31 juillet 2007

Bibliothèque malgache / 27 : Six semaines à Madagascar, de C.R. Lapanne

Le 27e titre de la Bibliothèque malgache électronique vient de paraître. (Il y a quelques jours, en fait, mais j'étais à Toliara.)
C'est un curieux récit, d'un auteur dont nous ne savons rien (même pas la date de la mort, et c'est par hypothèse que je le suppose tombé dans le domaine public).
Six semaines à Madagascar se présente comme un voyage effectué dans le but de prendre des contacts pour une société qui veut investir à Madagascar. Mais aucun détail de ce projet n'est fourni.
Le sujet de l'ouvrage est le voyage lui-même, de Majunga à Tananarive avec quelques détours, situé dans le temps, immédiatement après l'expédition française de 1895. Mais les détails semblent nourris davantage par la fantaisie que par l'observation, à tel point qu'on se demande si ce Lapanne a vraiment mis les pieds à Madagascar. Il prend Ranavalona III pour «Ranavalo II», pour ne donner qu'un exemple. Par ailleurs, il fait un usage très personnel des virgules.
Ce petit livre, illustré par quelques gravures, est néanmoins révélateur de l'intérêt porté à Madagascar à la fin du 19e siècle.
Bonne lecture.

12 juillet 2007

Bibliothèque malgache / 26 : Louis Catat - Voyage à Madagascar


Voici le 26e titre de la Bibliothèque malgache électronique, une lecture assez copieuse (296 pages) qui mérite une attention toute particulière en raison de sa qualité : le Voyage à Madagascar de Louis Catat, publié en 1893 et 1894 dans Le Tour du Monde, puis édité dans un volume devenu aujourd'hui très coûteux. J'ai suivi le texte de la première édition en revue, sans pouvoir malheureusement en reprendre les illustrations, trop mal reproduites dans la copie que j'ai utilisée. Un jour, peut-être pourrai-je donner de ce texte une édition illustrée. (L'image ci-dessus est une photo prise par Louis Catat lui-même, dont la reproduction vient du Fonds Grandidier.)
Chargé d'une mission scientifique, le Dr Louis Catat (1859-1933) débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu'à la fin de l'année suivante pour (je le cite) : « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d'une manière générale, faire connaître cette grande île. »
Mission menée à bien dans un périple d'environ 8000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l'est par la « route de Radama », le nord et l'ouest en traversant l'île dans toute sa largeur jusqu'à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.

2 juillet 2007

10.000 téléchargements de la Bibliothèque malgache électronique

Ce matin, la Bibliothèque malgache électronique a franchi le cap honorable des 10.000 téléchargements. Je sais bien, nous savons tous, que la qualité d'une telle entreprise ne se juge pas au nombre de fois qu'un ouvrage a été chargé. Mais quand même, je ne vois pas pourquoi je cacherais le plaisir que j'ai à annoncer cette nouvelle.
Pour rappel, 25 volumes de textes anciens sur Madagascar sont disponibles sur le site Ebooks libres & gratuits. Deux autres sont prêts et ne devraient pas tarder à y faire leur apparition, pendant que je travaille au 28ème. Une affaire à suivre, donc. Pour celles et ceux qui s'intéressent aux listes de best-sellers, voici le "top 5" des titres les plus téléchargés:
1. Désiré Charnay. Madagascar à vol d'oiseau : 1871 fois (1137 pour le texte seul, 734 pour l'édition illustrée)
2. Ida Pfeiffer. Voyage à Madagascar : 771
3. Charles Renel. La coutume des ancêtres : 699
4. André Coppalle. Voyage à la capitale du roi Radama : 577
5. Bulletin du Comité de Madagascar, 1ère année, n° 9, décembre 1895 : 566
Pour rappel, l'ensemble du catalogue, comprenant les autres formes de publication de la Bibliothèque malgache et une liste de titres en préparation, est disponible dans la rubrique Fichiers du groupe. Si vous n'en êtes pas membre, on vous demandera probablement de vous inscrire et vous pourrez choisir de recevoir ou non les messages, voire même de ne recevoir que les annonces importantes - généralement les nouveautés.

