10 juin 2010

Une histoire d'esclave malgache en Afrique du Sud

André Brink a publié ses mémoires: Mes bifurcations. Un gros livre dans lequel sa vie et son œuvre sont sans cesse mises en perspective avec l'histoire de son pays. On le sait, la terre d'accueil de la Coupe du monde de football n'a pas toujours été, et jusqu'à une époque très récente, un modèle de démocratie. L'anecdote malgache que j'y trouve remonte certes à des temps beaucoup plus anciens. Elle illustre un passage consacré au châtiment des esclaves.
Tel fut le châtiment réservé en 1714 à la jeune Trijntje originaire de Madagascar, lorsqu’on apprit qu’elle avait été contrainte d’avoir une relation avec le brasseur Willem Menssink, personnage violent qui, afin de la soumettre, donnait le fouet à sa propre épouse Elizabeth, en s’exclamant: “Ne sais-tu pas que la coutume au Cap est de vivre suivant les préceptes de l’Ancien Testament?” Poussée au désespoir par les avances du brasseur et la cruauté de son épouse, Trijntje avait tenté d’empoisonner sa maîtresse et tué l’enfant qu’elle avait eu de Menssink. Elle fut emmenée sur le lieu d’exécution à l’angle sud-est du château, où elle fut étranglée; on attacha son cadavre à un poteau fourché; il resta exposé là, “afin qu’il soit consommé par le temps et les volatiles des cieux”. Menssink, comme il était blanc et, en outre, indispensable à la Compagnie en sa qualité de brasseur, sortit du tribunal libre comme le vent.
Mes bifurcations est, par ailleurs, un livre formidable, dont je ne peux que conseiller la lecture.

6 juin 2010

En librairie : Visages d'exclusion dans la société malgache contemporaine

Dans la collection "Espaces interculturels", un ouvrage d'Anne Marie Ricaldi Coquelin, Visages d'exclusion dans la société malgache contemporaine, dont je donne copie de la quatrième de couverture.
Entre tradition et modernité, la société malgache vit, en ce début du XXIe siècle, une époque charnière de son histoire.
Elle est en mutation et nul ne sait aujourd'hui ce qu'il restera des traditions et de l'organisation sociale avec l'arrivée espérée du développement économique.
Cet ouvrage explore ces mutations au travers des témoignages de ceux qui sont pris au piège de ces transformations profondes et se retrouvent en situation d'exclusion. Il décrit leur stratégie de vie et souvent de survie. Enfin, des suggestions sont formulées pour améliorer le sort de ceux qui, à ce moment de l'histoire sociale malgache, n'ont pas encore retrouvé de véritable place dans leur société.
Anne-Marie Ricaldi Coquelin est docteur en Sciences de l'éducation; elle a passé la plus grande partie de sa carrière dans des pays en voie de développement. Elle a, en outre, travaillé cinq ans en Thaïlande auprès des populations cambodgiennes, six ans au Vietnam et sept ans à Madagascar comme chef de projet pour la coopération française et conseiller du ministre de la Population.
Elle a conduit cette recherche en collaboration avec les jeunes chercheurs du Centre d'Analyses et de Prospectives pour le Développement à Madagascar, rattaché à l'Institut du Travail Social de Tananarive.

Par ailleurs, un recueil de nouvelles sur lequel j'ai peu de renseignements mais qui comporte au moins un sujet malgache vient aussi de paraître, dans une collection qui semble orientée vers les adolescents. Il s'agit de Il ne fait jamais noir en ville, par Marie-Sabine Roger.
Une employée modèle et dévouée se découvre égoïste et révoltée lorsqu’elle adopte un chat. Une femme libre et célibataire toujours réquisitionnée pour les corvées familiales en oublie sa vie. Un vieux voisin maniaque terrifie sa voisine de palier. La garde alternée c’est une semaine vide pour ce père solitaire. Un couple de mariés valse, tendrement enlacé sous le regard goguenard des convives: ils ont les tempes blanches. La charge est lourde pour ce conducteur de pousse-pousse à Madagascar, sa cliente est pleine de sentiments contradictoires quant à sa présence sur cette île si pauvre. Comment faire ses adieux à un père tendrement aimé qui vient de mourir. Quitter sa maison pour toujours, abandonner la campagne, le jardinage pour un appartement en ville où la vie est si facile. Dix nouvelles, l’écriture précise et évocatrice de l’auteur, le ton tour à tour tendrement humoristique léger et grave, les chutes inattendues, font de ce recueil de nouvelles un beau voyage au pays des mots.
Marie-Sabine Roger est née en 1957. Elle vit ici et là entre Madagascar, le sud de la France et la Réunion. Après avoir été enseignante en maternelle pendant plusieurs années, elle se consacre aujourd'hui à l'écriture.

