6 août 2013

Il y a 100 ans : Suppression des « tavy »

Un arrêté en date du 12 avril dernier vient d’interdire à Madagascar l’emploi du feu pour la préparation des tavy et des terrains de culture.
L’incendie par les indigènes de certaines régions de l’île pour la préparation des rizières de montagne dites tavy et des terrains de culture avait jusqu’ici causé des dégâts considérables dans les forêts où de vastes superficies ont été détériorées. Une réglementation spéciale des feux de brousse, prise en 1907, avait bien enrayé quelque peu cette institution.
La circulaire du 26 mai 1908 avait même interdit les tavy ailleurs que dans les broussailles ou dans les terrains ayant déjà été brûlés pour des cultures antérieures. Mais il n’avait pas été possible, jusqu’à présent, de supprimer complètement, dans certaines circonscriptions, cette pratique barbare. En agissant trop brusquement, l’on pouvait craindre de provoquer la famine dans des régions où les indigènes ne savaient pas travailler les rizières de marais, et où les terrains marécageux ne se trouvaient pas en quantité suffisante.
L’application des mesures précédentes a donné d’excellents résultats. Dans de nombreux endroits, les tavy ont presque complètement disparu et l’on a pu constater que partout où les rizières de marais avaient remplacé les rizières de montagne, la récolte était plus abondante et régulière. Le moment était donc venu pour l’administration de Madagascar de créer une réglementation qui interdisait définitivement cette culture qui, si elle était maintenue, était de nature à détruire rapidement le domaine forestier de la colonie. C’est cette mesure que consacre l’arrêté du 12 avril 1913.

Bulletin bibliographique

École coloniale. – Conférences publiques sur Madagascar faites à l’École coloniale pendant l’année scolaire 1912-1913. – In-8° de 26 pages, Imp. Chaix, Paris, 1913.
Les populations australes de Madagascar (mœurs, mythes et légendes), par M. Julien. – Les richesses minérales de Madagascar, par A. Lacroix. – Madagascar dans ses rapports avec la côte orientale d’Afrique. Les progrès de Madagascar, par M. Mot.


La Quinzaine coloniale

Madagascar il y a 100 ans - Janvier 1913 est disponible :
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5 août 2013

Il y a 100 ans : Mise en valeur des concessions

Pour répondre à divers vœux de la Chambre d’agriculture, le gouverneur général de Madagascar a décidé que la mise en valeur des concessions serait désormais constatée de la façon suivante (circulaire du 10 mai 1913) :
Les plantations de caféiers, vanilliers, cocotiers, cannes à sucre et essences caoutchoutifères seront considérées, lorsqu’elles seront en plein rapport, comme représentant une mise en valeur superficielle égale à quatre fois la surface qu’elles occupent.
Les plantations de maïs, de pommes de terre, de blé, d’avoine, de légumineuses (particulièrement pois du Cap), de luzerne, de fourrages et de cultures maraîchères seront comptées, dans les mêmes conditions, pour une surface double de la superficie plantée.
L’aménagement effectif en rizière d’une étendue de marais sera considéré comme ayant entraîné avec lui la mise en valeur d’une superficie double de terrain de la même concession non susceptible de cette transformation.
Pour les terrains de pâture ou d’élevage, la mise en valeur sera acquise en raison de : 3 hectares par tête de bovidé ; 5 hectares par tête d’équidé ; 10 hectares par tête d’autruche.
Mais les commissions ne devront faire état que des animaux dont la présence sur la concession depuis un an au moins aura été justifiée. Les étables, bergeries, enclos, parcs à animaux existant sur la propriété devront être suffisants pour loger et entretenir habituellement le bétail présenté. En outre les concessions mises en valeur dans ces conditions ne pourront être d’une superficie supérieure à 250 hectares au maximum.
Il est entendu que ces nouvelles prescriptions ne modifient en rien les dispositions des circulaires des 6 mai 1899 et 25 mars 1908. La commission chargée de constater la mise en valeur des concessions devra toujours se rendre compte de tous les efforts qui auront été faits et de tous les travaux entrepris en vue de réaliser une œuvre utile et permanente sur la propriété demandée ; elle ne devra pas manquer de signaler au gouverneur général tous les essais intéressants qui auront été tentés par le concessionnaire.

