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27 septembre 2011

Bibliothèque malgache électronique n° 61, "Un dieu de mes amis", par Joseph Méry

La Bibliothèque malgache a proposé bien peu de nouveautés ces derniers temps. En voici une quand même. Petite, mais elle marque une évolution plus importante qu'il y paraît.
Le soixante-et-unième numéro de la Bibliothèque malgache électronique ne compte en effet que 13 pages mais est proposé pour la première fois au format ePub, dont l'usage s'est généralisé sur les liseuses. Comme c'est la première fois que j'en réalise un, toutes les remarques seront les bienvenues, surtout si elles permettent de corriger d'éventuels défauts. Les formats habituels, Word et PDF, restent bien entendu présents.
Les plus attentifs d'entre vous auront déjà remarqué que le n° 61 paraît avant le n° 60, beaucoup plus épais et toujours sur l'établi. Patience, cela viendra...

Joseph Méry (1797-1866) est l'auteur d'une œuvre considérable et connut, en son temps, de jolis succès. Il a travaillé notamment avec Gérard de Nerval et pratiquait aussi bien le roman populaire que le drame et l'opéra, pour les livrets. Il était également journaliste.
La nouvelle Un dieu de mes amis, extraite des Contes et nouvelles, est un bref récit assez fantaisiste - une des caractéristiques de l'auteur. Cette fois, il est tombé sur Madagascar. Ses livres ont fait parcourir le monde à ses lecteurs, grâce à une imagination féconde qui ne se souciait pas toujours de réalisme.

Si vous visitez le site à l'occasion de cette édition, vous constaterez qu'il a été remodelé de fond en comble pour, je l'espère, une consultation plus aisée. (Là aussi, quelques imperfections se sont glissées dans les pages, mais je crois que tout fonctionne, en particulier les liens.)

24 mars 2011

La Bibliothèque malgache chez Gallica

Un peu d'étonnement, hier, en constatant que l'alerte permanente sur les nouveaux titres disponibles chez Gallica à propos de Madagascar me signalait quantité d'ouvrages que je connais bien pour les avoir intégrés à la Bibliothèque malgache électronique.
Et pour cause: il s'agit des textes édités par mes soins pour la Bibliothèque malgache, et repris dans les collections d'Ebooks libres & gratuits.
Essayez : ouvrez Gallica et faites une recherche simple sur le mot "BME". Les 41 premiers résultats sont, précisément, des titres de la Bibliothèque malgache électronique.
Très bien, excellent, super! me dis-je donc dans un élan d'enthousiasme que les problèmes actuels d'Internet à Madagascar m'ont empêché de partager tout de suite avec vous.
Tant mieux, car j'ai entre-temps examiné cela de plus près. Franchement, mon enthousiasme s'en est trouvé quelque peu modéré.
Prenons un exemple concret, le premier ouvrage de la collection, dont je vous montre la couverture. Gallica propose d'y accéder par Izibook. Pourquoi pas?
Je clique, une autre page s'ouvre, qui propose de feuilleter le livre. Allons-y, on avance...
Cette fois, je suis sur un site marchand, pour ce qui est devenu un "produit" au prix, certes, modéré (0,00€).
Ensuite, pour l'obtenir, il faut suivre toute une procédure de commande et d'inscription (pas besoin cependant d'entrer un numéro de carte bleue, par exemple). A la fin, il est permis de charger (et non de feuilleter) La race inconnue, mais dans un seul format, celui du Sony Reader. Tant pis pour celles et ceux qui ne possèdent pas cet appareil (j'en suis).
Donc, la BME chez Gallica, c'est bien mais cela pourrait être beaucoup mieux.
J'ai donc proposé à Gallica de proposer à ses usagers des liens vers le site de la Bibliothèque malgache, sans passer par ces intermédiaires. J'attends la réponse...

16 février 2011

Un supplément bibliographique de plus en plus riche



Si la Bibliothèque malgache électronique est en mode pause - mais cela ne durera pas toujours, rassurez-vous -, je continue à veiller sur les ressources disponibles un peu partout. Des compléments bibliographiques arrivent donc régulièrement sur cette page.
Parmi les derniers ouvrages signalés, un ensemble de huit photographies qui accompagnent l'Arrêté donnant au parc d'Ambohijatovo, à Tananarive, le nom de Square Poincaré en 1913, trouvé sur le site Gallica.

