frères D. eux-mêmes ne purent garder leur sérieux.
Comme ils n’étaient pas seulement de vaillants buveurs mais aussi d’honnêtes garçons, ils réglèrent incontinent leur dette et emmenèrent le tribunal vider une bouteille chez le Chinois pour montrer qu’ils étaient sans rancune.
Mais lorsqu’ils offrirent à ce dernier une nouvelle planche avec leur signature, notre Céleste refusa d’introduire dans sa caisse ce bon trop encombrant et il offrit aux frères D. un élégant bloc-notes pour leur permettre d’y inscrire leur dépense !
Chanteclair.

Les magistrats coloniaux savent mourir

Ce n’est pas sans regret que nous avons appris la mort de M. Dessaignes, avocat général à la Grande Île, dans le torpillage du Yarra ; ayant voulu quitter le bord un des derniers, avec un stoïcisme digne d’éloges, M. Dessaignes fut englouti en même temps que le steamer.
Originaire de Bonet (Dordogne), M. Dessaignes avait débuté en 1882 dans la magistrature indochinoise.
Le Courrier colonial

Les cuirs de Madagascar

Nous nous étions pleinement associés à la campagne de notre confrère le Journal de Madagascar contre la mission de réquisition des cuirs de Madagascar.
Il résulte des renseignements les plus précis que l’Intendance vend en France à des tanneurs les cuirs réquisitionnés à Madagascar le double du prix d’achat, lequel était véritablement dérisoire.
Par les prix fixés à tort et à travers par cette Commission, le commerce des cuirs, jusqu’alors si prospère, est à peu près ruiné.

Les Annales coloniales

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19 août 2017

Il y a 100 ans : Joyeusetés coloniales (1)

En matière de joyeux garçons, comme disent les Anglais, il faut reconnaître que la Grande Île n’est pas mal partagée. Si vous en désirez un exemple, je vous présenterai les frères D., excellents charpentiers et buveurs encore plus émérites.
Suivant un dicton bien connu, un bon déménageur doit boire tous les quarts d’heure. J’ignore si lesdits frères D. furent jadis déménageurs, mais ils étaient tout aussi altérés, si ce n’est plus, comme en témoigne cette aventure dont ils furent les héros.
Rudes travailleurs, ne boudant pas à l’ouvrage, ils avaient à eux seuls construit une notable partie de la ville d’Antsirane, opération d’ailleurs fructueuse qui avait mis beaucoup de foin dans leurs bottes. Aussi avaient-ils le verre facile et tous ceux que le hasard ou la bonne volonté plaçaient sur leur chemin étaient invités à vider une bouteille chez le Chinois voisin.
Certaine fin de mois, ledit Céleste dans l’établissement duquel avaient lieu ces beuveries présenta aux frères D. une… douloureuse, aussi longue que la carte de visite d’un noble mandarin à un fonctionnaire de haut rang.
Nos deux gaillards, qui ignoraient vraisemblablement cet usage chinois, bien qu’il soit quarante fois séculaire, en goûtèrent peu l’honneur et témoignèrent par une énergique mimique leur ferme intention de faire de cette carte de visite l’usage que l’on sait !
— Jamais, dit l’aîné, tout Chinois que tu es, tu ne nous feras croire que nous avons tant bu !
Le céleste bistro eut beau lever les bras au ciel et prendre Bouddha à témoin de sa bonne foi, ses clients s’obstinèrent à en douter, si bien qu’il lui fallut porter ses doléances et… sa note devant le juge de paix à compétence aussi étendue qu’elle !
Cependant le magistrat refusa d’en consacrer judiciairement la sincérité si elle n’était pas étayée des reçus de nos deux braves vide-bouteilles.
— Pourquoi ne les as-tu pas apportés ? demanda-t-il au Chinois.
— C’est qu’ils n’ont pas la légèreté de la plume, Monsieur le Président !
— Enfin, il faut les produire. L’affaire est remise à huitaine pour te permettre de t’exécuter.
(À suivre.)
Chanteclair.

