December 21, 2007

Deux semaines d'absence studieuse



Je quitte Tana pendant environ deux semaines, pour Toliara. Des vacances? Que nenni!

Le 29 décembre à 11 heures, aura lieu la présentation du roman de Jean-Claude Mouyon, Roman Vrac, en présence de l'auteur. J'en profiterai pour parler un peu des autres activités de la Bibliothèque malgache.
Les choses se passent à l'hôtel-bar-restaurant "Chez Alain" (quartier Sans Fil).
Il s'agit en fait d'une nouvelle édition de ce livre dont je rappelle qu'il est jusqu'à présent disponible sur commande chez Lulu.com. L'impression, à Madagascar même, des 200 premiers exemplaires d'une édition "locale" est presque terminée et l'ouvrage sort donc à Toliara pour les fêtes, en avant-première. Il sera distribué dans les librairies de la capitale au début de l'année prochaine.

Par ailleurs, la Bibliothèque malgache électronique va continuer à croître en mon absence. Deux nouveaux ebooks sont en effet prêts et seront disponibles sous peu.

Avant la fin de l'année, en principe, le 36e volume sera distribué par l'intermédiaire du site Ebooks libres & gratuits. Il s'agit du numéro de juillet 1896 du Bulletin du Comité de Madagascar.

Ensuite, au tout début 2008, comme promis depuis longtemps dans le catalogue complet, un double recueil de poèmes de Jean-Joseph Rabearivelo verra le jour: Presque-Songes, suivi de Traduit de la Nuit. L'écrivain en mort en 1937 et les livres qu'il avait publiés de son vivant passent donc dans le domaine public le 1er janvier prochain. C'est le cas de ces deux livres, parus respectivement en 1934 et 1935.

Comme je ne pourrai pas vous prévenir immédiatement de la disponibilité de ces deux prochains numéros (36 et 37, donc) de la Bibliothèque malgache, je conseille à ceux qui voudront les télécharger rapidement de consulter régulièrement la page d'accueil de Ebooks libres & gratuits.

Il me reste à vous souhaiter de belles et bonnes fêtes, ainsi qu'un excellent début d'année 2008.

A bientôt.

December 19, 2007

Les Pangalanes en vidéo avec Myriam Mersch

La galerie Mikea à Tana s'étend sur Internet en proposant des vidéos. La liste complète est ici. Mais je viens de tomber sur deux petits films mis en ligne hier, et j'ai envie de vous les faire partager tout de suite. Ça dure un quart d'heure au total, et on y voit Myriam Mersch, artiste belge installée à Toamasina, descendre le canal des Pangalanes tout en travaillant, dans un accompagnement musical sommaire qui convient bien au sujet.
Comme c'est la première fois que je place de la vidéo sur ce blog, vous ne m'en voudrez pas s'il y a quelques petits problèmes techniques...



December 12, 2007

Michèle Rakotoson au pays

Il y a deux mois environ, Michèle Rakotoson a sorti un nouveau livre. Sauf erreur, c'est la première fois qu'elle écrit un ouvrage qui n'est pas une fiction. Juillet au pays est sous-titré: Chroniques d'un retour à Madagascar. On ne peut le dire plus précisément.
En juillet 2002 - on se souvient de l'atmosphère singulière de ce moment, la crise post-électorale s'achevait à peine -, elle revient donc. Il y a presque vingt ans qu'elle est partie. Le pouvoir vient de changer de mains. Comment va-t-elle retrouver Madagascar?
Disons tout de suite que le livre est superbe, dans une mise en page dynamique et originale où les illustrations viennent compléter le texte et où quelques effets typographiques, pas trop, juste ce qu'il faut, attirent l'oeil.
Mais c'est évidemment par son texte qu'on attend surtout Michèle Rakotoson. On sent qu'elle a dévoré du regard tout ce qu'elle pouvait observer, qu'elle a capté tous les sons, toutes les odeurs, qu'elle n'a pas oublié un mot de ce qu'on lui a dit pendant ce séjour. On devine aussi qu'elle ne revient pas l'esprit tout à fait serein. Nourrie de son passé, elle a tendance à plaquer sur ce qu'elle voit une grille d'interprétation qui lui paraît évidente, mais dont la pertinence a diminué.
Au moins provoque-t-elle, en ne cachant rien de ce qu'elle ressent et de ce qu'elle pense, la réaction chez le lecteur, parfois secoué dans ses propres certitudes.
Il ne s'agit donc pas d'un livre reposant. Il irrite parfois, il suscitera peut-être des polémiques. Tant mieux puisqu'il déplore, à plusieurs reprises, le fameux "silence malgache"...
Et puis, surtout, c'est un livre d'écrivain, qui a l'art de tracer en quelques lignes le trait juste et celui de donner le ton, comme dans une musique lancinante.

Michèle Rakotoson est, ces jours-ci, doublement au pays puisqu'elle présentera son livre ce vendredi 14 décembre au CEMDLAC (Analakely) à 10 heures. Le lendemain, elle le signera à la librairie Lecture et Loisirs (galerie Zoom, Ankorondrano).

Juillet au pays, par Michèle Rakotoson. Editions Elytis, 208 pages, 20 €.

Je signale aussi un autre récit malgache publié chez le même éditeur au début de l'année: Glissements de terrain, par Dominique Rolland (Editions Elytis, 224 pages, 20 €). Les trois années pendant lesquelles cette ethnologue a étudié les Antemoro de la Matitanana ont donné lieu à un texte magnifique, où l'écart entre la théorie et la réalité se comble petit à petit, dans une véritable remise en question personnelle.

December 9, 2007

Bibliothèque malgache / 35 : Le voyage de Gallieni


Le 35e volume de la Bibliothèque malgache électronique est paru. Il s'agit du Voyage de Gallieni (Cinq mois autour de Madagascar).
Arrivé à Madagascar en 1896 comme gouverneur général, Gallieni (1849-1916) entreprend immédiatement de mettre de l’ordre dans la jeune colonie. Avec des méthodes que l’on qualifiera (prudemment) de musclées.
Après moins de deux ans sous son administration, il entreprend, du 2 juin au 8 octobre 1898, un grand tour de l’île afin de vérifier, et si besoin est de consolider, les résultats de la « pacification ».
Dans sa suite, un officier dont le nom ne nous est pas parvenu relate le voyage (signé X…). Son récit tient évidemment de l’hagiographie : le général Gallieni est accueilli partout sous des arcs de triomphe aux accents de la Marseillaise.
Ce long parcours malgache offre pourtant, sous ses aspects officiels, une vision parfois inattendue de la réalité locale et des pointes d’humour bienvenues. Cette réédition suit le texte publié dans Le Tour du Monde en 1899 et 1900, édité ensuite en volume chez Hachette en 1901.

December 7, 2007

Henry Douliot : son voyage à Madagascar en publication papier


Une nouvelle publication vient de voir le jour: le Journal du voyage fait sur la côte Ouest de Madagascar par Henry Douliot en 1891 et 1892.
C'est un texte auquel je tiens tout particulièrement. Il est en effet d'une qualité très supérieure à sa faible renommée. Cet auteur, qui est tombé malade sans avoir pu mener son projet jusqu'à son terme, et qui est mort à Nosy Be, manifeste en effet ici une sensibilité très fine et une ouverture inhabituelle pour l'époque aux populations qu'il rencontre.
Pour celles et ceux qui préfèrent lire sur papier plutôt que sur écran, il m'a donc semblé nécessaire de redonner vie à ce récit de voyage. Il reste évidemment disponible en téléchargement gratuit ici. Le papier ayant un coût, le volume de 185 pages, qu'on peut commander sur Internet, s'achète 11,30 € + les frais de port.
Pour rappel, le catalogue des ouvrages de la Bibliothèque malgache disponibles en édition papier est disponible ici. Et celui des ebooks en téléchargement gratuit, dans la colonne de droite pour une simple liste des titres ainsi que dans la rubrique "fichiers" du groupe Yahoo pour tous les commentaires.

