12 novembre 2018

Il y a 100 ans : Nos permissionnaires


Le Bankoku-Maru, après un long voyage et des péripéties de toutes sortes, est arrivé à Tamatave le 22 au soir. Il avait à son bord près de 400 permissionnaires et des Malgaches. Quelques-uns seulement ont débarqué à Tamatave, les autres continuent leur voyage sur la Réunion. Parmi les débarqués à Tamatave, nous avons reconnu M. Jean Brandi, M. Ginestet qui a passé 3 ans sur le front, et qui paraissait très fatigué, M. Pignéguy, un jeune engagé volontaire qui vient en congé de convalescence.
Nous leur souhaitons à tous un heureux séjour à Tamatave.

Société sportive franco-malgache

Par une négligence sans excuse mais qui a pour prétexte le défaut de place, le compte rendu de la réunion donnée par la Société sportive franco-malgache, qui devait paraître dans notre précédent numéro, est resté sur le marbre. Il est trop tard pour le donner in-extenso.
Il nous suffira de rappeler que le succès de cette réunion a été complet.
Les exercices sportifs eurent lieu au vélodrome, et furent très captivants. On ne saurait trop encourager la Société sportive franco-malgache, dont les jeux et exercices en plein air fortifient la jeunesse de Tamatave, et forment ainsi de bons soldats pour la défense de la Patrie.
Toutes nos félicitations aux dévoués et sympathiques organisateurs, M. l’Administrateur Lutton (président) et M. Paillot (vice-président) qui se sont dépensés sans compter pour mener à bien cette réunion.
Une mention spéciale est également due à M. Vigouroux qui par son activité a contribué à la réussite de cette fête.

Monument Galliéni

Dans le jardin du boulevard Poincaré, on construit en ce moment le soubassement destiné à recevoir le monument Galliéni.

La crise du graphite

Des intéressés dans des procès de graphite nous demandent si nous pensons que les tribunaux retiendront le cas de force majeure dans les procès en cours.
D’après une personne des plus compétentes en la matière, le cas de force majeure ne peut, et ne doit pas être retenu.
Le Tamatave


Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 76 titres parus à ce jour.

9 novembre 2018

Il y a 100 ans : Le cheptel de Madagascar et de l’Afrique


De Colonie et Marine :
Malgré les interventions multiples de MM. les députés Boussenot et Gasparin, il ne semble pas que l’approvisionnement de la France en viandes de Madagascar et de l’Ouest africain ait reçu un développement sérieux, tout au moins en ce qui concerne la Grande Île africaine. Et cependant, nous possédons dans ces colonies des richesses immenses en gros bétail bien supérieures aux statistiques officielles constatées. La revue Le Froid le constate à nouveau avec des précisions intéressantes.
Au nombre de nos colonies, il en est deux dont la richesse exceptionnelle en gros bétail aurait dû depuis longtemps attirer et fixer l’attention de nos administrations d’État et de nos administrations coloniales : Madagascar et l’Ouest africain. Si leur exploitation méthodique et raisonnée avait été entreprise il y a seulement quelques années, elle eût permis depuis la guerre d’éviter la grande exportation de l’or français vers l’Amérique du Sud pour l’achat de viandes congelées et de conserves.
Le recensement officiel de l’effectif bovin payant l’impôt, en 1914, accuse, pour Madagascar, un chiffre global de 6 800 000 têtes.
Les estimations des hommes les plus qualifiés pour connaître l’exacte vérité affirment que ce chiffre n’est pas inférieur à 8 millions de têtes.
Pour l’Ouest africain, les statistiques, qui étaient très comparables à celles de Madagascar en 1910, doivent aujourd’hui encore donner des chiffres très voisins puisqu’il n’y a pas eu de grandes épidémies depuis 1908.
Or, si l’on veut bien tenir compte de ce fait que la population de Madagascar (3 millions d’habitants) n’a que des besoins restreints en viande abattue (300 000 têtes environ), si l’on bien tenir compte, d’autre part, qu’un troupeau méthodiquement exploité doit pouvoir se renouveler sans difficultés, même dans les conditions les plus primitives, en cinq ou six ans, il en résulte que Madagascar devrait pouvoir fournir au moins un million de têtes de gros bétail chaque année. Mais l’élevage indigène n’a pas été l’objet d’une attention administrative aussi grande que le méritait pareille richesse, les initiatives commerciales ou industrielles n’ont été ni sollicitées, ni encouragées, ni favorisées et, dès lors, cet élevage est resté en état de stagnation.
Le Tamatave