La Quinzaine coloniale

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2 août 2013

Il y a 100 ans : La double quarantaine

Une épidémie de peste ayant il y a quelques années éclaté à Majunga, une commerçante de Madagascar, la dame Peytel, qui devait se rendre en France, subit une quarantaine de cinq jours au lazaret. Puis les agents sanitaires la firent transporter par un remorqueur sur le paquebot La Gironde où sa place était retenue.
Mais le commandant, d’accord avec le médecin du bord, refusa de la recevoir en alléguant qu’elle s’était trouvée sur le remorqueur en contact avec l’équipage indigène qui n’avait pas subi de quarantaine.
La dame Peytel dut retourner à terre et ne put s’embarquer que sur le paquebot suivant après avoir fait une seconde quarantaine !
Comme elle se rendait en France pour affaires commerciales, elle subit un préjudice et demande à la colonie de Madagascar une indemnité.
Ainsi que l’a fait remarquer le commissaire du gouvernement M. Pichat, les agents sanitaires ont violé leurs instructions en mettant les voyageurs sortant du lazaret en contact avec des matelots évacuant les lieux contaminés, alors même que ces matelots avaient subi une désinfection, dont l’efficacité est d’ailleurs contestée.
L’arrêt porte que le fait d’avoir confié le transport des passagers du lazaret jusqu’au paquebot à des matelots indigènes qui, bien que provenant d’un port contaminé, n’avaient pas été soumis à une période d’observation, était de nature à rendre illusoire la quarantaine qu’avaient subie ces voyageurs. Il y a donc eu faute à la charge du service de santé de Madagascar.
En conséquence la colonie a été condamnée à payer une indemnité de 4 000 francs à la dame Peytel.
Le Temps

Lacération d’affiches

Nous nous demandons quel malin plaisir éprouvent les personnes qui passent leur temps à lacérer les diverses affiches apposées sur les murs de la ville.
C’est un amusement digne de petits gamins et nous serions tout disposés à croire que l’enlèvement que nous avons constaté à plusieurs reprises est l’œuvre des jeunes écoliers si au Théâtre Municipal à côté du poste de police de permanence les affiches ne disparaissaient avec autant d’ensemble que partout ailleurs.

Le Progrès de Madagascar

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1 août 2013

Il y a 100 ans : Feux de brousse

À méditer et à recommander à Monsieur Qui de Droit, l’article suivant de l’Impartial.
Tous les ans, à pareille époque, malgré les décisions locales et les doléances des propriétaires, on voit se renouveler les feux dits de brousse, qui anéantissent en rien de temps des hectares et des hectares de pâturages, surtout dans nos pays où la brise est très forte.
Partout, on les voit flamber ; c’est une véritable désolation. Et cependant, dans les hauts, la pluie tombe encore par moment et entretient la fraîcheur de l’herbage.
On ne saurait croire ce que coûtent ces incendies allumés par des mains inconscientes, trop souvent par les indigènes paresseux qui, pour gagner deux minutes de chemin, tracent des sentiers à travers les hautes herbes et brûlent ces dernières pour passer plus commodément. Outre les maisons et les récoltes des malheureux colons qui peinent et suent pour les édifier ou les planter, ces feux appauvrissent le sol de son élément indispensable, l’azote.
Mais c’est surtout au point de vue du déboisement que ces ravages sont considérables ; les petites pousses d’arbres, déjà privées d’eau, sont rôties par l’incendie, et ne trouvant plus, pour reprendre vie, les éléments nécessaires dans un sol brûlé et fendillé, meurent sans tarder.
On ne saurait donc être trop sévère vis-à-vis de ces incendiaires et l’administration doit d’autant plus redoubler de surveillance que, depuis quelques années, sans qu’elle s’en doute probablement, puisqu’elle n’admet pas les pâturages comme mise en valeur des terrains cédés à titre provisoire, on s’est beaucoup livré à ce mode d’exploitation qui est un de ceux qui réussissent le mieux.
Commandant Victor Nicolas.

Tamatave se civilise !!!

Au moment de mettre sous presse nous apprenons qu’un assassinat d’une hardiesse peu commune a été commis la nuit dernière, à l’angle de la place Bienaimé et de la rue de l’Hôpital, c’est-à-dire en pleine ville de Tamatave, à moins de cent mètres du poste central de police où habite le commissaire Fargeau et à vingt mètres à peine de l’habitation de l’inspecteur de police Trédez.

