21 août 2010

Le coeur transpercé de Madagascar dans le "National geographic"

On reparle du bois de rose, cette fois dans le National Geographic, prestigieux magazine de langue anglaise (mais peut-être l'édition française aura-t-elle droit à une traduction du reportage). Pas seulement du bois de rose, d'ailleurs. Le long article qui paraît dans la livraison de septembre aborde aussi d'autres blessures faites à la nature du pays. Je prends pour exemple, ci-dessous, une photo de la plaie tracée à travers la forêt par le pipeline de l'exploitation de nickel à Ambatovy.
On peut lire en ligne Madagascar's pierced heart, accompagné d'une galerie de photos et d'une carte interactive situant quelques-unes des richesses naturelles de la Grande Île.


19 août 2010

Les baobabs de Madagascar dans "L'Express"


Ce sont deux pages dans l'hebdomadaire français L'Express cette semaine: un reportage sur une mission scientifique chargée d'étudier de plus près ces arbres que, pour six des huit espèces connues, le monde entier nous envie. On a beau les avoir vus mille fois, les baobabs fascinent toujours. Et on apprend, dans l'article d'Eric Lecluyse, que tous leurs mystères ne sont pas encore percés.
Autre mystère (moins fascinant): le changement de titre de l'article. Dans la version papier, c'est: Baobabs. Sur la piste des géants. Dans la version en ligne, il devient: Les baobabs, grands corps fragiles. Et s'accompagne d'un joli diaporama.

Patrick Cauvin, auteur de "Villa Vanille", est mort

L'écrivain Claude Klotz, mieux connu sous son pseudonyme Patrick Cauvin, est mort la semaine dernière à l'âge de 77 ans. Un de ses romans n'est pas passé inaperçu à Madagascar. Villa Vanille, en effet, évoquait les événements de 1947. Le livre était paru en 1995 et, à l'époque, Patrick Cauvin n'avait jamais mis les pieds à Madagascar. Quand il y est venu présenter son livre, les choses se sont, semble-t-il, mal passées. Dans la notice que lui consacre Wikipédia, on trouve d'ailleurs une allusion à son passage dans la capitale: "Le séjour s’avère être cauchemardesque pour l’écrivain. Il découvre, une fois sur place, que la presse locale est unanimement négative à son égard et passe, de peur d’être la cible de bandits de grands chemins, ses journées confiné dans sa chambre d’hôtel."
Je n'étais pas, à cette époque, installé à Madagascar - et rien ne me laissait supposer que cela arriverait un jour. J'avais donc rencontré Patrick Cauvin pour le faire parler de Villa Vanille sans connaissance particulière du sujet qu'il y abordait.
Je vous restitue l'article que j'avais publié le 14 avril 1995 suite à cette rencontre.

