12 novembre 2018

Il y a 100 ans : Nos permissionnaires


Le Bankoku-Maru, après un long voyage et des péripéties de toutes sortes, est arrivé à Tamatave le 22 au soir. Il avait à son bord près de 400 permissionnaires et des Malgaches. Quelques-uns seulement ont débarqué à Tamatave, les autres continuent leur voyage sur la Réunion. Parmi les débarqués à Tamatave, nous avons reconnu M. Jean Brandi, M. Ginestet qui a passé 3 ans sur le front, et qui paraissait très fatigué, M. Pignéguy, un jeune engagé volontaire qui vient en congé de convalescence.
Nous leur souhaitons à tous un heureux séjour à Tamatave.

Société sportive franco-malgache

Par une négligence sans excuse mais qui a pour prétexte le défaut de place, le compte rendu de la réunion donnée par la Société sportive franco-malgache, qui devait paraître dans notre précédent numéro, est resté sur le marbre. Il est trop tard pour le donner in-extenso.
Il nous suffira de rappeler que le succès de cette réunion a été complet.
Les exercices sportifs eurent lieu au vélodrome, et furent très captivants. On ne saurait trop encourager la Société sportive franco-malgache, dont les jeux et exercices en plein air fortifient la jeunesse de Tamatave, et forment ainsi de bons soldats pour la défense de la Patrie.
Toutes nos félicitations aux dévoués et sympathiques organisateurs, M. l’Administrateur Lutton (président) et M. Paillot (vice-président) qui se sont dépensés sans compter pour mener à bien cette réunion.
Une mention spéciale est également due à M. Vigouroux qui par son activité a contribué à la réussite de cette fête.

Monument Galliéni

Dans le jardin du boulevard Poincaré, on construit en ce moment le soubassement destiné à recevoir le monument Galliéni.

La crise du graphite

Des intéressés dans des procès de graphite nous demandent si nous pensons que les tribunaux retiendront le cas de force majeure dans les procès en cours.
D’après une personne des plus compétentes en la matière, le cas de force majeure ne peut, et ne doit pas être retenu.
Le Tamatave


Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 76 titres parus à ce jour.

9 novembre 2018

Il y a 100 ans : Le cheptel de Madagascar et de l’Afrique


De Colonie et Marine :
Malgré les interventions multiples de MM. les députés Boussenot et Gasparin, il ne semble pas que l’approvisionnement de la France en viandes de Madagascar et de l’Ouest africain ait reçu un développement sérieux, tout au moins en ce qui concerne la Grande Île africaine. Et cependant, nous possédons dans ces colonies des richesses immenses en gros bétail bien supérieures aux statistiques officielles constatées. La revue Le Froid le constate à nouveau avec des précisions intéressantes.
Au nombre de nos colonies, il en est deux dont la richesse exceptionnelle en gros bétail aurait dû depuis longtemps attirer et fixer l’attention de nos administrations d’État et de nos administrations coloniales : Madagascar et l’Ouest africain. Si leur exploitation méthodique et raisonnée avait été entreprise il y a seulement quelques années, elle eût permis depuis la guerre d’éviter la grande exportation de l’or français vers l’Amérique du Sud pour l’achat de viandes congelées et de conserves.
Le recensement officiel de l’effectif bovin payant l’impôt, en 1914, accuse, pour Madagascar, un chiffre global de 6 800 000 têtes.
Les estimations des hommes les plus qualifiés pour connaître l’exacte vérité affirment que ce chiffre n’est pas inférieur à 8 millions de têtes.
Pour l’Ouest africain, les statistiques, qui étaient très comparables à celles de Madagascar en 1910, doivent aujourd’hui encore donner des chiffres très voisins puisqu’il n’y a pas eu de grandes épidémies depuis 1908.
Or, si l’on veut bien tenir compte de ce fait que la population de Madagascar (3 millions d’habitants) n’a que des besoins restreints en viande abattue (300 000 têtes environ), si l’on bien tenir compte, d’autre part, qu’un troupeau méthodiquement exploité doit pouvoir se renouveler sans difficultés, même dans les conditions les plus primitives, en cinq ou six ans, il en résulte que Madagascar devrait pouvoir fournir au moins un million de têtes de gros bétail chaque année. Mais l’élevage indigène n’a pas été l’objet d’une attention administrative aussi grande que le méritait pareille richesse, les initiatives commerciales ou industrielles n’ont été ni sollicitées, ni encouragées, ni favorisées et, dès lors, cet élevage est resté en état de stagnation.
Le Tamatave


Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 76 titres parus à ce jour.