Le Tamatave

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31 juillet 2013

Il y a 100 ans : Le port de Tamatave

La question  du port de Tamatave vient de faire un pas décisif. L’enquête de commodo et incommodo qui précède l’exécution des travaux est ouverte, et sera terminée fin juillet.
Quelle nouvelle rengaine nous rabâcheront maintenant les gens de mauvaise foi qui crient par-dessus les toits que M. Picquié ne voulait pas de ce port ?
Ils ont la mémoire bien courte, ou ils nous croient aussi ignorants que faciles à tromper.
A-t-on oublié que chaque fois que la question du port de Tamatave a été présentée à M. Augagneur, celui-ci a toujours répondu que son étude était prématurée, et que, avant une quinzaine d’années, il serait difficile de s’en occuper ?
Ne partageant pas cette manière de voir, et désireux de donner, sans plus de retard, une satisfaction aussi légitime aux colons de notre région, M. Picquié s’est empressé de mettre cette question à l’étude, n’hésitant pas, pour cela, à faire appel aux lumières de personnalités d’une compétence incontestable en la matière.
Ces études terminées, M. Picquié les a transmises au Département, avec un projet d’emprunt de quinze millions, pour en couvrir le montant.
Le ministre a estimé que cet emprunt ne sera pas nécessaire, et que les ressources de la caisse de réserve, jointes aux excédents de recettes qui interviennent chaque année, suffiront pour doter Tamatave, dans l’espace de trois ou quatre ans, d’un port répondant à tous les desiderata.
Mais quel que soit le mode employé pour faire face aux travaux, cela importe peu ; c’est là une question secondaire. Ce qui importe, c’est que le port se fasse, et il va se faire, et cela, encore une fois, grâce à M. Picquié.
Du reste le rendement de ce port, au lieu de servir à couvrir un emprunt, pourra servir pour faire face aux travaux auxquels étaient destinés les fonds de la caisse de réserve. Le résultat sera le même. C’est ainsi que, grâce à la bonne administration dont Madagascar est gratifié depuis un certain nombre d’années, des travaux de toute première importance ont pu et peuvent encore être exécutés, sans que la dette de la colonie se soit augmentée d’un centime.
Que les autres colonies en disent autant !…
M. D.

Le Tamatave


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30 juillet 2013

Il y a 100 ans : Le « Père et la Mère »

Un avis inséré dans l’officieux Vaovao annonce aux instituteurs indigènes la réalisation de la péréquation de leurs soldes avec celles des autres fonctionnaires indigènes, mais seulement au cours des années 1914 et 1915, la caisse du fanjakana se trouvant à sec !
En 1914 et 1915 il y aura belle lurette que M. Picquié sera allé planter ses choux ailleurs ; autant dire donc qu’il laisse la réforme au successeur.
Cela n’empêche pas le préposé à la gazette officielle s’accabler de louanges le Ray amandreny « qui chérit les instituteurs indigènes ». Tu parles.

Nouvelles diverses

Enfin ! – Une décision parue à l’Officiel vient d’ouvrir l’enquête de « commodo et incommodo » sur le projet de construction du port de Tamatave.
M. Picquié est passé, avant d’en arriver là, par les divers avatars du projet d’emprunt et des tractations avec les Pangalanes.
Puisque le voilà acculé aux travaux, espérons qu’il n’aura pas recours, au moment des adjudications, à son procédé ordinaire de rabais renforcé pour éloigner les soumissionnaires sérieux.
Carnet mondain. – Le mariage de M. Fournou, commis de la trésorerie d’Algérie, avec Mlle Aubourg, la fille de l’ingénieur des travaux publics, a été célébré samedi dernier à la cathédrale d’Andohalo, au milieu d’une brillante assistance, qui avait tenu à apporter aux nouveaux époux et à leur famille ses félicitations et ses vœux de bonheur.
La jeune mariée était ravissante dans sa robe de satin et voile ninon ; charmantes ses demoiselles d’honneur, Mlle Amélie Aubourg en velours noir Irlande et Mlle Juliette Tassart en tussor rose.
L’éclat de la cérémonie fut singulièrement rehaussé par la présence de Mme Fichefeux, qui chanta de sa voix émouvante le Salutaris hostia et l’Ave Maria, et par le concours de MM. Villaret et Bélery, qui exécutèrent de façon magistrale le Crucifix de Fauré. L’impression sur l’assistance fut profonde et le souvenir en sera durable.

