4 décembre 2007

Pierrot Men, notre incontournable

Les 7es Rencontres africaines de la photo se sont ouvertes à Bamako. Madagascar y est, cette année, bien représenté, en en particulier par Pierrot Men. Un artiste au talent fou mais dont la modestie est telle qu’il n’a jamais fait d’ombre à ses confrères malgaches. Un article de Libération, ce matin, lui fait une place :
Mais à Bamako, il n’y a pas seulement des panoramas glacés et des fadas venus du nord. Dans l’autre grand musée de la capitale malienne, le Musée national, c’est la photographie africaine qui régale. Avec des travaux d’artistes de tous les pays, ou presque, du continent.
Par exemple, de superbes images noir et blanc finement composées du Malgache Pierrot Men, qui mêlent les hommes et leur environnement naturel, dans une ambiance tellurique, dramatique.
Libération, 4 décembre
A côté de lui, Maksim Seth était un autre grand, à l’aura internationale moindre sans doute, mais non négligeable. On lui rend hommage à Bamako :
En plus de l'exposition internationale dont les photos ont été choisies par un comité d'experts et qui constitue sans doute l'épicentre de l'événement, la Bibliothèque nationale accueille l'exposition dite « Hommage » qui, comme indique son intitulé rend hommage au travail de deux photographes récemment décédés : le Guyanais Serge Jongué et le Malgache Maksim Seth.
L’Essor, 26 novembre
Pour en finir avec cette rapide revue de presse, n’oublions pas que Sylvain Ralaivaohita, s’il pratique la danse, n’a pas laissé tomber la photo :
La diaspora africaine est représentée aussi, avec les vélos parisiens pris avec un téléphone portable par le Malgache Sylvain Ralaivaohita, l'Angleterre grisâtre du Ghanéen Salifu Oduro-Idriss ou les pavés urbains de la franco-algérienne Nadia Berkani.
Bamako rend par ailleurs hommage à deux photographes décédés, le Guyanais Serge Jongué et le Malgache Armand Seth Maksim.
France 2, 26 novembre

3 décembre 2007

Johnny Hallyday à Madagascar en 2009 ?

C'est une dépêche de l'AFP qui m'apporte l'information, et je me dois de la faire circuler. Johnny Hallyday a programmé sa dernière tournée pour 2009 - jusque-là, ça ne concerne que ceux qui aiment Johnny, et ce n'est que moyennement mon cas - et cette tournée devrait passer par Madagascar.
Je cite la dépêche:
Sa tournée 2009 devrait le mener dans de nombreuses villes de France, notamment dans plusieurs grands stades de province, mais également à Madagascar et à Hanoï, pour des concerts pour des œuvres humanitaires.
Comme vous le voyez, je me retranche derrière cette phrase quasi officielle. Il m'est arrivé, par le passé, d'annoncer des concerts de Jane Birkin ou de Francis Cabrel qui ont fini par ne pas avoir lieu. Méfiance, donc, malgré tout.
Il n'empêche: cette fois, cela a l'air solide puisque, d'après le quotidien suisse Le Matin, Johnny a lui-même fourni la précision hier lors du journal de 20 heures sur TF1:
Hier soir, Johnny a associé sa femme, Laeticia, à ses adieux. «Je vais aller chanter à Madagascar pour soutenir son action pour l'Unicef et sa campagne de vaccination.»
En tout cas, si sa venue se confirme, on peut parier sans risque sur un succès plus grand que celui de la Compagnie créole dont les deux concerts, vendredi et samedi, se sont soldés par un flop retentissant. Ce qui n'empêchait pas la radio branchée par le boucher du marché où je vais boire mon café le matin de diffuser encore un disque du groupe antillais. Histoire de faire regretter leur absence à ceux qui n'étaient pas aux concerts?
C'était "la" nouvelle culturelle du jour.
Et, pour ceux qui n'ont pas le temps d'attendre, il y a toujours la possibilité d'acheter son dernier disque, Le cœur d'un homme. Spécial blues...

