5 juin 2019

Il y a 100 ans : Le graphite


M. le Gouverneur Général, qui sait affronter les initiatives et qui ne recule pas devant les responsabilités, vient de câbler de nouveau au département pour demander instamment que soit levée l’interdiction d’exporter du graphite de Madagascar en France.
Toutes nos félicitations.
D’autre part, nous pouvons affirmer que le câblogramme du ministre du 4 février 1919 annonçant le maintien de certaines restrictions sur les exportations du graphite aux États-Unis est certainement le résultat d’une erreur à moins qu’il ne soit le fait du nouveau Conseiller technique récemment attaché au Ministère !
L’exportation du graphite aux États-Unis est libre. La licence dont il est question n’a qu’un but de contrôle, mais est toujours accordée.
Mais il ne faudrait pas que M. Lebureau de Tananarive s’appuie sur le câblogramme ci-dessus, pour chercher des difficultés aux exportateurs munis d’une licence délivrée par le Gouvernement des États-Unis.

Citation

Eugène Boiron, sous-lieutenant 5e régiment d’infanterie coloniale : « Officier intrépide et plein d’allant. Au cours de l’attaque du 13 septembre, alors que la section était en soutien, le mouvement en avant de sa compagnie ayant été arrêté par des mitrailleuses, s’est porté spontanément en avant pour prendre à revers le nid de résistance, permettant ainsi à sa compagnie et à une unité voisine la reprise de la progression. »
Le sous-lieutenant E. Boiron est le frère de M. S. Boiron bien connu à Tamatave.

Nos tirailleurs à Coblence

Nos tirailleurs venus par bateau Bingen ont débarqué sur la rive gauche du Rhin. Ils ont passé le fleuve pour se rendre sur la rive droite, à Ems, occuper la tête du pont de Coblence.
Un jeune Allemand, sans doute officier prussien récemment démobilisé, affecte de dire en français à leur passage : « Ah ! voilà les sauvages avec lesquels les Français ont la prétention de vouloir imposer à leur culture à l’Allemagne. — Apprenez, lui répond aussitôt un Français, que ces soldats, qui se sont battus d’une façon admirable, sont plus civilisés que n’importe lesquels des premiers soldats de la garde qui, en Belgique comme en France, se sont conduits comme des bandits et des assassins. Saluez-les ! »
Le Tamatave


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