13 juillet 2009

Rajery et Mikea dans Le Monde

C'est un article paru cet après-midi: Le Malgache Rajery, pédagogue du métissage au Cabaret sauvage. Court, mais enthousiaste, qui rend compte d'un concert de samedi dernier:
"Il est important d'ouvrir la porte et la fenêtre pour écouter ce qui se passe ailleurs." En quelques phrases, avant d'entraîner tout le monde à danser et chanter, Rajery a tout dit de l'état d'esprit qui prévaut chez nombre de musiciens cultivant le métissage en matière musicale. Armé de sa valiha, la harpe tubulaire emblématique de l'Ile rouge, dont il joue avec une virtuosité captivante, il bouscule les géographies, ébouriffe la tradition, tricote la fantaisie et l'audace. A l'instar du fin chanteur Mikea, lorsqu'il s'empare de Jimi Hendrix et reprend Hey Joe en malgache, s'accompagnant au kabossy, la guitare traditionnelle de Madagascar.
C'est signé Patrick Labesse.




10 juillet 2009

Ben Arès : Là où abonde le sel

Les habitués de ce blog et de Madagascar ont déjà entendu, sous le titre en français de ce petit livre, le nom d'une ville. Comme la vie s'inscrit, au fond, dans une logique souterraine, il n'est pas étonnant que j'aie écouté Ben Arès lire ce texte à Antsirabe il y a quelques mois, à l'occasion d'une rencontre littéraire à l'Alliance franco-malgache. Du coup (je le lui ai un peu reproché, d'ailleurs), je suis devenu incapable de le lire sans l'entendre.
L'auteur a présenté cette vingtaine de pages comme le début (l'ouverture, au sens musical du mot?) d'une œuvre en cours, dans laquelle la présence de Madagascar sera forte. D'où ses séjours répétés dans la Grande Ile. Il en dit d'ailleurs quelques mots dans une des vidéos que j'ai mises en ligne à l'occasion de la parution de Coeur à rebours, un recueil de poèmes.
Pour vous faire goûter ce texte, je n'ai rien trouvé de mieux que d'en proposer la première page.
Six mois. C'est à six mois que je naissais. Je naissais pour l'homme et pour la femme, dans un petit lit, à six mois de ma vie déjà écoulée. Après neuf ans d'attente, je voyais le jour pour la plus grande joie de l'homme et de la femme. Je voyais ce jour, au bout de neuf ans d'attente, souriant, de premier éclat, gigotant dans un petit lit d'orphelinat.




9 juillet 2009

Madagascar sur Internet : une bibliographie électronique

La Bibliothèque malgache a entrepris de rééditer gratuitement un maximum d’ouvrages libres de droits sur Madagascar. La tâche est rude. Et certains, dont je suis, sont en droit d’estimer que sa réalisation est trop lente.
Ce cinquante-quatrième volume de la Bibliothèque malgache électronique est destiné à faire gagner du temps. Il veut être une bibliographie exhaustive des ouvrages et périodiques disponibles gratuitement sur Internet.
Malgré le soin que j’ai apporté à sa réalisation, il est possible que certaines références m’aient échappé. Je serais reconnaissant aux fureteurs persévérants de me les signaler dans un petit (ou long) message : bibliothequemalgache@bibliothequemalgache.com.
Une telle bibliographie n’a de sens que si elle est mise à jour au fil du temps. Ce sera fait. Je rappelle aux impatients (j’en suis aussi) que ce blog propose, un peu plus bas dans la colonne de droite, une rubrique où sont automatiquement référencées les dernières numérisations de Gallica et d’Internet Archive, deux ressources importantes, sur Madagascar.
Il va sans dire que la Bibliothèque malgache, qui accorde la plus grande attention à la qualité de ses rééditions, n’est pas responsable de celle des autres sites. Pages illisibles, voire manquantes, sont parfois au rendez-vous. Mais certains ouvrages, même dans une reproduction imparfaite, peuvent apporter beaucoup à ceux qui les cherchent.
Par ailleurs, chaque institution, chaque société gère les droits d’auteur en fonction de la législation sur les droits d’auteurs propre à son pays et des autorisations particulières qui lui ont été accordées. Il convient donc d’être prudent pour éviter les téléchargements illégaux.
Cet ouvrage est téléchargeable gratuitement au format PDF ou DOC en bas de la page de la Bibliothèque malgache électronique.


8 juillet 2009

Raharimanana, suite

La proximité du Festival d'Avignon justifie que la presse y revienne. Rapidement, donc, je signale deux nouveaux articles consacrés à Raharimanana et à la pièce qui sera montée là-bas.
L'article de Libération parle de plusieurs créateurs, dont l'écrivain malgache. Il contient aussi quelques imprécisions, notamment sur le célèbre épisode de "censure" lors du Sanga 2003, quand un spectacle mozambicain fut exclu de la représentation finale pour cause de nudité des danseuses. La pièce avait bien été donnée une première fois, et elle n'a donc subi qu'une demi-interdiction (on est en droit de penser que c'est encore trop, bien entendu). Et, à ma connaissance (j'avais suivi l'affaire d'assez près), les autorités religieuses qu'on sous-entend ici responsables de l'interdiction n'avaient joué aucun rôle dans celle-ci. Passons... Le reste de l'article est intéressant.
Intéressant aussi, l'entretien avec Raharimanana mené par Tirthankar Chanda pour RFI, qui permet à la fois de creuser le propos de l'écrivain et d'élargir la scène jusqu'à l'exposition réalisée avec Pierrot Men. Le même texte est publié aujourd'hui sur le site de Madagascar Tribune.


7 juillet 2009

Raharimanana à Avignon et dans la presse

Ce sera un des événements du Festival d'Avignon, s'il faut en croire les articles qui précèdent le calendrier: Raharimanana sera présent à plusieurs titres dans ces grandes rencontres du théâtre français et international. Sur ce théâtre-monde, vous avez déjà pu lire, si vous avez l'habitude de fréquenter ce blog, les réponses que l'écrivain a faites aux quelques questions que je lui ai posées. C'était en avril.
Aujourd'hui, je vous propose de découvrir deux nouvelles présentations.
L'une paraît sur le site des Inrocks. L'article met l'accent sur les guerres qui seront portées à la scène. Thierry Bedard y parle de 47.
“Cette guerre coloniale oubliée a laissé quelque 60.000 morts en terre malgache et a été définitivement rayée de notre mémoire, précise Bedard. Il est fondamental de se demander comment cette insurrection est née et pourquoi elle a été réprimée dans un bain de sang, car une génération entière de l’élite malgache de cette époque a pratiquement été éliminée."
On doit l'autre article au Monde, dans un rapprochement entre Madagascar et le Congo. Raharimanana y parle notamment de son travail sur la langue:
"Je viens d'un espace qui a beaucoup à dire, observe Jean-Luc Raharimanana. Dans ma langue, je mêle des éléments très divers, en écho au désordre du monde actuel. Si je mettais ces éléments dans une narration classique, ce serait terriblement démonstratif. Et je ne pourrais pas travailler la langue de la même manière, alors même que dans notre monde, c'est justement la langue qui est devenue le nouveau lieu du combat : les mots - celui de libéralisme, par exemple - ont perdu leur sens étymologique pour en acquérir un nouveau, totalement idéologique."
Deux textes à lire en attendant le spectacle...