Villa Vanille, le nouveau roman de Patrick Cauvin
Madagascar, 1947: la fiction pour restituer la réalité. Patrick Cauvin réécrit et fait découvrir un épisode peu connu de l'histoire coloniale française.
Les pays occidentaux ont tendance, souvent, à minimiser voire à évacuer complètement les pages de leur histoire qui ne les montrent pas sous leur meilleur jour. Pour peu qu'il soit possible d'oublier sans culpabilité, voilà tout un passé jeté à la trappe! Il en va ainsi de la sanglante répression que les colonisateurs français imposèrent à Madagascar en 1947: qui a été marqué par ce que n'en disent pas les ouvrages de référence, dans leur très grande majorité? Cent mille morts, compte Patrick Cauvin, qui n'a pas pu résister à l'envie de raconter cela. Il a découvert son sujet en le confrontant à sa propre expérience:
En 1960, je sortais de la guerre d'Algérie et je suis devenu professeur dans un CET de banlieue. Là, j'ai rencontré un autre professeur, d'origine malgache, qui, au bout d'un mois, m'a dit: Tu ne parles jamais de l'Algérie... Lui ne parlait jamais de Madagascar, mais il a fini par me raconter la répression de 1947. J'y pense depuis trente ans... J'ai été très impressionné par ce sujet, et j'avais envie de faire un roman à l'intérieur de ce cadre.
C'est Villa Vanille, un gros livre qui ne ressemble pas trop à la production habituelle de Patrick Cauvin chez qui on a coutume de trouver des histoires tendres, de l'amour servi en grandes quantités, mais guère de réflexions sur la manière dont tourne le monde. Notre métier, c'est de surprendre, dit-il. Sans doute, ce livre-ci va-t-il troubler le lecteur de Cauvin. Mais je ne sais pas si c'est un tournant pour moi, je ne crois pas aux tournants. Cela dit, il y a quand même une histoire d'amour. Cauvin oblige!
Les colons tentent, dans Villa Vanille, de préserver leur pouvoir et leurs privilèges, dont la plupart d'entre eux ne comprendraient pas la disparition. Ils ne craignent pas d'utiliser pour cela les moyens les plus violents, d'enrôler des milices qui effectuent le sale travail. C'est vrai qu'il y a aussi de l'amour dans ce roman. Mais on mentirait en essayant de faire croire que c'est le thème le plus présent à l'esprit du lecteur. Et ce qui est le plus personnel à l'auteur est aussi le plus fort. Si je n'avais pas fait l'Algérie, je n'aurais pas écrit ce livre. J'ai connu des colons, j'ai senti chez eux cette impression d'un paradis perdu. Mais il y avait différentes espèces de colons...
Au fond, on pourrait se demander pourquoi ce n'est quand même pas l'Algérie qui a été le cadre historique choisi par Cauvin, pourquoi il est allé chercher si loin, dans un pays où il n'a jamais mis les pieds (Je me suis privé des paysages, dit-il), un sujet qu'il aurait pu rapprocher de ce qu'il connaissait mieux.
Quand un moment comme celui-là est ainsi occulté, c'est le rêve pour le romancier. Il est très libre, ce qui n'aurait pas été le cas face au mythe colonial indochinois ou algérien. L'équivalent n'existe pas à Madagascar, pour des raisons économiques. Madagascar, c'était la vanille... Alors, les journaux de l'époque en parlaient très peu, ça n'intéressait personne.
Il y a du souffle dans cette grande aventure terrible, vécue sous plusieurs angles à la fois par les différents personnages. Ils se déchirent, se rapprochent, rencontrent l'horreur qui les marquera pour toujours. Sous la forme d'un roman populaire qui se lit à toute allure, Patrick Cauvin fait ici ce qu'on peut appeler une œuvre de salubrité publique. Il faut lui en savoir gré.

Trois ans plus tard, quand l'adaptation télévisée du roman est sortie, j'étais ici, et donc mieux placé pour comprendre l'accueil plutôt glacial réservé au livre. Paradoxe: le téléfilm a été diffusé peu de temps après à la télévision malgache (sur TVM, si je me souviens bien). J'ai donc écrit un autre article, paru le 6 juillet 1998, que voici.

Cinquante ans après, un souvenir toujours douloureux à Madagascar
Les îles de l'océan Indien se trouvent actuellement placées dans une grande période de commémorations. Cette année, comme dans d'autres parties du monde, on y célèbre le cent cinquantième anniversaire de l'abolition de l'esclavage. L'an dernier, à Madagascar, on se souvenait des tragiques événements de 1947, peu présents dans les manuels d'histoire de France, mais très marquants en revanche dans le chemin vers une indépendance enfin acquise en 1960. C'est dans ce cadre que se situe Villa Vanille qui, avant d'être un téléfilm, fut un roman de Patrick Cauvin.
Les troubles de 1947, le colonisateur les appelle une révolte. Les Malgaches récusent le mot et lui préfèrent celui d'insurrection. Les points de vue, à l'époque, étaient tellement peu conciliables qu'ils ont provoqué des combats violents, une répression d'une brutalité insensée et ont débouché sur la mort de 90.000 à 100.000 personnes, selon les chiffres les plus fiables. On comprend que cela puisse laisser des traces. Et que la démarche de Patrick Cauvin ait été accueillie, à Madagascar, avec circonspection.
Mettant en scène des personnages essentiellement français, Patrick Cauvin a, aux yeux des Malgaches, perpétué un mensonge historique. Cela dit, une universitaire malgache, Nivoelisoa D. Galibert, auteur d'un savant ouvrage consacré à la littérature qui s'est écrite à propos de son pays, faisait récemment remarquer que, sur le sujet, les écrivains nationaux avaient de leur côté gardé le silence. Celui-ci vient certes d'être brisé par Raharimanana dont le nouveau recueil de nouvelles, Rêves sous le linceul (Le serpent à plumes), évoque la répression de 1947. Il le fait, bien entendu, en termes beaucoup plus durs que Patrick Cauvin.
Celui-ci, pourtant, était convaincu de rendre justice à un peuple alors opprimé. Mais comment restituer une telle violence inscrite, à l'époque, dans la logique de la colonisation?
Il convient donc de savoir que, pour être pétri de bonnes intentions, Villa Vanille passe à côté de son sujet. A moins que celui-ci soit l'histoire de ces hommes auxquels les Malgaches reprochent leur attitude...