4 juin 2010

Gasy Bulles 2010

Je n'ai pas oublié avoir, trois années de suite, participé à la réalisation d'un annuaire des dessinateurs de BD - les "bédéistes", comme on dit ici - malgaches. Pour écrire de courtes biographies, je les ai tous rencontrés. J'en retiens un bel enthousiasme collectif et le désir très vif de progresser dans leur art. Ils sont toujours là - d'autres ont surgi depuis, bien sûr - et ils se retrouvent pour la sixième édition de Gasy Bulles.
Du 7 au 19 juin, la BD envahit donc le Centre culturel Albert Camus et l'Alliance française d'Antananarivo.
Au menu, des expositions, des contes, un spectacle de danse contemporaine, des films, une caravane-BD, un concours et un stage - avec le retour de Barly Baruti que vous pouvez voir et entendre dans une vidéo que j'avais réalisée l'année dernière à l'occasion de son précédent passage.
Le programme complet est disponible sur le site du CCAC.

28 mai 2010

Sanga n'existe plus, les Malgaches dansent encore

Se souvient-on des années 1999, 2001 et 2003? Par trois fois, les Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien - dont il me semble qu'elles étaient, à l'époque, avant que le rythme en soit bousculé, appelées Biennales - se sont posées à Antananarivo sous le nom de Sanga, ce qui a fait beaucoup de bien au milieu de la danse contemporaine à Madagascar.
Il en reste des traces concrètes, à travers une belle émulation qui donne des résultats. Deux compagnies malgaches sont en effet sélectionnées dans la catégorie "pièces collectives", et un danseur dans la catégorie "solo". Dix pièces chorégraphiques sont sélectionnées dans chaque catégorie pour ces Rencontres qui se dérouleront du 29 octobre au 5 novembre à Bamako, Mali.
Revue de détail grâce au communiqué de presse envoyé hier par le CCAC.

Cie Soranihafa d’Angela Rakotoarisoa pour «Sora» dans la catégorie «pièce collective»


Angela Rakotoarisoa, chorégraphe et danseuse, pratique la danse contemporaine depuis maintenant 14 ans. En 1996, elle participe à la création de la compagnie Rary (sous la direction du chorégraphe Ariry Andriamoratsiresy). Elle fait partie des interprètes de différentes créations chorégraphiques de cette même compagnie, dont «Mpirahalahy mianala» et «Dihy tsy amin’ny aponga», qui ont fait l’objet d’une tournée nationale et internationale sur les continents africain, américain et européen.
Elle fonde en 2004 avec Heritiana Lalaina Razanajatovo la compagnie Soranihafa et crée différentes pièces chorégraphiques, entre autres son premier solo «Takalo».
Elle a également participé à différentes plateformes et échanges artistiques nationaux et internationaux, lors desquels elle a pu suivre des ateliers de formation sous la direction de nombreux chorégraphes tels Bernardo Montet, Zoé Randrianjanaka, Pascal Montrouge, Gaby Saranouffi, Jeff Ridjali…
«Sora» aborde différents sujets relatifs à l’Homme, à sa genèse, à son existence et à tous les sacrifices nécessaires pour sa préservation.
Interprètes: Lalaina Razanajatovo, Angela Rakotoarisoa.

Cie Anjorombala de Julie Iarisoa pour «Sang couleur» dans la catégorie «pièce collective»


Julie Iarisoa, chorégraphe et danseuse, commence la danse en 1997 en suivant des cours dans diverses écoles et en étant interprète pour plusieurs compagnies (Up the rap, Rary…).
Elle s’est construite artistiquement au fil des stages et ateliers donnés par des chorégraphes comme Zoé Andrianjanaka, Ariry Andriamoratsiresy, Valérie Berger, Eric Mezino, Faustin, Opio, Salia Sanou, Rudi Rehava… sans oublier les rencontres informelles avec des danseurs de rue. Elle a ensuite suivi une formation de deux ans au Centre méditerranéen de danse contemporaine en Tunisie, a participé à de nombreux festivals nationaux et internationaux.
Elle crée en 2004 la compagnie «Anjorombala» qui se consacre essentiellement à la recherche sur le mélange de la danse contemporaine et de la danse hip hop.
«Sang couleur» parle de la tolérance, du respect mutuel et de l’acceptation des différences qui peuvent séparer les uns et les autres.
Interprètes: Léon Ranomenjanahary, Henintsoa Andriantsoa, Bienvenu Randrianirina, Toky Rakotondrasoa, Julie Iarisoa.