4 juillet 2009

Etienne Grosclaude : Un Parisien à Madagascar, en feuilleton et en livre papier

La Bibliothèque malgache électronique a réédité, il y a quelques mois déjà, le récit d'Etienne Grosclaude, Un Parisien à Madagascar. Gratuitement, comme de coutume.
Ce texte poursuit sa nouvelle vie, et à un double titre.
Il sera, dès la semaine prochaine, proposé en feuilleton, du lundi au vendredi, dans la quotidien malgache Les Nouvelles - où Jean-Claude Mouyon, auteur tout à fait contemporain celui-ci de la Bibliothèque malgache, poursuivra la publication de ses chroniques fantaisistes, Le jour où j'ai failli... (Pour lesquelles un livre est en préparation, à moins que cela... faillisse.)
Il est aussi, dès aujourd'hui, disponible en édition papier chez Lulu.com (272 pages, 18,15 € + frais de port).
Étienne Grosclaude (1858-1932) fut en son temps un célèbre humoriste, auteur de nombreux ouvrages et de chroniques parues dans différents journaux et magazines. Jules Lemaître se disait fasciné par son « irrévérence universelle », ses « inventions de fou dialecticien » et l’apparence d’« élégance imbécile » de ses  textes.
Grosclaude touchait à tous les sujets, et décida un jour d’aller en chercher un du côté de  Madagascar. Il raconta sur un mode plaisant les circonstances de son départ dans un texte appartenant à une anthologie de Paul Acker, Humour et humoristes (1899). C’est un autoportrait de l’auteur en situation. Que la Bibliothèque malgache a placé ici en guise d’avant-propos.
Embarqué le 10 août 1896 sur le Yang-Tsé en même temps que Gallieni, Grosclaude passe quelques mois sur la Grande Île d’où il rapporte un récit bien dans sa manière. L’humour y est omniprésent et le voyageur fait exception parmi les voyageurs de son époque en ironisant autant sur lui-même que sur les Malgaches. Sans se départir de l’idéologie dominante, il parvient à faire goûter ses traits d’esprit.
Un Parisien à Madagascar, publié en 1898, possède bien entendu des aspects irritants, en particulier pour le lecteur malgache qui y retrouvera tous les clichés de la colonisation à ses débuts. Mais, outre la valeur littéraire du texte, celui-ci est aussi un précieux documentaire. Il y est notamment question de l’exécution de Rainandriamampandry et de Ratsimamanga – Grosclaude avait assisté, semble-t-il, au procès puisqu’il en fit le compte-rendu dans Le Figaro en octobre 1896.
Tout humoriste qu’il était, l’auteur semble avoir été assez marqué par son voyage pour intégrer à son retour le Comité de Madagascar et aborder ensuite un sujet plus sérieux dans La France, la Russie, l'Allemagne et la guerre au Transvaal : une politique européenne, publié en 1899.
Il faut signaler que la réédition de ce texte n’aurait pas été possible sans l’amicale collaboration de Jean-Marie de la Beaujardière, qui a fourni les pages manquant à l’édition de référence. Rien de ce qui touche à Madagascar ne lui est étranger puisqu’il a créé et met régulièrement à jour un site indispensable : Encyclopédie de Madagascar et dictionnaire malgache.
Pour rappel, il existe sous forme de livre papier 16 autres titres de la Bibliothèque malgache, à commander chez Lulu.com à partir du catalogue.


30 juin 2009

Vous avez dit diospyros?

Je viens de tomber, par hasard ou presque, sur un petit texte publié aujourd'hui dans un blog, Diospyros ou les tribulations d'un malgache. Je vous en donne le début. Pour aller plus loin, cliquez sur le lien...
Je me souviens m’être réveillé un beau matin d’automne. Les rayons du soleil malgache, filtrés entre les branchages verdoyants, dardaient leur chaleur vivifiante sur mon corps noir comme l’ébène. Il avait plu des jours et des jours, de cette pluie à grosses gouttes qui semble vouloir lessiver la planète. J’étais couvert de terre. Au sol. Comme arraché à mes racines. Que faisais-je là ? Comment était-ce arrivé ? Entouré des sons si familiers d’Armatella Viridis et d’Otus Rutilus, je gisais maintenant, apeuré perdu. Pauvre infortuné désigné par le sort. Que m’était-il arrivé ? Je parvenais à me souvenir des histoires de ma naissance, de mon enfance, même de mes ancêtres égyptiens mais rien de ces derniers jours. J’avais mal aux pieds, je me sentais vidé, sans force. J’attendais là que le sort décide de mon avenir incertain. J’avais rêvé d’être grand, de toucher le ciel, d’accueillir des animaux, d’être un havre de paix, de sécurité et de sérénité pour eux.  Et j’étais là, gisant, au milieu de fougères exotiques, sentant la multitude de vies microscopiques rampée sous le tronc de mon corps mutilé, enfoncé dans un matelas spongieux faits d’agarics, de russules et de lépiotes qui épousait les formes de ma silhouette lourde et noueuse. J’étais là comme dépossédé de mon corps et prisonnier de lui à la fois.
Comme la curiosité est un excellent défaut, et que j'ignorais ce qu'est ce diospyros, j'ai fouiné un peu, jusqu'à trouver cette photo - qui, certes, vous en dira un peu trop long, la nouvelle ci-dessus n'étant censée se comprendre vraiment qu'à la fin.
Du coup, je suis tombé sur un site (auquel j'ai emprunté la photo) qui me paraît exceptionnellement riche en matière de biodiversité malgache: Un catalogue des plantes vasculaires de Madagascar. (Le lien renvoie non à la page d'accueil, mais à l'introduction en français.)
Je vous engage vivement à aller y faire un tour, et même plusieurs, si le sujet vous intéresse.

27 juin 2009

Citation : Hervé Prudon

C'est anecdotique. Mais Banquise, le roman de Hervé Prudon qui vient d'être réédité, est un excellent roman noir. Je ne manque donc pas l'occasion d'attirer l'attention sur lui, par la bande et par un bref extrait de l'avant-propos que l'écrivain y a ajouté cette année.
Il explique comment il a passé sa jeunesse en banlieue parisienne dans les années 60-70. Et ce qu'était alors cette banlieue sud. Il nous parle, en fait, d'un autre temps, qui déjà semble si lointain.
Il n'y avait pas d'immigrés, et très peu de "minorités visibles". J'avais un copain malgache, un voisin algérien (commissaire de police!). Tout était d'une bonne tenue, d'une soumission de pauvres propres sur eux. On ne parlait pas d'émeutes, ni de voitures brûlées, ni de C.R.S. casqués. Les flics ne patrouillaient pas mais circulaient bonhommes à bicyclette. On ne fumait pas de shit dans les halls d'immeubles. On ne vidait pas sa poubelle par la fenêtre. C'était une vie presque provinciale.

23 juin 2009

Trois livres électroniques chez Ebooks libres et gratuits

Sur la page d'accueil de l'excellent site Ebooks libres & gratuits, depuis quelques jours, vous trouvez ceci:



Ce sont les derniers titres disponibles au téléchargement.
L'avez-vous remarqué? Les plus récents, au nombre de trois, appartiennent à la Bibliothèque malgache électronique. Bien sûr, ils sont déjà depuis un certain temps sur le site de la Bibliothèque malgache elle-même, comme tous les autres volumes.
Mais Ebooks libres & gratuits, site fréquenté par de nombreux lecteurs, leur apporte une visibilité plus grande, ce dont je me réjouis. C'est ainsi que le texte de Cazotte a été, depuis dix jours, chargé 914 fois, celui de Rabearivelo (quatrième ouvrage du poète dans le catalogue), 309 fois, et le numéro du Bulletin du Comité de Madagascar, 250 fois.
A suivre... même si une invraisemblable quantité de travail m'a un peu ralenti dans mon élan ces derniers mois.

