28 janvier 2014

Il y a 100 ans : Pour empêcher les vols de bœufs à Madagascar

Les vols de bœufs continuent à inquiéter nos compatriotes de la Grande Île.
Les indigènes, pour qui certains fonctionnaires ne sont pas assez sévères, commettent, comme par le passé, de nombreux vols parmi les troupeaux des colons.
En attendant que l’on se décide à sévir rigoureusement contre les coupables, le gardiennage des bovidés s’impose.
On dit bien que si l’on fait garder les troupeaux, on enlèvera ainsi un certain nombre d’indigènes à d’autres travaux, alors que la main-d’œuvre n’est déjà pas si abondante.
Mais cet argument ne tient guère, car, en effet, dix hommes suffisent amplement pour garder un millier de bœufs et le colon qui possède mille bœufs n’en est pas à dix hommes près.
Le gardiennage n’offre que des avantages ; outre que les vols seront moins nombreux, et même disparaîtront, les routes ne seront plus défoncées par les animaux errants qui détruisent également talus et ponts en bois.
L’arrêté qui rendra le gardiennage obligatoire, est attendu avec impatience et nous ne doutons pas que le gouverneur général de Madagascar ne le prenne à bref délai.
Le Courrier colonial

Les arbres fruitiers d’Europe dans le centre de Madagascar

Assaini et débarrassé du paludisme, le centre de Madagascar deviendra, d’après M. Fauchère, l’un des pays les plus agréables à habiter. À Tananarive (1 300 à 1 400 mètres d’altitude), il ne gèle pour ainsi dire jamais et, dans la saison chaude, les maxima se maintiennent pour ainsi dire entre 27° et 29° ; à Antsirabe (1 550 m.), on enregistre quelques gelées de printemps. Il est donc naturel qu’on ait importé dans ces régions nos arbres fruitiers d’Europe, malheureusement, le partage en saison sèche et saison humide rend la culture de certains d’entre eux très problématique. Les arbres à noyau, pêcher, prunier, abricotier, réussissent bien, le pommier, le cognassier, le châtaignier également ; mais le poirier, le cerisier ne donnent guère de résultats. Le service de colonisation (car il n’y a plus de service d’agriculture proprement dite à Madagascar) se préoccupe d’étendre cette culture fruitière, et a fait tenir une collection d’arbres de la colonie voisine du Cap.
Em. P.

La Quinzaine coloniale


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