Le Courrier colonial

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17 août 2017

Il y a 100 ans : Initiative privée

Nous préjugions hâtivement quand nous disions qu’il ne fallait pas trop compter sur l’initiative privée pour remédier aux cruautés de la vie actuelle.
En voici un exemple qui nous vient, il est vrai, de la Grande Île, mais qui peut néanmoins démontrer victorieusement que les particuliers ont plus vite fait de s’aider eux-mêmes que d’attendre l’intervention du ciel, c’est-à-dire de l’État.
Actuellement, la question du riz est devenue primordiale dans les terres de l’Océan Indien, et notamment à Sainte-Marie de Madagascar dont les habitants ont été, du jour au lendemain, du fait du cyclone, privés de toutes communications avec la Grande Terre.
Mais il s’est trouvé un colon qui a fait les démarches nécessaires pour conjurer la disette.
Un armateur de Tamatave avait embarqué des denrées alimentaires dont un certain nombre de tonnes de riz de Madagascar à bord d’un voilier, et ce voilier dut, par suite du mauvais temps, relâcher dans la rade de Sainte-Marie.
Comment s’y prit ce colon anonyme ? C’est ce qu’on ne nous dit pas, mais il réussit à obtenir de l’armateur tamatavien la cession de 8 tonnes du précieux riz blanc qui faisait tant défaut aux Saint-Mariens.
Ce même colon réussit également à faire venir, à Sainte-Marie, 15 autres tonnes de riz.
Certes, après de désastre causé par le dernier cyclone, ce n’était pas l’abondance, mais c’était suffisant pour calmer les premières inquiétudes.

La dernière de M. Lebureau

Un de nos correspondants de Tananarive nous écrit la lettre suivante :
« Il faut que je vous dise que l’Administration des P. T. T. a signifié au public le nouveau tarif postal entre la France et ses colonies avant que ce nouveau tarif ait été publié au Journal officiel de la colonie et déclaré applicable à Madagascar. Il me semble que cette surtaxe – en droit – est illégale. »
Notre correspondant s’émeut trop facilement ; c’est tout bonnement l’administration locale qui a devancé l’heure de l’application d’une mesure officielle.
Il reste aussi à savoir si ce n’est pas non plus le Journal officiel qui était en retard, et cela prouve, une fois de plus, qu’à Madagascar comme en France, l’unité, cette fameuse unité dans l’action qui doit nous assurer la victoire, n’est pas encore au point.
À part cela, tout va bien !

Le Courrier colonial

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16 août 2017

Il y a 100 ans : Le commerce de menus comestibles

Il a été constaté, dans divers centres de la Colonie, que des hommes jeunes et vigoureux et dont le travail devrait contribuer à la vie économique de l’île, exerçaient un commerce de menus comestibles.
Or ce commerce au détail de riz, manioc, patates, pommes de terre, légumes, œufs, poissons secs et autres menus comestibles avec ou sans préparation culinaire n’avait été, jusqu’ici, imposé qu’au demi-droit de la patente en raison de ce qu’il n’avait été exercé que par des vieillards, des femmes et des infirmes.
Actuellement il n’en est plus de même et nombreux sont les hommes forts et solides demandant leurs moyens d’existence à ce commerce insignifiant qui flatte leur goût à la paresse.
Le Gouvernement de la Colonie et le Conseil d’Administration ont estimé, dans ces conditions, qu’il y avait lieu de compléter l’article 21, par trop bienveillant, de l’arrêté du 30 octobre 1909 sur les patentes pour réserver la faveur de la réduction de cette taxe aux vieillards âgés de plus de 60 ans, aux femmes ou aux individus atteints d’infirmités les empêchant de se livrer à un autre travail.
Un arrêté pris le 11 juin 1917 sanctionne cette modification.

Au Gouvernement Général

Hier vendredi, dans la matinée, M. le Gouverneur Général a donné audience aux membres de la commission consultative, de la commission municipale et du comice agricole qui désiraient l’entretenir sur des questions très intéressantes, et demander son avis.
M. Garbit leur a donné satisfaction avec sa bonne grâce habituelle, et montré qu’il avait sur ces questions une compétence qui a étonné tout le monde. Nous en rendrons compte dans notre prochain numéro.
Le Tamatave

Serait-ce vrai ?