Thalassa : en route pour Madagascar



Ce ne sera pas la première fois que Thalassa, une des plus anciennes émissions de la télévision publique française, abordera Madagascar. En juin 2010, l'escale de Toliara sera néanmoins un peu particulière: elle mettra un terme à un long périple qui commence à la rentrée et aura duré dix mois.
Au départ de Lorient le 4 septembre, le voilier d'exploration Tata entame un périple de trois ans autour du monde. Deux cents reportages sont prévus pour la première partie de cette circumnavigation, qui passera par Lisbonne, Tunis, Malte, Dubrovnik, Alexandrie, Abu Dhabi, entre autres, et donc... Toliara pour terminer en beauté - avant que le bateau poursuive sa route pour deux années de plus.

20 juin 2009

En librairie : trois nouveautés

Le lien de la première de ces nouvelles publications avec Madagascar est, je le reconnais volontiers, un peu tirée par les cheveux. Mais, comme c'est mon blog et que j'y fais ce que je veux, pourquoi pas? Regardez le début de cette bande dessinée - et lisez si c'est possible sur l'écran.



Cet avion vient donc de Madagascar. Apparemment, il n'y retournera pas. Mais c'est sur notre île que se déroulait le premier tome de Commando colonial: Opération Ironclad, par Appollo et Brüno.
Et voici la suite, Le Loup gris de la Désolation. Dont je signale l'existence surtout pour les lecteurs du début. Nous sommes toujours pendant la Seconde guerre mondiale et les Américains sont entrés dans le conflit.
Alors que la guerre fait rage dans les îles, les deux membres du commando colonial Robillard et Rivière doivent rejoindre leur base avec des documents confidentiels. L'avion qui les transporte se fait descendre en plein milieu de l'océan Indien. Capturés par un sous-marin allemand, ils vont alors vivre une incroyable aventure qui les conduira jusqu'aux Kerguelen. Appollo et Brüno réinventent à travers Commando colonial les histoires de guerre et créent un grand classique d'aujourd'hui.

Les deux autres livres sont plus sérieux.

Frédéric Sandron publie Population rurale et enjeux fonciers à Madagascar.
Un fait marquant de ce début de XXIe siècle est la prise de conscience générale quant aux menaces écologiques et environnementales qui pèsent sur notre planète. Un intérêt croissant se manifeste ainsi pour promouvoir la durabilité des systèmes d'exploitations agricoles et des ressources naturelles. Dans ce contexte, les modes d'appropriation et de gestion de la terre, mais aussi des forêts, deviennent des enjeux économiques, écologiques et sociaux majeurs. La question foncière se trouve ainsi et plus que jamais au centre de l'actualité, en particulier dans les milieux ruraux des pays du Sud.
A Madagascar, la faiblesse de l'intensification de l'agriculture confrontée à une forte croissance démographique rend la question foncière d'autant plus prégnante que les principales régions agricoles connaissent une saturation de leurs ressources en terre. Face à la rareté, la demande de sécurisation foncière de la part des populations rurales devient donc de plus en plus impérieuse et c'est dans ce sens qu'une ambitieuse réforme foncière a été impulsée par les pouvoirs publics en 2005. S'il est trop tôt pour en dresser un bilan, il nous a semblé en revanche que c'était là l'occasion de proposer un état des connaissances de la question foncière à la lueur de l'examen des résultats d'expériences passées et d'une réflexion sur les évolutions en cours. Dans une démarche pluridisciplinaire, en complément dfes aspects juridiques et historiques, cet ouvrage propose donc une analyse des enjeux fonciers dans le milieu rural malgache.

Quant à Didier Nativel et Faranirina V. Rajaonah, ils publient Madagascar revisitée. En voyage avec Françoise Raison-Jourde.
Ce recueil consacré à Françoise Raison-Jourde est essentiellement
consacré à Madagascar, son terrain de recherche. Sur une période
courant du XVIIe au XXIe siècle, l'ouvrage propose un voyage à travers
la Grande Ile, ainsi qu'entre Madagascar et an-dafy ("l'au-delà
des mers"). La connaissance de la Grande Ile s'enrichit ici de
l'exploitation de documents, parfois inutilisés, conservés dans
différents pays, et elle bénéficie du retour de certains chercheurs sur
leur terrain. Cet ouvrage offre aussi des perspectives sur des
chantiers récemment ouverts ou encore peu travaillés.

18 juin 2009

Madajazzcar 2008, le film

Désiré Razafindrazaka fait circuler cette info, qui mérite bien une note de blog.


Le Festival International Madajazzcar vient de faire l'objet d'un film documentaire intitulé Madajazzcar 2008.
Produit par Digital Development Communications (DDC) et le Comité d'organisation du festival, il s'agit d'un court-métrage, d'une durée de 27 mn et au format 16/9ème, réalisé par Benoît Delamare et Rado Andriamanisa. Ce film, outre l'historique du festival, évoque les moments forts de la dernière édition de Madajazzcar qui a vu la participation de nombreux artistes étrangers et nationaux.
Pour Désiré Razafindrazaka, président du Comité d'organisation du festival, ce film se veut être un outil de promotion, non seulement du festival mais aussi pour contribuer à mieux faire connaître le jazz malgache et, d’une manière plus large, Madagascar à l'extérieur.
La sortie de ce film coïncidant avec la Fête de la musique, le film nous donnera un avant-goût de la prochaine édition de Madajazzcar qui aura lieu en octobre 2009 et qui célèbrera sa XXe édition.
Madajazzcar 2008 sera diffusé sur MA-TV ce samedi 20 juin à 19h30, sur la TVM le dimanche 21 juin à 18h55, et une diffusion est également prévue sur les chaînes RTA et TV PLUS. Le film sera également disponible prochainement sur les sites YouTube et Facebook.
A signaler que Benoît Delamare et Rado Andriamanisa, les 2 réalisateurs du film ont été récompensés respectivement par le prix spécial du jury et le 1er prix lors de la 2e édition des Rencontres du film court à Antananarivo, en 2007.

16 juin 2009

Les empires coloniaux européens (1815-1919)

Voici un ouvrage important, inédit en français et qui paraît au format de poche. Un ouvrage ambitieux, aussi, puisque l'historien néerlandais Henri Wesseling entend mener, sur Les empires coloniaux européens (1815-1919), une étude comparant les méthodes et les traditions des uns et des autres. On sait bien que le colonialisme britannique différa du colonialisme français, pour ne citer que deux empires parmi d'autres.
L'auteur n'en est pas à son coup d'essai, ni à sa première réussite: Le partage de l'Afrique (1880-1914), traduit en 1996, était déjà un livre majeur.
Mais ce n'est pas le lieu ici d'approfondir les raisons pour lesquelles Henri Wesseling mérite d'être lu et relu. Je me contenterai de souligner la pertinence des quelques pages consacrées à Madagascar.
L'historien rappelle que Madagascar, au dix-neuvième siècle, était dominé par l'Empire merina qui "était l'un des plus grands Etats qui existaient à l'époque du partage de l'Afrique."
Il explique l'expansionnisme français à Madagascar par l'impérialisme des habitants de la Réunion, "en partie alimenté par les députés catholiques au Parlement français qui défendaient la cause de la mission catholique" - contre les missionnaires protestants.
L'analyse est rapide. Mais n'oublions pas qu'elle s'inscrit dans un vaste ensemble... Et qu'il faut l'envisager ainsi: dans un contexte historique global dont la vision nous manquait peut-être.