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29 juillet 2013

Il y a 100 ans : Leur bonne foi

Le Courrier colonial, et après lui la Tribune, qui a reproduit son article « Le Ministère Tombeau » dans son numéro du 6 juin, ont essayé de faire retomber sur le Ministère des finances les retards apportés dans l’exécution des projets soumis au département par le Gouverneur Général et nous avons démontré l’inanité de leur accusation.
Le Ministre des Colonies nous a donné raison et il est curieux de reproduire la déclaration qu’il fit à la tribune du Sénat, lors de la discussion du budget des Colonies, le 26 mai.
« M. le Ministre,
« En ce qui concerne Madagascar, la colonie a pu entreprendre, sur ses propres ressources et sans recourir à l’emprunt, l’achèvement de la ligne de chemin de fer qui relie aujourd’hui Brickaville à Tamatave. Toujours sur ses propres ressources, la colonie le poursuit dans l’autre direction jusqu’à Antsirabe.
« Reste la question des ports. Il y a trois ports à créer. Il y a d’abord le port de Tamatave. À Tamatave, le port est installé dans des conditions telles que les grands bâtiments ne peuvent pas aborder. Il faut des transbordements très coûteux pour les marchandises. Il est indispensable d’organiser ce port nouveau le plus tôt possible. Depuis longtemps, un échange de vues s’est établi, entre les ministres des colonies et des finances, pour étudier la question d’un emprunt demandé par le gouverneur général.
« J’ai la satisfaction d’annoncer au Sénat qu’un emprunt ne sera pas nécessaire. En examinant de près la situation budgétaire et économique de Madagascar, j’ai pu me convaincre qu’avec les ressources de la caisse de réserve et avec les excédents de recettes, qui interviennent chaque année, nous pourrons dans l’espace de trois ou quatre ans, faire à Tamatave un port qui répondra à tous les desiderata que l’on peut formuler en faveur d’un travail de ce genre. »
Ceci, M. Picquié ne l’ignorait pas ; quelles sont donc les raisons de la négligence qu’il apporte à présenter un nouveau projet, et pourquoi chercher à rendre le Ministère des Finances responsable d’un retard qui n’incombe qu’à lui seul ?

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28 juillet 2013

Il y a 100 ans : Les événements et les hommes

M. le général commandant supérieur a l’intention de faire exécuter en septembre prochain, dans la vaste région mamelonnée de Moramanga, des manœuvres à double action entre les troupes de Tananarive et celles de Tamatave. Le départ de chacune des colonnes aurait lieu vers le 5 septembre, celle de Tananarive par voie de terre, celle de Tamatave par voie ferrée jusqu’à Beforona. La jonction se ferait vers le 12 septembre.
Des exercices d’évolution et manœuvres diverses seront exécutés tous les jours par les troupes de Tananarive sur tout le parcours jusqu’à Moramanga, à l’aller et au retour. Les tirs réels de combat auraient lieu du 12 au 27 septembre. Retour à Tananarive vers le 5 octobre.

La vie malgache

Nous avons signalé à plusieurs reprises quelle insécurité règne dans la Grande Île depuis que Micromégas s’y est installé en potentat, soucieux seulement de son bien-être personnel et se moquant au-delà de toute mesure de ses malheureux administrés.
Au lieu de créer des postes de milice supplémentaires qui s’imposaient, Micromégas a purement et simplement supprimé ceux qui existaient et qui avaient peine, vu leur trop petit nombre et leur éloignement, à assurer l’ordre et la sécurité. Et M. Picquié s’imagine ou feint de s’imaginer que la suppression de presque tous les débitants de boissons arrangera tout. On lui prête en effet cet absurde projet, et de sa part on peut s’attendre aux pires folies.
Quoi qu’il en soit les attentats se multiplient dans la Grande Île. Le bruit court en effet qu’un nouvel assassinat a été commis récemment par des indigènes sur le jeune René Blot. Ce serait, en trois mois, le deuxième assassinat commis dans la région.
La vie n’est pas drôle pour les colons, sous le règne de Micromégas. On ne se contente pas des vexations administratives de toute sorte. On ne leur accorde aucune protection contre les agressions indigènes, qui restent le plus souvent impunies.
Les Annales coloniales

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27 juillet 2013

Il y a 100 ans : Le régime des eaux à Madagascar

Un décret du 3 juin réglemente le régime des eaux à Madagascar. En voici l’exposé des motifs :
« Les progrès continus de l’agriculture, de l’industrie et de la salubrité publique à Madagascar rendent tous les jours plus nécessaires et plus nombreux les travaux d’irrigation et de curage, de drainage et d’endiguement, de lavages de minerais et de création d’usines hydrauliques, d’assèchement des étangs et d’assainissement des régions marécageuses.
« Le problème complexe et d’une si grande importance aux colonies de l’utilisation des eaux met en présence les droits parfois opposés des riverains et des occupants, des usagers et de concessionnaires des fonds servant et des fonds dominant, des diverses autorités locales.
« Sans doute le décret du 26 septembre 1902, relatif au domaine public dans la Grande Île, avait nettement posé le principe de la domanialité de toutes les eaux, mais il était resté à l’état d’affirmation théorique et générale jusqu’au jour où le développement économique de la colonie avait imposé une réglementation particulière des eaux du domaine public. L’arrêté local du 9 mai 1906 a bien défini certains modes d’utilisation des eaux du domaine public, mais la pratique a relevé les lacunes et le caractère en quelque sorte provisoire de cet acte.
« Il était donc devenu indispensable de reprendre la question dans son ensemble, de préciser nettement les droits et les obligations, en la matière, de chacun des intéressés, de ne pas se borner à poser quelques principes, mais encore de prévoir dans une réglementation détaillée toutes les applications pratiques dont ceux-ci peuvent être l’objet.
« Les dispositions du nouveau décret ont été inspirées à la fois par le souci de réaliser à Madagascar les améliorations que depuis longtemps en France, des voix autorisées suggéraient d’introduire dans la législation métropolitaine et par la préoccupation de faire bénéficier la Grande Île des résultats que, dans cet ordre d’idées, la pratique a révélés dans les autres colonies. »