18 août 2010

Citation : Madagascar, au loin...

Les habitués de ce blog le savent: chaque fois que je trouve une allusion à Madagascar dans un ouvrage de littérature, je la donne ici. Quelqu'un m'a dit un jour que cela avait une utilité très réduite. Comme je tiens compte des remarques, j'y ai réfléchi. Et je continue. Car il me semble quand même fournir ainsi, en vrac, une base d'informations à travers laquelle se dessine une sorte d'image collective, bien que fragmentaire, de Madagascar.
En ces temps de rentrée littéraire, les romans ont parfois un rapport, le plus souvent lointain, avec Madagascar. Comme dans Le premier mot, de Vassilis Alexakis, qui sort aujourd'hui.
L'argument du livre est la quête inachevée de Miltiadis, professeur de littérature comparée. Il rêve de trouver le premier mot prononcé par l'homme dans quelque civilisation lointaine. Et, alors qu'il en est à vivre ses derniers jours, sa sœur est contaminée par son obsession, prolongée au-delà de la mort de Miltiadis et mêlée de souvenirs autant que de faits présents.
Elle observe Aliki, l'épouse de Miltiadis, d'abord dans l'intimité du couple, puis dans la manière dont elle survit à son mari. De brèves notations donnent à penser qu'Aliki pourrait se tourner vers Madagascar pour y trouver un nouveau départ. La première fois, c'est le réveillon de Noël et Miltiadis est toujours vivant. Aliki est au téléphone.
Aliki conversait avec un architecte qui l’avait employée dans le passé et qui habite aujourd’hui Madagascar.
La veuve en reparle après la mort de Miltiadis.
- Après la messe anniversaire qui aura lieu en février, à Saint-Étienne, je pense faire un voyage à Madagascar. J’ai un ami architecte là-bas.
Puis la décision est prise.
Elle ira à Madagascar à la fin du mois. Je suppose que c’est son ami qui prendra en charge le billet.
Madagascar comme une sorte d'antithèse de la Grèce?

16 août 2010

En boutre, une Belge du bout du monde, côte ouest


Quand on lui demande combien de Belges vivent à Madagascar, Laetitia Wittock répond comme moi qu'il y en a environ 400. Comme moi, elle en connaît peu - ils sont dispersés dans toute l'île, et même sur les eaux qui l'environnent, dans son cas particulier.
Arrivée dans la région de Morondava il y a quelques années avec ses fils qui tournaient un film comme travail de fin d'études, elle y est restée. Elle s'est retrouvée à la direction de TV Soa Menabe, qui fait de l'éducation au service du développement dans le coin, puis s'est mis en tête de faire construire un boutre à Belo-sur-mer. Elle l'a baptisé Nofy-be et, depuis, elle navigue en compagnie de ceux qui aiment ça. Du tourisme nautique, hors des sentiers battus.
Elle racontait cela, et bien d'autres choses, dans une émission de la RTBF, Les Belges du bout du monde, qui était diffusée hier sur la Première (radio) et qu'on peut maintenant écouter en podcast.
(Message personnel à Adrien Joveneau, qui anime l'émission: la dernière fois que nous avons parlé ensemble, c'était il y a très longtemps, et à propos du Rwanda. Pour Madagascar, c'est quand tu veux.)
Cette émission est aussi l'occasion d'entendre une partie de la famille Njava, elle aussi entre la Belgique et Madagascar...