15 juin 2009

Interview de Barly Baruti

Je vous le disais il y a quelques jours, lors de l'ouverture de Gasy Bulles à Tana, Barly Baruti était parmi nous pendant une semaine. A la fin de son séjour, je l'ai brièvement interrogé sur sa perception de la bande dessinée malgache. Brièvement, parce que je n'avais pas trop de temps, et lui non plus: il était encore en plein atelier, et la batterie de son ordinateur portable avait rendu l'âme, ce qui lui valait quelques soucis...

Voici l'enregistrement de cette rencontre trop rapide.



14 juin 2009

En librairie: Le Corbusier et une jeune Malgache

Madagascar n'est peut-être pas très présent dans le nouveau roman de Franck Membribe, Le fada dans la maison. Mais, le polar étant un genre qui surfe sur l'air du temps, il est question dans celui-ci d'une jeune fille qui est menacée d'expulsion. Et elle est malgache... d'où le plaisir que j'ai à signaler ce livre, à travers la présentation qu'en fait son éditeur:

La Cité Radieuse.
Microcosme sur pilotis en plein centre de Marseille.
Un psychopathe sème la terreur en exposant des cadavres d’hommes émasculés dans cette « maison du fada », signant ses crimes de citations sibyllines de Le Corbusier. Arthur enquête du haut de ses vingt ans parce qu’il ne croit pas à la version simpliste du commissaire Fontanel, et pour séduire Ergine, jeune fille d’origine malgache menacée d’expulsion.
Franck Membribe détourne ici les codes du genre pour mieux rendre hommage à un monument de l’architecture moderne, utopie de béton brut dont les bâtisseurs de nos banlieues ont trahi la dimension humaniste.

5 juin 2009

Gasy Bulles 2009, avec Barly Baruti et les autres

Le mois de la BD à Tana, c'est reparti pour un tour. La cinquième édition de Gasy Bulles s'ouvre lundi et se prolongera jusqu'au 27 juin au Centre Culturel Albert Camus ainsi qu'à l'Alliance française.
Expositions, ateliers, conférences, animations en tous genres sont programmés pour prouver, si c'est encore nécessaire, comment la bande dessinée est devenue, depuis sa naissance, un art à part entière, qui ne dédaigne pas de quitter l'espace de la page pour grimper aux cimaises des musées ou brûler les planches.
Le site du CCAC est plus indiqué que mon blog pour fournir tous les détails sur cet événement à multiples facettes, où les dessinateurs malgaches occupent tout naturellement la place d'honneur.
Mais je voudrais insister sur la présence de Barly Baruti, chef de file de la bande dessinée congolaise - une des plus riches, sinon la plus riche du continent africain. A la fin des années 80, il travaillait aux studios Hergé, ce qui a forcément laissé des traces - bénéfiques - dans sa formation.
Comme il est aussi musicien, on ne s'étonne pas de la présence, dans son oeuvre, d'un album intitulé Papa Wemba. Mais l'essentiel de sa production est constitué de deux séries réalisées avec Frank Giroud au scénario: Eva K., une trilogie, et Mandrill, dont le septième volume est paru.
A Madagascar, il animera un stage d'initiation aux techniques de la bande dessinée et la réalisation d'une histoire courte. Il sera aussi, le 13 mai, sera interrogé par Anjara Rasoanaivo lors d'un forum littéraire.




2 juin 2009

Abracadagascar et ses suites...



Je le reconnais volontiers: j'ai été un peu lent à l'allumage sur cette histoire - dont le titre m'avait pourtant intrigué: Abracadagascar, il était assez naturel que cela m'interpelle lors de la parution du livre en octobre dernier. Et puis, mes premières recherches n'ayant rien donné, j'avais laissé tomber. Je découvre aujourd'hui que j'aurais bien fait d'aller plus loin. Vous avez vu la carte ci-dessus? Si cela ne vous fait pas penser à l'île Sainte-Marie, je me demande ce que vous faites sur ce blog...

Ménéas Marphil, l'auteur du roman dont est extrait cette carte, est né en 1952 au Grau du Roi dans le Gard, d’une mère française et d'un père d’origine espagnole. Après des études en psychologie, il devient éducateur. Il découvre les modes d’enseignement alternatifs, crée un système éducatif basé sur le voyage puis se consacre à l’action humanitaire, avant de se fixer à Madagascar en 1996, sur l’Île aux Nattes. Là, il enseigne le français et organise des excursions pour découvrir les baleines à bosse. C’est dans ce lieu que se met en place le monde de Pandor. Il commence alors à écrire, et ses notes de voyages deviennent des récits d’aventures.

Deux volumes sont actuellement parus. A la fin de l'année dernière, Abracadagascar, Tome 1: La Fabuleuse Histoire des lunes de Pandor.

Épiphane, jeune orphelin de 15 ans, vit sur l'îlot Nat, au milieu de l'océan Indien. Il a été recueilli par mère Pélagie et sœur Bertille, les deux intendantes de l'orphelinat. Il y mène une vie tranquille, jusqu’au jour où il décide de retrouver son père qu'il sent vivant quelque part.
Bravant l’interdit de mère Pélagie, il fuit d’abord sur l’île voisine dans l'espoir de rejoindre son parrain, Don Mercurio Da Vita. Mais au fil des rencontres, il se découvre les pouvoirs d’un futur grand magicien et embarque avec ses amis pour Elatha, sur l’île fabuleuse d’Abracadagascar.
Elatha est le plus grand centre de magie ancestrale au monde, celle des origines du pouvoir. Epiphane y découvre un univers prodigieux dans une nature luxuriante et nourricière, où arbre immense doté d’une vie propre abrite l’école de magie. Et comme le célèbre Harry Potter dans son école de Poudlard, il y entame son initiation…

Premier tome d’un cycle en quatre volumes, Abracadagascar nous emmène dans un monde où la magie naturelle de l’océan Indien rivalise avec celle des sorciers. Avec une impressionnante et subtile érudition, Ménéas Marphil a su créer un univers où toutes les mythologies connues se répondent de façon troublante pour ré-enchanter notre monde, réel et imaginaire mêlés. Formidable dépaysement, inoubliable récit fantastique, roman d’aventure plein de simplicité et d’humanisme, Abracadagascar est aussi une découverte de nos grandes mythologies fondatrices, grecque, médiévale ou celte.

En février, c'était au tour de La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, Tome 2: Le Sceau de Cyané.