20 novembre 2007

Bibliothèque malgache / 34 : Souvenirs de Madagascar, par Honoré Lacaze

Le trente-quatrième volume de la Bibliothèque malgache électronique est sorti: les Souvenirs de Madagascar de Honoré Lacaze.

Honoré Lacaze était médecin à la Réunion et rêvait de visiter Madagascar. Son rêve se réalise en septembre 1868, quand il gagne la Grande Île par bateau. Il y restera un peu plus d'une année pendant laquelle ce qu'il pensait de Madagascar se confirme: il ne faut surtout pas que la France envisage de l'occuper, toute tentative dans ce sens ne pouvant se solder que par des catastrophes.

Il s'agit donc d'une voix divergente par rapport à la tendance générale qui se manifeste à l'époque.

La démonstration de Lacaze repose cependant sur des observations parfois douteuses, enclin qu'il est à laisser une large place aux a priori. Elle est en outre parfois confuse et répétitive. Mais son statut de médecin français semble lui avoir ouvert des portes qui laissaient, à l'époque, rarement passer des voyageurs.

16 novembre 2007

Revue de presse - Ratsimamanga, Malgache du 20e siècle

La présentation du livre de Suzy Andrée Ramamonjisoa, Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage s'est déroulée mercredi matin au CEMDLAC en présence d'une assistance fournie.
Une partie de celle-ci était faite de journalistes des principaux médias de Madagascar, qui n'ont pas manqué de répercuter l'information dans leurs organes de presse. Je n'ai peut-être pas vu tous les journaux, mais j'en ai regardé beaucoup. Pour y dénicher dix articles, en malgache et en français, parus entre mercredi et aujourd'hui. C'est trop pour les montrer ici sans ralentir considérablement l'affichage de cette page.
Je les ai donc scannés et rangés (mon légendaire sens du rangement!) dans un album photo du groupe Yahoo Bibliothèque malgache
J'invite donc les personnes qui veulent en prendre connaissance à s'inscrire au groupe et à consulter la rubrique "photos" où vous trouverez, dans l'album intitulé Ratsimamanga, l'intégralité de ces articles.
Et, pour rappel, rendez-vous au CCAC demain à 10h30 (ce samedi 17 novembre) au CCAC dans le cadre d'un forum littéraire (entrée libre) consacré à la Bibliothèque malgache. Des livres et des CD (reprenant la totalité des textes libres de droits disponibles) seront en vente.

13 novembre 2007

Samedi, rendez-vous avec la Bibliothèque malgache au CCAC

Bonjour,

La Bibliothèque malgache se présente au public, ce samedi 17 novembre à 10h30, au Centre culturel Albert Camus d'Antananarivo. L'entrée est libre.

J'ai eu l'occasion déjà, il y a un peu moins d'un mois, d'aller en parler à l'Alliance franco-malgache d'Antsirabe - comme en avant-première. Le public était nombreux et les questions ont prouvé son intérêt pour les ouvrages publiés.

Cette fois, on fait les choses en grand, dans la belle salle de spectacles du CCAC. J'aurai le privilège d'être interrogé par Laurence Ink, dont Chants de corail et d'argent (Editions Robert Laffont), inspiré par la vie de Jean Laborde, est un des plus beaux romans publié ces dernières années sur Madagascar. Elle a aussi, tout récemment, accompli un formidable travail d'édition des Lettres de Madagascar de Jean Paulhan (Editions Claire Paulhan).

Avant cette date, dès demain matin, le CEMDLAC (Centre malgache pour le Développement de la Lecture Publique), tout à côté, sur la même avenue de l'Indépendance, accueille le lancement malgache du livre de Suzy Andrée Ramamonjisoa, Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage , publié aussi par la Bibliothèque malgache et que l'on peut commander par Internet (en suivant le lien du titre).