27 juin 2007

Un 25e e-book pour la Fête de l'Indépendance

Enfin! diront ceux qui s'impatientaient. Il n'y avait eu aucune nouvelle parution de la Bibliothèque malgache électronique (BME) depuis plus d'un mois. Comme vous le savez, l'étape finale de publication des ouvrages ne dépend pas de moi mais du groupe Ebooks libres & gratuits . Dont la plupart des membres ignorent probablement que le 26 juin est le jour de la Fête de l'Indépendance. C'est pourtant ce jour-là qui a été choisi pour mettre en ligne le 25e volume de la BME: le Bulletin du Comité de Madagascar - 2ème année - n°3 - mars 1896.
Au sommaire de ce numéro, le début d'une étude sur la culture du caféier. Le Comité est toujours attentif à fournir des renseignements pratiques aux colons et futurs colons. On y trouve aussi les statistiques du mouvement commercial de «Nossi-Bé» (orthographe d'époque) en 1894. Parmi les événements notables de Madagascar, qui s'étendent à la Réunion et jusqu'à Maurice, on relève l'arrivée du nouveau résident général, M. Laroche, tandis que le général Duchesne, son prédécesseur, quitte la Grande Île et reçoit un accueil triomphal à Marseille.
Tout cela reste à suivre, bien entendu, puisque je publierai les numéros suivants du Bulletin et que, déjà, deux autres e-books sont prêts. Je vous informerai, au fur et à mesure, de leur arrivée sur Internet.

21 juin 2007

Wikisource se nourrit de la Bibliothèque malgache électronique

En attendant la publication prochaine des deux nouveaux titres de la Bibliothèque malgache électronique (ils sont prêts) par Ebooks libres & gratuits , je continue à transférer certains ouvrages chez Wikisource. Pour compenser, comme promis, la fiction de Gabriel de La Landelle inspirée par la vie de Benyowszky (un nom à l'orthographe variable), je viens de rendre disponible l'ouvrage plus sérieux de Prosper Cultru, Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle : Benyowszky.
J'ai découvert en même temps l'existence d'un autre ouvrage consacré au même personnage, beaucoup plus récent (et dont je ne suis responsable en rien). Il s'agit d'un travail universitaire réalisé par Paule Vacher en 1970 à la Faculté des lettres et Sciences Humaines de Tananarive, et publié l'an dernier par Clio en @frique, bulletin de recherches en anthropologie et en histoire de l'Afrique édité par le Centre d'Étude des Mondes Africains-site d'Aix-en-Provence. Ce livre peut être consulté en ligne ou téléchargé au format PDF.
Par ailleurs, pour en finir avec les nouvelles fraîches de Wikisource, deux ouvrages de la Bibliothèque malgache électronique y ont également été mis en ligne par d'autres contributeurs. Les Chansons madécasses de Parny n'utilisent cependant pas la version que j'ai donnée d'après l'édition originale mais a été recopiée sur une édition de 2001. En revanche, Madagascar, de Saint-Amand a été repris de mon édition Ebook . C'est donc bien, en principe, le même texte - je n'ai pas vérifié.

15 juin 2007

Un troisième titre de la Bibliothèque malgache sur Wikisource

Le dernier des flibustiers, de Gabriel de La Landelle, paru en 1884, est le troisième titre de la Bibliothèque malgache disponible sur Wikisource .
Béniowski, pour reprendre l'orthographe du livre, était un aventurier du 18e siècle. D'origine polonaise, il a connu bien des tribulations en Europe et en Asie avant de débarquer à Madagascar où il s'est lancé dans une grande entreprise conquérante. «Roi des rois» de Madagascar, il a lui-même raconté sa vie dans des Mémoires que Gabriel de La Landelle (1812-1886) pille allègrement. C'est loin d'être un chef-d'oeuvre mais le livre est intéressant en montrant ce qu'un auteur français pensait de Madagascar comme territoire riche en potentiel - avant la véritable colonisation.
Ce n'est pas le meilleur de la Bibliothèque malgache. Mais le personnage est pour le moins curieux, et il vaut la peine de le lire en comparaison avec l'ouvrage de Prosper Cultru, Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle: Benyowszky. A charge pour moi de le transférer prochainement aussi sur Wikisource.

10 juin 2007

Un groupe Yahoo pour une meilleure communication

Les plus attentifs d'entre vous ont peut-être remarqué un petit changement dans la présentation (ci-contre) de la Bibliothèque malgache. Là où, auparavant, j'invitais à s'abonner à une lettre d'informations, je propose maintenant de rejoindre le groupe Yahoo Bibliothèque malgache.
Ce sera désormais le lieu de tous les échanges et de toutes les informations à propos de mes publications d'ouvrages sur Madagascar. Si vous désirez suivre cette activité de près, je vous y invite également. C'est utile surtout pour ceux qui ne pensent pas à venir régulièrement ici ou qui n'utilisent pas un agrégateur de fils RSS.
Il est par ailleurs plus facile de tenir à jour un catalogue complet de la Bibliothèque malgache dans les fichiers d'un groupe. Vous le trouvez dès maintenant à cet endroit. Certes, toutes les informations qu'il contient ont déjà été diffusées sur ce blog - qui continue sa vie, d'ailleurs. Mais, au fur et à mesure que le temps passe, le contenu d'un catalogue comme celui-là se disperse entre des posts qui vont d'octobre 2006 à maintenant et même... plus tard.
Par ailleurs, chacun gère lui-même son inscription, sa désinscription à un groupe, et jusqu'à la manière de recevoir les messages.
A bientôt, donc, ici et là.