On nous affirme que des incidents regrettables se seraient produits à Majunga. Notre confrère des Petites Affiches, M. Bontoux, a été l’objet d’une agression, le 31 mars, à 8 h. ¼ du soir, de la part
Les Petites Affiches ont publié un papier incriminant un officier.
La Censure nous interdit de le reproduire à Paris.

Les Annales coloniales

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15 août 2017

Il y a 100 ans : Le départ de M. Garbit

Le départ de M. Garbit a été l’occasion d’une manifestation telle qu’on ne se souvient pas d’en avoir vu à Tamatave, même à l’époque du Général Galliéni.
Exprimer en chiffres le nombre des manifestants est une besogne que nous n’entreprendrons pas. Il suffira de dire, pour ceux qui connaissent notre ville, que la place se trouvant entre les quais et les bureaux de la Douane, de même que les rues qui y conduisent, étaient littéralement couvertes de monde, d’une façon tellement dense qu’il était impossible de s’y frayer un passage. Le service d’ordre lui-même a été débordé, et n’a pu maintenir un chemin libre pour l’auto du Gouverneur Général qui a dû mettre pied à terre et se frayer un passage à travers cette masse humaine. Celle-ci se refermant sur lui pour l’ovationner et lui serrer la main, à mesure qu’il avançait, M. Garbit a mis plus d’une demi-heure pour franchir l’espace qui sépare la Douane du quai.
En chemin il a dû écouter les compliments débités par des élèves des écoles officielles que maîtres et maîtresses avaient eu la délicate attention d’amener. Parmi ces jeunes orateurs, s’est principalement distinguée la très charmante et toute gracieuse Gisèle Sadreux, qui a rempli son rôle d’une façon parfaite. Ces petits discours, fort bien tournés, n’ont pas laissé que d’émotionner profondément M. Garbit.
En même temps ces élèves lui ont remis, de même que les dames de la ville, des gerbes de fleurs, non plus des bouquets, afin, sans doute, d’accréditer la réputation de Tamatave comme étant par excellence la ville des fleurs.
Arrivé péniblement sur le quai, M. Garbit y a trouvé, au grand complet, le personnel militaire, administratif, judiciaire, les corps constitués, chambre consultative, commission municipale, comice agricole, les représentants des puissances étrangères, colons, commerçants et industriels de la région. Il a essayé, sans y parvenir, en raison de la cohue, de serrer la main à tout ce monde, et enfin il a pu s’embarquer, accompagné d’un grand nombre des assistants, pendant que la musique du 2e Tirailleurs Malgaches faisait retentir l’air des accents de la Marseillaise.
Cette grandiose manifestation laissera un souvenir ineffaçable non seulement dans l’esprit de celui qui en a été l’objet, mais encore dans celui de tous ceux qui en ont été les témoins.

Le Tamatave

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13 août 2017

Il y a 100 ans : Ordre à la garde indigène

Le Gouverneur Général a le regret de porter à la connaissance du personnel de la garde indigène la mort glorieuse de M. Muscatelli, inspecteur de 2e classe, capitaine au 22e régiment d’infanterie coloniale, décédé, le 18 avril 1917, à la suite d’une blessure au ventre par éclat d’obus, reçue le 16 avril, alors qu’il conduisait sa compagnie à l’attaque du village de Laffaux (nord-est de Soissons).
M. Muscatelli s’est conduit dans toutes les circonstances en véritable héros.
Il avait été blessé le 28 octobre 1915 à Massiges, cité à l’ordre de la division en février 1916 pour sa belle conduite dans les combats du 3 au 12 février 1916 et fait chevalier de la Légion d’honneur le 25 octobre 1916.
Avant sa mort, le capitaine Muscatelli fut fait officier de la Légion d’honneur.
Il signale également la brillante conduite à l’ennemi de :
1° M. Dousse (Jean), garde principal de 1re classe, sous-lieutenant au 359e régiment d’infanterie, nommé chevalier de la Légion d’honneur par arrêté du ministre de la guerre en date du 17 avril 1917, avec la mention suivante :
« Officier d’une grande bravoure, ayant par son exemple beaucoup d’ascendant sur ses hommes. S’est particulièrement distingué aux combats de juin et juillet 1916. Une blessure (Croix de guerre) » ;
2° M. Chatelain, garde principal de 2e classe, sous-lieutenant au 48e régiment d’infanterie, cité à l’ordre du régiment avec la mention  suivante :
« Officier très vigoureux et d’une grande bravoure. Est resté dans les tranchées de première ligne sous un bombardement extrêmement violent et y a été blessé » ;
3° M. Stattner, garde principal de 2e classe, adjudant au 2e régiment étranger, décoré de la Médaille militaire par arrêté du ministre de la guerre en date du 15 février 1917.
Cet ordre sera lu dans tous les détachements de la garde indigène à l’appel journalier et affiché, en français et en malgache, pendant un mois, dans tous les corps de garde en un lieu apparent.
Tananarive, le 18 juin 1917.
Le Gouverneur Général,
H. Garbit.