27 juillet 2010

Bibliothèque malgache 59/ Henri-Philippe d'Orléans à Madagascar

Je profite d'une période plus calme dans mes activités professionnelles pour ajouter un titre à la Bibliothèque malgache électronique (BME), le cinquante-neuvième.
Henri-Philippe d'Orléans (1867-1901) a passé l'essentiel de son existence à courir le monde. L'Europe, l'Asie et l'Afrique ont été ses terrains d'exploration, dont il a ramené plusieurs ouvrages, des photographies et sur lesquels il a fait quelques découvertes. Ainsi qu'une mauvaise rencontre: à Saïgon, en 1901, il contracte le paludisme, dont il meurt.
Lors de ses deux mois de voyage à Madagascar, peu de temps avant l'expédition française de 1895, il cherche - et trouve - des arguments en faveur de la colonisation. Qu'il s'agisse de faire œuvre noble de civilisation, de se reposer sur des arguments puisés dans le passé, d'envisager une expansion économique, tout lui est bon pour plaider l'usage de la force, avec des mots qui ne laissent aucune place à l'ambiguïté: «Baïonnettes, sortez du fourreau; grondez, canons; sonnez, fanfares et clairons!» Ce va-t-en-guerre se plaçait donc dans une tendance générale qui ne tarderait pas à faire lever les armes contre le royaume de Madagascar.
Pour adoucir, si c'est possible, le ton belliqueux de ce texte, j'y ajoute un extrait de L'âme du voyageur tel qu'il est paru dans La Revue de Paris le 15 mai 1896. Les belles descriptions ne modifient en rien son point de vue, mais apportent des émotions parfois détachées de celui-ci.
Comme tous les autres ouvrages de la BME, celui-ci est téléchargeable gratuitement sur le site de la Bibliothèque malgache (choisir la rubrique "bibliothèque malgache électronique gratuite" dans le menu et aller en bas de page pour les liens).

15 juillet 2010

Bibliothèque malgache 58/ Maudave à Madagascar sous Louis XV

La Bibliothèque malgache électronique (BME) poursuit son chemin, fortement dépendant du temps dont je dispose pour m'y consacrer. Mais avec la ferme volonté de continuer à faire circuler gratuitement, après une réédition soigneuse, des textes libres de droits parfois difficilement accessibles et qui sont pourtant des sources indispensables pour les chercheurs ou les simples curieux.
Voici donc le 58ème volume de la collection, La colonisation de Madagascar sous Louis XV d'après la correspondance inédite du comte de Maudave, par Henri Pouget de Saint-André (1886).
Le comte de Maudave, né en 1725 près de Grenoble et mort en 1778 à Mazulipatam en Inde, est un peu le chaînon manquant des tentatives françaises de colonisation de Madagascar entre Flacourt au siècle précédent et Benyowsky qui lui succédera. Trois tentatives manquées, mais trois noms qui ont marqué l'histoire de Fort-Dauphin pendant quelques années.
Henri Pouget de Saint-André, entré dans la famille de Maudave, a eu accès aux lettres et aux journaux qu'il avait laissés. Il retrace, sans cacher son admiration pour l'homme ni sa colère envers ceux qui l'empêchèrent de mener son entreprise à bien, l'aventure d'une installation décidée en 1768 et abandonnée deux ans plus tard. L'optimisme habite d'abord le "commandant pour le roi dans l'île de Madagascar", avant la déception.
Cet ouvrage doit être situé dans le contexte précis de son époque: l'année précédant sa parution, un traité d'alliance franco-malgache a été signé, décevant les partisans d'une colonisation. En montrant comment Maudave aurait pu réussir un siècle auparavant, Pouget de Saint-André leur fournit des arguments...
En attendant la refonte complète du site de la Bibliothèque malgache, cet ouvrage est, comme les 57 autres de la collection, téléchargeable aux formats PDF et DOC, sur la page du catalogue de la BME (aller en bas de page, les titres étant classés par numéro dans la collection).