6 juin 2007

Wikisource, ça continue !

Un deuxième ouvrage de la Bibliothèque malgache est disponible depuis ce matin sur le site de Wikisource. Il s'agit du roman d'Adolphe Badin, Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l'Expédition, qui était déjà disponible chez Ebooks libres & gratuits où il avait suscité deux commentaires:
Encore merci. Je vais commencer la lecture dès ce soir.
Et:
Depuis longtemps, j'ai attendu de trouver un ouvrage pareil et enfin, en voilà un!
Bonnes lectures, que vous choisissiez l'ebook ou la lecture en ligne telle qu'elle est pratiquée chez Wikisource.

31 mai 2007

La Bibliothèque malgache sur Wikisource

La Bibliothèque malgache poursuit son expansion en adoptant une nouvelle forme de diffusion. Sur proposition d'un de ses membres, les textes déjà disponibles chez Ebooks libres & gratuits commencent à s'installer chez Wikisource.
Qu'est-ce que c'est?
Ou peut-être, d'abord, qu'est-ce que ce n'est pas. Ce n'est pas Wikipédia, voici pourquoi:
"Tandis que Wikipédia est une encyclopédie, Wikisource est une bibliothèque. Où Wikipédia contient des articles à propos de livres, Wikisource contiendra les livres eux-mêmes. Jusqu'à un certain point, les deux projets contiendront des informations bibliographiques à propos des auteurs. Sur ce point pourtant, et particulièrement pour les auteurs dont les œuvres sont dans le domaine public, Wikisource devrait être plus exhaustif."
Dans cette bibliothèque numérique constituée par des contributeurs bénévoles, on trouve actuellement 6500 textes de plus de 1100 auteurs. Tous les textes sont, évidemment, libres de droits et mis gratuitement à la disposition du public - comme la Bibliothèque malgache, comme Ebooks libres & gratuits.
Pourquoi alors ajouter ce mode de diffusion à celui qui existait déjà? Parce qu'on peut avoir envie d'aller voir une page ou un chapitre d'un ouvrage sans avoir besoin de le télécharger complètement. Et Wikisource se prête à cette lecture.
Le premier livre disponible chez Wikisource est aussi celui qui a ouvert la Bibliothèque malgache, le recueil de nouvelles de Charles Renel, La race inconnue.
Au fur et à mesure de l'élaboration de cette variante de la collection, de nouveaux liens seront ajoutés au catalogue que vous trouvez ci-contre, à droite.
Et, pendant les travaux, la maison reste ouverte. C'est-à-dire que de nouveaux textes sur Madagascar feront leur apparition chez Ebooks libres & gratuits, annoncés ici au fur et à mesure, comme d'habitude.
Le prochain, 25ème titre, est prêt: il s'agit d'un nouveau numéro du Bulletin du Comité de Madagascar. Le travail sur le 26ème avance bien et je peux donc annoncer la parution prochaine d'un texte important (et long), le Voyage à Madagascar du Docteur Louis Catat, publié en 1893 et 1894 dans Le Tour du Monde avant de sortir en volume chez Hachette en 1895.

16 mai 2007

Bibliothèque malgache / 24 : Les chansons madécasses de Parny

Quand il publie les Chansons madécasses en 1787, Evariste Désiré de Forges (1753-1814) est déjà le Chevalier de Parny. Il deviendra ensuite vicomte et, en 1803, sera élu à l'Académie française. Né à l'île Bourbon, comme s'appelait alors la Réunion, il a été militaire avant de devenir écrivain. C'est en Inde qu'il écrit ces poèmes qui tranchent avec le ton de l'époque. Ils sont parmi les premiers poèmes en prose de la littérature française.
Et, surtout, ils proposent le regard des Malgaches (les «Madécasses») sur les Blancs. Parny était farouchement opposé à l'esclavage et à la colonisation. Jouant aussi de la supercherie, il présente ces textes comme une traduction en français, ce qu'ils ne sont pas: il en est bien l'auteur. Signalons encore qu'en 1922, Maurice Ravel a composé la musique de trois des Chansons madécasses, provoquant même un scandale.
Voici donc une autre manière de parler de Madagascar, en poèmes, pour apporter un peu de légèreté avec ce vingt-quatrième volume de la Bibliothèque malgache.