Cie Ilo Danse de Junior Zafialison pour «Ail? aie! aie!» dans la catégorie «solo»


Junior Zafialison, chorégraphe et danseur, a une formation pluridisciplinaire. Il a débuté avec le modern jazz, ensuite la danse classique, puis la danse africaine, le hip hop et enfin la danse contemporaine pour laquelle il a fait le choix d’en faire sa profession à partir de 2004.
Junior Zafialison a actuellement un parcours professionnel parsemé de formations, d’échanges et de rencontres: études au Centre Méditerranéen de Danse Contemporaine, ateliers chorégraphiques sous la direction d’artistes internationaux de renom, accueil en résidence au Centre Chorégraphique National de Tours, présentations de ses travaux au festival de danse contemporaine «On marche» au Maroc…
En 2009, il fonde sa propre compagnie, Ilo danse, qui se consacre à toutes formes de recherches esthétiques et chorégraphiques.
«Ail? aie! aie!» traite la question de la classe sociale, solo très physique dans lequel l’artiste dénonce les comportements de ceux qui abusent du pouvoir et de la notoriété acquis par la réussite sociale.
Interprète: Junior Zafialison

Bonne chance à tous...

22 mai 2010

En librairie : Beniowski et les autres

Ce n'est pas à proprement parler une nouveauté, puisque les Mémoires et Voyages de Beniowski avaient été publiés en 1999 aux Editions Noir sur Blanc en trois volumes que nous retrouvons ici en un seul tome. Mais il s'agit évidemment d'une réédition importante - la Bibliothèque malgache a d'ailleurs à son catalogue deux livres sur ce personnage qui a marqué l'histoire de Madagascar.
Maurice Auguste Beniowski devint, après la publication de ses Mémoires et Voyages en 1790, le type même de l’aventurier haut en couleur, célèbre dans toute l’Europe centrale. La présente édition a été établie par le spécialiste Edward Kajdański. On suit les tribulations du prisonnier politique après sa fuite d’un pénitencier russe. Le premier tome relate son voyage vers l’exil à travers la Sibérie, qui le conduit sur la péninsule du Kamtchatka; en 1770, il y organise une révolte des déportés qui se solde par la prise d’un navire sur lequel il s’embarque à destination des mers du Grand Nord. Le second tome retrace le voyage de cinq mois qui mène Beniowski du détroit de Behring aux îles Aléoutiennes et Kouriles, puis à Macao. Le dernier volume est consacré à son séjour à Madagascar, où des indigènes le couronnent «grand roi» et où il se bat contre la France aux côtés des tribus qui refusent la colonisation.
Maurice Auguste Beniowski, fils d’un général de l’armée autrichienne, est né en Hongrie en 1741. Cet intrépide s’évade de la prison russe où il est enfermé pour avoir participé à la lutte des nobles polonais contre la Russie au sein de la confédération de Bar en 1768. Contemporain de Cook et de La Pérouse, il compte au nombre des premiers Européens à avoir navigué en mer de Behring et au large du Kamtchatka. Il s’illustre aux côtés des Malgaches dans leur combat pour la liberté, mais tombe sous les coups d’une expédition française en 1786.
On peut feuilleter le livre ici.

Josyane Lemercier Belliard est née à Toliara en 1951 et a vécu à Antananarivo jusqu'en 1975. Pharmacienne et scénariste, elle publie Madagascar. Le sang d'une colonie (1890-1948).
En mai 1958, Siarana, jeune métisse malgache de 15 ans, défile dans les rues de Paris pour réclamer la libération des prisonniers politiques dont trois députés malgaches incarcérés en France. Au retour de la manifestation, elle supplie Marc, son père, de lui parler de sa mère Cimandefa tuée accidentellement lors des événements insurrectionnels de 1947. Marc raconte.
Lors de ce récit passionnant, l'Histoire prend corps à travers la vie d'un couple mixte: Marc, jeune Français, photographe et correspondant d'un journal de l'île de la Réunion et Cimandefa, jeune femme malgache, étudiante en médecine. En même temps que leur histoire d'amour, nous découvrons l'histoire de la conquête et de la colonisation et plus particulièrement la réalité de la vie à Madagascar de 1939 à 1947.

Gaston Moussion est né en 1930. Ce Vendéen de formation agricole obtient un doctorat en Sciences biologiques. Il participe à plusieurs programmes de développement au Cameroun et Madagascar. En métropole, il devient fonctionnaire au Ministère de l’Agriculture, Service de la Protection des Végétaux et consultant phytosanitaire en environnement. Titulaire du Mérite agricole, il est actuellement à la retraite. Il a écrit, sous le nom de Gaston Chevallier, A Madagascar, quand la terre meurtrie devient généreuse.
Une trop courte période à Madagascar consacrée à l’amélioration de la production agricole dans un contexte humain aux coutumes ancestrales fortement enracinées. L’activité consistait à conserver un contact quasi-permanent avec le paysan malgache, lui prouver que l’on pouvait améliorer les cultures traditionnelles par des méthodes modernes dans une terre sensible à l’érosion… Il fallut ménager toutes les susceptibilités avec le souci de comprendre l’esprit malgache afin de lui transmettre le message du progrès. N’est-ce pas lui offrir la ligne lui permettant de pêcher toute la vie pour le nourrir, lui et sa famille? Croire à ce principe chinois, la misère actuelle aurait été plus facile à supporter.