J'espère en tout cas vous voir nombreux mercredi et samedi, ce sera l'occasion de partager
vos impressions sur ce travail éditorial et de répondre à vos questions.

A très bientôt.

Pierre

11 novembre 2007

Bibliothèque malgache / 33 : Bulletin du Comité de Madagascar, mai 1896

La Bibliothèque malgache électronique croît (et embellit?). Le trente-troisième titre de la collection née il y a un peu plus d'un an est à présent disponible - et je vous souffle, sous le sceau du secret, que le trente-quatrième est prêt.

Je reviens à cette publication dont je réédite tous les numéros qui me sont accessibles, le Bulletin du Comité de Madagascar, dont voici donc la livraison de mai 1896. Les 14 premiers numéros sont donc maintenant réédités.

Au sommaire de celui-ci, la politique française à Madagascar occupe le premier rang des préoccupations. On voit bien comment la nouvelle colonie est dorénavant administrée à partir de la France, même si les détails restent encore à régler. La question des droits de douane et celle de l’abolition de l’esclavage sont abondamment discutées, dans la presse comme au Parlement. Les objectifs sont de plus en plus clairement exprimés: faire de Madagascar un territoire qui ne coûtera rien et rapportera en revanche un maximum.

Voici le lien de téléchargement en Word ou PDF: http://www.ebooksgratuits.com/details.php?book=1532 .

2 novembre 2007

Bibliothèque malgache / 32 : Emile Blavet, Au pays malgache

Le trente-deuxième volume de la Bibliothèque malgache électronique est disponible: Au pays malgache , d'Émile Blavet.
On ne sait trop ce qui a poussé Émile Blavet (1838-1910) à s'embarquer, en février 1896, pour Madagascar. Auteur d'opéras et dramaturge, il était aussi journaliste et pratiquait La vie parisienne (titre de plusieurs de ses livres, signés du pseudonyme de Parisis) avec un certain talent.
Du moins, s'il faut en croire Zola, préfaçant un de ses ouvrages: «Vous êtes, mon cher confrère, un des rares chroniqueurs entre les mains desquels on peut se mettre en toute sécurité, car vous n'êtes pas seulement un œil qui voit et une oreille qui écoute: vous êtes encore un esprit qui apprécie et qui juge.»
Madagascar n'est pas Paris, mais l'homme qui s'y rend ne change pas. Il importe avec lui ses préjugés et ses références littéraires. «Son racisme béat», écrit Jean-Louis Joubert.

19 octobre 2007

LITTERATURE : APPEL A CANDIDATURE

Afin d’identifier de jeunes auteurs, le CCAC lance un appel, afin de recevoir des manuscrits inédits, tous genres littéraires confondus.

Ils doivent être déposés à la médiathèque avant le 15 décembre 2007.
S’il s’agit de poésie : 80 textes minimum.
S’il s’agir de nouvelles, 10 nouvelles minimum.
S’il s’agit d’un roman, 200 pages minimum.

Ces textes seront soumis à un comité de lecture, piloté par Madame Charlotte RAFENOMANJATO, présidente d’honneur de la SEROI (Société des écrivains de l’Océan Indien).

5 auteurs seront sélectionnés, et présentés lors d’un forum littéraire au CCAC le samedi 16 février 2008, à 10 h 30.


Contact
:
Mamy Yves RAKOTOMANGA
tél : 22 236 47
medanim@ccac.mg

30 et presque-lire : nuit de l’écrit – coordonnée par Kouam Tawa

Dans le cadre de l’exposition « 30 et presque-songes », le Centre Culturel Albert Camus organise une grande nuit de l’écrit, « 30 et presque-lire ».

AU PROGRAMME
:
- à partir de 14h :
Des enfants des écoles tiendront une scène ouverte.