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26 juillet 2013

Il y a 100 ans : Le reboisement dans les hauts plateaux (2)

(Suite et fin.)
On reconnut rapidement que la latérite, qui n’est recouverte que par une mince couche de terre arable, ne se laissait pas pénétrer par les racines des plantes, aussi les plantations faites au Domaine de la Soie à Ambatolampy et les essais tentés par le service de colonisation à Antsirabe furent exécutés d’une autre façon.
Les terrains furent entièrement labourés soit à la charrue, soit à l’angady, sur une profondeur d’environ 0 m. 30 ; on cassa les mottes le plus possible et on laissa la terre s’aérer pendant quelques mois.
Le mimosa composa seul ces plantations. Les surfaces à couvrir étant fort étendues on eu recours au semis qui fut exécuté dès les premières pluies de décembre avec les graines récoltées l’année même. Ces semis furent faits en paquets distants de 1 mètre sur des lignes espacées de 2 mètres. Par suite du petit intervalle laissé entre les paquets, les plants recouvrirent rapidement le sol, empêchant ainsi les herbes de repousser. Il ne fut donné aucune façon culturale.
Les jeunes arbres se développèrent vigoureusement ; bien que les plus âgés n’aient guère plus de quatre ans, ils forment actuellement des petits bois très touffus dans lesquels on va incessamment retirer des perches ayant de 5 à 6 mètres de longueur.
Il semble bien que dans ces régions il faut, pour toute culture d’arbre, avoir recours à un labour plus ou moins profond, suivant l’essence à laquelle on s’adresse. Ce qui est vrai pour les plantes forestières actuellement employées paraît l’être également pour le mûrier.
Plusieurs établissements séricicoles créés par des Européens possèdent déjà un grand nombre de mûriers. Ces derniers ont été plantés avec tous les soins voulus, en trous de 1 mètre cube rebouchés avec de la terre de surface à laquelle on a incorporé de la chaux ainsi que du fumier de ferme.
Les fumures ont été renouvelées et cependant ces arbres qui ont entre quatre et cinq ans et sur lesquels il n’a été prélevé que très peu de feuilles présentent de nombreux indices de souffrance, feuilles jaunes, brindilles et extrémités de branches sèches, etc.
Nicolas.
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24 juillet 2013

Il y a 100 ans : Le reboisement dans les hauts plateaux (1)

Nous reproduisons l’étude ci-après : Note relative aux différents modes de plantation employés pour les arbres sur les hauts plateaux.
Depuis quelques années, les colons européens ont obtenu un assez grand nombre de concessions sur les hauts plateaux. Les intéressés les ont autant que possible choisis à proximité de la route du Sud.
Les cultures que les Européens peuvent entreprendre dans ces régions ne sont pas nombreuses. Certains ont essayé de constituer des pâturages à l’aide l’herbe de Para, ils ont échoué ; d’autres font des cultures de pommes de terre, maïs, manioc, etc., et élèvent des porcs avec les produits qu’ils obtiennent ; mais la majeure partie des terrains accordés est destiné au reboisement.
Les deux méthodes de culture mises en pratique ayant donné des résultats bien différents, il nous semble opportun d’indiquer, dès à présent, celle qui à notre avis doit avoir la préférence.
Les premières plantations entreprises ont toutes été faites en trous. Ces derniers distants d’environ 4 à 5 mètres avaient pour la majeure partie des cas 0 m. 80 à 1 mètre de côté sur autant de profondeur et étaient la plupart du temps recomblés avec la terre de surface. Les essences choisies étaient le mimosa et l’eucalyptus. Cette façon d’opérer n’a pas répondu aux espérances des intéressés. Les jeunes plants se développèrent en général très normalement pendant les deux premières années, mais aussitôt que les racines atteignirent les parois des trous, leur croissance fut à peu près arrêtée. Les eucalyptus principalement prennent à partir de la troisième année un aspect souffreteux qui ne les quitte plus. On remarque, dans les plantations ainsi établies, que la moitié au moins des plants a disparu et, à part quelques sujets exceptionnels très vigoureux, on ne rencontre guère que des plants rabougris semblant plutôt dépérir que croître. Les mimosas résistent cependant mieux que l’eucalyptus, mais ils n’atteignent qu’un faible développement ; il en disparaît également beaucoup.
(À suivre.)
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23 juillet 2013