Dans un autre registre, Véronique Pasquier a dirigé la rédaction d'un guide pratique destiné aux investisseurs, Madagascar. L'essentiel d'un marché.
Malgré les crises qui périodiquement secouent le pays, Madagascar constitue un centre d'intérêt pour beaucoup d'entreprises et de très nombreux Français. C'est d'abord un pays agricole, avec un paysannat qui lentement fait évoluer ses méthodes tout en restant dans la tradition. Les richesses du sol et du sous-sol sont avérées, de grands projets suscitent de nombreux contrats de sous-traitance. Une industrie de main d'œuvre spécialisée arrive à se constituer dans les secteurs de la mode et des technologies de l'information et de la communication. Les relations avec les autres entités de l'Océan Indien se développent; la région a le français en partage, et même si les différences d'une île à l'autre sont importantes, de nombreuses entreprises de services pourront vous assister (avec des succursales ou des correspondants sur les marchés principaux). Malgré les incertitudes de l'heure, il faut venir, trouver les opportunités, profiter des nombreux réseaux de contacts existant. Cet ouvrage décrit l'environnement. secteur par secteur, donne de nombreuses adresses, essaie de faire partager une expérience de terrain, pour se préparer aujourd'hui et identifier déjà les bons interlocuteurs lorsque cette crise politique se terminera.

Enfin, il faut signaler la réédition du plus culturel des guides de Madagascar, dont je me souviens qu'Antoine Gallimard l'avait lui-même présenté à Antananarivo en 1999 lors de sa sortie.
Des clefs pour comprendre
... un peuple dont la relation au monde et la vie quotidienne sont régies par le respect des ancêtres, liens entre Dieu et les vivants et garants de l'ordre et du bonheur terrestres ; une civilisation bâtie sur la riziculture et l'élevage bovin, qui perpétue de riches traditions artisanales...
Des itinéraires à parcourir
Découvrir Madagascar en 5 circuits de visite ; apprécier la diversité de la faune et de la flore en se promenant dans les parcs naturels...
Les informations pratiques
De A à Z, tous les renseignements utiles pour préparer et réussir son voyage ; une sélection d'hôtels et de restaurants; les adresses et les horaires d'ouverture des lieux à visiter.

17 mai 2010

Une heure avec Jean-Claude Mouyon



A la demande générale (de quelques-uns qui ne pouvaient pas être présents le 8 mai au CCAC mais auraient bien voulu y être), je fournis le son du forum littéraire où Jean-Claude Mouyon était interrogé par Jean Mamy Andrianjaka Rakotomanana.
Je n'en ai ôté que les lectures de textes faites par l'animateur - vous avez, dans des notes précédentes, des liens vers des extraits des trois romans de l'auteur.
Cette heure d'entretien, à laquelle j'ai pris soin de ne pas donner un "poids" excessif sans nuire à la qualité du son (c'est un fichier de 23 Mo), est téléchargeable ici.
Bonne écoute.

16 mai 2010

Lundi, journée spéciale Madagascar sur RTL


Au terme de mini-reportages dont je vous ai signalé le début mercredi, la radio française RTL conclut ce lundi 17 mai son expédition à Madagascar par une journée spéciale consacrée à la préservation des ressources marines et naturelles. Franck Antson, envoyé spécial, sera à l'antenne en direct dans RTL Matin (4h30-9h00, heure française), RTL Midi (12h30-14h30) et RTL Soir (18h00-19h15).
Le Monde daté du lendemain fera écho à cette expédition dans ses pages "Planète".

12 mai 2010

Les concombres de mer, les ONG, les vazaha...


C'est le début de l'expédition RTL à Madagascar, à suivre pendant quelques jours pour qui le désire - l'émission, un peu moins de cinq minutes, est téléchargeable sur la page.
Première étape: Toliara, le Sud et les concombres de mer. Avec l'omniprésence des ONG et des vazaha qui me donne des boutons.

8 mai 2010

Le cri d'alarme d'une libraire

C'est dans Livres Hebdo, la revue professionnelle du livre français: Malgré les dévaluations, écrit Huguette Rasoamananoro, directrice de CMPL à Isoraka, les librairies poursuivent tant bien que mal leur travail. Plutôt mal que bien, étant donné les circonstances. 2008 a été plutôt une bonne année pour sa librairie, raconte-t-elle, mais les dévaluations ont fait qu'au moment de régler les factures, celles-ci s'étaient alourdies. En 2009, situation de crise politique oblige, le chiffre d'affaires a considérablement diminué - jusqu'à 50% pour certaines librairies, écrit-elle.
L'avenir est incertain, des dettes courent toujours. La présidente de l'Association des libraires malgaches conclut: "Les libraires malgaches, qui saluent le lancement de la Charte du libraire francophone, souhaitent pouvoir continuer leur métier en prenant en compte tous les risques actuels, et espèrent la compréhension des éditeurs, des diffuseurs et des organismes culturels de soutien."
Puisse-t-elle être entendue...