- à partir de 19 h :
* Hommage à Rabearivelo : lecture proposée et coordonnée par Kouam Tawa, dramaturge camerounais actuellement en résidence d’écritue à Antananarivo. Auteur et animateur d’ateliers d’écriture, il consacre sa vie à la littérature, et est lauréat de nombreux prix. Son travail circule aussi bien en Afrique qu’en Europe. Son parcours a été très influencé par les auteurs malgaches.
Cette lecture verra la participation de Christiane Ramanantsoa (metteur en scène et comédienne), Fela Razafiarison (comédienne) et Josoa Harilalaina (comédien).
* « 30 personnalités pour 30 textes » : des écrivains, mais pas seulement…, pour partager des moments d’émotion, dont Rado, Solofo José, Charlotte Rafenomanjato, Noro Rabearivelo...
* « 30 et quelques autres » : la parole est donnée au public. Slameurs, poètes, auteurs ou amoureux de la langue sont invités à faire en sorte que la nuit soit la plus longue possible !

A la section Jeunesse de la médiathèque du CCAC,
« Le Tour de la bibliothèque en 30 romans ».
Durent tout le mois d’octobre, les jeunes lecteurs sont invités à analyser 30 titres. Les 3 meilleures critiques seront publiées en coups de cœur sur le site www.ccac.mg
Fin octobre, au CCAC, atelier d’écriture dirigé par Kouam Tawa.

17 octobre 2007

Un livre majeur pour le centenaire d'Albert Rakoto Ratsimamanga


Faut-il présenter Albert Rakoto Ratsimamanga? Non, probablement. Né le 26 Décembre 1907 à Antananarivo, il aurait eu cent ans à la fin de cette année.
La Bibliothèque malgache contemporaine est fière de publier, à cette occasion, le premier volume des entretiens que Suzy Andrée Ramamonjisoa a eus avec lui.
Albert Rakoto Ratsimamanga, par ses travaux scientifiques comme par sa présence sur la scène nationale et internationale, mérite le beau titre de « Malgache du XXe siècle » décerné en 1999 par ses compatriotes. Sa personnalité a marqué l’histoire de Madagascar avant et après l’Indépendance.
Suzy Andrée Ramamonjisoa s’était longuement entretenue avec lui. Ses questions ont favorisé une mémoire sensible sur le passé malgache, l’héritage, et des réflexions pour une culture d’enracinement et d’ouverture.
Dans ce premier volume, le dialogue respire l’intelligence sensible et la joie de vivre dans une recherche constante d’harmonie. Il propose aux nouvelles générations une vision prospective utilisant leur héritage pour avancer avec optimisme dans la construction de leur efficacité dans le XXIe siècle.
Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L'héritage est un ouvrage de 242 pages disponible dès maintenant sur commande. Le lien donne accès à la fiche technique du livre et permet de lire quelques pages.

5 octobre 2007

A lire (probablement) : Dictionnaire de la France coloniale


A force de rééditer des textes datant de l'époque coloniale, non, je ne crois pas que je perds la distance nécessaire à laquelle il faut les tenir, ni le regard critique avec lequel je les lis. Et j'espère que c'est pareil pour vous.
Car je ne suis pas prêt, comme certains le réclament pour Tintin au Congo, à faire précéder chaque ouvrage d'un avertissement prévenant que le contexte de l'époque, et ceci, et cela, etc. Vous m'avez compris.
En revanche, il n'est jamais inutile de compléter l'information brute, livrée à chaud par des auteurs qui étaient dans le bain de la colonisation, "oeuvre de civilisation" (n'est-ce pas?), sans se poser la moindre question.
Donc, se tourner vers des historiens contemporains à la documentation exhaustive et à l'analyse pointue ne peut pas faire de tort, au contraire. C'est pourquoi je signale la parution, le 11 octobre, d'un Dictionnaire de la France coloniale sous la direction de Jean-Pierre Rioux (Flammarion, 944 pages, 59 €), sur lequel je viens de lire un article dans Le Figaro.
Il s'y trouve probablement bien des choses intéressantes sur Madagascar...