6 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet des besoins irréductibles en denrées essentielles autres que métaux (2)


(Suite et fin.)
Vous voudrez bien les établir avec toute la précision possible et indiquer notamment avec soin les divers pays de provenance et les quantités à acheter chez chacun d’eux, en ce qui concerne les denrées à faire venir de l’extérieur.
Il y aura lieu également d’ajouter les articles ne figurant dans aucune des catégories indiquées sur les imprimés et que le commerce de votre province désirerait commander à l’étranger.
De même que pour les demandes de métaux, les intéressés ne seront pas tenus de faire connaître les noms de leurs fournisseurs qu’ils peuvent avoir intérêt à ne pas divulguer.
À ce point de vue, la même procédure que celle indiquée dans ma précédente circulaire pour l’instruction de ces dernières demandes, pourrait être adoptée en l’espèce, et la chambre consultative qui représente les intérêts commerciaux de votre circonscription pourrait se charger de centraliser les besoins des intéressés et de les résumer dans un état unique, établi suivant les formes des imprimés précités, qui me serait adressé par votre intermédiaire aux dates fixées.
*
* *
On ne saurait conclure des renseignements demandés par le Département à la certitude absolue que les denrées demandées pourront toutes être achetées et dirigées sur Madagascar. Cependant il est de la plus haute importance de les fournir aux dates fixées et avec la plus grande exactitude possible, sous peine de voir de nouveaux empêchements s’ajouter aux difficultés actuelles d’approvisionnement.
Je vous prie d’aviser les intéressés des dispositions qui précèdent et d’en assurer strictement l’exécution.
M. Merlin

Mort au champ d’honneur

Mondain (René), aspirant, n° mle 1253, 6e compagnie du 11e régiment d’infanterie. – Cité à l’ordre du corps d’armée avec la mention suivante :
« Jeune aspirant, au feu pour la première fois aux combats du 27 mai 1918 ; a été magnifique d’entrain et d’énergie au cours de l’attaque ennemie, encourageant ses hommes par ses conseils et son exemple. Mortellement blessé au cours de l’action. »
M. Mondain (René) était le fils de M. G. Mondain, président de la Mission protestante française de Madagascar.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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5 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet de l’instruction des demandes d’achats de métaux (3)


(Suite et fin.)
Ces imprimés contiendront la récapitulation en tonnage des quantités demandées pour chaque catégorie de métal figurant à l’état, avec indication du lieu de provenance.
Je vous prie d’aviser les intéressés des dispositions qui précèdent et de faire le nécessaire pour vous y conformer.
Vous voudrez bien m’accuser réception de la présente circulaire.
M. Merlin

Circulaire au sujet des besoins irréductibles en denrées essentielles autres que métaux (1)

Tananarive, le 26 juillet 1918.
Le Gouverneur Général de Madagascar et Dépendances, commandeur de la Légion d’honneur, à Messieurs les chefs de province et de district autonome.
J’ai l’honneur de vous faire connaître que vous recevrez prochainement des imprimés à m’adresser périodiquement sous le présent timbre et où devront figurer les besoins de votre province en denrées essentielles. Ces états devront comporter l’indication de tous les produits autres que les métaux, qui font l’objet de demandes semestrielles nécessaires tant aux besoins de la consommation de votre circonscription qu’au ravitaillement de celles qui en sont tributaires. Ils comportent également la mention des quantités dont la fourniture à l’administration a fait l’objet de marchés.
D’après les instructions du Département, les indications concernant le tonnage des produits indispensables à Madagascar doivent lui parvenir trois mois à l’avance, en vue de la détermination du fret à réserver à la Colonie et aussi pour lui permettre d’obtenir des pays alliés, pour les produits à prendre à l’étranger, les autorisations de sortie sans lesquelles les commandes du commerce ne pourraient recevoir de suite.
Je vous prie en conséquence de m’adresser régulièrement à l’avenir ces états au début de chacun des trimestres pour le trimestre suivant, c’est-à-dire en janvier, avril, juillet et octobre pour les besoins des 2e, 3e et 4e trimestres de l’année en cours et 1er trimestre de l’année suivante.
(À suivre.)
M. Merlin.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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3 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet de l’instruction des demandes d’achats de métaux (2)