7 mai 2010

Lire Jean-Claude Mouyon : Carrefour

Avec Carrefour, pas encore publié à Madagascar mais disponible sur commande chez Lulu.com, nous terminons ce petit parcours à l'intérieur des romans de Jean-Claude Mouyon. Qui présente lui-même ce livre:

Cette histoire je l’ai voulue joyeuse, jouissive, violente, excessive, habitée d’une tendre tristesse proche de la désespérance paradoxalement heureuse d’une population admirable. C’est l’histoire de la vie d’un carrefour sublime sans rond-point ni sens interdit où tout semble permis. Un carrefour fréquenté par des riverains exubérants qu’on n’invitera jamais à celui de l’Odéon ni au rond-point qui mène à l’Élysée. Mais là n’est pas le propos. Quoique… Ici aussi les personnages existent, le pays et les événements également mais ne comptez pas sur moi pour dénoncer qui que ce soit. Ainsi va la vie…

Comme pour les deux premiers ouvrages présentés ces derniers jours, je vous propose d'en découvrir un extrait.

Pour en savoir plus, le rendez-vous n'a pas changé: il est fixé à demain samedi, 10h30, au Centre culturel Albert Camus d'Antananarivo, pour le forum littéraire qui accueille Jean-Claude Mouyon, animé par Jean Mamy Andrianjaka Rakotomanana. L'entrée est libre.

6 mai 2010

Lire Jean-Claude Mouyon : Beko

Je continue à vous proposer, en préface de la rencontre avec Jean-Claude Mouyon (samedi à 10h30 au CCAC), la découverte de quelques pages de ses livres.
Aujourd'hui, donc, le deuxième ouvrage de cet écrivain publié par la Bibliothèque malgache, Beko ou La nuit du Grand Homme.
Le début de ce roman est à télécharger ici au format PDF.
Il est disponible en librairie à Madagascar et sur commande pour tout le monde.
On le trouvera, comme Roman Vrac, à l'entrée et à la sortie, samedi, du forum littéraire.
Et voici la fiche du livre.

5 mai 2010

Lire Jean-Claude Mouyon : Roman Vrac

Avec toujours à l'esprit la rencontre de samedi (CCAC, 10h30) avec Jean-Claude Mouyon, je vous propose, ces jours-ci, des extraits de ses romans publiés par la Bibliothèque malgache.
On va, logiquement, commencer par le commencement, c'est-à-dire la trilogie de Roman Vrac qui a été son premier ouvrage édité par mes soins. Plus de détails sur cette page.
Et le début du livre est téléchargeable (au format PDF) ici.
Roman Vrac est disponible dans les principales librairies malgaches ainsi que, pour celles et ceux qui n'ont pas la chance d'habiter ou de fréquenter Madagascar, sur commande.
Il sera, bien entendu, en vente samedi à l'occasion du forum littéraire dont Jean-Claude Mouyon est l'invité.

4 mai 2010

Samedi, c'est Jean-Claude Mouyon au CCAC

J'ai l'intention, cette semaine, de vous fournir quelques éléments permettant, même si vous n'avez pas (encore) lu les livres de Jean-Claude Mouyon, de faire connaissance avec son œuvre. Vous serez ainsi mieux préparés, samedi matin, pour la rencontre avec l'écrivain qui se tiendra au Centre culturel Albert Camus d'Antananarivo à partir de 10h30.
Aujourd'hui, deux minutes vingt-sept de bonheur avec une vidéo où Jean-Claude Mouyon parle de ses romans.



3 mai 2010

Dimanche, c'est Madagascar - et son bois de rose


"A ma connaissance, c’est la première fois qu’une bande d’écocitoyens sans moyens, sinon un ordinateur et l’accès à internet, stoppe un business de 220 millions de dollars", résume une des personnes rencontrées par Pierre-Laurent Mazars, envoyé spécial du Journal du dimanche à Antananarivo et Sambava. Son sujet, pour inscrire Madagascar dans une série d'articles consacrés au cinquantenaire des Indépendances? Main basse sur la forêt, un thème que nous connaissons bien ici mais qu'il n'est jamais inutile de revisiter avec un œil extérieur...