Brisé par les révélations des maîtres d’Élatha, Épihane fait appel à l’oiseau sîmorgh et quitte l’Arbre-Mère pour réfléchir loin de cet univers, plus très sûr de vouloir encore apprendre la magie.
Il a découvert que Kimyan, son meilleur ami depuis l’enfance, est en réalité son frère jumeau. Mais si ce dernier est l’enfant désiré par le sombre Seigneur Sarpédon, Piphan’ doit sa propre naissance à la seule volonté de leur mère Gaïa. À l’instar des déesses primitives, elle l’a enfanté sans secours mâle, dans l’intention d’offrir au monde un enfant de lumière qui pourrait s’opposer à celui des ténèbres.
Son voyage dans l’antre du sîmorgh lui fait comprendre le plan de Sarpédon et de Lilith. S’il veut sauver son frère, Piphan’ doit précipiter son retour à l’Arbre-Mère. Là, il achève la formation des maîtres et accepte une mission qui le conduit dans le sud d’Abracadagascar avec ses nouveaux amis : rapporter le sceptre de Taranis ainsi que les gemmes qui le rendaient invincible. Épiphane devra aussi trouver la partie manquante d’un talisman transmis par sa mère, le sceau de Cyané, un puissant artefact…
Après les contrées luxuriantes de l’île, cette aventure l’emmènera en des lieux sauvages où l’improvisation n’est d’aucun secours. Il lui faudra combattre arbres-pieuvres, gargouilles des sables et autres aepyornis, et surtout un redoutable genka, un dragon noir des Karpathes à travers lequel c’est Kimyan qu’il affrontera.
Mais ce combat n’est que le prélude à une bataille bien plus terrible : partout sur la planète, d’étranges mutations se produisent, et en même temps que Piphan’ accepte son rôle d’élu, il comprend les dangers de la magie.

Ménéas Marphil continue son fabuleux voyage dans la faune et la flore de l’île merveilleuse d’Abracadagascar, où créatures réelles et magiques coexistent harmonieusement.
À l’influence de la littérature fantastique s’ajoutent des emprunts au cinéma, à l’illustration ou à la bande dessinée dont notre imaginaire est nourri. Et le lecteur se retrouve entrainé à travers un espace-temps où les mythologies s’entremêlent et les choses sont plus liées qu’il n’y paraît…

Le site d'Abracadagascar vous fournira de plus amples détails sur cette série de fantasy qui devrait plaire aux lecteurs de Harry Potter. Ils y rencontreront une descendante de Grandidier, des aepyornis, et bien des éléments de la culture malgache transposés dans un univers fantastique.
Le troisième tome est à paraître en novembre.


1 juin 2009

Ben Arès à Madagascar

L'écrivain belge Ben Arès travaille sur un roman très ancré à Madagascar. Je viens de l'interroger en vidéo à propos de son nouveau recueil de poèmes et, vous l'aurez deviné, de Madagascar.
Comme cet entretien se trouve déjà sur mon autre blog (Le journal d'un lecteur), je ne vais pas la reprendre ici. Vous la trouverez à cette adresse (il s'agit de la dernière vidéo).


En librairie : Riana, roman d’une enfance exilée à Sainte-Marie de La Réunion

Mémoires d'outre-tombe, un article de Yoann Guilloux sur le site Clicanoo, signale la sortie d'un deuxième roman de Pascale Moignoux. Riana, roman d’une enfance exilée à Sainte-Marie de La Réunion, est paru aux Editions Azalées et raconte l'histoire d'enfants malgaches de bonnes familles envoyés à la Réunion de 1847 à 1872 pour faire leur éducation chez les Jésuites. Un certain nombre d'entre eux sont morts sur les lieux de ce qui était devenu pour eux un exil définitif et ils ont été enterrés au cimetière malgache de la Ressource. Le site mériterait une réhabilitation, et la romancière espère, grâce à son livre, attirer l'attention sur ce lieu de mémoire.


30 mai 2009

Mort et résurrection d'une librairie

Je vous avais annoncé il y a quelques semaines, sur la base d'une information aperçue sur le site Sobika.com, la réouverture de la librairie Lecture & Loisirs.
J'avais dû démentir quelques jours plus tard, après m'être rendu à l'endroit supposé de sa réinstallation et ne pas l'avoir trouvée.
Cette fois, ça y est!
J'y suis allé hier, la librairie est ouverte! Et depuis une semaine déjà.
Tous les livres ne sont pas encore là. On était encore en train de monter des étagères. Mais la vie qui reprend après l'incendie de la galerie Zoom fin janvier, c'est quand même une nouvelle qui fait chaud au cœur.
Il était bien naturel que je la partage avec vous.
La librairie est donc installée dans l'enceinte du Tana Water Front, à Ambodivona (Tana), mais pas à l'intérieur du bâtiment principal. En entrant par l'entrée côté Ambodivona, elle se trouve un peu plus loin, dans un autre bâtiment, près de L'Antiquaire. En entrant côté Ankorondrano, elle se trouve donc un peu plus près... Vous avez suivi?


Un roman contemporain sous forme de livre électronique

Je tente une expérience.
Le premier ouvrage paru dans la Bibliothèque malgache contemporaine, Demandez à Hemingway, avait été publié sous la forme traditionnelle d'un livre, c'est-à-dire sur papier, chez Lulu.
Il y est d'ailleurs toujours disponible (16,68 € + frais de port).
Mais je l'ai aussi édité maintenant sous forme de livre électronique. Payant, au contraire de la Bibliothèque malgache électronique qui reprend des textes appartenant au domaine public, ce qui évite d'avoir des droits à payer aux auteurs.
Vous pouvez donc maintenant commander Demandez à Hemingway en fichier PDF, pour une somme évidemment très inférieure au coût du livre papier - j'ai un peu de mal à suivre les raisonnements selon lesquels les coûts de production d'un livre électronique seraient équivalents à ceux d'un livre papier.
Conclusion: le prix de vente du livre électronique a été fixé à 5 € seulement. (On accède à la page de commande en cliquant sur le lien: http://www.lulu.com/content/954662.)
Pour rappel, voici la présentation de ce roman policier:

Xavier, grand reporter, est envoyé à Madagascar pour enquêter sur l'esclavage moderne et ses filières. Pas très méthodique, il se donne le temps de comprendre un peu comment fonctionne cette société dont il ignore tout. Tombe dans quelques pièges. Découvre un autre sujet, dangereux. Et se lance dans une aventure à rebondissements.
John Tocke est le pseudonyme d'un vazaha qui a vécu à Madagascar à la fin du siècle dernier.

L'ensemble des ouvrages de la Bibliothèque malgache chez Lulu est à cette page: http://www.lulu.com/content/954662
La Bibliothèque malgache a son site: http://www.bibliothequemalgache.com/index.html


29 mai 2009

Sortie d'une encyclopédie en malgache

Le quotidien Les Nouvelles revient aujourd'hui sur un événement attendu de longue date: la présentation officielle, hier, à l'Académie malgache, de Rakibolana Rakipahalalana, encyclopédie en langue malgache. L'ouvrage, d'après l'article d'Annick Sedson, comporte un millier de pages et des annexes, a été tiré à 500 exemplaires et sera disponible en librairie dès le mois prochain, au prix de 100.000 Ariary.
Je sais bien ce que vont dire certains: un dictionnaire réalisé par l'Académie, c'est forcément une vision passéiste des choses. Et cela, en écho à la place occupée, en France, par le dictionnaire de l'Académie par rapport à d'autres qui existent aussi. Mais ce dictionnaire de l'Académie française, dont on raille souvent la lenteur de la conception, est celui de la langue, et non un ouvrage encyclopédique.
L'Académie malgache a entrepris de bâtir un monument d'une tout autre ambition. Et elle apporte ainsi une contribution majeure à la culture de Madagascar.
Il reviendra à d'autres personnes de dire les qualités et les défauts de ce livre. Qu'il existe me semble déjà très important.