(Suite.)
Je vous signale enfin les prescriptions de l’avis inséré au Journal Officiel du 27 juillet 1918, aux termes desquels les demandes concernant un semestre doivent vous être adressées dans les deux premiers mois du semestre qui précède, c’est-à-dire en janvier et février pour le 2e semestre de l’année, et en juillet et août pour le 1er semestre de l’année suivante.
Vous devrez les centraliser pour me les adresser simultanément.
*
* *
Je vous prie d’appeler l’attention des intéressés sur la nécessité qui s’impose à eux de se conformer à la procédure ci-dessus indiquée, toute demande qui ne serait pas visée et accompagnée des avis réglementaires étant destinée à ne recevoir aucune suite en France.
Les commandes qui vous seront adressées ne devront pas forcément porter l’indication du fournisseur, que le négociant peut avoir intérêt à ne pas divulguer. De même, je crois utile d’ajouter que si la chambre consultative de votre province croyait pouvoir se charger, avec l’agrément de tous les intéressés, de réunir les demandes des commerçants de son ressort et d’établir l’état unique préindiqué dans les formes prescrites pour chaque commande par l’avis du 27 juillet 1918 précité, je n’y verrais que des avantages. Dans ce cas, au retour de l’état approuvé par moi, vous auriez à en donner communication à la chambre consultative ; ce serait à cette assemblée qu’il appartiendrait de faire subir à chaque commande individuelle les réductions résultant de celles apportées à l’état général. Il ne vous resterait plus alors qu’à viser les commandes, après vous être assuré que leur montant total n’excède pas pour chaque métal le contingent accordé et à me les adresser.
*
* *
En même temps que vous m’adresserez ces demandes et afin de pouvoir tenir le contrôle des besoins en métaux de la Colonie et, le cas échéant, donner au Département, ou au commerce, les précisions nécessaires, je vous adresse d’autre part des imprimés que vous aurez à remplir chaque semestre, suivant les besoins formulés par les négociants de votre circonscription.
 (À suivre.)
M. Merlin.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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2 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet de l’instruction des demandes d’achats de métaux (1)


Tananarive, le 23 juillet 1918.
Le Gouverneur Général de Madagascar et Dépendances, commandeur de la Légion d’honneur, à Messieurs les chefs de province et de district autonome.
J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur l’arrêté en date du 23 juillet 1918, nommant une commission chargée de l’examen des demandes d’achats de métaux de toute nature à effectuer en France ou à l’étranger.
Cette commission a pour but de centraliser et de coordonner les demandes de l’espèce faites par les commerçants, industriels et exploitants agricoles de la Colonie, et de leur donner un ordre de priorité selon leur importance et leur nécessité pour les soins de la défense nationale ou le ravitaillement civil.
Elle propose également les réductions à assurer dans les proportions prescrites par le département.
Ses propositions me sont ensuite soumises pour décision, puis adressées au ministre des colonies pour être remises à la commission interministérielle des métaux (C. I. M.) qui décide en dernier ressort.
En conséquence, contrairement aux instructions qui vous ont été données sous n° 2879-FR, du 29 août 1917, vous voudrez bien, à l’avenir, m’adresser purement et simplement un état des demandes de l’espèce qui vous seront remises par les intéressés, sans les viser, mais en ayant soin d’accompagner chacune d’elles d’une note mentionnant votre avis personnel, et, là où il en existe une, de celui de la chambre consultative, sur l’utilité et la destination des métaux demandés. Il est de la plus haute importance, dans l’intérêt des commerçants, que les commandes soient suivies de toutes les précisions et justifications établissant leur indispensabilité.
Après examen, je vous enverrai le programme arrêté par mes soins pour chaque commerçant de votre circonscription, et vous ne viserez les commandés que ceux-ci désireront adresser à leurs fournisseurs, que dans la limite des fixations arrêtées à Tananarive.
(À suivre.)
M. Merlin.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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1 novembre 2018

