Les sangliers continuent leurs déprédations dans certaines
régions de Madagascar et cela est d’autant plus regrettable que, par suite de
la raréfaction de la main-d’œuvre, les cultures ne sont ni aussi étendues, ni
aussi riches qu’avant la guerre.
Andrianampoinimerina, le grand législateur hova dont nous
aimons parfois à citer les sentences, disait aux fokonolona qui se plaignaient
des ravages commis par les porcs des forêts : Puisque vous ne savez pas
protéger vos Faritany contre les
sangliers, j’enverrai mes soldats achever votre ruine.
Le lendemain, les fokonolona savaient protéger leurs cultures et le nombre des sangliers
diminuait.
M. Garbit avait prescrit des mesures et même institué
des primes pour encourager la destruction des sangliers, mais M. Garbit
est en France et, d’ailleurs, le crédit réservé aux primes était bien modeste.
Pas assez cependant puisque avant de le répartir à qui de droit, les bureaux
des « Affaires civiles » et ceux de la « Colonisation » se
querellent à qui distribuera cet argent.
Pendant ce temps, les sangliers continuent leurs exploits.
Personnel colonial
Conformément aux dispositions des articles 12, 13 et 14
du décret du 24 mai 1917, il vient d’être créé à Madagascar un cadre
local permanent du personnel des agents secondaires des phares et balises,
placé sous l’autorité du directeur des T. P.
Ces agents concourront à l’entretien et au fonctionnement de
l’éclairage et du balisage des côtes ainsi qu’à la surveillance et à la
protection des ouvrages à terre et à la mer, sous les ordres des ingénieurs,
conducteurs et commis des T. P.
Ce personnel comprendra des maîtres et des gardiens de
phares, et des gardiens stagiaires.
Le personnel faisant partie du cadre général des ports et
rades de la Grande Île, régi par le décret du 25 mai 1917, est fixé
pour cette colonie à trois officiers (capitaines ou lieutenants) et à un maître
de port.
Le Courrier colonial
Nos Gouverneurs
Nous aurons bientôt dans nos murs deux Gouverneurs Généraux.
On nous promet le troisième pour le mois de septembre.
Abondance de biens ne nuit jamais.
Le Tamatave
Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 75 titres parus à ce jour.
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