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11 août 2017

Il y a 100 ans : Le vin d’honneur du 21 (4)

(Suite et fin.)
Répondant à M. Caucé, M. Garbit a d’abord remercié l’orateur pour les paroles si flatteuses qu’il vient de lui adresser, et remercie ensuite les assistants pour être venus si nombreux lui apporter le témoignage de leur sympathie par une si grandiose manifestation, preuve des liens d’amitié qui les unissent.
Il remercie encore les corps constitués pour la collaboration intelligente et dévouée qu’ils n’ont cessé de lui prêter. S’il a obtenu quelques succès, c’est à leur concours qu’il le doit, car pour donner satisfaction aux besoins du pays, il faut les connaître, et c’est par eux surtout qu’il les a connus.
En présence des témoignages de profonde sympathie qui lui sont prodigués, ce n’est pas sans émotion qu’il s’éloigne de Madagascar ; mais son devoir l’appelle ailleurs.
Bien qu’éloigné, il continuera à suivre avec le plus vif intérêt le développement de la colonie, dont il s’emploiera à défendre les intérêts auprès de la mère patrie, autant qu’il le pourra.
Au jour de la victoire, il se réjouira avec nous mais avec le regret de ne pouvoir se trouver au milieu de nous pour mieux la célébrer. Il espère toutefois qu’après la conclusion de la paix, il reviendra, avec plus d’autorité qu’aujourd’hui, mettre à exécution les projets de travaux utiles que le développement de la Colonie réclame.
Il formule des vœux de bonheur et de prospérité pour tous les assistants, fait des vœux pour le triomphe des alliés et de la France, lève son verre en leur honneur, et en l’honneur des colons de Tamatave, et termine en criant : Vivent les alliés, vive la France !
Les assistants, qui ont vigoureusement applaudi les principaux passages de ce discours, répondent par les cris : Vive la France ! Vive M. Garbit !

M. Garbit doit s’embarquer lundi sur le Sydney.
Le Tamatave lui souhaite un bon voyage et… un prompt retour. Il souhaite également que les hasards de la guerre ne lui soient pas défavorables.

Le Tamatave

Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont maintenant disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 66 titres parus à ce jour.

10 août 2017

Il y a 100 ans : Le vin d’honneur du 21 (3)