4 octobre 2007

Bibliothèque malgache / 31 : L'expédition de Madagascar, par Edouard Hocquard

Voici le 31e titre de la Bibliothèque malgache électronique: le journal de campagne d'Edouard Hocquard, intitulé L'expédition de Madagascar.

Charles-Edouard Hocquard (1853-1911) était médecin militaire. C'est à ce titre qu'il passa un peu plus de deux ans au Tonkin, de 1884 à 1886. Il en ramena un livre, Une campagne au Tonkin, et des photographies.
Fin 1894, il fut chargé de trouver à Madagascar un endroit d'implantation pour le sanatorium destiné à accueillir les malades du corps expéditionnaire. Et il accompagna ensuite celui-ci, de Majunga à Tananarive, d'avril à décembre 1895. Son journal de la campagne militaire a été publié en 1897 dans Le Tour du Monde (et en volume la même année).
Ce témoignage de première main ne s'embarrasse pas de questions humanitaires: la mission est de conquérir Madagascar, sans états d'âme. C'est dire que les Malgaches, comme dans l'ensemble de la littérature liée à la conquête française, ne sont pas souvent envisagés sous le meilleur angle.

27 septembre 2007

Roman Vrac, une autre voix du Sud malgache

Attention : chef-d'oeuvre !

Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et se consacre dorénavant à l’écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il a posé son sac depuis une quinzaine d’années.

Certains s'en souviennent peut-être, L'Express de Madagascar avait publié en feuilleton, il y a quelques années, une première version de Roman Vrac. Depuis, l'auteur a continué à travaillé son texte pour en faire un triple roman achevé. Une voix forte traversée par toutes les voix des personnages. Un livre qui approche la perfection dans son écriture fébrile, son mouvement incessant, sa gaieté parfois obscurcie de colère. C'est doux et râpeux à la fois, peut-être comme du rhum en vrac.

Bref, un moment de littérature inoubliable.

Il faut les voir ces perdus de l’existence, Tai Be, l’Archi, L.R., Caca Citron, le narrateur et tant d’autres… les voir pour croire en leur destinée au fin fond de nulle-part-sur-rien dans le sud squelettique de Madagascar.
En prise directe avec le quotidien de leurs amis autochtones et la réalité abrupte d’un pays à la fois magique et désespérant.
Une relation passionnelle.
Ces trois courts romans réunis sous le titre générique de Roman vrac, drôles, mordants, tragiques, reflètent les affres mais aussi les joies que connaissent les étrangers du monde entier.
Et comme dit l'autre, si on n'est pas entrés dans l'histoire on reste becs et ongles bien ancrés dans la vie.
Et qu'on se marre !

Pour en savoir plus, on peut lire quelques pages sur la page Internet Roman Vrac où cette trilogie romanesque (204 pages) peut aussi être commandée (13,56 € + frais de port).

P.S. On pourrait penser que l'éditeur abuse des superlatifs afin de vendre le livre publié. Non. Je suis tout simplement fier, très fier, de donner vie à ce texte.