11 mai 2007

Bibliothèque malgache électronique / 23 : les lettres de Gallieni

Je prévois de publier plusieurs ouvrages de Gallieni. Voici le premier: Lettres de Madagascar. 1896-1905.
Gallieni (1849-1916) fut Gouverneur général de Madagascar pendant neuf ans. Il est chargé de pacifier la colonie, c'est-à-dire de «la soumettre à notre autorité», ainsi qu'il l'écrit lui-même. Comme il n'a guère d'instructions pour la suite, il cherche alors à développer l'économie et entreprend la construction du chemin de fer qui relie Antananarivo à la côte Est. Soucieux de mener à bien sa mission, il ne s'encombre guère des règlements, ce qu'on lui reprochera souvent. Il ne pense qu'en termes d'efficacité et s'en réfère souvent, tout au long de son séjour, aux spécialistes de Madagascar de l'Union coloniale ou du Comité de Madagascar. Les lettres qu'il leur adresse, et qui forment ce volume, sont un témoignage de première main, du principal acteur de la colonisation pendant près de dix ans.
Un acteur pas toujours tendre, faut-il le rappeler... Mais rien ne peut mieux rendre compte de ses positions que ses propres écrits. Et il me paraît donc important de les donner à lire comme d'autres textes datant de la même époque coloniale, ou des textes antérieurs. Bref, la Bibliothèque malgache électronique poursuit son travail, sur le chemin de la connaissance.

7 mai 2007

Bibliothèque malgache / 22 : Marius Cazeneuve à la cour de Madagascar en 1886

Voilà, cela n'a pas été long. Le 22ème titre de la Bibliothèque malgache est disponible depuis hier soir: A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, par Marius Cazeneuve.
Le magicien toulousain Marius Cazeneuve (1838-1913) débarque à la cour de Madagascar en 1886 pour distraire la reine Ranavalona III. Les relations entre le gouvernement de la Grande Île et la France sont tendues. Les Britanniques sont en première ligne. Mais Marius Cazeneuve se fait fort, en utilisant son art de la persuasion, de redresser la barre et d'offrir à son pays ce qui, croit-il, lui revient de droit: la domination de Madagascar. Puisqu'il raconte lui-même son séjour, il convient de le lire avec une certaine méfiance: il s'y donne en effet un rôle si important que sa version paraît trop belle pour être vraie. Bien qu'il s'en défende, il est probable qu'il a considérablement exagéré les choses dans cet autoportrait flatteur. Mais son récit est toujours agréable à suivre et il permet de découvrir la vie de l'époque dans la capitale malgache.
La version téléchargeable chez Lulu.com a donc été supprimée (c'est beaucoup plus facile chez Ebooks libres & gratuits). Les volumes papier annoncés ci-dessous restent, eux, au catalogue.

6 mai 2007

Et pour les impatients


Après tout, puisque c'est possible, autant le dire, même si je pensais reporter un peu l'annonce de la nouvelle. Pour une véritable promotion, on attendra encore un peu, d'ailleurs. Mais je pense aux impatients - et je les comprends.
Un des trois titres que j'annonçais tout à l'heure (ci-dessous) est en réalité déjà disponible, toujours gratuitement, sous une forme légèrement différente de ce que je propose habituellement. A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, le récit de Marius Cazeneuve est (provisoirement) téléchargeable sur le site de Lulu.com. C'est aussi un peu plus compliqué: bien que ce soit gratuit, il faut pour l'obtenir entrer un certain nombre de renseignements, et en particulier un numéro de carte bleue (comme je n'en possède pas, je n'ai pas pu le charger moi-même, belle ironie!).
Deux qui iront voir la page découvriront que ce livre existe aussi en version papier. C'est la grande nouveauté de la Bibliothèque malgache: elle consiste à proposer de vrais livres. Car certaines personnes n'aiment pas trop lire sur ordinateur, et la présentation des ebooks n'est pas conçue pour l'impression.
Bien entendu, puisque le papier a un coût, cette formule est payante. mais le prix reste, je crois, raisonnable: 11,97 € pour le livre de Cazeneuve (267 pages, broché, format 15,24 x 22,86 cm, couverture en couleur). Il faut y ajouter, bien entendu, les frais d'envoi, variables d'une destination à une autre.
Et, pour ne pas vous laisser sur votre faim, je dis tout. Trois autres titres sont également disponibles dès maintenant sur le même site, au même format:
La race inconnue, de Charles Renel (223 pages, 11,26 €);
Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l'Expédition, d'Adolphe Badin (199 pages, 10,88 €);
La coutume des ancêtres, de Charles Renel (183 pages, 10,62 €).
Je reparlerai plus longuement de cette Bibliothèque malgache sur papier dans peu de temps.