Il y a 100 ans : Les missions catholiques à Tamatave (4)

(Suite et fin.)
Le catholicisme à Madagascar a eu cette chance d’avoir toujours été en butte à la défiance, sinon à la persécution.
Mais, malgré toutes les embûches, il a fait du chemin.
Des foyers chrétiens restent, généreux et fervents. L’instruction religieuse est développée, et, dans les endroits où le missionnaire a pu résider avec constance, la vie chrétienne est active.
Et mon « colon », que vingt années de présence à Madagascar ont attaché à la colonie, exalte « sa terre » d’adoption. Il a lu le P. Suau, dans Les missions à Madagascar à vol d’oiseau, et enthousiasmé, il reconnaît l’exactitude de cette courte étude. Elle est impartiale en effet.
La France, en conquérant ce pays, s’est donné, à son égard, charge d’âmes, et si de cette charge la France officielle se désintéresse, c’est à l’autre, qui, pour n’être pas officielle, n’en est pas moins la France, c’est aux catholiques de l’assumer, en aidant l’œuvre magnifique des missionnaires.
Pauvre et anémié, trop réduit numériquement, le Malgache n’est pas capable de l’effort que demanderait la transformation de son île, pauvre comme lui ; mais il est capable de l’effort que demanderait sa propre transformation. Pas toutes ses tribus, peut-être, ni aucune en un jour, mais certaines d’abord ; les autres, il n’en faut pas désespérer ensuite. Il en est capable parce qu’il n’accomplira pas seul ce grand labeur, parce qu’il a déjà fait ses preuves, qu’en dépit de son enfantillage, de son peu d’idéal surnaturel, d’habitudes invétérées, ce peuple, depuis cinquante ans, a donné des gages de constance et de vertus, dont toute une littérature ne veut rien connaître.
Les missionnaires catholiques ont fait preuve à Madagascar d’une invincible patience. Ils ont attendu la France, la représentant presque seuls, lui conservant, aux jours de désastres, son prestige, et, aux jours de haine, de la sympathie.
Ils ont assisté nos soldats dans les ambulances. Longtemps nos consuls et nos résidents, ne faisant qu’un avec eux, ont, pour eux, réclamé la liberté. Ils s’en contentent et la désirent, non pour eux seuls, mais pour tous.
L. H.-J.

La Croix

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22 juillet 2013

Je reviens presque tout de suite

J'étais en voyage, voilà, je suis rentré.
Rendez-vous ici pour des retrouvailles, à partir de demain.

26 juin 2013

Il y a 100 ans : Les missions catholiques à Tamatave (3)

(Suite.)
Auteur de travaux géodésiques (exécution d’un réseau trigonométrique ininterrompu d’une superficie de 32 000 kilomètres carrés), ses cartes ont été de la plus grande utilité au corps expéditionnaire, lors de l’insurrection et pour l’organisation de la colonie-campagne de Madagascar. Aumônier militaire volontaire. Quelques faits de guerre. A reconstruit l’Observatoire de Tananarive en 1898. Correspondant du bureau central météorologique de Paris depuis vingt ans, à titre gratuit. À l’approche des cyclones sur les côtes de Madagascar, a toujours prévenu à l’avance le gouvernement et la colonie. A reçu du général Gallieni cinq lettres de félicitations pour services importants rendus à la colonie. Huit fois officiellement chargé de missions scientifiques. Trois fois proposé pour la Légion d’honneur. Onze fois récompensé pour ses travaux à Madagascar par les Sociétés savantes de France et par le gouvernement de la République.
L’œuvre accomplie là-bas par le missionnaire est grande.
Pendant un ou deux mois, le missionnaire parcourt le pays.
Une fois par mois, par les belles avenues montantes de Tananarive, on voit arriver à la cathédrale, sur de mauvais mulets ou de piètres chevaux, couverts d’une soutane dont le noir tire sur le vert ou le jaune, les missionnaires des campagnes ou de la brousse, aussi efflanqués que leurs montures.
Durant un jour plein, ils se concertent, reçoivent les instructions de l’évêque, refont leur provision de courage et de joie, de quinine et de quincaillerie, puis repartent ouvrir un nouveau sillon…
Certains coloniaux parlent de ces « négrophiles » avec ironie et raillent les missionnaires qui appellent les Malgaches « leurs frères ».
Les missionnaires, en effet, restent fidèles à leurs ouailles et les aiment.
Ils savent leurs efforts et leurs vertus. Ils voient le dévouement de ceux qui les aident. Ils se souviennent qu’absents de Madagascar pendant les deux guerres, ils ont retrouvé, fidèles, ceux qu’ils y avaient laissés.
(À suivre.)