December 6, 2007

Gallica à Madagascar

Une table ronde se tenait la semaine dernière à Antananarivo (Madagascar), sur le thème « Numérisation et conservation ». Bien qu’en apparence loin du cœur des sociétés où se décident en grand l’avenir de ce domaine (on pense à Google et à sa déclinaison Google Books, évidemment, mais aussi aux projets européens et français), on y a appris deux ou trois choses intéressantes.
Le Fonds Grandidier, par exemple, qui est probablement la plus importante collection d’ouvrages sur Madagascar (plus de 5.000 livres et bien d’autres documents), est en voie de numérisation. Lente, puisque les moyens sont faibles. J’aimerais bien que les choses s’accélèrent, j’en ferais profiter ma Bibliothèque malgache. Bon, on ne pourra pas aller plus vite avec un budget de 10.000 € par an…
Les Archives nationales malgaches sont également numérisées en partie, sur le site Internum – Aristhot. Mais rien n’en est accessible pour l’instant. Je signale le site malgré tout, parce qu’il s’y trouve des choses intéressantes comme, par exemple, certains manuscrits de Zola.
Tout cela pour en venir à l’information majeure, à mes yeux, de cette matinée. J’y ai appris, en effet, que le traitement des documents de la Bibliothèque nationale de France numérisés pour servir à Gallica (dont le site a été récemment modifié) se ferait en partie à Madagascar. En particulier l’établissement des outils de navigation à l’intérieur d’un document, comme la table des matières.
Renseignements complémentaires recueillis ici ou là, c’était en fait déjà le cas. Mais la politique de Bruno Racine qui consiste à augmenter considérablement la partie de la BNF accessible en ligne devrait aussi donner plus de travail aux entreprises malgaches concernées. Bien sûr, les employés seront toujours payés à des salaires malgaches, ce qui explique cette délocalisation. C’est une autre histoire…
P.S. Ceci est la reprise d'une note que j'ai publiée hier dans un autre blog, Livres sur toile. Je crois qu'elle avait aussi sa place ici.

December 5, 2007

Un tournage à Tsaralalana


Scène plutôt inhabituelle, hier en fin d'après-midi, dans un petit bar de Tsaralalana, quartier réputé chaud et peu fréquentable (chaud, c'est vrai, peu fréquentable, je ne suis pas de cet avis): une grosse caméra, un micro tendu au bout d'une perche par un preneur de son, et Régis Michel, un habitué des tournages à Madagascar où il a réalisé plus de 35 films documentaires.
Il termine cette semaine la mise en boîte d'un documentaire consacré à la télévision malgache et, s'il a atterri dans ce bar, c'est parce qu'il s'y trouve une télévision sur laquelle une partie de la clientèle garde un œil plus ou moins attentif. (Et aussi, accessoirement, parce que je l'avais emmené, il y a trois ans, dans le bar d'à côté pour l'interviewer.)
Doly Odeamson, vieux complice que je ne vois pas assez souvent (Régis a plus de chance puisque Doly lui sert de guide avisé dans la plupart des coins de Madagascar où il se rend) était là pour parler de ce que représente la télévision dans la vie des Malgaches. J'avais aussi mon mot à dire, sans certitude de sa pertinence, mais, puisque Régis me l'avait demandé...
Je ne sais pas quand sera diffusé ce documentaire de 30 minutes (ni ce qu'il restera de ce que nous avons pu raconter dans ce bar, Doly, moi-même ou les deux... euh... jeunes personnes du sexe féminin qui fréquentent l'endroit professionnellement). Mais il est réalisé pour la chaîne Arte. Soyez donc attentifs dans les mois qui viennent.
L'image qui accompagne cette note est un clin d'œil à Frédéric Tonolli, que je ne connaissais pas avant-hier, et qui est le caméraman de l'équipe. Non seulement j'ai découvert un homme très attachant, mais aussi l'auteur de ce livre dont je tenais à vous montrer la couverture, Les enfants de la baleine : Un an au pays des Tchouktches de Sibérie, paru en octobre aux Editions de La Martinière. C'est bien loin de Madagascar, mais pourquoi ne pas s'ouvrir, de temps à autre, à des mondes différents?
Comme je n'ai évidemment pas lu l'ouvrage, je ne peux mieux faire que vous en donner la description faite par l'éditeur:
Entre l'Alaska et la Sibérie, vit depuis des siècles un peuple ancestral: les Tchouktches. Frédéric Tonolli, qui a déjà réalisé trois documentaires sur eux, est parti vivre plus d'un an aux côtés de ces chasseurs de baleines dans le village de Ouélen, à quelques kilomètres sous le cercle polaire. Là-bas, la vie quotidienne est rythmée par les départs en mer, l'élevage des rennes et la brutalité de l'hiver. Mais cette civilisation, marquée par la colonisation russe et la découverte de l'alcool, perd son identité. Dans cet ouvrage réalisé à partir de ses carnets de voyage et de ses photographies, l'auteur fait revivre ce monde méconnu et cette lumière unique : un témoignage émouvant et sensible.

December 4, 2007

Pierrot Men, notre incontournable

Les 7es Rencontres africaines de la photo se sont ouvertes à Bamako. Madagascar y est, cette année, bien représenté, en en particulier par Pierrot Men. Un artiste au talent fou mais dont la modestie est telle qu’il n’a jamais fait d’ombre à ses confrères malgaches. Un article de Libération, ce matin, lui fait une place :
Mais à Bamako, il n’y a pas seulement des panoramas glacés et des fadas venus du nord. Dans l’autre grand musée de la capitale malienne, le Musée national, c’est la photographie africaine qui régale. Avec des travaux d’artistes de tous les pays, ou presque, du continent.
Par exemple, de superbes images noir et blanc finement composées du Malgache Pierrot Men, qui mêlent les hommes et leur environnement naturel, dans une ambiance tellurique, dramatique.
Libération, 4 décembre
A côté de lui, Maksim Seth était un autre grand, à l’aura internationale moindre sans doute, mais non négligeable. On lui rend hommage à Bamako :
En plus de l'exposition internationale dont les photos ont été choisies par un comité d'experts et qui constitue sans doute l'épicentre de l'événement, la Bibliothèque nationale accueille l'exposition dite « Hommage » qui, comme indique son intitulé rend hommage au travail de deux photographes récemment décédés : le Guyanais Serge Jongué et le Malgache Maksim Seth.
L’Essor, 26 novembre
Pour en finir avec cette rapide revue de presse, n’oublions pas que Sylvain Ralaivaohita, s’il pratique la danse, n’a pas laissé tomber la photo :
La diaspora africaine est représentée aussi, avec les vélos parisiens pris avec un téléphone portable par le Malgache Sylvain Ralaivaohita, l'Angleterre grisâtre du Ghanéen Salifu Oduro-Idriss ou les pavés urbains de la franco-algérienne Nadia Berkani.
Bamako rend par ailleurs hommage à deux photographes décédés, le Guyanais Serge Jongué et le Malgache Armand Seth Maksim.
France 2, 26 novembre

December 3, 2007

Johnny Hallyday à Madagascar en 2009 ?

C'est une dépêche de l'AFP qui m'apporte l'information, et je me dois de la faire circuler. Johnny Hallyday a programmé sa dernière tournée pour 2009 - jusque-là, ça ne concerne que ceux qui aiment Johnny, et ce n'est que moyennement mon cas - et cette tournée devrait passer par Madagascar.
Je cite la dépêche:
Sa tournée 2009 devrait le mener dans de nombreuses villes de France, notamment dans plusieurs grands stades de province, mais également à Madagascar et à Hanoï, pour des concerts pour des œuvres humanitaires.
Comme vous le voyez, je me retranche derrière cette phrase quasi officielle. Il m'est arrivé, par le passé, d'annoncer des concerts de Jane Birkin ou de Francis Cabrel qui ont fini par ne pas avoir lieu. Méfiance, donc, malgré tout.
Il n'empêche: cette fois, cela a l'air solide puisque, d'après le quotidien suisse Le Matin, Johnny a lui-même fourni la précision hier lors du journal de 20 heures sur TF1:
Hier soir, Johnny a associé sa femme, Laeticia, à ses adieux. «Je vais aller chanter à Madagascar pour soutenir son action pour l'Unicef et sa campagne de vaccination.»
En tout cas, si sa venue se confirme, on peut parier sans risque sur un succès plus grand que celui de la Compagnie créole dont les deux concerts, vendredi et samedi, se sont soldés par un flop retentissant. Ce qui n'empêchait pas la radio branchée par le boucher du marché où je vais boire mon café le matin de diffuser encore un disque du groupe antillais. Histoire de faire regretter leur absence à ceux qui n'étaient pas aux concerts?
C'était "la" nouvelle culturelle du jour.
Et, pour ceux qui n'ont pas le temps d'attendre, il y a toujours la possibilité d'acheter son dernier disque, Le cœur d'un homme. Spécial blues...

November 20, 2007

Bibliothèque malgache / 34 : Souvenirs de Madagascar, par Honoré Lacaze

Le trente-quatrième volume de la Bibliothèque malgache électronique est sorti: les Souvenirs de Madagascar de Honoré Lacaze.

Honoré Lacaze était médecin à la Réunion et rêvait de visiter Madagascar. Son rêve se réalise en septembre 1868, quand il gagne la Grande Île par bateau. Il y restera un peu plus d'une année pendant laquelle ce qu'il pensait de Madagascar se confirme: il ne faut surtout pas que la France envisage de l'occuper, toute tentative dans ce sens ne pouvant se solder que par des catastrophes.