1 mai 2010

En librairie : trois ouvrages sur Madagascar

Je vais commencer par ceux que j'ai lus, il me sera plus facile d'en parler. D'abord, un recueil de nouvelles de Didier Daeninckx, auteur de nombreux romans noirs, grand pourfendeur des inégalités et de la droite extrême, attaché à remettre en lumière des épisodes peu glorieux de l'Histoire. Il le fait une fois encore dans le premier texte de Rue des Degrés, qui va chercher la clef d'une énigme policière du côté de Madagascar en 1947.
Au début de La couleur du noir, on trouve le cadavre d'un éditeur de polars, dans la pièce où sont stockés les manuscrits qui lui ont été envoyés - et dont la plupart ne paraîtront jamais. La belle organisation de la maison permet de constater la disparition de trois textes, dont l'un, intitulé Kiangara, met l'enquêteur sur une piste fructueuse.
Il m'est interdit de vous en dire trop, parce que le montage est une mécanique de précision où chaque engrenage est à sa place. Si je vous fournis une pièce, vous risquez de perdre le plaisir de la découverte. C'est parfait, en tout cas.
Quand même, quelques lignes qui ne nuiront pas au suspense:
Un professeur de lettres à la retraite qui s'intéresse de très près à l'Afrique, Pierre David Luchon, écrit un roman d'amour mâtiné de policier dont le cadre est Madagascar en proie à l'insurrection, en 1947.
...
Maryvette Balcou a publié - fin 2008 déjà, mais je viens seulement de le découvrir - Le racommodeur de poussières, titre énigmatique pour un roman qui nous promène de la Sicile à Madagascar.
Un homme a presque tout perdu dans un tremblement de terre - sous les éboulis, une voix continue de se faire entendre, pensée d'une épouse morte qui suivra Azzo dans le voyage qu'il entreprend. Chargé d'une vieille chaise et d'un violon, celui qui se dit maintenant racommodeur de poussières, sans savoir à quoi cela correspondra, débarque à Ivato pour entreprendre un parcours initiatique à la recherche de lui-même. L'aventure le guette dans le sud, du côté de Toliara...
Il y a de belles pages. D'autres où les phrases coincent. De la poésie et du trivial (le trivial peut devenir poétique, je sais, mais ce n'est pas le cas ici). Des remarques pertinentes et d'autres qui dénotent une vision pour le moins schématique du monde malgache...
Vous l'aurez compris, je ne suis qu'à moitié emballé.

Pour finir aujourd'hui, voici un livre que je n'ai pas lu - mais dont je vous avais annoncé la parution en anglais, sa langue originale, il y a quelque temps: Le grand livre des épaves de Madagascar, par Pierre van den Boogaerde. Sur son site, l'éditeur fournit ce commentaire, signé par de mystérieuses initiales, P. M.-R.:
Jamais un livre n'avait été écrit sur les épaves qui entourent la Grande Île et, Dieu!, qu'elles sont nombreuses. Pierre van den Boogaerde en a recensé 269... De toutes les époques, de toutes les nationalités, certaines localisées, d'autres pas. De plus, la bibliographie est un modèle... Une mine pour les chercheurs, un filon pour les rêveurs. Allez, je vous en donne une pour la bonne bouche, la plus fameuse, celle qui a fait, fait et fera fantasmer tous les plongeurs: le Soleil d'Orient, un navire qui mériterait à lui seul tout un roman tant sa cargaison est riche (on parle de 1,5 million de millions de dollars tout de même...). Comme conclut l'auteur: "So far the wreck has not been found." Quand je lis ça, personnellement, j'ai envie de faire mon sac de plongée... Pour l'Aventure.

30 avril 2010

Jacques Faublée à Madagascar, un livre et une exposition


Si vous passez par Genève avant le 20 juin, vous devez absolument vous rendre au Musée d'Ethnographie de la ville. Il s'y tient une exposition de photographies que Jacques Faublée a faites à Madagascar entre 1938 et 1941. Je reprends, dans le dossier de presse, une partie de la présentation de cette exposition.