20 septembre 2007

Le trentième titre de la Bibliothèque malgache électronique

La Bibliothèque malgache électronique aura un an à la fin du mois prochain. J'ai la grande joie de vous en annoncer le trentième titre. Cela commence à faire, me semble-t-il, une jolie collection.
En réalité, je vous ai déjà présenté le texte, puisqu'il a été disponible en version papier payante avant de l'être en version électronique gratuite. Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée est un roman signé Léo Dex (Edouard Debureaux, en fait) et Maurice Dibos. Je vous renvoie donc à un message précédent pour la description.
Ce trentième titre me donne envie de faire un petit bilan des téléchargements, au nombre total de 13.900 ce matin, depuis la création de la BME.
Les récits de voyage y ont la cote, en particulier celui de Désiré Charnay, Madagascar à vol d'oiseau, chargé 1.186 fois dans sa première édition, et 820 dans la seconde (avec les illustrations). Un ouvrage vient donc, pour la première fois, de franchir le cap honorable des 2.000 exemplaires.
Le récit d'Ida Pfeiffer a été chargé 857 fois. Celui de Louis Catat, 716 fois. De Marius Cazeneuve, 661. D'André Coppalle, 632.
Un roman se trouve aussi dans le groupe de tête des chargements: La coutume des ancêtres, de Charles Renel (772 fois).
Et je note avec intérêt que les 13 numéros actuellement réédités du Bulletin du Comité de Madagascar, susceptibles d'intéresser un public moins large, totalisent 4.239 chargements, soit 326 par livraison.
Assez de chiffres, pensons à la lecture: voici le lien pour charger le dernier ouvrage paru.
Pour rappel, tous les autres liens se trouvent dans la liste ci-contre, à droite, ainsi que dans le catalogue (rubrique "Fichiers") du groupe Yahoo Bibliothèque malgache dont toute personne intéressée par le projet peut devenir membre.

17 septembre 2007

Le Voyage à Madagascar de Louis Catat, un classique



Voici le plus volumineux, à ces jour, des volumes papier de la Bibliothèque malgache. 370 pages pour un voyage hors du commun qui reste, aujourd'hui, un classique du genre. Le Voyage à Madagascar de Louis Catat relate presque deux ans de pérégrinations à travers la Grande Ile. Sa mission, comme il l'expliquait lui-même dans une conférence, consistait à « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d’une manière générale, faire connaître cette grande île ». Mission menée à bien dans un périple d’environ 8.000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l’est par la « route de Radama », le nord et l’ouest en traversant l’île dans toute sa largeur jusqu’à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est.
Ce texte est disponible gratuitement en livre électronique à cette adresse, sur le site Ebooks libres & gratuits. Mais, comme il n'avait jamais, à ma connaissance, été réédité depuis la fin du dix-neuvième siècle, peut-être des lecteurs seront-ils désireux d'acquérir pour 15€ (frais de port en sus) un ouvrage dont l'édition originale se vend entre 150 et 300€ - avec, il est vrai, des illustrations que je n'ai pu utiliser dans l'édition de la Bibliothèque malgache.
Suivez le lien pour voir la fiche du Voyage à Madagascar.
Pour rappel, l'ensemble des ouvrages publiés sur papier est visible sur la page de la Bibliothèque malgache.
Bonnes lectures.

6 septembre 2007

A travers Madagascar insurgée, le roman d'un voyage en ballon réédité


Le responsable du groupe Ebooks libres & gratuits étant en congés pour quelques jours encore, les publications de la Bibliothèque malgache électronique sont en attente de son retour.
Mais le prochain e-book (le trentième de la collection) est déjà disponible sous forme de livre.

C'est le roman de Léo Dex et Maurice Dibos, Voyage et aventures d'un aérostat à travers Madagascar insurgée. (228 pages, 12,16 € + frais de port.)

Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Ile.
Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894.
Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.

L'ouvrage est le septième de la collection papier de la Bibliothèque malgache, à quoi il faut ajouter un titre (et d'autres en préparation) de la Bibliothèque malgache contemporaine. Toute la collection est visible dans ma "boutique".
Pour tous les détails concernant ce titre en particulier, voir ici.

27 août 2007

Revue de presse

Les Nouvelles publient, ce matin, un article consacré à la Bibliothèque malgache. J'ignore si cet article est illustré et comment, la version papier ne m'arrivera que tout à l'heure.
C'est en tout cas la première fois que paraît, dans la presse malgache, autre chose que les communiqués rédigés par moi-même. C'est bien. Même si cela m'oblige, pour que les choses soient claires, à préciser certains points, après l'article. Que voici, tel quel.