Il s'agit donc d'une voix divergente par rapport à la tendance générale qui se manifeste à l'époque.

La démonstration de Lacaze repose cependant sur des observations parfois douteuses, enclin qu'il est à laisser une large place aux a priori. Elle est en outre parfois confuse et répétitive. Mais son statut de médecin français semble lui avoir ouvert des portes qui laissaient, à l'époque, rarement passer des voyageurs.

November 16, 2007

Revue de presse - Ratsimamanga, Malgache du 20e siècle

La présentation du livre de Suzy Andrée Ramamonjisoa, Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage s'est déroulée mercredi matin au CEMDLAC en présence d'une assistance fournie.
Une partie de celle-ci était faite de journalistes des principaux médias de Madagascar, qui n'ont pas manqué de répercuter l'information dans leurs organes de presse. Je n'ai peut-être pas vu tous les journaux, mais j'en ai regardé beaucoup. Pour y dénicher dix articles, en malgache et en français, parus entre mercredi et aujourd'hui. C'est trop pour les montrer ici sans ralentir considérablement l'affichage de cette page.
Je les ai donc scannés et rangés (mon légendaire sens du rangement!) dans un album photo du groupe Yahoo Bibliothèque malgache
J'invite donc les personnes qui veulent en prendre connaissance à s'inscrire au groupe et à consulter la rubrique "photos" où vous trouverez, dans l'album intitulé Ratsimamanga, l'intégralité de ces articles.
Et, pour rappel, rendez-vous au CCAC demain à 10h30 (ce samedi 17 novembre) au CCAC dans le cadre d'un forum littéraire (entrée libre) consacré à la Bibliothèque malgache. Des livres et des CD (reprenant la totalité des textes libres de droits disponibles) seront en vente.

November 13, 2007

Samedi, rendez-vous avec la Bibliothèque malgache au CCAC

Bonjour,

La Bibliothèque malgache se présente au public, ce samedi 17 novembre à 10h30, au Centre culturel Albert Camus d'Antananarivo. L'entrée est libre.

J'ai eu l'occasion déjà, il y a un peu moins d'un mois, d'aller en parler à l'Alliance franco-malgache d'Antsirabe - comme en avant-première. Le public était nombreux et les questions ont prouvé son intérêt pour les ouvrages publiés.

Cette fois, on fait les choses en grand, dans la belle salle de spectacles du CCAC. J'aurai le privilège d'être interrogé par Laurence Ink, dont Chants de corail et d'argent (Editions Robert Laffont), inspiré par la vie de Jean Laborde, est un des plus beaux romans publié ces dernières années sur Madagascar. Elle a aussi, tout récemment, accompli un formidable travail d'édition des Lettres de Madagascar de Jean Paulhan (Editions Claire Paulhan).

Avant cette date, dès demain matin, le CEMDLAC (Centre malgache pour le Développement de la Lecture Publique), tout à côté, sur la même avenue de l'Indépendance, accueille le lancement malgache du livre de Suzy Andrée Ramamonjisoa, Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage , publié aussi par la Bibliothèque malgache et que l'on peut commander par Internet (en suivant le lien du titre).

J'espère en tout cas vous voir nombreux mercredi et samedi, ce sera l'occasion de partager
vos impressions sur ce travail éditorial et de répondre à vos questions.

A très bientôt.

Pierre

November 11, 2007

Bibliothèque malgache / 33 : Bulletin du Comité de Madagascar, mai 1896

La Bibliothèque malgache électronique croît (et embellit?). Le trente-troisième titre de la collection née il y a un peu plus d'un an est à présent disponible - et je vous souffle, sous le sceau du secret, que le trente-quatrième est prêt.

Je reviens à cette publication dont je réédite tous les numéros qui me sont accessibles, le Bulletin du Comité de Madagascar, dont voici donc la livraison de mai 1896. Les 14 premiers numéros sont donc maintenant réédités.

Au sommaire de celui-ci, la politique française à Madagascar occupe le premier rang des préoccupations. On voit bien comment la nouvelle colonie est dorénavant administrée à partir de la France, même si les détails restent encore à régler. La question des droits de douane et celle de l’abolition de l’esclavage sont abondamment discutées, dans la presse comme au Parlement. Les objectifs sont de plus en plus clairement exprimés: faire de Madagascar un territoire qui ne coûtera rien et rapportera en revanche un maximum.

Voici le lien de téléchargement en Word ou PDF: http://www.ebooksgratuits.com/details.php?book=1532 .

November 2, 2007

Bibliothèque malgache / 32 : Emile Blavet, Au pays malgache

Le trente-deuxième volume de la Bibliothèque malgache électronique est disponible: Au pays malgache , d'Émile Blavet.
On ne sait trop ce qui a poussé Émile Blavet (1838-1910) à s'embarquer, en février 1896, pour Madagascar. Auteur d'opéras et dramaturge, il était aussi journaliste et pratiquait La vie parisienne (titre de plusieurs de ses livres, signés du pseudonyme de Parisis) avec un certain talent.
Du moins, s'il faut en croire Zola, préfaçant un de ses ouvrages: «Vous êtes, mon cher confrère, un des rares chroniqueurs entre les mains desquels on peut se mettre en toute sécurité, car vous n'êtes pas seulement un œil qui voit et une oreille qui écoute: vous êtes encore un esprit qui apprécie et qui juge.»
Madagascar n'est pas Paris, mais l'homme qui s'y rend ne change pas. Il importe avec lui ses préjugés et ses références littéraires. «Son racisme béat», écrit Jean-Louis Joubert.

October 19, 2007

LITTERATURE : APPEL A CANDIDATURE

Afin d’identifier de jeunes auteurs, le CCAC lance un appel, afin de recevoir des manuscrits inédits, tous genres littéraires confondus.

Ils doivent être déposés à la médiathèque avant le 15 décembre 2007.
S’il s’agit de poésie : 80 textes minimum.
S’il s’agir de nouvelles, 10 nouvelles minimum.
S’il s’agit d’un roman, 200 pages minimum.

Ces textes seront soumis à un comité de lecture, piloté par Madame Charlotte RAFENOMANJATO, présidente d’honneur de la SEROI (Société des écrivains de l’Océan Indien).

5 auteurs seront sélectionnés, et présentés lors d’un forum littéraire au CCAC le samedi 16 février 2008, à 10 h 30.


Contact
:
Mamy Yves RAKOTOMANGA
tél : 22 236 47
medanim@ccac.mg

30 et presque-lire : nuit de l’écrit – coordonnée par Kouam Tawa

Dans le cadre de l’exposition « 30 et presque-songes », le Centre Culturel Albert Camus organise une grande nuit de l’écrit, « 30 et presque-lire ».

AU PROGRAMME
:
- à partir de 14h :
Des enfants des écoles tiendront une scène ouverte.

- à partir de 19 h :
* Hommage à Rabearivelo : lecture proposée et coordonnée par Kouam Tawa, dramaturge camerounais actuellement en résidence d’écritue à Antananarivo. Auteur et animateur d’ateliers d’écriture, il consacre sa vie à la littérature, et est lauréat de nombreux prix. Son travail circule aussi bien en Afrique qu’en Europe. Son parcours a été très influencé par les auteurs malgaches.
Cette lecture verra la participation de Christiane Ramanantsoa (metteur en scène et comédienne), Fela Razafiarison (comédienne) et Josoa Harilalaina (comédien).
* « 30 personnalités pour 30 textes » : des écrivains, mais pas seulement…, pour partager des moments d’émotion, dont Rado, Solofo José, Charlotte Rafenomanjato, Noro Rabearivelo...
* « 30 et quelques autres » : la parole est donnée au public. Slameurs, poètes, auteurs ou amoureux de la langue sont invités à faire en sorte que la nuit soit la plus longue possible !

A la section Jeunesse de la médiathèque du CCAC,
« Le Tour de la bibliothèque en 30 romans ».
Durent tout le mois d’octobre, les jeunes lecteurs sont invités à analyser 30 titres. Les 3 meilleures critiques seront publiées en coups de cœur sur le site www.ccac.mg
Fin octobre, au CCAC, atelier d’écriture dirigé par Kouam Tawa.