Lecture photographique mise en scène
En septembre 2009, dans Totem n° 54, nous rendions hommage au travail photographique, méthodique et conséquent de Jacques Faublée (1912-2003) – ethnographe, et linguiste, spécialiste de Madagascar et auteur des 12.600 clichés donnés au MEG par sa fille Véronique Guérin-Faublée en 2008. L'article abordait l’idée d'un éventuel projet d'exposition autour de cette collection. Aujourd’hui, nous sommes donc très heureux de pouvoir vous proposer un accrochage de l’œuvre inédit de cet ancien conservateur du Musée de l’Homme à Paris.
L’exposition «À Madagascar. Photographies de Jacques Faublée, 1938-1941» est consacrée aux 7.200 images prises par l’ethnographe lors de sa première mission dans le sud de Madagascar, en pays bara.
Divisée en quatre sections, elle propose un parcours évoquant celui de notre confrontation et de notre découverte du fonds, où l’accent est mis sur la lecture des images. Les spectateurs sont invités à se plonger dans une masse de négatifs proposée selon des thématiques et contextes différents. Notre intention a été de faire partager un exemple de traitement d’un fonds photographique, de son arrivée au Musée jusqu’à la mise en lumière et à l’interprétation des prises de vues.
Cette œuvre visuelle de première importance engage une réflexion sur les relations entre l’anthropologie et la photographie; elle questionne aussi le rôle de nos fonds photographiques dans un contexte scientifique et leur accessibilité à nos publics.
Découverte
Dans la première partie, des négatifs sont serrés dans des boîtes à chaussures. C’est ainsi qu’ils sont arrivés au MEG, chaque image dans une pochette en pergamine, toutes les boîtes à chaussures disposées dans un seul grand carton. L’appareil photographique de Faublée, ses carnets de notes, l’inventaire dactylographié des prises de vues et l’ombre du photographe complètent ce patrimoine en sommeil.
Émergence
Dans la deuxième partie, les images s‘étalent, se révèlent à la lumière, les yeux s’ouvrent et découvrent l’émergence de thématiques propres au regard du photographe. Toutes sont présentées en négatif, comme sur la table lumineuse qui a servi au premier travail de reconnaissance au MEG. Jacques Faublée ayant systématiquement catalogué ses négatifs par ordre chronologique, nous suivons son arrivée à Madagascar, sa prise de connaissance du terrain et ses intérêts qui varient au gré de la réalité qu’il découvre.
Les grands thèmes de la recherche menée par Jacques Faublée apparaissent: nature, (paysage, végétation), navigation, bâtiments, élevage, portraits et clichés anthropologiques, culture rituelle (tombeaux, rites funéraires et lutte).
Révélation
En entrant dans la troisième partie de l’exposition, on passe de la lecture des négatifs à celle des images en positif. «Révélation». À ce stade, nous avons besoin de spécialistes de l’ethnographie. Ces deux métiers distincts – la photographie et l’ethnographie – combinés ensemble, constituent l’un des volets de l’anthropologie visuelle. La photographie ne livre son sens qu’à des conditions exigeantes de connivence avec le sujet. Les légendes offrent des pistes mais ne suffisent pas. Pour comprendre le contenu d’une photographie, il faut aller plus loin: réunir des connaissances, découvrir les relations entre les images, entre les sujets, acquérir la sensibilité, le savoir pour lire ces clichés.
Mises en espace sur les murs de la salle d’exposition, les images de Faublée sont d’une part, présentées en séries presque cinématographiques du sujet observé, selon le regard scientifique du photographe et son penchant probable pour l’image animée, et d’autre part, regroupées selon son regard d’ethnographe, avec des clichés assemblés et réinterprétés par Eva Keller et Karolina Marcinkowska, deux anthropologues qui consacrent leurs recherches à Madagascar.
Fleurons
L’exposition s’achève par un accrochage classique de «tirages avec cadres». Cette sélection, basée sur le caractère esthétique des images, est une représentation de la totalité de l’œuvre du photographe lors de sa première mission à Madagascar entre 1938 et 1941.
À l’opposé des photographies arrivées au MEG dans des boîtes à chaussures, une dernière image «phare» emblématique de la collection, fortement agrandie, vient symboliser, idéalement condenser, sa richesse . Nous observons sur l’image un homme, appuyé sur sa canne, qui observe à distance un groupe de personnes se tenant près d’un arbre, qui à leur tour ont les yeux rivés plus loin dans la même direction. Cette image est aussi l’«image relais», qui nous invite à porter notre regard au-delà du paysage et des murs du MEG vers d’autres modes d’interprétation.

Voici un exemple d'une photographie exposée. Il s'agit d'une fête après la cérémonie de Fatidra, image saisie à Andruti en 1940.



Pour ceux qui ne pourront se rendre à Genève, il existe un catalogue de l'exposition, publié par le Musée d'Ethnographie: A Madagascar. Photographies de Jacques Faublée, 1938-1941.

Cet ouvrage collectif propose un regard interdisciplinaire sur l'ensemble des photographies ramenées par Jacques Faublée lors de sa première mission à Madagascar.
En plus de la présentation de l'ethnologue français, qui fut, de 1934 à 1949, en charge de la collection d'objets de Madagascar au Musée de l'Homme, puis professeur à l'École nationale des Langues Orientales à Paris, des auteurs scientifiques scrutent l'ensemble de ses images conservées au MEG et analysent son regard sur Madagascar en pleine période coloniale, prenant aussi cet ensemble comme un exemple du traitement d'un fonds d'archives photographiques et de sa numérisation.
Finalement, dix-huit auteurs venant d'horizons à la croisée entre anthropologie et photographie, ont été invités pour une lecture d'image. Chacun se prête à l'exercice avec son propre regard influencé par sa formation et sa spécialité. Le résultat est étonnant et met en valeur les thèmes de la réalité malgache les plus chers à Jacques Faublée.
Sommaire
Avant-propos: cadavre exquis, Boris Wastiau, directeur du MEG
La découverte d'une boîte de photographies, Eve Hopkins
Lectures d'images par 17 auteurs:
Joerg Bader - Victor Randrianary - Taku Iida - David MacDougall - Nuno Porto - Michael Lambek - Maurice Bloch - Chantal Radimilahy – Rijasolo - Pierrot Men - Nicolas Crispini - Jacques Lombard et Michèle Fiéloux - Jean-François Staszak - Jean-Christophe Blaser - Eva Keller - Danielle Buyssens - Johnathan Watts
Jacques Faublée, 1912-2003, Véronique Guérin Faublée
Jacques Faublée à Madagascar, du geste à l'objet, Christine Barthe
Le traitement des fonds d'archives photographiques: entre documentation scienti-fique et histoire de la photographie, Christophe Brandt
Portfolio
Tableaux d'une exposition, Majan Garlinski
Biographies des contributeurs
Bibliographie