Deux volumes de compilation de la presse à propos de Madagascar il y a 100 ans sont disponibles. La matière y est copieuse et variée, vous en lisez régulièrement des extraits ici. Chaque tome (l'équivalent d'un livre papier de 800 pages et plus) est en vente, au prix de 6,99 euros, dans les librairies proposant un rayon de livres numériques. D'autres ouvrages numériques, concernant Madagascar ou non, sont publiés par la Bibliothèque malgache - 76 titres parus à ce jour.

6 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet des besoins irréductibles en denrées essentielles autres que métaux (2)


(Suite et fin.)
Vous voudrez bien les établir avec toute la précision possible et indiquer notamment avec soin les divers pays de provenance et les quantités à acheter chez chacun d’eux, en ce qui concerne les denrées à faire venir de l’extérieur.
Il y aura lieu également d’ajouter les articles ne figurant dans aucune des catégories indiquées sur les imprimés et que le commerce de votre province désirerait commander à l’étranger.
De même que pour les demandes de métaux, les intéressés ne seront pas tenus de faire connaître les noms de leurs fournisseurs qu’ils peuvent avoir intérêt à ne pas divulguer.
À ce point de vue, la même procédure que celle indiquée dans ma précédente circulaire pour l’instruction de ces dernières demandes, pourrait être adoptée en l’espèce, et la chambre consultative qui représente les intérêts commerciaux de votre circonscription pourrait se charger de centraliser les besoins des intéressés et de les résumer dans un état unique, établi suivant les formes des imprimés précités, qui me serait adressé par votre intermédiaire aux dates fixées.
*
* *
On ne saurait conclure des renseignements demandés par le Département à la certitude absolue que les denrées demandées pourront toutes être achetées et dirigées sur Madagascar. Cependant il est de la plus haute importance de les fournir aux dates fixées et avec la plus grande exactitude possible, sous peine de voir de nouveaux empêchements s’ajouter aux difficultés actuelles d’approvisionnement.
Je vous prie d’aviser les intéressés des dispositions qui précèdent et d’en assurer strictement l’exécution.
M. Merlin

Mort au champ d’honneur

Mondain (René), aspirant, n° mle 1253, 6e compagnie du 11e régiment d’infanterie. – Cité à l’ordre du corps d’armée avec la mention suivante :
« Jeune aspirant, au feu pour la première fois aux combats du 27 mai 1918 ; a été magnifique d’entrain et d’énergie au cours de l’attaque ennemie, encourageant ses hommes par ses conseils et son exemple. Mortellement blessé au cours de l’action. »
M. Mondain (René) était le fils de M. G. Mondain, président de la Mission protestante française de Madagascar.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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5 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet de l’instruction des demandes d’achats de métaux (3)


(Suite et fin.)
Ces imprimés contiendront la récapitulation en tonnage des quantités demandées pour chaque catégorie de métal figurant à l’état, avec indication du lieu de provenance.
Je vous prie d’aviser les intéressés des dispositions qui précèdent et de faire le nécessaire pour vous y conformer.
Vous voudrez bien m’accuser réception de la présente circulaire.
M. Merlin

Circulaire au sujet des besoins irréductibles en denrées essentielles autres que métaux (1)