October 17, 2007

Un livre majeur pour le centenaire d'Albert Rakoto Ratsimamanga


Faut-il présenter Albert Rakoto Ratsimamanga? Non, probablement. Né le 26 Décembre 1907 à Antananarivo, il aurait eu cent ans à la fin de cette année.
La Bibliothèque malgache contemporaine est fière de publier, à cette occasion, le premier volume des entretiens que Suzy Andrée Ramamonjisoa a eus avec lui.
Albert Rakoto Ratsimamanga, par ses travaux scientifiques comme par sa présence sur la scène nationale et internationale, mérite le beau titre de « Malgache du XXe siècle » décerné en 1999 par ses compatriotes. Sa personnalité a marqué l’histoire de Madagascar avant et après l’Indépendance.
Suzy Andrée Ramamonjisoa s’était longuement entretenue avec lui. Ses questions ont favorisé une mémoire sensible sur le passé malgache, l’héritage, et des réflexions pour une culture d’enracinement et d’ouverture.
Dans ce premier volume, le dialogue respire l’intelligence sensible et la joie de vivre dans une recherche constante d’harmonie. Il propose aux nouvelles générations une vision prospective utilisant leur héritage pour avancer avec optimisme dans la construction de leur efficacité dans le XXIe siècle.
Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage est un ouvrage de 242 pages disponible dès maintenant sur commande. Le lien donne accès à la fiche technique du livre et permet de lire quelques pages.

October 5, 2007

A lire (probablement) : Dictionnaire de la France coloniale


A force de rééditer des textes datant de l'époque coloniale, non, je ne crois pas que je perds la distance nécessaire à laquelle il faut les tenir, ni le regard critique avec lequel je les lis. Et j'espère que c'est pareil pour vous.
Car je ne suis pas prêt, comme certains le réclament pour Tintin au Congo, à faire précéder chaque ouvrage d'un avertissement prévenant que le contexte de l'époque, et ceci, et cela, etc. Vous m'avez compris.
En revanche, il n'est jamais inutile de compléter l'information brute, livrée à chaud par des auteurs qui étaient dans le bain de la colonisation, "oeuvre de civilisation" (n'est-ce pas?), sans se poser la moindre question.
Donc, se tourner vers des historiens contemporains à la documentation exhaustive et à l'analyse pointue ne peut pas faire de tort, au contraire. C'est pourquoi je signale la parution, le 11 octobre, d'un Dictionnaire de la France coloniale sous la direction de Jean-Pierre Rioux (Flammarion, 944 pages, 59 €), sur lequel je viens de lire un article dans Le Figaro.
Il s'y trouve probablement bien des choses intéressantes sur Madagascar...

October 4, 2007

Bibliothèque malgache / 31 : L'expédition de Madagascar, par Edouard Hocquard

Voici le 31e titre de la Bibliothèque malgache électronique: le journal de campagne d'Edouard Hocquard, intitulé L'expédition de Madagascar.

Charles-Edouard Hocquard (1853-1911) était médecin militaire. C'est à ce titre qu'il passa un peu plus de deux ans au Tonkin, de 1884 à 1886. Il en ramena un livre, Une campagne au Tonkin, et des photographies.
Fin 1894, il fut chargé de trouver à Madagascar un endroit d'implantation pour le sanatorium destiné à accueillir les malades du corps expéditionnaire. Et il accompagna ensuite celui-ci, de Majunga à Tananarive, d'avril à décembre 1895. Son journal de la campagne militaire a été publié en 1897 dans Le Tour du Monde (et en volume la même année).
Ce témoignage de première main ne s'embarrasse pas de questions humanitaires: la mission est de conquérir Madagascar, sans états d'âme. C'est dire que les Malgaches, comme dans l'ensemble de la littérature liée à la conquête française, ne sont pas souvent envisagés sous le meilleur angle.

September 27, 2007

Roman Vrac, une autre voix du Sud malgache

Attention : chef-d'oeuvre !

Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et se consacre dorénavant à l’écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il a posé son sac depuis une quinzaine d’années.

Certains s'en souviennent peut-être, L'Express de Madagascar avait publié en feuilleton, il y a quelques années, une première version de Roman Vrac. Depuis, l'auteur a continué à travaillé son texte pour en faire un triple roman achevé. Une voix forte traversée par toutes les voix des personnages. Un livre qui approche la perfection dans son écriture fébrile, son mouvement incessant, sa gaieté parfois obscurcie de colère. C'est doux et râpeux à la fois, peut-être comme du rhum en vrac.

Bref, un moment de littérature inoubliable.

Il faut les voir ces perdus de l’existence, Tai Be, l’Archi, L.R., Caca Citron, le narrateur et tant d’autres… les voir pour croire en leur destinée au fin fond de nulle-part-sur-rien dans le sud squelettique de Madagascar.
En prise directe avec le quotidien de leurs amis autochtones et la réalité abrupte d’un pays à la fois magique et désespérant.
Une relation passionnelle.
Ces trois courts romans réunis sous le titre générique de Roman vrac, drôles, mordants, tragiques, reflètent les affres mais aussi les joies que connaissent les étrangers du monde entier.
Et comme dit l'autre, si on n'est pas entrés dans l'histoire on reste becs et ongles bien ancrés dans la vie.
Et qu'on se marre !

Pour en savoir plus, on peut lire quelques pages sur la page Internet Roman Vrac où cette trilogie romanesque (204 pages) peut aussi être commandée (13,56 € + frais de port).

P.S. On pourrait penser que l'éditeur abuse des superlatifs afin de vendre le livre publié. Non. Je suis tout simplement fier, très fier, de donner vie à ce texte.

September 20, 2007

Le trentième titre de la Bibliothèque malgache électronique

La Bibliothèque malgache électronique aura un an à la fin du mois prochain. J'ai la grande joie de vous en annoncer le trentième titre. Cela commence à faire, me semble-t-il, une jolie collection.
En réalité, je vous ai déjà présenté le texte, puisqu'il a été disponible en version papier payante avant de l'être en version électronique gratuite. Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée est un roman signé Léo Dex (Edouard Debureaux, en fait) et Maurice Dibos. Je vous renvoie donc à un message précédent pour la description.
Ce trentième titre me donne envie de faire un petit bilan des téléchargements, au nombre total de 13.900 ce matin, depuis la création de la BME.
Les récits de voyage y ont la cote, en particulier celui de Désiré Charnay, Madagascar à vol d'oiseau, chargé 1.186 fois dans sa première édition, et 820 dans la seconde (avec les illustrations). Un ouvrage vient donc, pour la première fois, de franchir le cap honorable des 2.000 exemplaires.
Le récit d'Ida Pfeiffer a été chargé 857 fois. Celui de Louis Catat, 716 fois. De Marius Cazeneuve, 661. D'André Coppalle, 632.
Un roman se trouve aussi dans le groupe de tête des chargements: La coutume des ancêtres, de Charles Renel (772 fois).
Et je note avec intérêt que les 13 numéros actuellement réédités du Bulletin du Comité de Madagascar, susceptibles d'intéresser un public moins large, totalisent 4.239 chargements, soit 326 par livraison.
Assez de chiffres, pensons à la lecture: voici le lien pour charger le dernier ouvrage paru.
Pour rappel, tous les autres liens se trouvent dans la liste ci-contre, à droite, ainsi que dans le catalogue (rubrique "Fichiers") du groupe Yahoo Bibliothèque malgache dont toute personne intéressée par le projet peut devenir membre.

September 17, 2007

Le Voyage à Madagascar de Louis Catat, un classique



Voici le plus volumineux, à ces jour, des volumes papier de la Bibliothèque malgache. 370 pages pour un voyage hors du commun qui reste, aujourd'hui, un classique du genre. Le Voyage à Madagascar de Louis Catat relate presque deux ans de pérégrinations à travers la Grande Ile. Sa mission, comme il l'expliquait lui-même dans une conférence, consistait à « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d’une manière générale, faire connaître cette grande île ». Mission menée à bien dans un périple d’environ 8.000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l’est par la « route de Radama », le nord et l’ouest en traversant l’île dans toute sa largeur jusqu’à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est.
Ce texte est disponible gratuitement en livre électronique à cette adresse, sur le site Ebooks libres & gratuits. Mais, comme il n'avait jamais, à ma connaissance, été réédité depuis la fin du dix-neuvième siècle, peut-être des lecteurs seront-ils désireux d'acquérir pour 15€ (frais de port en sus) un ouvrage dont l'édition originale se vend entre 150 et 300€ - avec, il est vrai, des illustrations que je n'ai pu utiliser dans l'édition de la Bibliothèque malgache.
Suivez le lien pour voir la fiche du Voyage à Madagascar.
Pour rappel, l'ensemble des ouvrages publiés sur papier est visible sur la page de la Bibliothèque malgache.
Bonnes lectures.

September 6, 2007

A travers Madagascar insurgée, le roman d'un voyage en ballon réédité


Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits étant en congés pour quelques jours encore, les publications de la Bibliothèque malgache électronique sont en attente de son retour.
Mais le prochain e-book (le trentième de la collection) est déjà disponible sous forme de livre.

C'est le roman de Léo Dex et Maurice Dibos, Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée. (228 pages, 12,16 € + frais de port.)

Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Ile.
Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894.
Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.

L'ouvrage est le septième de la collection papier de la Bibliothèque malgache, à quoi il faut ajouter un titre (et d'autres en préparation) de la Bibliothèque malgache contemporaine. Toute la collection est visible dans ma "boutique".
Pour tous les détails concernant ce titre en particulier, voir ici.