Un peu de patience

Bonne nouvelle: les problèmes de téléchargement sont résolus depuis plusieurs jours déjà.
Moins bonne nouvelle: le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits n'a pas eu le temps, depuis quelques semaines, de faire de nouvelles publications.
Pendant ce temps, j'ai bien entendu continué à travailler pour la Bibliothèque malgache électronique. Si le dernier titre disponible reste actuellement celui qui a été publié le 23 avril, le n° 2 de 1896 du Bulletin du Comité de Madagascar, j'ai préparé trois autres volumes depuis. Comme j'ai la faiblesse de leur trouver un grand intérêt, je vous en dis déjà un mot en espérant que vous pourrez les lire très prochainement.
Il s'agit d'abord du récit de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Magie et diplomatie. Il raconte un séjour effectué en 1886 à Antananarivo et les spectacles de magie effectués devant la reine. Etonnant et passionnant!
Ensuite, j'ai pensé qu'il était temps de commencer à publier quelques écrits du grand organisateur de la colonie. Gallieni, gouverneur général de Madagascar, a évidemment bien des choses à nous apprendre. J'ai d'ailleurs d'autres livres de lui en projet mais le premier que j'ai terminé est les Lettres de Madagascar. Ou l'administration française vue de l'intérieur...
Enfin, le troisième ouvrage disponible sous peu est un petit recueil de poèmes en prose, très connu parce que Maurice Ravel en a mis trois en musique, mais qu'on ne lit plus guère parce qu'on le trouve difficilement en librairie (bien qu'il ait été réédité en 2001 chez Fata Morgana). Il s'agit des Chansons madécasses d'Evariste de Parny.
Un peu de patience, donc, et vous aurez ces nouvelles lectures de la Bibliothèque malgache électronique à vous mettre sous les yeux.

29 avril 2007

Problèmes de téléchargement ?

Le serveur du groupe Ebooks libres & gratuits semble rencontrer quelques problèmes ces jours-ci. Et les liens de téléchargement du catalogue dans la colonne de droite ne fonctionnent pas. La Bibliothèque malgache reste néanmoins accessible grâce à un site miroir, à l'adresse http://www.ebooksgratuits.org/index.php.
Les plus attentifs d'entre vous auront peut-être remarqué qu'il existe une seule différence entre les deux adresses: "org" au lieu de "com". Et cette différence est la même dans les liens ci-contre: s'ils ne fonctionnent pas: remplacez "com" par "org" dans le lien.

24 avril 2007

Bibliothèque malgache / 21 : Bulletin du Comité de Madagascar

Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits ayant pris quelques congés ces derniers temps (ce que personne ne songerait à lui reprocher), j'ai continué à préparer des ouvrages en attendant que reprenne leur mise à disposition des lecteurs. Deux autres sont donc sur le point de surgir et je vous préviendrai bien entendu au fur et à mesure.
Voici déjà le onzième numéro du Bulletin du Comité de Madagascar: 2ème année, n° 2, février 1896. A l'intention de ceux qui prennent le train en marche, petite piqûre de rappel: le Comité s'est créé au moment où la France décidait d'envoyer un corps expéditionnaire à la conquête de Madagascar dans le but "d'éclairer le public sur le pays que nous allons conquérir et ses ressources ainsi que sur ses habitants." Il s'agit donc d'un point de vue colonial, perceptible même dans les études historiques et scientifiques toujours mises au service de la présence française dans la Grande Ile. Vous découvrirez, dans le 23e volume de la Bibliothèque malgache électronique (les Lettres de Madagascar de Gallieni), les échanges permanents entre le Gouverneur général de Madagascar et le Comité, preuve de l'influence constante de celui-ci sur l'organisation de la colonie.
Chaque livraison du Bulletin écrit une page d'histoire immédiate et apporte des informations précieuses sur ce qui se passe à Madagascar. Simplement, il ne faut jamais oublier d'où viennent ces informations...
Tous les liens de téléchargement des numéros précédents se trouvent dans la colonne de droite. Quant à ce volume, vous y trouverez une analyse du Livre jaune dans lequel le gouvernement français fait le bilan de la longue histoire des relations entre la France et Madagascar, les commentaires de Gabriel Hanotaux sur le Traité de Tananarive, et une étude sur les mouvements dans le port de Tamatave. Et, toujours, les événements de Madagascar, submergés par de longues listes de promotion et de décorations. À noter la présence de correspondances particulières de plusieurs grandes villes du pays.