Tananarive, le 26 juillet 1918.
Le Gouverneur Général de Madagascar et Dépendances, commandeur de la Légion d’honneur, à Messieurs les chefs de province et de district autonome.
J’ai l’honneur de vous faire connaître que vous recevrez prochainement des imprimés à m’adresser périodiquement sous le présent timbre et où devront figurer les besoins de votre province en denrées essentielles. Ces états devront comporter l’indication de tous les produits autres que les métaux, qui font l’objet de demandes semestrielles nécessaires tant aux besoins de la consommation de votre circonscription qu’au ravitaillement de celles qui en sont tributaires. Ils comportent également la mention des quantités dont la fourniture à l’administration a fait l’objet de marchés.
D’après les instructions du Département, les indications concernant le tonnage des produits indispensables à Madagascar doivent lui parvenir trois mois à l’avance, en vue de la détermination du fret à réserver à la Colonie et aussi pour lui permettre d’obtenir des pays alliés, pour les produits à prendre à l’étranger, les autorisations de sortie sans lesquelles les commandes du commerce ne pourraient recevoir de suite.
Je vous prie en conséquence de m’adresser régulièrement à l’avenir ces états au début de chacun des trimestres pour le trimestre suivant, c’est-à-dire en janvier, avril, juillet et octobre pour les besoins des 2e, 3e et 4e trimestres de l’année en cours et 1er trimestre de l’année suivante.
(À suivre.)
M. Merlin.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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3 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet de l’instruction des demandes d’achats de métaux (2)


(Suite.)
Je vous signale enfin les prescriptions de l’avis inséré au Journal Officiel du 27 juillet 1918, aux termes desquels les demandes concernant un semestre doivent vous être adressées dans les deux premiers mois du semestre qui précède, c’est-à-dire en janvier et février pour le 2e semestre de l’année, et en juillet et août pour le 1er semestre de l’année suivante.
Vous devrez les centraliser pour me les adresser simultanément.
*
* *
Je vous prie d’appeler l’attention des intéressés sur la nécessité qui s’impose à eux de se conformer à la procédure ci-dessus indiquée, toute demande qui ne serait pas visée et accompagnée des avis réglementaires étant destinée à ne recevoir aucune suite en France.
Les commandes qui vous seront adressées ne devront pas forcément porter l’indication du fournisseur, que le négociant peut avoir intérêt à ne pas divulguer. De même, je crois utile d’ajouter que si la chambre consultative de votre province croyait pouvoir se charger, avec l’agrément de tous les intéressés, de réunir les demandes des commerçants de son ressort et d’établir l’état unique préindiqué dans les formes prescrites pour chaque commande par l’avis du 27 juillet 1918 précité, je n’y verrais que des avantages. Dans ce cas, au retour de l’état approuvé par moi, vous auriez à en donner communication à la chambre consultative ; ce serait à cette assemblée qu’il appartiendrait de faire subir à chaque commande individuelle les réductions résultant de celles apportées à l’état général. Il ne vous resterait plus alors qu’à viser les commandes, après vous être assuré que leur montant total n’excède pas pour chaque métal le contingent accordé et à me les adresser.
*
* *
En même temps que vous m’adresserez ces demandes et afin de pouvoir tenir le contrôle des besoins en métaux de la Colonie et, le cas échéant, donner au Département, ou au commerce, les précisions nécessaires, je vous adresse d’autre part des imprimés que vous aurez à remplir chaque semestre, suivant les besoins formulés par les négociants de votre circonscription.
 (À suivre.)
M. Merlin.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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2 novembre 2018

Il y a 100 ans : Circulaire au sujet de l’instruction des demandes d’achats de métaux (1)