19 mai 2009

Nouveautés Gallica et Internet Archive: comment ça marche?

Je vous l'ai annoncé il y a presque un mois: entre autres innovations sur ce blog, j'ai introduit deux listes de liens vers des ouvrages concernant Madagascar et récemment numérisés, disponibles depuis peu sur les sites Gallica et Internet Archive. Limitées aux cinq dernières références, ces listes sont automatiquement mises à jour chaque fois que vous visitez le blog.
Cela fonctionne très bien: la preuve, je m'en sers tout le temps, afin de ne rien manquer de ces ressources - et de les utiliser pour les rééditions gratuites qui sont la vocation première de la Bibliothèque malgache électronique. Toutes celles et tous ceux qui utilisent les fichiers numérisés par Gallica, Google Books ou des universités en connaissent les imperfections. Il arrive que certaines pages soient illisibles, que d'autres manquent... Mais c'est mieux, et même beaucoup mieux que rien.

Ainsi, j'ai découvert hier que Gallica donnait maintenant accès à trois années (deux années et demie, plutôt) de l'Annuaire général de Madagascar et dépendances: la deuxième partie de 1913, ainsi que, intégralement, 1918 et 1926.
Un peu plus tôt, mon fil RSS (puisqu'il s'agit tout simplement de cela) avait signalé un numéro de La Dépêche malgache - un seul, malheureusement, du 27 février 1915.
Et il y avait eu aussi un discours prononcé dans la séance solennelle de rentrée des écoles d'enseignement
supérieur de l'Académie d'Alger, le 5 février 1884, par M. R. de La Blanchère, Un Episode d'histoire coloniale, Le Vacher de La Case à Madagascar. Seize pages, ce n'est peut-être pas d'une importance capitale, mais quand même... Cet homme "seul au milieu des barbares" (ben oui, c'est ainsi qu'on disait en 1884) a joué un rôle dans l'histoire malgache, à Fort-Dauphin.

Du côté d'Internet Archive, où bon nombre de documents sont en anglais, mais où le français est quand même très présent dès qu'il s'agit de Madagascar, une nouvelle numérisation des Lettres du Tonkin et de Madagascar (1894-1899) de Lyautey vient d'arriver. Je dis "nouvelle", parce qu'il me semble en avoir déjà vu une (peut-être chez Gallica, je n'ai pas vérifié). De toute manière, une deuxième numérisation (celle-ci date du 6 mai et a été effectuée par les bibliothèques de l'Université de Californie) peut se révéler très utile pour compenser les manques d'une précédente.
Moins connu (je ne le connaissais en tout cas pas), le récit de C. Vray (le pseudonyme de je ne sais qui) raconte Mes campagnes par une femme autour de Madagascar. Paru en 1897, il rend compte d'un séjour de 17 mois commencé en 1894, surtout à Diego Suarez, possession française avant la colonisation de toute la Grande Ile.

Ce sont quelques exemples de ce qu'apportent les liens présents dans la colonne de droite, un peu plus bas. Allez-y voir régulièrement, je crois que vous n'aurez pas à le regretter.

16 mai 2009

En librairie : Les constructions causatives en malgache

Une dizaine d'années après avoir publié Syntaxe malgache, Huguette Fugier, professeur émérite à l'Université Marc Bloch de Strasbourg, se penche maintenant sur Les constructions causatives en malgache.
En voici la présentation:

Comment la langue malgache signifie-t-elle la relation sémantique de «cause»? Une réponse satisfaisante à cette question ne pourra être donnée que par un ensemble de recherches articulées entre elles, portant non seulement sur le lexique et la grammaire, mais surtout sur les organisations textuelles et argumentatives. Le projet qui porte Les constructions causatives en malgache constitue un des éléments de cette enquête. Bien que limité par choix à une étude de structures morpho-syntaxiques, il a été conçu pour jeter quand même quelque lumière sur le sens. Il s'agit en effet de savoir quel sens la langue construit avec les constituants dont elle dispose. Plus particulièrement, il importe de saisir comment le malgache utilise les affixes qu'il reçoit en héritage de ses origines austronésiennes et qu'il partage avec les langues apparentées pour se créer un ensemble diversifié de phrases sémantiquement causatives. À cet effet, plus de 100 énoncés ont été analysés, choisis dans un corpus qui s'étend du classique ancien (avec le Tantara ny Andriana, des années 1870-80) au malgache standard contemporain. Ceci permet d'établir qu'à des énoncés diversifiés par ces affixes - par leur position et leurs effets fonctionnels - correspondent des interprétations distinctes soit de «cause déterminante» (ou rarement finale), soit d'explication justificative, soit d'ingrédience... Cet ouvrage trouve son complément dans les travaux - articles et conférences à Madagascar - que l'auteur a consacrés par ailleurs aux argumentations touchant à la notion de «cause», telles qu'on les trouve développées dans des énoncés complexes.

14 mai 2009

Levez les yeux ! Atlantis passe...

Atlantis, navette spatiale américaine, a décollé lundi pour une mission de onze jours autour de la Terre. La réparation du satellite Hubble est en cours.
Tout à l'heure, j'ai levé les yeux et...


Quelques minutes plus tard...


Il est 4h24, Atlantis survole le nord de Madagascar.


... Et très vite elle nous abandonne. Prochain rendez-vous dans une heure et demie.
Bien sûr, ce n'est pas en levant les yeux que j'ai vu cela, mais sur un site GoogleSatTrack dédié à cette mission. Le temps d'écrire ceci, Atlantis est quelque part au-dessus du Cambodge.

13 mai 2009

Citation : Romain Gary

Je ne connaissais pas ce récit de voyage publié par Romain Gary en 1971. Les trésors de la mer Rouge n'est pas situé à Madagascar. Pays dont on m'a dit un jour qu'il est question dans un autre livre de l'écrivain, un roman, cette fois, Adieu, Gary Cooper. Il faudra que je vérifie un jour...
Il y a quand même, face au Yémen, une brève allusion à Madagascar:
A cent mètres du récif de corail, des bouillonnements soudains agitent des eaux émeraude: les requins. Madagascar excepté, c'est la plus forte concentration de requins dans cette partie du monde...
Un peu mince, me direz-vous.
Et vous aurez raison.
Je n'aurais d'ailleurs probablement pas relevé ce passage s'il n'y avait, quatre pages plus loin, une réflexion sur le colonialisme qui n'est pas spécifique à Madagascar mais auquel, me semble-t-il, tout Malgache sera sensible:
Que le colonialisme ait été un échec, pour le constater, il suffit de parcourir l'Afrique indépendante: tout ce qui ici n'arrive pas à naître, à reconstruire, c'est notre œuvre. Si le colonialisme avait été une entreprise digne de la civilisation, il n'y aurait pas eu en Afrique, aujourd'hui, cet effort désespéré de bâtir sur des fondements qui ne furent jamais posés. Lorsque les anciens colonisateurs se moquent des échecs africains, ils se moquent d'eux-mêmes.
C'est écrit, dix ans après les Indépendances, par un homme qui n'a jamais été rangé à l'extrême gauche...