18 avril 2007

La Bibliothèque malgache électronique : 20 titres, 6000 exemplaires et des projets

En six mois d’existence, la Bibliothèque malgache électronique (BME) s’est constitué un catalogue de vingt titres, bientôt vingt-deux : les numéros 21 et 22 de la collection sont prêts et seront disponibles avant la fin du mois sur le site Ebooks libres et gratuits qui accueille l’ensemble de ces livres électroniques.
Les principes posés depuis le début n’ont pas varié : il s’agit de mettre gratuitement à la disposition du public, sous forme de livres électroniques, des textes libres de droit (autrement dit : tombés dans le domaine public) concernant Madagascar. Par la force des choses, et puisque les droits couvrent une période de 70 ans après la mort de l’auteur, les ouvrages répondant à ces critères appartiennent à l’époque coloniale et précoloniale. Ils écrivaient alors des choses qui, aujourd’hui, choquent souvent. Mais il ne faut surtout pas se voiler la face : les points de vue de ces temps heureusement révolus appartiennent, qu’on le veuille ou non, à l’histoire de ce pays. Et les connaître se révèle précieux.
Il semble en tout cas que les lecteurs partagent cet avis puisque plus de 6.000 exemplaires des titres disponibles ont été chargés à ce jour (6.412 exactement à ce moment). Avec un intérêt très marqué pour les récits de voyage : les quatre volumes appartenant à ce genre ont un « tirage » moyen de plus de 600 exemplaires chacun. En tenant compte d’un cas particulier : le récit de Désiré Charnay, Madagascar à vol d’oiseau, jamais édité en volume papier, a fait l’objet d’un engouement sans précédent. Il a bénéficié, il est vrai, de circonstances favorables. D’une part, une exposition de photographies de ce voyageur du 19e siècle se tient à Paris, au musée du quai Branly, depuis le 13 février et jusqu’au 13 mai. D’autre part, une petite polémique a suivi, en février, la première édition de ce texte. A tel point qu’après plus de 1.000 téléchargements, la BME l’a réédité avec les illustrations qui l’accompagnaient lors de sa publication, en 1864, dans Le Tour du Monde.
Signalons que les deux titres les plus récents (numéros 19 et 20) sont également des récits de voyage. Avec eux, la BME entre en concurrence avec le monde de l’édition traditionnelle puisque les livres d’Ida Pfeiffer et d’André Coppalle sont disponibles en librairie. Cette concurrence n’en est cependant pas vraiment une. D’abord parce que les publications électroniques gratuites proposent les textes bruts, sans commentaires, au contraire des éditions papier payantes, annotées par des spécialistes. Ensuite parce que rien ne remplace encore un livre, un vrai, le toucher du papier, le plaisir de tourner les pages comme on veut et d’emporter un volume partout avec soi.
La suite très prochaine des publications de la BME poursuivra le travail entamé, avec notamment un autre récit de voyage, celui de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar. Ce magicien toulousain a exercé son art devant Ranavalona III et s’est attribué, dans les souvenirs de son séjour, des activités diplomatiques dont le lecteur jugera. Il s’agira, pour la première fois, d’un ouvrage qu’il est impossible de trouver ailleurs que chez des collectionneurs ou dans des ventes de livres anciens (à un prix généralement prohibitif). Jusqu’à présent en effet, les rééditions de la BME se limitaient à des textes dont on trouve des versions « image » sur le site de la Bibliothèque nationale de France ou de Google Books. Il y en aura d’autres, et la BME fait appel aux collectionneurs de livres anciens sur Madagascar afin de permettre la reproduction d’ouvrages leur appartenant.
Par ailleurs, puisque des ouvrages sont désormais achetés afin d'élargir le catalogue, et que le budget disponible n'est pas vraiment extensible, il est maintenant possible de contribuer financièrement à la BME grâce au bouton magique ci-contre: Faire un don. Et comment le dire autrement?

4 avril 2007

A votre bon coeur, messieurs dames !