Il y a 100 ans : Cargaison du «Bankoku-Maru»


Le Syndicat des Chargeurs de Madagascar, dans sa séance du 19 juillet dernier, a décidé à l’unanimité :
1° D’attirer l’attention du Gouvernement Général sur l’intérêt qu’il y a à obtenir la réalisation à Madagascar même de ses marchandises avariées.
2° D’envoyer au Comité des Assureurs, à Paris, le câblogramme ci-après :
« Vous signalons intérêt tant pour chargeurs que pour assureurs que marchandises avariées par incendie Bankoku-Maru soient réalisées Madagascar où sont majorité destinataires plutôt que Zanzibar. Acheteurs plus nombreux ici marchandises atteindraient prix plus élevés compensant frais complémentaires. Chargement comprend surtout articles spéciaux susceptibles obtenir maximum seulement Madagascar. Réalisation Madagascar rendrait service important point de vue national. »
3° De prier l’Union Coloniale d’appuyer les desiderata des chargeurs par la dépêche suivante :
« Câblons comité assureur Paris intérêt majeur pour Madagascar réaliser marchandises avariées Bankoku-Maru ici au lieu Zanzibar. Prions prendre connaissance télégramme et appuyer notre demande. Si nécessaire avisez autres assureurs France Angleterre. »
Ces deux télégrammes ont été expédiés le 20 juillet, après accord avec la Chambre consultative et sous les auspices des deux groupements.

La tournée du Gouverneur général dans le sud

Monsieur le Gouverneur Schrameck a quitté Tananarive jeudi matin en automobile pour une excursion sur Mananjary et Fianarantsoa. Il était accompagné de M. Fauchère, Inspecteur général des Services agricole et forestier de Madagascar, et de M. Rogliano, Chef de son secrétariat particulier.
Il sera de retour à Tananarive dans les premiers jours de septembre et, vers le 10 ou 12 de ce même mois, il descendra à Tamatave pour inaugurer le monument Galliéni.

Services agricole et forestier

Par décret du 19 mai 1918, une inspection générale des Services agricole et forestier est créée à Madagascar et dépendances.

La classe 1920

Dans toute la colonie, il sera procédé sans délai au recensement des jeunes gens français qui sont nés pendant l’année 1900, et de ceux qui auraient été omis sur les tableaux précédents.
Le Tamatave


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31 octobre 2018

Il y a 100 ans : La crise du graphite pourrait encore être conjurée


La crise est complète. Les sociétés qui avaient passé des contrats d’achat les ont résiliés ; le ministre persiste à interdire les exportations sur l’Europe, et le marché américain est toujours fermé. Il n’y a donc aucune possibilité de transaction.
La plupart des exploitants stockant leur production depuis plus de six mois sont, faute de ressources, obligés de fermer leurs toby. La main-d’œuvre se disperse, le matériel se perd et les installations non entretenues auront bientôt complètement disparu.
Et cependant que d’argent et d’efforts ont été dépensés pour l’établissement de ces installations en pleine brousse ! Que de difficultés n’a-t-il pas fallu surmonter pour transporter dans des régions dépourvues de routes et de tous moyens de communication les voies Decauville, machines et matériel de toutes sortes !
Ces efforts et dépenses auront été faits en pure perte et l’industrie des graphites sera irrémédiablement compromise si Monsieur le Gouverneur Général ne se décide pas, sans aucun retard, à prendre les mesures qui s’imposent.
Grâce à la très louable activité des producteurs de graphite réunis en Syndicat, Monsieur le Gouverneur Général a été mis au courant de la situation. Les mesures à prendre pour conjurer la crise lui ont été indiquées.
C’est d’abord une avance consentie par l’État sur les stocks de graphite existants chez les producteurs. Cette avance serait fixée à environ la moitié de la valeur de la marchandise.
C’est ensuite – et c’est la question importante – l’ouverture libre et immédiate du marché américain, mesure que nous sollicitons vainement depuis plus d’un an.
Nous savons que le marché américain n’est pas perdu et que, dès l’année prochaine, nos amis seraient disposés à venir prendre un tonnage important de nos graphites de Madagascar.
Mais ils attendent, pour faire des offres, que paraisse à l’Officiel l’annonce de la mesure depuis si longtemps sollicitée par eux et par nous-mêmes.
Nous avons pleine confiance que notre nouveau Gouverneur, aujourd’hui pleinement éclairé sur la situation dont l’importance ne lui a pas échappé, prendre de suite les mesures qui lui sont demandées et dont il a certainement reconnu l’urgence.
Le Tamatave