La Croix

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25 juin 2013

Il y a 100 ans : Les missions catholiques à Tamatave (2)

(Suite.)
En 1906, Augagneur, gouverneur général, prit un arrêté bâillonnant la liberté d’enseignement.
Malgré toutes les vexations, les vaillants missionnaires ont continué leur œuvre civilisatrice.
Dans l’Imérina, le Betsiléo, etc., 80 apôtres évangélisèrent les Malgaches, et on compte actuellement plus de 200 000 chrétiens.
Aussi vient-on, à Rome, de fonder un nouveau vicariat à Madagascar, mais l’argent manque aux missionnaires pour faire l’œuvre de la France là-bas ! Et ce sont les missionnaires plus fortunés que les missionnaires catholiques de France qui garderont longtemps la prédominance dans beaucoup de centres.
Ailleurs – mais c’est le gouvernement anglais aux Indes – on accorde aux Jésuites français des secours abondants.
Le seul fait d’être missionnaire français et missionnaire Jésuite vaut, aux yeux du gouvernement anglais, tous les diplômes des Universités, et donne droit à toutes les faveurs administratives.
C’est que nos voisins d’outre-Manche sont de parfaits colonisateurs, tandis que le gouvernement français cherche à créer de nouvelles entraves à l’enseignement libre de la colonie. Enseignement qui a rendu des services signalés au jour de la conquête.
À côté des écoles, un vieux missionnaire venu du fond de la Pologne vient de mourir après avoir construit pour les malheureux un établissement modèle : la léproserie de Fianarantsoa, où tous les soins nécessaires sont prodigués aux malheureux.
Puis mon interlocuteur, en des termes admiratifs, me vante l’œuvre du P. Colin (1888-1908) :
R. P. Colin, fondateur et directeur de l’Observatoire de Tananarive, auteur de travaux météorologiques et de plusieurs études sur les phénomènes atmosphériques à Madagascar.
Auteur de travaux atmosphériques (détermination des jonctions géographiques de 17 stations, 7 latitudes et 2 longitudes isolées par un total de 2 072 observations). Auteur de travaux magnétiques (levé des trois éléments de déclinaison, d’intensité et d’inclinaison en 187 points de la grande île) ; publication de 15 notes sur ce sujet adressées à l’Académie des sciences.
(À suivre.)

La Croix


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24 juin 2013

Il y a 100 ans : Les missions catholiques à Tamatave (1)

Le R. P. Falgueyrettes – frère de M. Émile Falgueyrettes, président des Comités libéraux de la circonscription de Carmeaux, – supérieur de mission à Madagascar, après une absence de seize années, est revenu faire une courte visite au pays natal.
Le R. P. Falgueyrettes a bien voulu me confier ses espoirs en l’œuvre que les humbles soldats du Christ ont entreprise là-bas.
Le R. P. Falgueyrettes me raconte :
À Andevorante, on reprend l’œuvre de 1851. Peu après on ouvre des écoles. Les débuts furent modestes.
Quelques années après, les Frères de la Doctrine chrétienne ouvrirent une autre école à Tananarive et s’établirent à Tamatave.
Après la guerre, les officiers comme les administrations diverses trouvèrent dans ces écoles des jeunes gens qui leur servirent d’interprètes.
Les officiers du corps d’occupation et les divers chefs de service qui se sont succédé à Madagascar n’ont pas hésité à dire les secours qu’ils en ont retirés.
Les écoles des Frères de Tananarive comptent encore aujourd’hui 800 élèves, celles des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, 1 300 élèves qui reçoivent l’instruction rudimentaire.
Et le Révérend Père me parle avec enthousiasme de ses petits protégés malgaches.
— Et comment êtes-vous traités par le gouvernement ?
— Nous n’avons pas à nous plaindre…
J’aurais dû me douter de cette réponse et savoir qu’un missionnaire ne se plaint jamais !…
Mais heureusement que j’ai en mains de quoi compléter la réponse, grâce à l’obligeance d’un colon qui, lui aussi, connaît bien le pays.
Ce fut le 11 juillet 1898 que le vicariat septentrional fut constitué. Le vicariat méridional avait été formé le 16 février 1896.
Le succès de l’enseignement catholique déplut aux sectaires de la métropole, qui parvinrent, en 1903, à faire rompre le contrat signé par le général Gallieni et à introduire à Madagascar l’école laïque.
Le gouverneur interdit aux élèves de la mission comme, du reste, à toutes les écoles privées, l’accès aux Écoles de médecine, professionnelle et administrative ; sans doute à cause de la neutralité tant proclamée.
(À suivre.)