Le temps que je passe à préparer les livres de la Bibliothèque malgache est totalement bénévole et le restera. Je l'ai déjà dit, il s'agit de mettre à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent des ouvrages anciens sur Madagascar. Il s'agit aussi pour moi de rendre à ce pays un peu de ce qu'il me donne: le bonheur d'y vivre.
Mais l'élan que je me suis donné au début de cette initiative, encouragé par les chargements des ouvrages publiés (presque 6.000 exemplaires à présent), a un peu débordé du but initial qui consistait à traiter des textes déjà disponibles ici ou là (surtout chez Gallica).
D'une part, je travaille maintenant aussi sur des ouvrages que je déniche dans des blbiothèques, publiques ou privées.
D'autre part, je me suis mis à acheter des livres afin de proposer des rééditions de textes presque totalement introuvables. Je ne cherche pas des éditions luxueuses, tout ce que je leur demande est dêtre en assez bon état pour être reproduites. Il n'empêche: ça coûte de l'argent et j'ai déjà investi 250 euros, environ, dans l'achat de cinq volumes. Avec l'intention de continuer, bien que j'arrive au bout de mes économies.
Pour aller plus loin, j'ai besoin de votre aide. Vous trouvez ci-dessous un bouton "Faire un don" qui restera affiché à droite. Il vous permet, si vous désirez soutenir la Bibliothèque malgache, de verser quelques euros par l'intermédiaire de PayPal (pas moins de 4, en raison d'une ponction effectuée par cette société entre votre compte et celui de la Bibliothèque malgache, pas plus de 10 puisque, je le rappelle, je ne cherche pas à gagner de l'argent - seulement à poursuivre le travail). Ce système de paiement sécurisé est très répandu, notamment auprès des vendeurs et acheteurs d'Ebay - lieu où je fouine pas mal pour trouver des livres.
Ma démarche peut paraître déplacée, surtout en ce moment où j'entends autour de la maison le souffle du cyclone Jaya, entré hier sur la terre de Madagascar du côté de Sambava. Où les besoins immédiats sont très éloignés de l'existence des livres électroniques que je propose. Mais je crois, au plus profond de moi, que la Bibliothèque malgache apporte sa contribution à la culture de Madagascar en présentant des visions anciennes sur la Grande Ile. Et que son existence est, d'une certaine manière et sur un autre plan, aussi importante que la reconstruction des maisons et des routes.
Ceci étant dit, la participation n'a rien d'obligatoire, et c'est à vous de voir. Merci d'avance à celles et ceux qui jugeront utile d'offrir leur brique à cet édifice.





3 avril 2007

Bibliothèque malgache / 20

A quelques jours près, il aura donc fallu cinq mois pour que la Bibliothèque malgache, créée le 27 octobre dernier, compte 20 titres. Celui qui vient de paraître se situe dans la ligne d'autres récits de voyage déjà publiés comme ceux de Désiré Charnay ou Ida Pfeiffer.
Il s'agit du Voyage dans l'intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radama, par André Coppalle.
André Coppalle enseignait le dessin à l'île Maurice quand il proposa ses services pour faire le portrait du roi Radama. Il débarque à Madagascar en mai 1825 et va y rester plus d'un an, dont une bonne partie à la cour. Il semble que le roi apprécia modérément ses qualités de peintre. Mais les notes qu'il a laissées sous forme manuscrite, et qui ont été publiées au début du siècle dernier par l'Académie malgache font la relation vivante de son séjour. Soucieux de ne pas tomber dans la généralisation, qu'il n'évite cependant pas toujours, Coppalle se tient au plus près de ce qu'il voit et de ce qu'il peut vérifier. Et son esprit plus ouvert que celui d'autres voyageurs lui permet de voir de la beauté là où la plupart des commentateurs y demeurent imperméables.
Je signale que ce texte a aussi été publié l'an dernier à Besançon par La Lanterne magique, mais je n'ai pas eu cette édition devant les yeux. J'ai utilisé la réédition, sans date (vers 1960), du récit publié dans le Bulletin de l’Académie malgache de 1909 et 1910. (Copie faite en 1909 d’un manuscrit autographe de A. Coppalle, appartenant à la bibliothèque de M. de Froberville, à La Pigeonnière, commune de Chailles, Loir-et-Cher). Cette réédition comporte une présentation, des annotations et une carte de Christian G. Manteaux – non reprises ici. L’ouvrage m’a été confié par Christine Ratsimiebo, que je remercie.

26 mars 2007

Demandez le programme

La Bibliothèque malgache se porte bien, merci pour elle. Avec plus de 5200 volumes chargés pour 19 titres disponibles, elle est très présente dans le paysage de l'édition sur Madagascar.
Il n'est évidemment pas question de s'arrêter là. Puisque je viens de rassembler l'ensemble des titres actuellement à ma disposition pour la suite, puisque aussi je suis incapable de garder quelque chose pour moi, voici à quoi vous pourrez vous attendre dans les mois, les années qui viennent. Dans quel ordre? Je ne sais pas, on verra. Et d'autres titres s'ajoueront entre-temps à cette liste provisoire.