La bibliothèque malgache version papier

Depuis le 25 juillet, Pierre Maury, journaliste et critique littéraire, s'est mis à l'édition. L'affaire ne date pas de ce jour. En octobre 2006, il crée l' «e-book», sur Internet ; Entendez par là, la possibilité pour un lecteur assidu et intéressé par les publications sur Madagascar, de lire ou de télécharger des livres qui se font rares, voire introuvables. Il a pu réaliser ce concept grâce à des éditions «libre de droit», c'est-à-dire exempt de tout droits d'auteur. Une dizaine de titres étaient proposés aux lecteurs. Après des mois et 3000 visiteurs demandeurs, il décide de passer à la vitesse supérieure.
Une demande croissante
Le prix du papier a appauvri le marché du livre. Or un vrai lecteur tient à tenir dans ses mains un vrai livre. Pour eux, Pierre Maury décide de poser ces romans et études sur papier. Pour ce faire, il étudie avec un éditeur de renom basé aux Etats-Unis et ayant des représentations en Europe le coût de cette opération. Cette société d'édition répondant au nom de Lulu.com, est capable d'éditer des livres à moindre coût de par la masse de ses commandes (15 euros au lieu de 190)
Les auteurs contemporains aussi
Par cette initiative, c'est une réédition d'ouvrages écrits par des auteurs souvent méconnus que Pierre Maury veut défendre. Encore en cours d'évaluation pour savoir si les imprimeries locales peuvent produire à moindre coût, il souhaite aussi favoriser la production d'auteurs contemporains malgaches et espère participer à sa manière à la redynamisation de l'industrie du livre. Tout auteur intéressé par cette relance peut taper le site bibliothèque malgache.com, pour de plus amples informations. «Les Nouvelles» participe à sa façon à cette entreprise en publiant tous les jours à ses lecteurs quelques lignes d'un ouvrage intitulé «Magie et diplomatie à la cour de Madagascar» écrit par Marius Cazeneuve, dès ce jour.
Renée Raza
Les Nouvelles, lundi 27 août 2007.

Et voici les indispensables mises au point:
La Bibliothèque malgache électronique compte actuellement 29 titres téléchargés, au total, 12721 fois. Le prix de revient d'un ouvrage papier chez Lulu.com est, en réalité, variable. J'ai payé en effet 15 euros le volume en moyenne, frais de port compris, pour les six premiers titres commandés et envoyés ensemble à Madagascar. J'ignore d'où vient le chiffre de 190...? Quant au site "bibliothèque malgache.com", à ma connaissance, il n'existe pas. La véritable adresse est celle où vous vous trouvez.

KoolSaina.com

26 août 2007

Marius Cazeneuve en feuilleton dans "Les Nouvelles"


Le rôle de la Bibliothèque malgache consistant à faire circuler des textes oubliés et/ou difficiles à trouver, j'ai donné au quotidien malgache (de langue française) Les Nouvelles le récit de Marius Cazeneuve, A la cour de Madagascar, magie et diplomatie.
C'est à mon sens un des ouvrages les plus savoureux de la collection. J'en avais d'ailleurs fait le premier volume papier d'une série qui compte maintenant sept volumes, tous récemment revus et corrigés. Le caractère des livres me semblait en effet un peu petit pour les yeux fatigués des grands lecteurs (Garamond corps 11) et je suis passé en corps 12, ce qui m'a contraint à revoir la mise en page. Pour, autant que possible, ne pas augmenter l'épaisseur des volumes, j'ai dû renoncer à débuter tous les chapitres en "belle page", comme on dit (sur une page de droite). Le plus grand confort de lecture méritait bien, je crois, ce sacrifice.
Il existe donc maintenant trois moyens de lire ce livre:

1. Toujours gratuitement sous forme d'ebook (format PDF ou Word) dans la Bibliothèque malgache électronique hébergée par Ebooks libres & gratuits. Suivez ce lien pour ouvrir la page de téléchargement. Il reste malheureusement quelques coquilles dans le texte. Peu. Trop quand même à mon goût. Mais il faudrait remplacer les fichiers sur un site que je ne gère pas, et j'ai quelques scrupules à donner du travail supplémentaire aux animateurs d'Ebooks libres & gratuits qui en font déjà tellement pour la littérature...