12 mai 2009

Correctif à une brève de L'Express de Madagascar

Dans le quotidien malgache de ce jour, je lis:
La Bibliothèque malgache réédite « La colline aux croix d'osier». A l'occasion du 8 mai qui rend annuellement hommage aux troupes coloniales françaises, la Bibliothèque malgache réédite « La colline aux croix d'osier ». Écrit par René Petit, l'ouvrage raconte l'aventure d'Elisé, un soldat malgache qui a intégré la troupe française durant la Seconde guerre mondiale.
Il s'agit de l'interprétation hâtive d'une note publiée il y a quelques jours: Pour mémoire: La colline aux croix d'osier. J'y rappelais, à l'occasion du 8 mai en effet, l'existence de ce roman. Qui semble toujours disponible, au moins chez le libraire en ligne où je puise les références bibliographiques des livres cités dans ce blog. Voir ici.
Ceci dit, je suis flatté qu'on accorde à la Bibliothèque malgache davantage de moyens que ceux dont elle dispose. Pour une fois, le proverbe "on ne prête qu'aux riches" n'est pas d'application...

10 mai 2009

Citation : Louis Scutenaire

POÈME À CHANTONNER

Madagascar au milieu des platanes
Une maison au bord de la grand-route
Des cailloux ronds dont la couleur est brune
Des cailloux rouges

Madagascar souvenir du mystère
Comme un caillou que l'on saurait
Pour ne l'avoir jamais vu qu'en rêvant
Aux pierres rouges

Madagascar Pâques est ta momie
L'île aux dieux noirs sur les bords de la mer
Tes habitants ne trouent point le sol
De cailloux rouges

Madagascar tout au bord de la mer
Tes habitants ont connu les deux lunes
Et les rois-femmes griffés sur des tablettes
De pierre rouge

Madagascar tu n'es pourtant pas rouge
Mais d'un beau rosé à lointain violet
Du couleur de matin et du couleur de soir
Sans rien de rouge

Madagascar au milieu des platanes
Ces arbres d'eau c'est les flots de la mer
Avec du vert et des écorces blanches
Et pas de rouge

Madagascar la première levée
Vous saviez tout quand on s'est éveillé
Cœur de Vénus tombé dans l'océan
Dans un feu rouge

Madagascar toi que j'ai faite
D'un lézard ocellé de doigts en diamant
De vapeur de nuées du caillou des sentiers
Et de l'oubli présent du rouge

Louis Scutenaire, La citerne, pages 498-499
Il y avait un certain temps que je n'avais pas rencontré d'allusion à Madagascar dans un texte littéraire. Bernard, qui passe au moins autant de temps que moi dans les livres, m'a envoyé ce poème. Merci.

9 mai 2009

Pour mémoire : La colline aux croix d'osier

Puisque les célébrations du 8 mai ont remis à l'honneur, par l'intermédiaire de Nicolas Sarkozy, les "troupes coloniales", je voudrais revenir sur un livre paru il y a quelques années déjà. La colline aux croix d'osier raconte, précisément, l'aventure d'un soldat malgache dans la Seconde Guerre Mondiale.
Inspiré par des faits authentiques, La colline aux croix d'osier nous plonge dans le passé pas si lointain de la Seconde Guerre Mondiale et du début des années cinquante. Le héros principal, Elisé, jeune sous-officier malgache et descendant de souche royale, vous entraînera dans une aventure guerrière hors du commun. Partis en 1940, défendre la mère patrie des livres d'école, Elisé et ses compagnons vivront, au gré et en marge du conflit, des péripéties encore mal connues à ce jour. Ce récit aborde aussi la fourberie d'autorités militaires et de classes dirigeantes qui privilégient l'endoctrinement au détriment de la vérité. Et il met en lumière une guerre coloniale longtemps passée sous silence, celle de 1947, dans l'est de Madagascar...

René Petit a grandi en Dauphiné, dans la ferme familiale, au milieu des chevaux. Rugbyman dans les rangs du C.S Vienne de la belle époque, son cheminement professionnel l’a conduit à devenir moniteur de sport, éducateur, commercial, puis chef d’entreprise à Madagascar. C’est dans la Grande Île de l’Océan Indien, où il a longtemps vécu, qu’il s’est décidé à écrire et partager ses temps de loisirs avec sa passion ovalienne, à la tête du staff d’une célèbre formation d’Antananarivo. Aujourd’hui parisien, il conserve intact son double engouement envers l’écriture populaire et l’éducation sportive.
Sur le même sujet, on lira avec intérêt un article du blog Zanatany 47: 8 mai 1945, ne les oublions pas...

7 mai 2009

Johnny à Madagascar : finalement, c'est non

Ne vous plaignez pas, je vous ai transmis au fur et à mesure toutes les informations sur le sujet bien qu'il ne me botte pas vraiment. La version définitive du Tour 66 (je me demande si je n'ai pas écrit une fois ou deux Route 66, bon, tant pis) a été présentée hier à Saint-Etienne - où elle commence vendredi.
Elle sera plus longue que prévu, puisqu'elle se prolongera jusqu'en janvier.
En revanche, le concert humanitaire de Madagascar au profit de l'Unicef est bel et bien annulé, "à cause du climat de révolution qui y règne, pour ne pas mettre les équipes en danger", a indiqué Jean-Claude Camus, qui organise les déplacements du pape du rock français depuis 1975.
Ce n'est pas une consolation, mais l'idée d'un concert qui avait été envisagé Vietnam a été abandonnée aussi. Trop compliqué sur le plan logistique.

En librairie, pour les historiens et les juristes

C'est sans doute très spécialisé, mais les spécialistes, précisément, y trouveront du grain à moudre: le Recueil des jugements et arrêtés rendus par les tribunaux à Madagascar (1841-1896), par Ignace Rakoto, nous renvoie à l'époque pré-coloniale. Et à une pratique proche de la véritable tradition malgache. La quatrième de couverture est explicite:

La justice malgache actuelle se préoccupe de se rapprocher du peuple, pour aboutir à une justice de proximité. Pour ce faire, il est utile de s'ouvrir aux expériences des autres pays, mais il importe également d'étudier le passé national, qui lègue un fonds d'observations amassé sur une longue période sur les principes fondamentaux guidant la justice traditionnelle. Pour cette dernière, juger n'est pas toujours trancher, c'est souvent réconcilier et rapprocher les justiciables, afin de faire régner la bonne entente dans la vie en communauté. Tel est le contenu essentiel du présent Recueil des jugements et arrêtés rendus par les tribunaux à Madagascar (1841-1896).

Ignace Rakoto est historien du droit, maître de conférences à l'Université d'Antananarivo, ancien ministre, auteur de plusieurs publications sur l'histoire des institutions juridiques et politiques malgaches. Actuellement en service à l'Institut de civilisations - Musée de l'Université d'Antananarivo, il donne des conférences sur l'histoire de la magistrature et de la justice à l'Ecole nationale de la magistrature et des greffes, et reprend depuis peu l'enseignement de l'histoire des institutions à la Faculté de droit.

Madagascar all stars

Je parle peu de musique. J'aime pourtant ça, mais je n'y connais pas grand-chose. Il s'agit par ailleurs du volet culturel malgache le mieux présent dans la presse. A Madagascar et peut-être même à l'étranger.
La belle présence sur RFI des Madagascar All Stars, un groupe qui n'a rien d'un boy's band mais tout d'un quinté gagnant, mérite cependant d'être signalée.
Vous trouverez, sur le site de RFI musique, un article sur leur premier album et une interview de Régis Gizavo, complice dans cette aventure de Dama, Marius Fenoamby, Erick Manana et Justin Vali.