M. Ackerman. Histoire des révolutions de Madagascar, depuis 1642 jusqu’à nos jours. Librairie Gide, 1833

Lieutenant Ardant du Picq. Une peuplade malgache. Les Tanala de l’Ikongo. Le Tour du Monde, 1905

Carpeau du Saussay. Voyage de Madagascar. Nyon, 1722

Docteur Louis Catat. Voyage à Madagascar (1889-1891). D’après la prépublication dans Le Tour du Monde, 1893-1894 (en volume : Hachette, 1895)

Marius Cazeneuve. À la cour de Madagascar. Magie et diplomatie. Delagrave, 1896

E. Colin et P. Suau, S.J. Madagascar et la mission catholique. Sanard et Derangeaon, 1895

Comité de Madagascar. Bulletin du Comité de Madagascar.
1896, 2e année : numéros 2 à 8 (février à août), sauf le n° 6 (juin) manquant
1897, 3e année : numéros 1 à 6 (juillet à décembre), après une interruption de la publication
1898, 4e année : 12 numéros
1899, 5e année : 6 numéros (janvier à juin), avant la transformation en Revue de Madagascar

Comité de Madagascar. Revue de Madagascar. Bulletin du Comité de Madagascar. 1899 à 1911 (quelques numéros manquants)

André Coppalle. Voyage dans l’intérieur de Madagascar et à la capitale du roi Radame pendant les années 1825 et 1826. Bulletin de l’Académie malgache, 1909

Léo Dex et M. Dibos. Voyage et aventure d’un aérostat à travers Madagascar insurgée. Mame, 1901

Adrien Domergue. Simples notes de voyage. Gabon. Madagascar. Guyane. Dupont, 1893

Henry Douliot. Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (1891-1892). André et Cie, 1895

Lieutenant Victor Duruy. Mission dans le nord-Ouest de Madagascar (1897). Le Tour du Monde, 1899

Gabriel Ferrand. Les musulmans à Madagascar et aux îles Comores. 3 volumes, Leroux, 1891, 1893 et 1901

Etienne de Flacourt. Histoire de la grande isle Madagascar. Clouzier, 1661

Georges Foucart. Le commerce et la colonisation à Madagascar. Challamel, 1894

Gallieni (et capitaine X.). Cinq mois autour de Madagascar. Le Tour du Monde, 1899 (en volume : Hachette, 1901)

Gallieni. Lettres de Madagascar (1896-1905). Société d’éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1928

Gallieni. Neuf ans à Madagascar. Le Tour du Monde, 1906 (en volume : Hachette, 1908)

Henri Gindre. En Afrique australe et à Madagascar. Challamel, 1897

M. Guillain. Documents sur l’histoire, la géographie et le commerce de la partie occidentale de Madagascar. Imprimerie royale, 1845

Docteur Édouard Hocquard. L’expédition de Madagascar. Journal de campagne. Le Tour du Monde, 1897

Louis Lacaille. Connaissance de Madagascar. Dentu, 1862

Honoré Lacaze. Souvenirs de Madagascar. Berger-Levrault, 1881

Désiré Laverdant. Colonisation de Madagascar. Société maritime, 1844

Le Faure. La cantinière du 13e. Charavay, Mantoux et Cie, fin 19e ou début 20e siècle

B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823-1830). 2 volumes, Desessart, 1840

Lyautey. Lettres du Tonkin et de Madagascar (1894-1899). Armand Colin, 1921 (je ne reprendrai, de cet ouvrage, que les Lettres de Madagascar)

Macé Descartes. Histoire et géographie de Madagascar. Depuis la découverte de l’île, en 1506, jusqu’au récit des derniers événements de Tamatave. Bertrand, 1846

Evariste Parny. Chansons madécasses. 1787

Louis Pauliat. Madagascar. Calmann-Lévy, 1884

Jean-Baptiste Piolet. De la colonisation à Madagascar. Challamel, 1896

Jean-Baptiste Piolet. Douze leçons à la Sorbonne sur Madagascar. Challamel, 1898

Jean-Baptiste Piolet. Madagascar et les Hova. Delagrave, 1895

Jean-Baptiste Piolet. Madagascar, sa description, ses habitants. Challamel, 1895

Jean Joseph Rabearivelo. Presque-Songes, suivi de Traduit de la nuit. Imprimerie de l’Imerina, 134 ; Mirage, 1935 (à paraître en 2008)

Charles Renel. Contes de Madagascar. Troisième partie : contes populaires. Leroux, 1930

Octave Sachot. Voyages du docteur William Ellis à Madagascar. Sarlit, 1860

Urbain Souchu de Rochefort. Relation du premier voyage de la Compagnie des Indes orientales en l’isle de Madagascar ou Dauphine. Pierre-Aubouin, 1648

Capitaine Tam. À Madagascar. Carnet de campagne d’un officier. Gaillard, fin 19e siècle