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30 octobre 2018

Il y a 100 ans : Un nouvel évêque missionnaire (3)


(Suite et fin.)
En conséquence, comme Mgr Dantin avait fait ses preuves, d’abord en qualité de simple missionnaire, puis comme vicaire général de Mgr Cazet pour la province de Betafo et enfin dans les fonctions de préfet dans la même province, ses supérieurs présentèrent sa candidature et le Saint-Siège a daigné l’agréer.
Le désir de Mgr Dantin serait de recevoir la consécration épiscopale dans la basilique de Notre-Dame de la Salette, sous le regard de la Vierge qui l’a fait son apôtre. Ses confrères, les bienfaiteurs de la mission, ses nombreux amis s’en réjouiraient assurément, mais les temps troublés le permettront-ils ?
La dignité dont est honoré le nouvel évêque n’est pas sans lourdes charges. Il restera à Sa Grandeur à augmenter le nombre de ses collaborateurs, et à bâtir l’Église qui lui servira de cathédrale. Nous savons qu’il se propose de faire appel à la générosité des catholiques de France.
La Croix

Prochaine arrivée de bateaux

Le vapeur Bayeverain ainsi que l’Île-de-la-Réunion ont quitté Port-Saïd. Le premier le 29 juillet et le second le 31. Le Ville-de-Marseille a également quitté la France vers la fin du mois de juillet. Ces divers paquebots ont un chargement complet pour Madagascar, la Réunion et Maurice.
Lorsqu’ils auront débarqué ici la cargaison qui nous revient, ils pourront charger, pour l’île voisine, saindoux, maïs, légumes secs, etc., à condition toutefois que l’Administration délivre des permis d’exporter, non pas pour le mois de décembre (en vertu d’une réglementation inconnue des intéressés), mais pour tout de suite.
Pour ce qui est de l’exportation vers France :
Le Sydney chargera à la Réunion 500 tonnes de sucre.
Le Bankoku-Maru, 6 615 tonnes.
Le Louqsor, 3 300.
Le Crimée, 1 800.
L’Île-de-la-Réunion, 4 000.
Le Ville-de-Marseille, 2 000.
Le Bayeverain, 6 000.
Ces bateaux chargeront également à la Réunion du rhum et d’autres marchandises. Cependant, il restera du vide pour les exportateurs de Madagascar, et les divers dépôts de Tamatave qui sont bondés de marchandises diverses seront ainsi soulagés de quelques milliers de tonnes.
Le Tamatave


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28 octobre 2018

Il y a 100 ans : Un nouvel évêque missionnaire (2)


(Suite.)
Il fut nommé supérieur de la mission, et le 25 août 1899, à la suite de touchantes cérémonies d’adieu sur la Sainte Montagne et à la Salette de Grenoble, au cours desquelles on fut vivement impressionné et édifié par la tenue pieuse et grave de la petite colonie salettine, notamment de son jeune chef, il quittait la mère-patrie et voguait vers la grande île africaine.
Les districts de Betafo et d’Antsirabe, avec 4 ou 5 000 catholiques disséminés dans de nombreux postes, composaient le champ d’action confié aux fils de la Vierge en pleurs.
Bénis de Dieu, leurs efforts furent couronnés de succès. Les postes de mission se multipliaient, et le nombre des catholiques, après quelques années, dépassait le beau chiffre de 25 000.
Devant des résultats si consolants, à la demande des RR. PP. Jésuites eux-mêmes, la Sacrée Congrégation de la Propagande érigeait en préfecture apostolique la province de Betafo, et en confiant l’administration uniquement aux missionnaires de la Salette, avec le R. P. Dantin comme préfet.
Les comptes rendus n’ont cessé de témoigner du labeur fructueux des Pères et des progrès de l’évangélisation de leur mission, qui accusait, lors du dernier recensement, 32 809 chrétiens.
Le 18 juin, le cardinal Serafini, préfet de la Sacrée Congrégation, écrivait à Mgr Dantin : « En lisant le rapport de votre préfecture, j’ai été heureux de constater les fruits abondants de notre sainte religion dans votre mission. Je vous adresse, ainsi qu’à vos collaborateurs, les éloges que méritent vos travaux pour l’extension du règne de la foi, et vous exhorte à poursuivre allègrement votre œuvre d’apostolat. »
Au mois de janvier dernier, Son Éminence réitérant sa satisfaction au T. R. P. Supérieur Général des missionnaires de la Salette, au sujet de la mission de Betafo, déclarait que le temps était venu d’ériger cette préfecture en vicariat apostolique, et lui demandait de désigner celui de ses sujets qui pourrait en être nommé titulaire.
 (À suivre.)
La Croix