15 août 2010

Mardi, France 5 : Vu sur terre - Madagascar


Afin d'évoquer la fragilité de notre planète et de mieux la protéger, cette série propose d'abord de l'observer et d'apprendre à l'aimer. Les destinations choisies entraînent le téléspectateur vers des lieux où le quotidien des femmes, des hommes et des enfants se déroule au travers d'une vie harmonieuse, forte, épargnée par un temps qui va trop vite. Loin des grands axes de développement, ces lieux "en retrait" sont simplement à l'abri des débordements souvent agressifs engendrés par l'activité humaine. Pour découvrir ces espaces, l'équipe est allée à la rencontre de ceux qui les habitent...
Madagascar.
Madagascar est l'une des plus grandes îles de la planète. Pays d'histoire et de légendes, elle est surnommée l'île rouge, la couleur de sa terre. Elysée est une étudiante en botanique. Elle se passionne pour l'arbre emblématique de cette île: le baobab. C'est dans le grand sud malgache, un territoire aride et difficile d'accès, qu'elle mène ses recherches. Soloda est une Vezo, peuple de nomades de la mer. Elle vit dans un village isolé de tout, posé sur le sable face au canal de Mozambique. Après quelques années loin des siens, l'amour de la mer guide de nouveau ses pas. Gilles est un passionné de nature et a posé ses valises au pied des plus belles montagnes de l'île. Il s'est mis en tête de reboiser la vallée de Tsaranoro.

(Présentation extraite du site de la chaîne. Diffusion: mardi 17 août, 21h28, dimanche 22 août, 22h35 et mardi 31 août, 15h32. Durée: 51 minutes.)

11 août 2010

Jean-Joseph Rabarivelo : une mise au point de Liliane Ramarosoa

J'avais réagi, le mois dernier, à un article du site Madagascar Tribune où un certain Ny Ando R. s'indignait de voir l'œuvre de Jean-Joseph Rabearivelo "confisquée" par des chercheurs étrangers en vue d'une édition intégrale.
Liliane Ramarosoa, qui fait partie de l'équipe éditoriale - et qui, faut-il le rappeler? est bien malgache - répond à son tour sur le même site, dans une tribune qui possède, entre autres intérêts, celui de préciser la teneur et la portée du projet.
Un discours peut en cacher un autre, titre-t-elle avec pertinence.
Il faut lire cet article qui constitue, je l'espère, une mise au point définitive sur le début d'une polémique superflue. Sa conclusion me réjouit tout particulièrement:
Mais au bout du compte, il faut remercier ce Ny Ando R. et tous ceux qui hurlent avec les loups de leurs discours réducteurs. Ils prouvent combien Rabearivelo est intemporel, comme tout grand auteur. Il faut voir en effet - on pourra le lire bientôt dans les Calepins bleus! - comment cet esprit libre et ce génial précurseur a su régler leur compte, avec quel talent et quelle élégante férocité, à tous les «Diafoirus» de tous les cieux et de tous les temps.


Un dessert à la vanille de Madagascar pour 1.000 $, ça vous tente?

J'ai failli m'étrangler ce matin. Le jour pointait à peine, et j'avais déjà un poids sur l'estomac! Non, je n'avais rien mangé, mais la lecture du Soir m'a coupé l'appétit.
J'y apprends que le restaurant Serendipity 3, à New York, qu'Andy Warhol appréciait, propose un dessert à 1.000 $! Ça me dépasse... Bien sûr, pour ce prix-là, "vous aurez droit à cinq boules de vanille de Tahiti et de Madagascar, des fruits confits parisiens, des cerises de massepain, des dragées ou du chocolat. Le tout recouvert de feuilles d’or."
Vous comprenez, vous, qu'on puisse payer une glace 1.000 $? Moi, non. Même si, en poussant mon enquête plus loin, je découvre que le chocolat utilisé dans ce dessert est le plus cher du monde (il vient de la côte vénézuélienne), qu'on trouve du caviar coloré or dans la composition, que le tout est servi dans un "Baccarat Harcourt Crystal goblet" (si, si...) et que le précieux récipient vous appartient quand vous avez tout mangé (SI vous avez tout mangé?).
On peut se restaurer plus raisonnablement: la glace trois boules est, j'allais écrire tout bêtement, à 9,50 $. Et le Mixed Grill à 22 $.
Bon, je ne sais pas trop qu'en penser. De la vanille de Madagascar à ce prix, je n'en avais en tout cas jamais entendu parler.
Si ça vous tente, c'est dans la 60ème rue (225 E). Mais il faut, pour déguster ce Golden Opulence Sundae, commander 48 heures à l'avance. Le temps de réfléchir?