August 27, 2007

Revue de presse

Les Nouvelles publient, ce matin, un article consacré à la Bibliothèque malgache. J'ignore si cet article est illustré et comment, la version papier ne m'arrivera que tout à l'heure.
C'est en tout cas la première fois que paraît, dans la presse malgache, autre chose que les communiqués rédigés par moi-même. C'est bien. Même si cela m'oblige, pour que les choses soient claires, à préciser certains points, après l'article. Que voici, tel quel.

La bibliothèque malgache version papier

Depuis le 25 juillet, Pierre Maury, journaliste et critique littéraire, s'est mis à l'édition. L'affaire ne date pas de ce jour. En octobre 2006, il crée l' «e-book», sur Internet ; Entendez par là, la possibilité pour un lecteur assidu et intéressé par les publications sur Madagascar, de lire ou de télécharger des livres qui se font rares, voire introuvables. Il a pu réaliser ce concept grâce à des éditions «libre de droit», c'est-à-dire exempt de tout droits d'auteur. Une dizaine de titres étaient proposés aux lecteurs. Après des mois et 3000 visiteurs demandeurs, il décide de passer à la vitesse supérieure.
Une demande croissante
Le prix du papier a appauvri le marché du livre. Or un vrai lecteur tient à tenir dans ses mains un vrai livre. Pour eux, Pierre Maury décide de poser ces romans et études sur papier. Pour ce faire, il étudie avec un éditeur de renom basé aux Etats-Unis et ayant des représentations en Europe le coût de cette opération. Cette société d'édition répondant au nom de Lulu.com, est capable d'éditer des livres à moindre coût de par la masse de ses commandes (15 euros au lieu de 190)
Les auteurs contemporains aussi
Par cette initiative, c'est une réédition d'ouvrages écrits par des auteurs souvent méconnus que Pierre Maury veut défendre. Encore en cours d'évaluation pour savoir si les imprimeries locales peuvent produire à moindre coût, il souhaite aussi favoriser la production d'auteurs contemporains malgaches et espère participer à sa manière à la redynamisation de l'industrie du livre. Tout auteur intéressé par cette relance peut taper le site bibliothèque malgache.com, pour de plus amples informations. «Les Nouvelles» participe à sa façon à cette entreprise en publiant tous les jours à ses lecteurs quelques lignes d'un ouvrage intitulé «Magie et diplomatie à la cour de Madagascar» écrit par Marius Cazeneuve, dès ce jour.
Renée Raza
Les Nouvelles, lundi 27 août 2007.

Et voici les indispensables mises au point:
La Bibliothèque malgache électronique compte actuellement 29 titres téléchargés, au total, 12721 fois. Le prix de revient d'un ouvrage papier chez Lulu.com est, en réalité, variable. J'ai payé en effet 15 euros le volume en moyenne, frais de port compris, pour les six premiers titres commandés et envoyés ensemble à Madagascar. J'ignore d'où vient le chiffre de 190...? Quant au site "bibliothèque malgache.com", à ma connaissance, il n'existe pas. La véritable adresse est celle où vous vous trouvez.

KoolSaina.com

August 26, 2007

Marius Cazeneuve en feuilleton dans "Les Nouvelles"


Le rôle de la Bibliothèque malgache consistant à faire circuler des textes oubliés et/ou difficiles à trouver, j'ai donné au quotidien malgache (de langue française) Les Nouvelles le récit de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar, magie et diplomatie.
C'est à mon sens un des ouvrages les plus savoureux de la collection. J'en avais d'ailleurs fait le premier volume papier d'une série qui compte maintenant sept volumes, tous récemment revus et corrigés. Le caractère des livres me semblait en effet un peu petit pour les yeux fatigués des grands lecteurs (Garamond corps 11) et je suis passé en corps 12, ce qui m'a contraint à revoir la mise en page. Pour, autant que possible, ne pas augmenter l'épaisseur des volumes, j'ai dû renoncer à débuter tous les chapitres en "belle page", comme on dit (sur une page de droite). Le plus grand confort de lecture méritait bien, je crois, ce sacrifice.
Il existe donc maintenant trois moyens de lire ce livre:

1. Toujours gratuitement sous forme d'ebook (format PDF ou Word) dans la Bibliothèque malgache électronique hébergée par Ebooks libres & gratuits. Suivez ce lien pour ouvrir la page de téléchargement. Il reste malheureusement quelques coquilles dans le texte. Peu. Trop quand même à mon goût. Mais il faudrait remplacer les fichiers sur un site que je ne gère pas, et j'ai quelques scrupules à donner du travail supplémentaire aux animateurs d'Ebooks libres & gratuits qui en font déjà tellement pour la littérature...

2. A partir de ce lundi 27, on peut donc lire aussi A la cour de Madagascar sous forme de feuilleton, à partir du texte revu et corrigé. Chaque parution sera, je suppose, mise en ligne quotidiennement sur le site des Nouvelles. Mais je ne saurais trop vous conseiller de vous abonner (toujours gratuitement) à ce journal. Vous bénéficierez ainsi, en même temps et pour le même prix, de la totalité des articles du jour - ceux qui concernent Madagascar, du moins. Dans la bannière en haut de page d'accueil, à droite, vous trouvez la mention: "Gratuit - Journal électronique". Immédiatement dessous, le bouton "S'abonner!" conduit à un formulaire. Après avoir rempli celui-ci, vous recevrez tous les matins, très tôt (en moyenne, 3 heures du matin heure malgache), le journal dans votre boîte. C'est encore mieux que le facteur! Le fichier ZIP (à décompresser, donc) "pèse" aux environs de 300 Ko, ce qui est bien peu pour la quantité d'informations fournie.

3. Pour les impatients qui aiment en outre posséder un livre sur papier, A la cour de Madagascar est disponible, sur commande, à cette adresse. Il coûte 14$87, à quoi il faut ajouter les frais de port. Le prix me paraît raisonnable pour un ouvrage de 267 pages.

Et, si la formule du livre imprimé vous séduit, tous les titres disponibles sont groupés sur une même page. C'est, si on veut, ma "boutique". Six titres actuellement dans la Bibliothèque malgache proprement dite, un dans la Bibliothèque malgache contemporaine. Et des tas, des tas, en préparation. Affaire à suivre, donc.

August 10, 2007

Bibliothèque malgache / 29 : Bulletin du Comité de Madagascar, avril 1896

Entre les «vrais» livres, je poursuis la réédition du Bulletin du Comité de Madagascar. Une mine d'informations sur les premiers temps de la colonisation française. Voici déjà le treizième numéro publié dans la Bibliothèque malgache électronique (le 29e de la collection), celui d'avril 1896.
L'essentiel du sommaire est constitué par le début d'un long compte-rendu d'un débat sur Madagascar au Parlement français. Le 19 mars, les députés Charmes, Develle et Turrel interpellent le gouvernement sur «l'arrangement» de Tananarive du 18 janvier, et revendiquent le passage devant eux d'une loi qui précise le statut de Madagascar.
Entre autres informations de ce numéro, signalons que le prix de l'absinthe Pernod est sensiblement en hausse. Et que le tarif des porteurs rend toutes les marchandises trop chères...

August 3, 2007

Bibliothèque malgache / 28 : Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar, de Henry Douliot

Les volumes de la Bibliothèque malgache électronique se suivent et ne se ressemblent pas. Après l'ouvrage assez fantaisiste de Lapanne, voici le Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar de Henry Douliot, 28e titre de la collection.
Un voyage interrompu, malheureusement, car il est de très grande qualité.
De juin 1891 à mai 1892, Henry Douliot (1859-1892) herborise dans la région de Morondava, puis de Maintirano. Il fait beaucoup plus que cela, en réalité: il vit avec la population et il maîtrise suffisamment le sakalava pour tenir des conversations pleines d'informations.
On peut rêver à ce qu'aurait été ce récit si son auteur n'avait pas été frappé par la fièvre qui allait avoir raison de lui à Nosy Be, où il avait été transporté pour y être hospitalisé.
Moins connu que le voyage de Louis Catat (également disponible dans la Bibliothèque malgache électronique), celui-ci est du même niveau d'intérêt. Il est vrai qu'au contraire du récit de Catat, celui de Douliot n'est jamais paru dans une édition illustrée, ce qui excite donc beaucoup moins les collectionneurs. Mais les lecteurs vont se régaler.