(Suite.)
Vous croyez que votre grade de Lieutenant-Colonel d’Artillerie vous crée le devoir, selon vous supérieur, de participer d’une façon plus directe à l’Action, et alors, obéissant à votre conscience de soldat, vous abandonnez gaiement une situation des plus brillantes et des plus enviées, un pays où vous n’avez que des amis, pour aller vous jeter en pleine fournaise et vous mêler à cette pléiade de héros qui, depuis tantôt trois ans, luttent si âprement pour la défense, non seulement de notre Patrie menacée dans son existence, mais encore de la liberté universelle, de la civilisation et du droit compromis. Qui de nous ne s’inclinerait devant une semblable décision ?
Soyez-en certain, Monsieur le Gouverneur Général, tous nos vœux vous accompagnent dans cette nouvelle mission ! Tous ici, nous souhaitons vivement que le Colonel Garbit ait, sur le front, des succès comparables à ceux du Gouverneur Général Garbit à Madagascar ; nous souhaitons que le Livre d’or de notre Colonie s’enrichisse bientôt de quelqu’une de vos actions d’éclat ; nous souhaitons enfin et surtout qu’une fois la vermine allemande chassée des pays qu’elle souille si ignominieusement, une fois anéanti cet empire de bandits militaires qui rêve encore de courber le monde entier sous sa domination brutale et féroce, vous reveniez au milieu de nous, selon l’expression de notre immortel Chant du Départ, beau de votre gloire personnelle, de celle de la France et de ses Alliés, et de la Liberté du Monde reconquise !
Messieurs, je porte un toast en l’honneur de Monsieur Garbit, notre Gouverneur Général, à l’avenir glorieux du Lieutenant-Colonel Garbit et à son prochain retour parmi nous, comblé d’honneurs bien mérités ; et j’adresse un salut fraternel à tous ceux, Français et Alliés, qui sacrifient si généreusement leur vie pour sauvegarder nos libertés à tous !

Inutile d’ajouter que de vigoureux applaudissements ont souligné et fréquemment interrompu cette allocution qui exprimait si bien les sentiments de la population.
 (À suivre.)

Le Tamatave

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4 août 2017

Il y a 100 ans : Le vin d’honneur du 21 (2)

(Suite.)
D’ailleurs ce que nous aimions en vous par-dessus tout, c’était votre grand désir de travailler toujours en communion d’idées avec les éléments représentatifs des colons à qui vous demandiez une incessante collaboration à laquelle nous n’étions pas habitués dans ce pays où la puissance du pouvoir central n’est contrebalancée par aucune institution vraiment libérale ; c’était surtout votre grande accessibilité qui faisait que le plus humble d’entre nous pouvait vous aborder sans crainte, vous exprimer ses doléances, et était à peu près certain de sortir de votre cabinet réconforté, avec un peu plus d’espérance au cœur !
Je me permettrai seulement de faire ici une constatation d’ailleurs toute personnelle ! Il y a plus de trente ans que je partage mon existence entre les principales colonies françaises : Indo-Chine, Afrique Occidentale et Madagascar ; c’est vous dire que j’ai vu passer un certain nombre de Gouverneurs – car si quelqu’un se donnait la peine de vouloir trouver une qualité à notre haute administration coloniale, ce n’est certainement pas dans la stabilité de ses institutions et de son personnel qu’on devrait la chercher ! Eh bien ! je vous le dis en toute sincérité et sans aucune intention de flatterie, parmi tous ces personnages plus ou moins illustres, vous êtes jusqu’à présent le seul qu’il m’ait été donné de voir quitter son poste en ne laissant derrière lui que des regrets unanimes. N’est-ce pas le plus bel éloge qu’on puisse faire de votre administration ?
Si quelque chose peut tempérer la peine que nous éprouvons tous de votre départ, c’est la compréhension de la noble ambition qui en est la cause et du bel exemple qu’il nous donne à tous ! Depuis que vous avez assumé la direction de notre Colonie, vous n’avez cessé de faire contribuer celle-ci à toutes les œuvres de guerre civiles ou militaires. Vous avez ainsi rendu d’incontestables services à la Défense Nationale ; mais vous jugez que cela n’est pas suffisant !
(À suivre.)

Le Tamatave

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3 août 2017

Il y a 100 ans : Le vin d’honneur du 21 (1)

Splendidement réussi a été le vin d’honneur offert jeudi dernier, 21 juin, par la population européenne de Tamatave, à M. le Gouverneur Général Garbit, à l’occasion de son départ de la Colonie.
Le Tout-Tamatave était présent, ainsi que les autorités civiles et militaires de même que les représentants des puissances étrangères, le tout au grand complet.
La salle de l’Hôtel de France, où a été donné le vin d’honneur, était artistiquement ornée à profusion de lumières, de draperies, de fleurs et de drapeaux des Alliés. La musique du 2e tirailleurs agrémentait la soirée.
C’est M. Caucé qui, au nom de la population, a prononcé l’allocution d’usage. La tâche était difficile à remplir pour ne pas tomber dans des redites, en raison des nombreux discours prononcés ces temps derniers sur le même sujet. M. Caucé a triomphé pleinement de cette difficulté, comme on peut s’en rendre compte par la teneur de son allocution que nous donnons ci-après.