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27 octobre 2018

Il y a 100 ans : Un nouvel évêque missionnaire (1)


La préfecture apostolique de Betafo que desservaient à Madagascar les missionnaires de la Salette étant érigée en vicariat, Mgr Dantin, le vaillant missionnaire qui exerçait les fonctions de préfet, est nommé vicaire apostolique.
Voici quelques notes biographiques sur l’élu.
Mgr François Dantin, le premier des missionnaires de la Vierge en pleurs qui soit élevé aux honneurs de l’épiscopat, est né à Meyrieux-Trouet, diocèse de Chambéry, en 1870, 23 février. Entré à l’école apostolique ouverte peu d’années auparavant sur la Sainte Montagne, puis transférée dans la maison de Saint-Joseph-de-Corps, notre jeune Savoyard la quittait pour commencer son noviciat canonique que couronna la première profession de 1889. Tant à l’école qu’au noviciat, son grand sérieux, son jugement juste et solide, sa piété sincère sans singularité lui gagnèrent à ce point la confiance de ses supérieurs qu’ils l’établirent surveillant, non seulement d’élèves plus jeunes, mais même de ses propres condisciples sur lesquels une bonhomie charmante et de bon aloi lui donnaient un ascendant incontesté.
Le nouveau profès dut interrompre ses études philosophiques commencées au scolasticat salettin de Loêche, dans le Valais, pour satisfaire à la loi militaire. Son année militaire terminée, ce fut au Grand Séminaire de Grenoble, où il se fit remarquer comme l’un des meilleurs élèves de sa classe, qui acheva sa philosophie et étudia la théologie sous l’habile et paternelle direction de M. l’abbé Berthoin, le futur évêque d’Autun.
Aussitôt après son ordination sacerdotale qu’il reçut en 1896, le P. Dantin fut envoyé, en qualité de vicaire, à Estrablin, dans l’Isère, où il fit preuve d’un zèle aussi ardent que prudent ; puis il fut nommé répétiteur de théologie auprès des jeunes religieux de son Institut et qui, transférés de la Suisse à Rome, suivaient dans la Ville Éternelle les cours de l’Université grégorienne.
Mgr Cazet, S. J., ayant fait appel aux missionnaires de la Salette pour lui venir en aide dans l’évangélisation de son immense vicariat apostolique de Madagascar central, le P. Dantin s’offrit des premiers pour ce lointain apostolat.
(À suivre.)
La Croix


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26 octobre 2018

Il y a 100 ans : Le torpillage du «Djemnah»


C’est à un mois de distance qu’Havas nous fait savoir que le Djemnah a été torpillé, et qu’il y a 442 disparus. Cette nouvelle, nous la connaissons déjà, mais ce que tout le monde voudrait savoir, c’est le nom des victimes et des rescapés qu’on nous cache soigneusement, et dont nous ignorons le motif pour lequel on nous le cache.
Ce que nous avons pu recueillir comme renseignements et que nous donnons sous toutes réserves, c’est qu’un certain nombre de rescapés en état de voyager auraient déjà quitté Alexandrie par un paquebot des Messageries Maritimes venant à Madagascar ; d’autres, afin d’éviter la zone dangereuse, auraient pris le chemin de fer jusqu’à Port-Saïd et rejoint le bateau pour Madagascar.
Encore une fois, nous donnons ces renseignements sous toutes réserves.