July 31, 2007

Bibliothèque malgache / 27 : Six semaines à Madagascar, de C.R. Lapanne

Le 27e titre de la Bibliothèque malgache électronique vient de paraître. (Il y a quelques jours, en fait, mais j'étais à Toliara.)
C'est un curieux récit, d'un auteur dont nous ne savons rien (même pas la date de la mort, et c'est par hypothèse que je le suppose tombé dans le domaine public).
Six semaines à Madagascar se présente comme un voyage effectué dans le but de prendre des contacts pour une société qui veut investir à Madagascar. Mais aucun détail de ce projet n'est fourni.
Le sujet de l'ouvrage est le voyage lui-même, de Majunga à Tananarive avec quelques détours, situé dans le temps, immédiatement après l'expédition française de 1895. Mais les détails semblent nourris davantage par la fantaisie que par l'observation, à tel point qu'on se demande si ce Lapanne a vraiment mis les pieds à Madagascar. Il prend Ranavalona III pour «Ranavalo II», pour ne donner qu'un exemple. Par ailleurs, il fait un usage très personnel des virgules.
Ce petit livre, illustré par quelques gravures, est néanmoins révélateur de l'intérêt porté à Madagascar à la fin du 19e siècle.
Bonne lecture.

July 12, 2007

Bibliothèque malgache / 26 : Louis Catat - Voyage à Madagascar


Voici le 26e titre de la Bibliothèque malgache électronique, une lecture assez copieuse (296 pages) qui mérite une attention toute particulière en raison de sa qualité : le Voyage à Madagascar de Louis Catat, publié en 1893 et 1894 dans Le Tour du Monde, puis édité dans un volume devenu aujourd'hui très coûteux. J'ai suivi le texte de la première édition en revue, sans pouvoir malheureusement en reprendre les illustrations, trop mal reproduites dans la copie que j'ai utilisée. Un jour, peut-être pourrai-je donner de ce texte une édition illustrée. (L'image ci-dessus est une photo prise par Louis Catat lui-même, dont la reproduction vient du Fonds Grandidier.)
Chargé d'une mission scientifique, le Dr Louis Catat (1859-1933) débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu'à la fin de l'année suivante pour (je le cite) : « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d'une manière générale, faire connaître cette grande île. »
Mission menée à bien dans un périple d'environ 8000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l'est par la « route de Radama », le nord et l'ouest en traversant l'île dans toute sa largeur jusqu'à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.

July 2, 2007

10.000 téléchargements de la Bibliothèque malgache électronique

Ce matin, la Bibliothèque malgache électronique a franchi le cap honorable des 10.000 téléchargements. Je sais bien, nous savons tous, que la qualité d'une telle entreprise ne se juge pas au nombre de fois qu'un ouvrage a été chargé. Mais quand même, je ne vois pas pourquoi je cacherais le plaisir que j'ai à annoncer cette nouvelle.
Pour rappel, 25 volumes de textes anciens sur Madagascar sont disponibles sur le site Ebooks libres & gratuits. Deux autres sont prêts et ne devraient pas tarder à y faire leur apparition, pendant que je travaille au 28ème. Une affaire à suivre, donc. Pour celles et ceux qui s'intéressent aux listes de best-sellers, voici le "top 5" des titres les plus téléchargés:
1. Désiré Charnay. Madagascar à vol d'oiseau : 1871 fois (1137 pour le texte seul, 734 pour l'édition illustrée)
2. Ida Pfeiffer. Voyage à Madagascar : 771
3. Charles Renel. La coutume des ancêtres : 699
4. André Coppalle. Voyage à la capitale du roi Radama : 577
5. Bulletin du Comité de Madagascar, 1ère année, n° 9, décembre 1895 : 566
Pour rappel, l'ensemble du catalogue, comprenant les autres formes de publication de la Bibliothèque malgache et une liste de titres en préparation, est disponible dans la rubrique Fichiers du groupe. Si vous n'en êtes pas membre, on vous demandera probablement de vous inscrire et vous pourrez choisir de recevoir ou non les messages, voire même de ne recevoir que les annonces importantes - généralement les nouveautés.

June 27, 2007

Un 25e e-book pour la Fête de l'Indépendance

Enfin! diront ceux qui s'impatientaient. Il n'y avait eu aucune nouvelle parution de la Bibliothèque malgache électronique (BME) depuis plus d'un mois. Comme vous le savez, l'étape finale de publication des ouvrages ne dépend pas de moi mais du groupe Ebooks libres & gratuits . Dont la plupart des membres ignorent probablement que le 26 juin est le jour de la Fête de l'Indépendance. C'est pourtant ce jour-là qui a été choisi pour mettre en ligne le 25e volume de la BME: le Bulletin du Comité de Madagascar - 2ème année - n°3 - mars 1896.
Au sommaire de ce numéro, le début d'une étude sur la culture du caféier. Le Comité est toujours attentif à fournir des renseignements pratiques aux colons et futurs colons. On y trouve aussi les statistiques du mouvement commercial de «Nossi-Bé» (orthographe d'époque) en 1894. Parmi les événements notables de Madagascar, qui s'étendent à la Réunion et jusqu'à Maurice, on relève l'arrivée du nouveau résident général, M. Laroche, tandis que le général Duchesne, son prédécesseur, quitte la Grande Île et reçoit un accueil triomphal à Marseille.
Tout cela reste à suivre, bien entendu, puisque je publierai les numéros suivants du Bulletin et que, déjà, deux autres e-books sont prêts. Je vous informerai, au fur et à mesure, de leur arrivée sur Internet.

June 21, 2007

Wikisource se nourrit de la Bibliothèque malgache électronique

En attendant la publication prochaine des deux nouveaux titres de la Bibliothèque malgache électronique (ils sont prêts) par Ebooks libres & gratuits , je continue à transférer certains ouvrages chez Wikisource. Pour compenser, comme promis, la fiction de Gabriel de La Landelle inspirée par la vie de Benyowszky (un nom à l'orthographe variable), je viens de rendre disponible l'ouvrage plus sérieux de Prosper Cultru, Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle : Benyowszky.
J'ai découvert en même temps l'existence d'un autre ouvrage consacré au même personnage, beaucoup plus récent (et dont je ne suis responsable en rien). Il s'agit d'un travail universitaire réalisé par Paule Vacher en 1970 à la Faculté des lettres et Sciences Humaines de Tananarive, et publié l'an dernier par Clio en @frique, bulletin de recherches en anthropologie et en histoire de l'Afrique édité par le Centre d'Étude des Mondes Africains-site d'Aix-en-Provence. Ce livre peut être consulté en ligne ou téléchargé au format PDF.
Par ailleurs, pour en finir avec les nouvelles fraîches de Wikisource, deux ouvrages de la Bibliothèque malgache électronique y ont également été mis en ligne par d'autres contributeurs. Les Chansons madécasses de Parny n'utilisent cependant pas la version que j'ai donnée d'après l'édition originale mais a été recopiée sur une édition de 2001. En revanche, Madagascar, de Saint-Amand a été repris de mon édition Ebook . C'est donc bien, en principe, le même texte - je n'ai pas vérifié.

June 15, 2007

Un troisième titre de la Bibliothèque malgache sur Wikisource

Le dernier des flibustiers, de Gabriel de La Landelle, paru en 1884, est le troisième titre de la Bibliothèque malgache disponible sur Wikisource .
Béniowski, pour reprendre l'orthographe du livre, était un aventurier du 18e siècle. D'origine polonaise, il a connu bien des tribulations en Europe et en Asie avant de débarquer à Madagascar où il s'est lancé dans une grande entreprise conquérante. «Roi des rois» de Madagascar, il a lui-même raconté sa vie dans des Mémoires que Gabriel de La Landelle (1812-1886) pille allègrement. C'est loin d'être un chef-d'oeuvre mais le livre est intéressant en montrant ce qu'un auteur français pensait de Madagascar comme territoire riche en potentiel - avant la véritable colonisation.
Ce n'est pas le meilleur de la Bibliothèque malgache. Mais le personnage est pour le moins curieux, et il vaut la peine de le lire en comparaison avec l'ouvrage de Prosper Cultru, Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle: Benyowszky. A charge pour moi de le transférer prochainement aussi sur Wikisource.

June 10, 2007

Un groupe Yahoo pour une meilleure communication

Les plus attentifs d'entre vous ont peut-être remarqué un petit changement dans la présentation (ci-contre) de la Bibliothèque malgache. Là où, auparavant, j'invitais à s'abonner à une lettre d'informations, je propose maintenant de rejoindre le groupe Yahoo Bibliothèque malgache.
Ce sera désormais le lieu de tous les échanges et de toutes les informations à propos de mes publications d'ouvrages sur Madagascar. Si vous désirez suivre cette activité de près, je vous y invite également. C'est utile surtout pour ceux qui ne pensent pas à venir régulièrement ici ou qui n'utilisent pas un agrégateur de fils RSS.
Il est par ailleurs plus facile de tenir à jour un catalogue complet de la Bibliothèque malgache dans les fichiers d'un groupe. Vous le trouvez dès maintenant à cet endroit. Certes, toutes les informations qu'il contient ont déjà été diffusées sur ce blog - qui continue sa vie, d'ailleurs. Mais, au fur et à mesure que le temps passe, le contenu d'un catalogue comme celui-là se disperse entre des posts qui vont d'octobre 2006 à maintenant et même... plus tard.
Par ailleurs, chacun gère lui-même son inscription, sa désinscription à un groupe, et jusqu'à la manière de recevoir les messages.
A bientôt, donc, ici et .