Monsieur le Gouverneur Général,
Délégué une nouvelle fois par la Population de Tamatave pour vous présenter ses respectueux hommages, je suis vraiment désolé d’avoir à prononcer aujourd’hui, au lieu des mots habituels de bienvenue, des paroles d’adieu !
Lorsque, lors de mon dernier voyage à Tananarive, vous m’annonçâtes votre prochain départ, je ne pus m’empêcher de vous dire combien vous seriez regretté dans l’île entière, et surtout dans notre ville de Tamatave. Les marques de sympathie que vous recevez tous les jours de tous les côtés, l’affluence que vous voyez ici se presser autour de vous, vous disent mieux que je ne pourrais le faire, que je ne m’étais pas trompé sur les sentiments de mes concitoyens à votre égard.
Est-il nécessaire ou simplement utile de détailler ici les causes multiples de cette profonde sympathie qui unissait toute la Colonie à son Gouverneur ; de rappeler tous vos efforts pour conserver à Madagascar, malgré la crise effroyable qui sévit sur le monde entier, toute son activité industrielle, agricole et commerciale, cela tout en donnant à la Métropole une aide considérable en hommes, en matériel et en matières premières ; d’énumérer les travaux faits et ceux que vous désiriez faire ? Je ne le pense pas ! tous vos actes sont présents à notre mémoire, et tous, nous connaissons quels étaient vos projets d’avenir !
(À suivre.)

Le Tamatave

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1 août 2017

Il y a 100 ans : Les braves

(De La Tribune.)
Nous avons annoncé, il y a quelques mois, la disparition à Verdun de Jules Gros, ancien Receveur des Domaines à Tamatave, qui avait été également en service à Tananarive où il comptait de nombreux amis. Après avoir pris part à tous les combats du front depuis le commencement de la guerre, il était devenu adjudant et avait disparu le 23 février 1916 lors des premières attaques contre Verdun.
Après de longs mois de manque absolu de nouvelles, sa famille apprenait que, grièvement blessé, il avait été fait prisonnier et envoyé dans un camp de représailles en Pologne. Il parvenait quelques mois après à aviser les siens que les mandats et même la nourriture qui lui étaient adressés étaient gardés par les Boches et que le régime infligé aux prisonniers était horrible. Dégoûté d’un tel régime, il décidait de quitter un tel pays. Après avoir employé sept nuits à traverser dans la neige la Forêt Noire, il franchissait le Rhin, traversait la Suisse et arrivait à Lons-le-Saunier le 2 avril, au profond étonnement de sa famille et de ses amis.
Il s’occupe de publier une brochure pour faire connaître le régime infligé aux prisonniers et se propose même de nous en faire parvenir un exemplaire.

M. Garbit à Tamatave

Ainsi qu’on l’avait annoncé, ce matin, un peu après 9 h., M. Garbit est arrivé à Tamatave, où il séjournera jusqu’à l’arrivée du Sidney qui doit le transporter en France. Une foule nombreuse et sympathique était allée l’attendre à la gare, heureuse de lui témoigner sa reconnaissance pour tout ce qu’il a fait et projeté de faire pour notre région.
Le Tamatave

L’or malgache

Afin d’encourager l’exploitation de l’or, un arrêté en date du 9 mars 1917 autorise la colonie à consentir des avances sur les remises d’or qui lui sont faites et à procéder à des achats fermes d’or extrait du sol de la Grande Île.
Ces avances sont consenties sur la base de 2 fr. 60 le gramme, sauf pour l’or d’Ambilobe, pour lequel il n’est attribué que 2 fr. 25, sous réserve d’examen du métal présenté.
La colonie achètera l’or ferme 2 fr. 75 le gramme ; celui d’Ambilobe sera acquis à 2 fr. 40.

Le Courrier colonial

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