Le riz de l’Administration

L’Administration ne vend plus que du riz rouge de cinquième qualité, et toujours au prix de 0,38 le kilo. Les boto eux-mêmes l’acceptent difficilement. Quant aux Européens qui veulent du riz blanc, ils sont obligés de l’acheter chez les détaillants. Jusqu’à ces derniers temps, le Fanjakana vendait aux indigènes de Tanambao du riz blanc, et toujours au prix de 0,38 le kilo.
Si l’Administration avait été quelque peu prévoyante (puisqu’elle ne possède plus que du riz rouge), elle aurait réservé à la population européenne le riz blanc et vendu le riz rouge aux Malgaches. En agissant ainsi, elle se serait évité bien des critiques et des plaintes très justifiées.

Le départ de M. Hesling

De L’Action :
M. Hesling et sa famille ont quitté Tananarive, mardi soir, se rendant à Tamatave où ils attendront le Sydney qui va les emmener en France.
Un grand nombre d’amis ont tenu à venir saluer à la gare le sympathique et distingué fonctionnaire dont le départ est unanimement regretté.

M. Schrameck

D’une correspondance particulière, il résulte que le Gouverneur Général Schrameck administrera Madagascar jusqu’à la fin des hostilités, pour prendre ensuite la Résidence de Tunis.
M. Garbit le remplacera alors à Tananarive.
La Dépêche de la Réunion nous donne la même nouvelle.
Le Tamatave



Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 75 titres parus à ce jour.

25 octobre 2018

Il y a 100 ans : L’administration comble les colons de Madasgascar


On sait combien nos compatriotes de Madagascar se sont plaints de la monnaie aliky dont le moindre défaut était d’être facilement falsifiée par les indigènes.
Pour remédier à cet ennui, l’administration a pris une mesure radicale : les timbres-monnaie à l’effigie du chien vont être remplacés par des timbres-monnaie à l’effigie du bœuf.
Et si nos colons se plaignent encore, nous les prévenons que nous n’enregistrerons plus leurs doléances.
L’administration les a comblés.

Plantations de cocotiers

En raison des besoins croissants du monde entier en matières grasses, le gouvernement général de Madagascar se préoccupe de faciliter l’octroi des concessions de terrains reconnus – après expériences – favorables aux plantations de cocotiers.
Il est temps. Il y a dix ans, M. Francis Mury, alors à Madagascar, signalait au chef de cette colonie le très grand intérêt qu’il y aurait à étendre la culture du cocotier.

Il y a la manière

Il existe, dit-on, du côté d’Ambositra, dans la Grande Île, un administrateur qui prit possession de son poste dès les premiers jours de la « vie chère ».
Pour combattre le péril, cet homme avisé fit comme Gallieni qui, lui-même, s’était inspiré de la méthode d’Andrianampoinimerina.
Il a dit aux Fokonolona : Vous vous débrouillerez, mais je veux que vous approvisionniez le marché tous les jours… Vous m’entendez bien, je le veux.
Et la vie chère fut inconnue dans ce bienheureux district.
Cette mesure – élégante et pratique – devrait bien être appliquée dans certaines banlieues parisiennes, mais l’on préfère la réquisition et, quand celle-ci se montre, les vivres se cachent.

Quand M. Augagneur sévissait à Madagascar

Notre excellent confrère la Tribune de Madagascar constate que depuis dix ou douze ans, c’est-à-dire bien avant la guerre, la main-d’œuvre de la Grande Île a diminué graduellement en qualité ; en 1918, elle serait inférieure en rendement de 60 % à 1906.
Et notre confrère précise :
« Douze ans ! c’est-à-dire la fin du Galliénisme et l’avènement de l’Augagneurisme… pas de commentaires, n’est-ce pas ?
Le Courrier colonial