2. A partir de ce lundi 27, on peut donc lire aussi A la cour de Madagascar sous forme de feuilleton, à partir du texte revu et corrigé. Chaque parution sera, je suppose, mise en ligne quotidiennement sur le site des Nouvelles. Mais je ne saurais trop vous conseiller de vous abonner (toujours gratuitement) à ce journal. Vous bénéficierez ainsi, en même temps et pour le même prix, de la totalité des articles du jour - ceux qui concernent Madagascar, du moins. Dans la bannière en haut de page d'accueil, à droite, vous trouvez la mention: "Gratuit - Journal électronique". Immédiatement dessous, le bouton "S'abonner!" conduit à un formulaire. Après avoir rempli celui-ci, vous recevrez tous les matins, très tôt (en moyenne, 3 heures du matin heure malgache), le journal dans votre boîte. C'est encore mieux que le facteur! Le fichier ZIP (à décompresser, donc) "pèse" aux environs de 300 Ko, ce qui est bien peu pour la quantité d'informations fournie.

3. Pour les impatients qui aiment en outre posséder un livre sur papier, A la cour de Madagascar est disponible, sur commande, à cette adresse. Il coûte 14$87, à quoi il faut ajouter les frais de port. Le prix me paraît raisonnable pour un ouvrage de 267 pages.

Et, si la formule du livre imprimé vous séduit, tous les titres disponibles sont groupés sur une même page. C'est, si on veut, ma "boutique". Six titres actuellement dans la Bibliothèque malgache proprement dite, un dans la Bibliothèque malgache contemporaine. Et des tas, des tas, en préparation. Affaire à suivre, donc.

10 août 2007

Bibliothèque malgache / 29 : Bulletin du Comité de Madagascar, avril 1896

Entre les «vrais» livres, je poursuis la réédition du Bulletin du Comité de Madagascar. Une mine d'informations sur les premiers temps de la colonisation française. Voici déjà le treizième numéro publié dans la Bibliothèque malgache électronique (le 29e de la collection), celui d'avril 1896.
L'essentiel du sommaire est constitué par le début d'un long compte-rendu d'un débat sur Madagascar au Parlement français. Le 19 mars, les députés Charmes, Develle et Turrel interpellent le gouvernement sur «l'arrangement» de Tananarive du 18 janvier, et revendiquent le passage devant eux d'une loi qui précise le statut de Madagascar.
Entre autres informations de ce numéro, signalons que le prix de l'absinthe Pernod est sensiblement en hausse. Et que le tarif des porteurs rend toutes les marchandises trop chères...

3 août 2007

Bibliothèque malgache / 28 : Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar, de Henry Douliot

Les volumes de la Bibliothèque malgache électronique se suivent et ne se ressemblent pas. Après l'ouvrage assez fantaisiste de Lapanne, voici le Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar de Henry Douliot, 28e titre de la collection.
Un voyage interrompu, malheureusement, car il est de très grande qualité.
De juin 1891 à mai 1892, Henry Douliot (1859-1892) herborise dans la région de Morondava, puis de Maintirano. Il fait beaucoup plus que cela, en réalité: il vit avec la population et il maîtrise suffisamment le sakalava pour tenir des conversations pleines d'informations.
On peut rêver à ce qu'aurait été ce récit si son auteur n'avait pas été frappé par la fièvre qui allait avoir raison de lui à Nosy Be, où il avait été transporté pour y être hospitalisé.
Moins connu que le voyage de Louis Catat (également disponible dans la Bibliothèque malgache électronique), celui-ci est du même niveau d'intérêt. Il est vrai qu'au contraire du récit de Catat, celui de Douliot n'est jamais paru dans une édition illustrée, ce qui excite donc beaucoup moins les collectionneurs. Mais les lecteurs vont se régaler.