Recherches sur la faune de Madagascar

Elles ne sont pas récentes, les recherches en question, puisqu'elles datent du 19ème siècle. Elles font suite aux découvertes de François P.L. Pollen et de D.C. Van Dam. Les quatre volumes illustrés qui en sont la matérialisation ont été publiés aux Pays-Bas entre 1868 et 1877. Les Recherches sur la faune de Madagascar et de ses dépendances, d'après les découvertes de François P.L. Pollen et D.C. Van Dam sont maintenant disponibles sur Internet et, fidèle à mes promesses (autant que faire se peut), je les ai renseignés dans le supplément bibliographique permanent, qui commence à prendre de l'ampleur.
Comme beaucoup des planches de ces volumes sont très belles, je ne résiste pas au plaisir de vous en faire découvrir un échantillon. (Elles sont fortement allégées par rapport aux originaux, pour ne pas trop ralentir votre navigation.)





3 août 2010

Ce soir à la télévision : Madagascar, l'enfer du décor


C'est au programme de France 5 (tout juste si je savais que ça existait, France 5, moi qui ai le souvenir de l'ORTF!), à 20h37 et pour 52 minutes - soyons précis.
Dans le cadre d'une série documentaire consacrée aux maux de la Terre, Sale temps pour la planète, rendez-vous, donc, à Madagascar, avec un regard, vous le comprendrez très vite, peu touristique. Voici d'ailleurs comment la chaîne présenté l'émission:
Série documentaire produite par Elle est pas belle la vie!, avec la participation de France Télévisions, de Planète Thalassa et du CNC. Réalisation: Morad Ait-Habbouche et Hervé Corbière. 2010.
Quatrième saison de cette série documentaire qui étudie les conséquences des changements climatiques à travers la planète, notamment celles des réfugiés.
Madagascar, l'enfer du décor. Connue pour ses îles et ses plages paradisiaques, Madagascar attire, chaque année, 300.000 touristes en moyenne. Des voyageurs qui ne fréquentent que les hauts lieux du tourisme local, Sainte Marie, à l'est, et Nosi Bé, à l'ouest. Ce film entraîne le téléspectateur dans l'enfer du décor, très loin des clichés de la grande île... Chemins de traverse, notamment dans le sud du pays où des millions de Malgaches sont oubliés des autorités et des hommes. Cette population vit avec moins de 2 dollars par jour. Une survie au quotidien et les prévisions des experts du GIEC ne risquent pas de les rassurer: les sécheresses vont se multiplier, les sols vont s'appauvrir, l'eau va se faire de plus en plus rare, les ressources halieutiques s'épuisent d'ores et déjà. L'instabilité politique du pays rend le sort de ses 20 millions d'habitants incertain.

1 août 2010

L'Ensemble national malgache: photos de danse

Du 3 au 6 mai 1961, Roger Pic (1920-2001) photographiait un spectacle de l'Ensemble national malgache de passage à Paris, au Théâtre Sarah-Bernhardt et au Théâtre des Nations. Une douzaine de clichés sont maintenant visibles sur le site Gallica. En voici un.

Ce lien m'a été apporté par la veille que j'ai installée à partir de Gallica et d'Internet Archive. Vous pouvez la suivre sur cette page, un peu plus bas à droite. Elle vous offre des liens vers les dernières numérisations disponibles sur ces deux sites. Et les textes numérisés (pas les images) sont systématiquement ajoutés, au fur et à mesure, dans le Supplément permanent à la bibliographie Madagascar sur Internet.