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24 octobre 2018

Il y a 100 ans : Les stocks d’essence


Télégramme officiel N° 3254-FR
Tananarive, le 10 août 1918.
Gouverneur Général à Provinces Tamatave, Majunga, Diégo, Fianarantsoa.
Priorité. – Prière publier par voie affichage dès réception du présent télégramme arrêté en date du 8 août dont teneur suit. – Arrêté relatif à la déclaration des stocks d’essence.
Le Gouverneur Général de Madagascar et dépendances, Chevalier de la Légion d’Honneur,
Vu les décrets des 11 décembre 1895 et 30 juillet 1897,
Vu l’article 11 de la loi du 20 avril 1916,
Vu le décret du 5 janvier 1916,
Vu l’article 419 du Code pénal,
Vu le décret du 5 janvier 1917,
Vu la loi du 3 août 1917,
Vu le décret du 4 décembre 1917,
Considérant la nécessité de connaître la situation des stocks d’essence actuellement dans la Colonie,
Arrête :
Article 1er. – Tout importateur, propriétaire, dépositaire, transitaire ou détenteur à quelque titre que ce soit d’essence de pétrole, de schiste ou de houille et en général d’essence d’origine minérale de toute nature est tenu d’en faire la déclaration dans les cinq jours qui suivront la publication du présent arrêté. Les présentes dispositions sont applicables aux provinces de Tananarive, Tamatave, Majunga, Diégo et Fianarantsoa.
Art. 2. – La déclaration est faite verbalement ou adressée par la poste sous pli recommandé au Chef de la Province qui en avise immédiatement par fil le Gouverneur Général sous le timbre de la Direction des Finances et de la Comptabilité.
Art. 3. – Les importateurs, propriétaires, dépositaires, transitaires ou détenteurs de la matière visée à l’article 1er du présent arrêté sont tenus de justifier à toute réquisition des quantités déclarées ou de leur emploi.
Art. 4. – Tout défaut de déclaration ou fausse déclaration concernant la dite matière sera relevé par procès-verbal et le délinquant sera puni des peines prévues aux articles 8 et 10 de la loi du 3 août 1917.
Art. 5. – Le Directeur des Finances et de la Comptabilité est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera inséré au Journal Officiel de la Colonie, publié et communiqué par voie d’affichage partout où besoin sera et immédiatement exécutoire nonobstant les délais de distance prévus par les arrêtés des 14 avril 1909 et 27 décembre 1913.
Tananarive, le 8 août 1919.
Signé : Schrameck.
Le Tamatave


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22 octobre 2018

Il y a 100 ans : M. Hesling


Le Directeur des Affaires civiles part pour France par le prochain courrier. M. Hesling n’a pas quitté Madagascar depuis 1895.
Le Tamatave se fait l’écho de la population entière de cette ville pour lui souhaiter un bon voyage et lui exprimer les très vifs regrets que provoque son départ définitif de la Colonie.
Car notre ville a eu la bonne fortune de posséder M. Hesling comme Administrateur-Maire, et elle en a conservé le souvenir d’un fonctionnaire modèle, absolument à la hauteur de sa tâche.
Du reste, c’est la réputation que M. Hesling a laissée partout où il est passé, et naturellement les colons ne peuvent oublier l’aménité de ses relations, ses hautes connaissances, la rectitude de ses décisions, et surtout le dévouement qu’il apportait toujours aux intérêts des colons.
Depuis six ans Directeur des Affaires civiles, M. Hesling a droit au grade de Gouverneur attribué déjà à plusieurs collègues. Il est licencié en sciences, licencié en droit, il possède le certificat d’études de droit musulman.
Son avancement ne serait en somme que la juste récompense des services rendus et à ses chefs et à la Colonie.
Espérons donc qu’un jour nous le verrons diriger les destinées de Madagascar.

Le bureau de la presse

M. Schrameck a décidé la création d’un bureau de la presse au Gouvernement Général.
C’est M. Vergely, administrateur en chef des Colonies, qui est chargé de la direction de ce service.
Et à Tamatave, y aura-t-il aussi un bureau de la presse ?

Carnet rose

Mme Maury, femme du sympathique Directeur de la Voirie de notre ville, vient de mettre heureusement au monde un superbe garçon qui répondra au nom d’André Paul.
Nos félicitations aux heureux parents, et nos vœux de bonheur au futur défenseur de la Patrie.
Le Tamatave

M. Merlin quitte l’administration coloniale

On n’avait pas tort de croire que M. Angoulvant resterait gouverneur général de l’A. O. F. En effet, le titulaire de ce poste, M. Martial Merlin, sera selon toute vraisemblance nommé ministre plénipotentiaire et ira à Addis-Abeba comme envoyé extraordinaire de la République française.
Le monde colonial, où M. Martial Merlin ne compte que des sympathies, accueillera avec satisfaction sa nomination tout en regrettant son départ.
Le Courrier colonial


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