June 6, 2007

Wikisource, ça continue !

Un deuxième ouvrage de la Bibliothèque malgache est disponible depuis ce matin sur le site de Wikisource. Il s'agit du roman d'Adolphe Badin, Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l'Expédition, qui était déjà disponible chez Ebooks libres & gratuits où il avait suscité deux commentaires:
Encore merci. Je vais commencer la lecture dès ce soir.
Et:
Depuis longtemps, j'ai attendu de trouver un ouvrage pareil et enfin, en voilà un!
Bonnes lectures, que vous choisissiez l'ebook ou la lecture en ligne telle qu'elle est pratiquée chez Wikisource.

May 31, 2007

La Bibliothèque malgache sur Wikisource

La Bibliothèque malgache poursuit son expansion en adoptant une nouvelle forme de diffusion. Sur proposition d'un de ses membres, les textes déjà disponibles chez Ebooks libres & gratuits commencent à s'installer chez Wikisource.
Qu'est-ce que c'est?
Ou peut-être, d'abord, qu'est-ce que ce n'est pas. Ce n'est pas Wikipédia, voici pourquoi:
"Tandis que Wikipédia est une encyclopédie, Wikisource est une bibliothèque. Où Wikipédia contient des articles à propos de livres, Wikisource contiendra les livres eux-mêmes. Jusqu'à un certain point, les deux projets contiendront des informations bibliographiques à propos des auteurs. Sur ce point pourtant, et particulièrement pour les auteurs dont les œuvres sont dans le domaine public, Wikisource devrait être plus exhaustif."
Dans cette bibliothèque numérique constituée par des contributeurs bénévoles, on trouve actuellement 6500 textes de plus de 1100 auteurs. Tous les textes sont, évidemment, libres de droits et mis gratuitement à la disposition du public - comme la Bibliothèque malgache, comme Ebooks libres & gratuits.
Pourquoi alors ajouter ce mode de diffusion à celui qui existait déjà? Parce qu'on peut avoir envie d'aller voir une page ou un chapitre d'un ouvrage sans avoir besoin de le télécharger complètement. Et Wikisource se prête à cette lecture.
Le premier livre disponible chez Wikisource est aussi celui qui a ouvert la Bibliothèque malgache, le recueil de nouvelles de Charles Renel, La race inconnue.
Au fur et à mesure de l'élaboration de cette variante de la collection, de nouveaux liens seront ajoutés au catalogue que vous trouvez ci-contre, à droite.
Et, pendant les travaux, la maison reste ouverte. C'est-à-dire que de nouveaux textes sur Madagascar feront leur apparition chez Ebooks libres & gratuits, annoncés ici au fur et à mesure, comme d'habitude.
Le prochain, 25ème titre, est prêt: il s'agit d'un nouveau numéro du Bulletin du Comité de Madagascar. Le travail sur le 26ème avance bien et je peux donc annoncer la parution prochaine d'un texte important (et long), le Voyage à Madagascar du Docteur Louis Catat, publié en 1893 et 1894 dans Le Tour du Monde avant de sortir en volume chez Hachette en 1895.

May 16, 2007

Bibliothèque malgache / 24 : Les chansons madécasses de Parny

Quand il publie les Chansons madécasses en 1787, Evariste Désiré de Forges (1753-1814) est déjà le Chevalier de Parny. Il deviendra ensuite vicomte et, en 1803, sera élu à l'Académie française. Né à l'île Bourbon, comme s'appelait alors la Réunion, il a été militaire avant de devenir écrivain. C'est en Inde qu'il écrit ces poèmes qui tranchent avec le ton de l'époque. Ils sont parmi les premiers poèmes en prose de la littérature française.
Et, surtout, ils proposent le regard des Malgaches (les «Madécasses») sur les Blancs. Parny était farouchement opposé à l'esclavage et à la colonisation. Jouant aussi de la supercherie, il présente ces textes comme une traduction en français, ce qu'ils ne sont pas: il en est bien l'auteur. Signalons encore qu'en 1922, Maurice Ravel a composé la musique de trois des Chansons madécasses, provoquant même un scandale.
Voici donc une autre manière de parler de Madagascar, en poèmes, pour apporter un peu de légèreté avec ce vingt-quatrième volume de la Bibliothèque malgache.

May 11, 2007

Bibliothèque malgache électronique / 23 : les lettres de Gallieni

Je prévois de publier plusieurs ouvrages de Gallieni. Voici le premier: Lettres de Madagascar. 1896-1905.
Gallieni (1849-1916) fut Gouverneur général de Madagascar pendant neuf ans. Il est chargé de pacifier la colonie, c'est-à-dire de «la soumettre à notre autorité», ainsi qu'il l'écrit lui-même. Comme il n'a guère d'instructions pour la suite, il cherche alors à développer l'économie et entreprend la construction du chemin de fer qui relie Antananarivo à la côte Est. Soucieux de mener à bien sa mission, il ne s'encombre guère des règlements, ce qu'on lui reprochera souvent. Il ne pense qu'en termes d'efficacité et s'en réfère souvent, tout au long de son séjour, aux spécialistes de Madagascar de l'Union coloniale ou du Comité de Madagascar. Les lettres qu'il leur adresse, et qui forment ce volume, sont un témoignage de première main, du principal acteur de la colonisation pendant près de dix ans.
Un acteur pas toujours tendre, faut-il le rappeler... Mais rien ne peut mieux rendre compte de ses positions que ses propres écrits. Et il me paraît donc important de les donner à lire comme d'autres textes datant de la même époque coloniale, ou des textes antérieurs. Bref, la Bibliothèque malgache électronique poursuit son travail, sur le chemin de la connaissance.

May 7, 2007

Bibliothèque malgache / 22 : Marius Cazeneuve à la cour de Madagascar en 1886

Voilà, cela n'a pas été long. Le 22ème titre de la Bibliothèque malgache est disponible depuis hier soir: A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, par Marius Cazeneuve.
Le magicien toulousain Marius Cazeneuve (1838-1913) débarque à la cour de Madagascar en 1886 pour distraire la reine Ranavalona III. Les relations entre le gouvernement de la Grande Île et la France sont tendues. Les Britanniques sont en première ligne. Mais Marius Cazeneuve se fait fort, en utilisant son art de la persuasion, de redresser la barre et d'offrir à son pays ce qui, croit-il, lui revient de droit: la domination de Madagascar. Puisqu'il raconte lui-même son séjour, il convient de le lire avec une certaine méfiance: il s'y donne en effet un rôle si important que sa version paraît trop belle pour être vraie. Bien qu'il s'en défende, il est probable qu'il a considérablement exagéré les choses dans cet autoportrait flatteur. Mais son récit est toujours agréable à suivre et il permet de découvrir la vie de l'époque dans la capitale malgache.
La version téléchargeable chez Lulu.com a donc été supprimée (c'est beaucoup plus facile chez Ebooks libres & gratuits). Les volumes papier annoncés ci-dessous restent, eux, au catalogue.

May 6, 2007

Et pour les impatients


Après tout, puisque c'est possible, autant le dire, même si je pensais reporter un peu l'annonce de la nouvelle. Pour une véritable promotion, on attendra encore un peu, d'ailleurs. Mais je pense aux impatients - et je les comprends.
Un des trois titres que j'annonçais tout à l'heure (ci-dessous) est en réalité déjà disponible, toujours gratuitement, sous une forme légèrement différente de ce que je propose habituellement. A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, le récit de Marius Cazeneuve est (provisoirement) téléchargeable sur le site de Lulu.com. C'est aussi un peu plus compliqué: bien que ce soit gratuit, il faut pour l'obtenir entrer un certain nombre de renseignements, et en particulier un numéro de carte bleue (comme je n'en possède pas, je n'ai pas pu le charger moi-même, belle ironie!).
Deux qui iront voir la page découvriront que ce livre existe aussi en version papier. C'est la grande nouveauté de la Bibliothèque malgache: elle consiste à proposer de vrais livres. Car certaines personnes n'aiment pas trop lire sur ordinateur, et la présentation des ebooks n'est pas conçue pour l'impression.
Bien entendu, puisque le papier a un coût, cette formule est payante. mais le prix reste, je crois, raisonnable: 11,97 € pour le livre de Cazeneuve (267 pages, broché, format 15,24 x 22,86 cm, couverture en couleur). Il faut y ajouter, bien entendu, les frais d'envoi, variables d'une destination à une autre.
Et, pour ne pas vous laisser sur votre faim, je dis tout. Trois autres titres sont également disponibles dès maintenant sur le même site, au même format:
La race inconnue, de Charles Renel (223 pages, 11,26 €);
Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l'Expédition, d'Adolphe Badin (199 pages, 10,88 €);
La coutume des ancêtres, de Charles Renel (183 pages, 10,62 €).
Je reparlerai plus longuement de cette Bibliothèque malgache sur papier dans peu de temps.