La page web de l'exposition est par ailleurs le point de départ d'une visite fructueuse. Elle donne accès non seulement au dossier de presse que j'ai cité et à tous les renseignements sur le livre mais aussi et surtout au Fonds Faublée, où on peut effectuer une recherche dans les 7.213 photographies de celui-ci. Une mine...

Enfin, le Musée du Quai Branly à Paris possédant aussi un Fonds Jacques Faublée, on trouvera dans la page de présentation une bibliographie complète de l'auteur.

22 avril 2010

Bibliothèque malgache 57 / Bulletin du Comité de Madagascar, septembre 1897

Le rythme des parutions s'est un peu ralenti, mais le travail n'a pas été abandonné. La preuve par ce 57ème volume de la Bibliothèque malgache électronique (gratuite, dois-je le rappeler?), avec lequel je poursuis la réédition du Bulletin du Comité de Madagascar. Le numéro de septembre 1897 (n° 3 de la 3ème année) en est la dix-neuvième livraison disponible dans la Bibliothèque malgache. L'adresse du site est aussi celle où vous trouverez tous les téléchargements.
Le Bulletin annonce la publication prochaine d'un Guide de l'émigrant à Madagascar, dont il donne des extraits. Entre les différentes populations de l'île, l'ouvrage propose des classifications rapides et fondées sur pas mal de préjugés. Les renseignements se veulent pratiques. Mais où a-t-on été chercher des températures de 60 à 63°? Toujours est-il que le Guide s'efforce de décourager les «mauvais» émigrants et de privilégier les «bons» - «pour l'avenir de la colonisation dans la grande île africaine».
On trouve aussi dans ce numéro une étude sur un Mémoire inédit de M. de la Haye sur Madagascar, datant de 1671. Une autre sur la province du Betsileo. Ainsi que les dernières nouvelles et informations, avec l'annonce de la soumission de deux grands chefs insurgés, Rabezavana et Rainibetsimisaraka.

3 avril 2010

Quelques informations en vrac

Du son, de l'image, une bonne action et un rappel historique au menu de cette note que je vous lance rapidement, les autres choses que j'ai à faire ne pouvant attendre - au contraire des festivités pascales qui se passeront de moi.

Du son, d'abord, sur lequel je suis tombé par hasard, ou presque, un abonnement au podcast de Télérama l'ayant chargé dans l'ordinateur sans que je m'en aperçoive. Le Mondo Sono #26 spécial Madagascar n'est d'ailleurs pas tout frais. Il a été mis en ligne il y a un peu plus d'un an. Mais, par le coup de baguette magique d'une modification de la page, il est redevenu nouveau. Écoutez donc sans modération ces presque quatorze minutes de musique du Sud, avec l'accent mis sur la transe et avec l'accent très imprécis d'Eliane Azoulay, qui n'a visiblement pas l'habitude de prononcer des mots et des noms malgaches. Pas grave, elle est pardonnée...


De l'image, aussi, avec une exposition qui se tient à Londres pendant une dizaine de jours, du 20 avril au 1er mai. On y verra, comme ci-dessus, les photographies réalisées par Ed Kashi pour la commission du Prix Pictet. Il s'agit d'un travail lié à celui de l'ONG Azafady.

Une bonne action, ensuite, celle des Prêtres (oui, c'est leur nom de scène, si j'ose dire), avec Spiritus Dei, où cohabitent des chants religieux et profanes (Brel et Cabrel sont notamment convoqués), dans des arrangements nouveaux. Les trois chanteurs ont passé un double casting, celui de leur évêque Jean-Michel di Falco Léandri et celui de... TF1.
Ben oui, on est dans le show-business ou on n'y est pas!
Bonne action, disais-je, puisque les droits du disque permettront, explique La Croix, de soutenir deux projets: "l’équipement d’une école de 1700 élèves à Madagascar, désormais dirigée par une religieuse qui a passé quatre ans dans les Hautes-Alpes; la construction d’un nouvel espace d’accueil pour les pèlerins de Notre-Dame du Laus."
Et c'est pourquoi je vous le signale.

Un rappel historique, enfin, dans un article qui semble bien loin de nous mais y ramène. Avec Lyautey au chevet de l'Afghanistan, que Mokrane Ouarem publie dans Le Monde, l'action du maréchal Lyautey à Madagascar (et ailleurs) trouve des échos sur le terrain d'un conflit très actuel.