1 mai 2009

En librairie : Les naufragés de l'île Tromelin

Il y a dix ans, pour autant que je ne me trompe pas dans le compte des années, j'animais pour la première fois un forum littéraire au CCAC. L'invitée était Irène Frain, auteur à succès dont la notoriété n'était pas parvenue jusqu'à Madagascar: la salle était presque vide...

Je ne sais si Irène Frain s'est souvenue de son passage ici. Toujours est-il que son dernier ouvrage, Les naufragés de l'île Tromelin, raconte l'histoire vraie de l'Utile, un navire parti de Foulpointe le 23 juillet 1761, avec à son bord 140 hommes d'équipage et 160 esclaves malgaches. L'embarcation se brise sur un récif, tous ne périssent pas... Les marins construisent un bateau de fortune, repartent vers Foulpointe et abandonnent les Malgaches. Quinze ans plus tard, le chevalier de Tromelin, qui donne son nom à l'île, récupère les huit derniers survivants de cette extraordinaire épopée.
Max Guérout, spécialiste d'archéologie navale, s'est intéressé à ce naufrage et a conduit deux campagnes de fouilles à Tromelin en 2006 et 2008. Le Monde résume les recherches et leurs résultats. Dont Irène Frain s'est emparée, à la demande de Max Guérout, pour écrire son livre. Les naufragés de l'île Tromelin se classe quatorzième cette semaine dans les meilleures ventes de romans selon Livres Hebdo.
Pour en savoir plus sur les recherches archéologiques menées avec le soutien de l'Unesco, on consultera le site Tromelin: les esclaves oubliés.

P.S. Je me réjouissais, hier matin, de la réouverture à Tana de la librairie Lecture & Loisirs. Je me suis rendu hier au Tana Water Front... et je ne l'ai pas trouvée. L'enquête continue.

29 avril 2009

Une librairie rouvre...

Tous ceux qui aiment les livres étaient orphelins depuis janvier. Certes, il s'était passé bien d'autres choses terribles le 26 et le 27, mais ces lecteurs avaient été particulièrement touchés par la disparition de la librairie Lecture & Loisirs dans la destruction de la galerie Zoom à Ankorondrano. J'y avais fait une rapide allusion dans un autre blog, Les poches sous les yeux.
Certes, il existe d'autres librairies à Tana. Mais celle-ci avait une âme peu banale. J'avais entendu dire que Sylvie n'avait pourtant pas renoncé. La connaissant un peu, je n'étais pas surpris: elle n'est pas du genre à se laisser abattre par les circonstances, si dramatiques soient-elles.
Elle a donc lutté... et gagné: Lecture & Loisirs accueille à nouveau les amateurs de livres, maintenant dans l'enceinte du Tana Water Front à Ambodivona.
Longue vie à la libraire, à sa librairie et aux livres!

... et Johnny vient peut-être

L'Express de Madagascar, ce matin, revient sur le concert de Johnny Hallyday qui avait été annoncé, puis annulé, d'après les confidences d'un cadre du Ministère de la Culture aux Nouvelles. Cette fois-ci, Media Consulting, par la voix de son directeur général, Jaobarison Randrianarivony, annonce que le projet est loin d'être abandonné. Des négociations seraient toujours en cours.
Ne rêvez pas, vous les fans. Une tournée de Johnny ne s'improvise pas. Et la date malgache n'est pas au programme.
Quoique... rêvez si vous voulez, après tout. Pourquoi pas?

23 avril 2009

Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

L'Unesco (encore!) célèbre aujourd'hui la journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Bien. (Sinon que l'affiche est en principe jaune plutôt que bleue, je ne sais pas pourquoi elle a changé de couleur.) Personne ne devrait négliger d'attirer l'attention sur ce média qui, plus que d'autres encore, vit des temps difficiles à Madagascar. Les explications sont bien connues, je n'y reviens donc pas.
Plusieurs initiatives louables ont été prises à Tana pour marquer cette journée autrement que par une trop fréquente indifférence. Bien, encore.
La Bibliothèque malgache n'y participe pas. Pourquoi? D'abord parce qu'elle n'y a pas été invitée. Je comprends l'oubli: je ne suis pas très présent dans les réunions ni les dîners en ville. L'essentiel de mes (longues) journées se passe à lire, à écrire et à préparer des textes. Il ne me reste guère de temps pour les relations publiques. Et sans doute ai-je tort de n'être pas, en outre, porté naturellement vers celles-ci. Une des autres conséquences du travail que je me donne (car personne ne m'y oblige) a été mon absence lors du Salon du Livre de l'an dernier - alors que, cette fois, j'y avais été invité. Une occasion manquée, et que je regrette, mais il est impossible d'être partout à la fois...
Ceci dit, la Bibliothèque malgache célèbre 365 jours par an la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur - comme les autres éditeurs, les libraires, les bibliothécaires, les auteurs, les lecteurs et tous ceux qui se consacrent au livre.
Le résultat? On peut le voir sur le site de la Bibliothèque malgache, sous les différents aspects qu'ont pris les ouvrages publiés depuis deux ans et demi.
  • 53 livres électroniques téléchargeables gratuitement, et qui circulent, au total, à plus de 50.000 exemplaires dans le monde. Ce sont des rééditions d'ouvrages anciens et libres de droits, effectuées avec tout le soin que je peux apporter à ce travail, parfois avec l'aide de l'une ou l'autre (merci Claire, Jean-Marie et François). La diffusion se fait, bien sûr, à partir du site (voici le lien direct vers le catalogue complet). Mais aussi, pour une grande partie, par l'intermédiaire du groupe Ebooks libres et gratuits dont je ne dirai jamais assez la qualité du travail et l'extraordinaire disponibilité de ses membres actifs. Ainsi que, dans une moindre mesure, par le site Scribd où des bénévoles du même groupe ont installé la collection.
  • 11 ouvrages anciens et 5 contemporains peuvent être achetés chez Lulu. Les ouvrages anciens sont une partie de ceux qui sont téléchargeables gratuitement., mais sur papier pour ceux qui détestent lire un écran. Les contemporains sont inédits. J'avais, en janvier, lancé mes soldes afin de baisser les prix (qui, comparables à ceux d'autres livres neufs, sont donc assez élevés, d'autant qu'il faut y ajouter les frais de port, mais il s'agit d'impression à la demande, un exemplaire à la fois). J'ai renoncé à remettre ces prix au niveau où ils étaient auparavant, et les soldes sont donc permanentes sur l'ensemble de ce catalogue papier.
  • 3 ouvrages ont été imprimés à Madagascar et sont disponibles dans les principales librairies de la capitale et de Toliara. (Voici le bref catalogue.)
Le dernier est paru il y a peu. Il s'agit du roman actuellement en cours de publication dans le quotidien Les Nouvelles sous forme de feuilleton: Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée, de Léo Dex et Maurice Dibos. Le volume disponible à Madagascar contient, outre le texte (semblable à celui du feuilleton, lui-même semblable à celui de l'édition électronique gratuite et de l'édition papier chez Lulu), les reproductions des illustrations originales (merci, Alain).
Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Île. Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894. Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.
J'aimerais, évidemment, en publier d'autres qui seraient disponibles dans les librairies malgaches. Mais la conjoncture, je ne vous apprends rien, est mauvaise. Et il m'est impossible de dire aujourd'hui quand un quatrième titre s'ajoutera à ces trois-ci.
Espérons...