La Croix


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21 juin 2013

Il y a 100 ans : Un grand mariage à Tamatave

S’ils se marient par un temps pluvieux,
Les époux seront toujours heureux !
Si ce vieux dicton ne ment pas, il faut convenir que Me Dupré, le distingué avocat-défenseur du barreau de Tamatave, qui a épousé samedi, 14 courant, la charmante Mademoiselle Camille Saurin, a du bonheur « sur la planche » et pour bien longtemps, car à l’heure fixée pour la cérémonie, une trombe d’eau, comme on en voit parfois à Tamatave, s’est abattue sur notre bonne ville, au point que les indigènes eux-mêmes n’osaient se risquer dans les rues.
Enfin une éclaircie est venue permettre aux futurs époux et à leurs invités de se rendre sans trop de mal à la Mairie et à l’église.
Malgré ce contretemps et l’éclaircie s’étant accentuée, le tout Tamatave avait envahi l’église, ses alentours, et débordait même dans la rue.
C’est donc au milieu d’un concert unanime de sympathies que se sont déroulées les diverses phases de la cérémonie.
La jeune mariée portait une ravissante toilette d’une grâce et d’un goût parfaits. Le léger voile qui retombait sur ses épaules ennoblissait encore sa fine silhouette, et la longue traîne de sa robe était supportée par deux adorables petits pages qui se sont consciencieusement acquittés de leur grave fonction.
Quant aux invitées, le reporter du Tamatave se borne à dire que toutes portaient de superbes toilettes, sans s’aventurer à préciser davantage, dans la crainte que son incompétence absolue en la matière ne l’induise à commettre, bien qu’involontairement, des erreurs et des oublis.
Pour tout dire en un mot, ce mariage comptera parmi les plus sensationnels et les plus beaux de l’année.
Le Tamatave

Vol avec effraction

Tandis que la police escortait de brigade en brigade les funérailles civiles du Dr Andrianavony, un vol avec effraction se perpétrait dans la nuit du 10 au 11 courant au domicile de M. Even, sous-intendant militaire, à Antanimena. Divers objets de valeur ont disparu.
La victime serait mal venue à se plaindre, la police à Madagascar servant à tout autre chose qu’à prévenir les crimes ou délits.

Le Progrès de Madagascar


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19 juin 2013

Il y a 100 ans : L'occupation militaire à Madagascar (2)

(Suite et fin.)
Ces 400 000 francs bien employés permettraient d’organiser un corps de troupes noires grandement capable d’assurer la police et la tranquillité intérieures.
En supprimant le corps d’occupation, on supprimera surtout cette floraison brillante, mais coûteuse d’officiers hors rang, d’états-majors inutiles, ce gaspillage de soldes élevées pour des services infimes ! Je ne veux en citer qu’un exemple, en terminant, c’est celui du corps de santé militaire. À Tananarive, le nombre des médecins militaires est hors de proportion avec les besoins. En dehors du service hospitalier et de la place, combien sont embusqués à la direction du service de santé, combien professeurs à l’école de médecine, combien inspecteurs de l’assistance médicale indigène ? Il y en a même un qui occupe l’emploi de chef de clinique attaché au directeur de l’école de médecine ! À Diégo-Suarez, il y a 1 médecin principal, 3 majors de 1re classe, 1 médecin de 2e classe, 1 major de 2e classe et 2 aides-majors du corps de santé militaire.
À Majunga, pour 74 hommes de garnison européenne (officiers et sous-officiers compris), il y a : 2 majors de 1re classe, 1 major de 2e classe et 2 aides-majors.
Alors que l’ambulance militaire qui reçoit les civils des deux sexes en traitement compte, à l’heure actuelle, 54 malades (51 civils et 3 tirailleurs indigènes !!!), il y a 4 médecins militaires : 2 à 4 galons, 1 à 3 galons et 1 à 1 galon. Le quatrième est chargé du service de la place. On peut calculer, en totalisant les soldes de ces 4 médecins militaires, à combien revient la journée de malade. Cela fait une proportion de 1 médecin pour 14 soldats et 1 médecin pour 13 militaires à l’ambulance ! Nous sommes loin des chiffres de France où un régiment entier compte 1 médecin major et 1 aide-major. Par ces exemples on peut juger de l’incurie et du gaspillage qui fleurissent dans notre belle colonie.
Le diable boiteux.

Les Annales coloniales

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