Un peu de patience

Bonne nouvelle: les problèmes de téléchargement sont résolus depuis plusieurs jours déjà.
Moins bonne nouvelle: le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits n'a pas eu le temps, depuis quelques semaines, de faire de nouvelles publications.
Pendant ce temps, j'ai bien entendu continué à travailler pour la Bibliothèque malgache électronique. Si le dernier titre disponible reste actuellement celui qui a été publié le 23 avril, le n° 2 de 1896 du Bulletin du Comité de Madagascar, j'ai préparé trois autres volumes depuis. Comme j'ai la faiblesse de leur trouver un grand intérêt, je vous en dis déjà un mot en espérant que vous pourrez les lire très prochainement.
Il s'agit d'abord du récit de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie. Il raconte un séjour effectué en 1886 à Antananarivo et les spectacles de magie effectués devant la reine. Etonnant et passionnant!
Ensuite, j'ai pensé qu'il était temps de commencer à publier quelques écrits du grand organisateur de la colonie. Gallieni, gouverneur général de Madagascar, a évidemment bien des choses à nous apprendre. J'ai d'ailleurs d'autres livres de lui en projet mais le premier que j'ai terminé est les Lettres de Madagascar. Ou l'administration française vue de l'intérieur...
Enfin, le troisième ouvrage disponible sous peu est un petit recueil de poèmes en prose, très connu parce que Maurice Ravel en a mis trois en musique, mais qu'on ne lit plus guère parce qu'on le trouve difficilement en librairie (bien qu'il ait été réédité en 2001 chez Fata Morgana). Il s'agit des Chansons madécasses d'Evariste de Parny.
Un peu de patience, donc, et vous aurez ces nouvelles lectures de la Bibliothèque malgache électronique à vous mettre sous les yeux.

April 29, 2007

Problèmes de téléchargement ?

Le serveur du groupe Ebooks libres & gratuits semble rencontrer quelques problèmes ces jours-ci. Et les liens de téléchargement du catalogue dans la colonne de droite ne fonctionnent pas. La Bibliothèque malgache reste néanmoins accessible grâce à un site miroir, à l'adresse http://www.ebooksgratuits.org/index.php.
Les plus attentifs d'entre vous auront peut-être remarqué qu'il existe une seule différence entre les deux adresses: "org" au lieu de "com". Et cette différence est la même dans les liens ci-contre: s'ils ne fonctionnent pas: remplacez "com" par "org" dans le lien.

April 24, 2007

Bibliothèque malgache / 21 : Bulletin du Comité de Madagascar

Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits ayant pris quelques congés ces derniers temps (ce que personne ne songerait à lui reprocher), j'ai continué à préparer des ouvrages en attendant que reprenne leur mise à disposition des lecteurs. Deux autres sont donc sur le point de surgir et je vous préviendrai bien entendu au fur et à mesure.
Voici déjà le onzième numéro du Bulletin du Comité de Madagascar: 2ème année, n° 2, février 1896. A l'intention de ceux qui prennent le train en marche, petite piqûre de rappel: le Comité s'est créé au moment où la France décidait d'envoyer un corps expéditionnaire à la conquête de Madagascar dans le but "d'éclairer le public sur le pays que nous allons conquérir et ses ressources ainsi que sur ses habitants." Il s'agit donc d'un point de vue colonial, perceptible même dans les études historiques et scientifiques toujours mises au service de la présence française dans la Grande Ile. Vous découvrirez, dans le 23e volume de la Bibliothèque malgache électronique (les Lettres de Madagascar de Gallieni), les échanges permanents entre le Gouverneur général de Madagascar et le Comité, preuve de l'influence constante de celui-ci sur l'organisation de la colonie.
Chaque livraison du Bulletin écrit une page d'histoire immédiate et apporte des informations précieuses sur ce qui se passe à Madagascar. Simplement, il ne faut jamais oublier d'où viennent ces informations...
Tous les liens de téléchargement des numéros précédents se trouvent dans la colonne de droite. Quant à ce volume, vous y trouverez une analyse du Livre jaune dans lequel le gouvernement français fait le bilan de la longue histoire des relations entre la France et Madagascar, les commentaires de Gabriel Hanotaux sur le Traité de Tananarive, et une étude sur les mouvements dans le port de Tamatave. Et, toujours, les événements de Madagascar, submergés par de longues listes de promotion et de décorations. À noter la présence de correspondances particulières de plusieurs grandes villes du pays.

April 18, 2007

La Bibliothèque malgache électronique : 20 titres, 6000 exemplaires et des projets

En six mois d’existence, la Bibliothèque malgache électronique (BME) s’est constitué un catalogue de vingt titres, bientôt vingt-deux : les numéros 21 et 22 de la collection sont prêts et seront disponibles avant la fin du mois sur le site Ebooks libres et gratuits qui accueille l’ensemble de ces livres électroniques.
Les principes posés depuis le début n’ont pas varié : il s’agit de mettre gratuitement à la disposition du public, sous forme de livres électroniques, des textes libres de droit (autrement dit : tombés dans le domaine public) concernant Madagascar. Par la force des choses, et puisque les droits couvrent une période de 70 ans après la mort de l’auteur, les ouvrages répondant à ces critères appartiennent à l’époque coloniale et précoloniale. Ils écrivaient alors des choses qui, aujourd’hui, choquent souvent. Mais il ne faut surtout pas se voiler la face : les points de vue de ces temps heureusement révolus appartiennent, qu’on le veuille ou non, à l’histoire de ce pays. Et les connaître se révèle précieux.
Il semble en tout cas que les lecteurs partagent cet avis puisque plus de 6.000 exemplaires des titres disponibles ont été chargés à ce jour (6.412 exactement à ce moment). Avec un intérêt très marqué pour les récits de voyage : les quatre volumes appartenant à ce genre ont un « tirage » moyen de plus de 600 exemplaires chacun. En tenant compte d’un cas particulier : le récit de Désiré Charnay, Madagascar à vol d’oiseau, jamais édité en volume papier, a fait l’objet d’un engouement sans précédent. Il a bénéficié, il est vrai, de circonstances favorables. D’une part, une exposition de photographies de ce voyageur du 19e siècle se tient à Paris, au musée du quai Branly, depuis le 13 février et jusqu’au 13 mai. D’autre part, une petite polémique a suivi, en février, la première édition de ce texte. A tel point qu’après plus de 1.000 téléchargements, la BME l’a réédité avec les illustrations qui l’accompagnaient lors de sa publication, en 1864, dans Le Tour du Monde.
Signalons que les deux titres les plus récents (numéros 19 et 20) sont également des récits de voyage. Avec eux, la BME entre en concurrence avec le monde de l’édition traditionnelle puisque les livres d’Ida Pfeiffer et d’André Coppalle sont disponibles en librairie. Cette concurrence n’en est cependant pas vraiment une. D’abord parce que les publications électroniques gratuites proposent les textes bruts, sans commentaires, au contraire des éditions papier payantes, annotées par des spécialistes. Ensuite parce que rien ne remplace encore un livre, un vrai, le toucher du papier, le plaisir de tourner les pages comme on veut et d’emporter un volume partout avec soi.
La suite très prochaine des publications de la BME poursuivra le travail entamé, avec notamment un autre récit de voyage, celui de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Ce magicien toulousain a exercé son art devant Ranavalona III et s’est attribué, dans les souvenirs de son séjour, des activités diplomatiques dont le lecteur jugera. Il s’agira, pour la première fois, d’un ouvrage qu’il est impossible de trouver ailleurs que chez des collectionneurs ou dans des ventes de livres anciens (à un prix généralement prohibitif). Jusqu’à présent en effet, les rééditions de la BME se limitaient à des textes dont on trouve des versions « image » sur le site de la Bibliothèque nationale de France ou de Google Books. Il y en aura d’autres, et la BME fait appel aux collectionneurs de livres anciens sur Madagascar afin de permettre la reproduction d’ouvrages leur appartenant.
Par ailleurs, puisque des ouvrages sont désormais achetés afin d'élargir le catalogue, et que le budget disponible n'est pas vraiment extensible, il est maintenant possible de contribuer financièrement à la BME grâce au bouton magique ci-contre: Faire un don. Et comment le dire autrement?