Tananarive, le 23 juillet 1918.
Le Gouverneur Général de Madagascar et Dépendances, commandeur de la Légion d’honneur, à Messieurs les chefs de province et de district autonome.
J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur l’arrêté en date du 23 juillet 1918, nommant une commission chargée de l’examen des demandes d’achats de métaux de toute nature à effectuer en France ou à l’étranger.
Cette commission a pour but de centraliser et de coordonner les demandes de l’espèce faites par les commerçants, industriels et exploitants agricoles de la Colonie, et de leur donner un ordre de priorité selon leur importance et leur nécessité pour les soins de la défense nationale ou le ravitaillement civil.
Elle propose également les réductions à assurer dans les proportions prescrites par le département.
Ses propositions me sont ensuite soumises pour décision, puis adressées au ministre des colonies pour être remises à la commission interministérielle des métaux (C. I. M.) qui décide en dernier ressort.
En conséquence, contrairement aux instructions qui vous ont été données sous n° 2879-FR, du 29 août 1917, vous voudrez bien, à l’avenir, m’adresser purement et simplement un état des demandes de l’espèce qui vous seront remises par les intéressés, sans les viser, mais en ayant soin d’accompagner chacune d’elles d’une note mentionnant votre avis personnel, et, là où il en existe une, de celui de la chambre consultative, sur l’utilité et la destination des métaux demandés. Il est de la plus haute importance, dans l’intérêt des commerçants, que les commandes soient suivies de toutes les précisions et justifications établissant leur indispensabilité.
Après examen, je vous enverrai le programme arrêté par mes soins pour chaque commerçant de votre circonscription, et vous ne viserez les commandés que ceux-ci désireront adresser à leurs fournisseurs, que dans la limite des fixations arrêtées à Tananarive.
(À suivre.)
M. Merlin.
Journal officiel de Madagascar et dépendances


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1 novembre 2018

Il y a 100 ans : Cargaison du «Bankoku-Maru»


Le Syndicat des Chargeurs de Madagascar, dans sa séance du 19 juillet dernier, a décidé à l’unanimité :
1° D’attirer l’attention du Gouvernement Général sur l’intérêt qu’il y a à obtenir la réalisation à Madagascar même de ses marchandises avariées.
2° D’envoyer au Comité des Assureurs, à Paris, le câblogramme ci-après :
« Vous signalons intérêt tant pour chargeurs que pour assureurs que marchandises avariées par incendie Bankoku-Maru soient réalisées Madagascar où sont majorité destinataires plutôt que Zanzibar. Acheteurs plus nombreux ici marchandises atteindraient prix plus élevés compensant frais complémentaires. Chargement comprend surtout articles spéciaux susceptibles obtenir maximum seulement Madagascar. Réalisation Madagascar rendrait service important point de vue national. »
3° De prier l’Union Coloniale d’appuyer les desiderata des chargeurs par la dépêche suivante :
« Câblons comité assureur Paris intérêt majeur pour Madagascar réaliser marchandises avariées Bankoku-Maru ici au lieu Zanzibar. Prions prendre connaissance télégramme et appuyer notre demande. Si nécessaire avisez autres assureurs France Angleterre. »
Ces deux télégrammes ont été expédiés le 20 juillet, après accord avec la Chambre consultative et sous les auspices des deux groupements.

La tournée du Gouverneur général dans le sud

Monsieur le Gouverneur Schrameck a quitté Tananarive jeudi matin en automobile pour une excursion sur Mananjary et Fianarantsoa. Il était accompagné de M. Fauchère, Inspecteur général des Services agricole et forestier de Madagascar, et de M. Rogliano, Chef de son secrétariat particulier.
Il sera de retour à Tananarive dans les premiers jours de septembre et, vers le 10 ou 12 de ce même mois, il descendra à Tamatave pour inaugurer le monument Galliéni.

Services agricole et forestier

Par décret du 19 mai 1918, une inspection générale des Services agricole et forestier est créée à Madagascar et dépendances.

La classe 1920

Dans toute la colonie, il sera procédé sans délai au recensement des jeunes gens français qui sont nés pendant l’année 1900, et de ceux qui auraient été omis sur les tableaux précédents.
Le Tamatave


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